Un musée pas comme les autres…

C’était il y a deux semaines, avec un de mes rares amis nous avions décidé de passer une journée en Allemagne pour faire de la photo grand format. Nous avons commencé le matin par une visite du site de Vitra, un constructeur de meubles de haute qualité dont le musée du design et le showroom sont des merveilles architecturales.

Voici ce que ça a donné. Malgré mes efforts et plus d’une heure de travail, je trouve que les couleurs ne sont pas tout à fait correcte mais bon ça reste sympa.

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Musée du design Vitra. Sinar F2, Grandagon N 90mm 6,8, plan film Fuji pro 160  périmé, développement et scan maison.

Et pour le voir en version XXXL c’est ici qu’il faut cliquer.

Arc en ciel les yeux mi-clos

Il y a 12 ans j’écrivais :

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Jeudi 6 septembre 2007

Cher Francis,

       Alors que je commençai à désespérer de trouver quelque chose à photographier pour illustrer l’article de ce soir, je découvris par ma fenêtre ce joli spectacle. Cet arc en ciel semblait être placé là comme pour fixer les nuages ocres dans la voûte céleste  en les épinglant de ses rayons multicolores. 

J’ai aimé ce que j’ai écrit hier soir car cela me ressemblait beaucoup. Par contre faire un commentaire sur ce joli arc-en-ciel sans tomber dans de maladroites platitudes bucoliques, cela j’en suis bien incapable et ce soir encore plus que les autres jours vu que mes yeux rechignent à rester ouverts…

Alors pour ce soir désolé de ne pas pouvoir tenir plus longtemps le crachoir. J’ai besoin de sommeil.   

Douze ans plus tard au terme de cette semaine des plus éprouvantes c’est la même chose: je pique du nez sur mon clavier alors bonne nuit !

Pas envie de rire…

Suite à un décès dans la famille un peu éloignée mais qui nous touche beaucoup, je ne me sens pas d’humeur à faire la chronique d’aujourd’hui.

Ce petit cousin qui est mort si jeune même si je ne l’avais vu que trois fois dans ma vie, cela reste une profonde tragédie surtout dans une famille déjà très touchée par de tels drames.

Voilà je voulais juste écrire ces quelques lignes pour faire mémoire de ce moment traumatisant, un de plus, pour ma famille.

Souvenirs d’éduc

Il y a 13 ans jour pour jour j’écrivais ceci sur mon métier d’éducateur :

Mercredi 30 août

Cher Francis,

       Aujourd’hui j’ai retrouvé une de mes fonctions professionnelle qui avait été mise en veille pendant une année, celle de référent.

Cette année je retrouve ce rôle auprès de cinq enfants. A ce titre je devrai remplir diverses tâches administratives comme remplir les dossiers et rédiger de nombreux écrits, mais je serai aussi l’interlocuteur privilégié des parents et des autres professionnels accompagnant ces enfants.

Mais tout cela n’est rien à coté de l’autre aspect de ce travail qui réside dans la relation particulière que le référent doit mettre en place entre lui et les enfants qui lui sont confiés. L’équipe des psys cherche à recréer ce que Freud appelle le transfert en trouvant pour chaque enfant le professionnel dont la personnalité et les qualités répondent au mieux à ses besoins même s’ils ne sont pas exprimés.

Lorsque l’équipe ne se trompe pas, le mécanisme du transfert permet à l’enfant de faire de grands progrès en vivant une relation affective de confiance avec un adulte sur lequel il bâtit de nombreuses projections.

Parfois c’est l’enfant lui-même qui choisit son référent en ignorant celui qui lui a été attribué et en investissant un autre adulte, parfois la relation ne prend pas et parfois c’est du coté du professionnel que les problèmes se posent.

En effet nous aussi nous avons nos manques, nos projections. C’est ainsi que lorsqu’un enfant nous renvoie des choses qui viennent remplir nos vides affectifs, nous pouvons tomber dans un contre transfert mal vécu qui peut déboucher sur une relation trop affective voire fusionnelle ce qui bien sûr est dommageable pour l’enfant et le professionnel.

Alors Francis, au début de cette nouvelle aventure je repense à tous ces éléments pratiques et théoriques afin d’être pour les enfants qui me sont confiés une aide efficace pour les aider à grandir et enfin à atteindre le but suprême que nous recherchons tous dans notre travail, apprendre à ne plus avoir besoin de nous…

13 ans plus tard ce rôle de référent n’est plus aussi prestigieux, beaucoup de doutes, de difficultés à communiquer avec les familles et un statut d’éducateur qui se vide de son sens au fur et à mesure que le social se dilue dans l’éducation nationale.

Mais pour le reste ça va, je suis toujours en phase avec ce que j’avais écrit il y a 13 ans.