Il y a dix ans…

Il y a  dix ans je pouvais faire des photos d’une telle netteté avec mon Koni Omega

Il y a dix ans je pouvais aborder les gens pour leur demander de poser

Il y a dix ans les parents m’autorisaient à photographier leurs enfants…

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Rapid Omega 100 (6×7), Super Omegon 90mm, il y a plus de dix ans…

Alors merci aux réseaux sociaux et autres médias qui ont créé des hystéries multiples vis à vis des gens qui demandent poliment de faire des portraits.

Allez, Cliquez ici pour voir la même mais en version XXL pour admirer les performances de ce boitier moyen format et de ses optiques méconnues…

 

Tuto enclume

C’est enfin la saison des enclumes ! Oui j’ai décidé que l’été est la saison pour frapper le métal (le Hellfest c’est bien en été non ? 😆 ) Mais pour ceux d’entre vous qui contrairement à moi n’ont pas le bonheur d’avoir une enclume voici un tuto pour en fabriquer une avec un bout de rail. Ils sont forts ces gars qui font ces tutos et en plus je trouve ce genre de vidéo plutôt sympa…

Archives : La maison des divorces

(Samedi 5 juillet 2008)

Cher Francis,

       Je t’en avais déjà parlé il y a de cela quelques mois, j’habite à coté d’une maison maudite; la maison des divorces.

Bâtie en 1975, cette demeure a été le théâtre de nombreux drames dont le plus morbide reste la découverte du cadavre de son premier propriétaire trois jours après sa mort. Je me rappelle encore avoir participé à la rédaction d’une oraison funèbre que seules une dizaine de personne ont entendu vu que cet homme après son divorce avait vécu presque seul et souvent reclus.

Cette maison est assez connue dans le village mais pas vraiment pour ce fait divers sordide. En fait, nous l’appelons la maison des divorces; chaque couple y ayant séjourné a fini par rompre.

Authentique malédiction ou reflet d’une réalité sociologique selon laquelle les divorces sont en constante augmentation dans le monde urbain aussi bien que dans le péri-urbain et le rural ? Nul ne le sait.

Une chose reste sûre c’est que pour la troisième fois la malédiction a encore frappé.

Cette photo montre les amis déménageurs en train de vider la maison qui va être vendue après la dissolution du couple qui y vivait.

C’était une famille assez sympa, j’aimais bien discuter avec leurs deux grandes gamines un peu fofolles et décalées.

Les voilà partis, la mère s’est remise avec un autre homme trouvé sur Internet de façon assez salace si j’en crois les dires sans doute peu objectifs de son ex. L’homme quant à lui squatte chez sa mère qui occupe une des plus grande maison particulière du  village.

J’entre à présent dans une période d’incertitude, qui seront mes nouveaux voisins ?

La voisine a déjà montré la maison à des gens. Hier encore elle était avec un couple de préretraités venus de la ville, des gens avec des visages fermés et hautains. Elle se baladait avec eux dans la rue en montrant les alentours et en faisant des commentaires.

Derrière ma baie vitrée devant mon ordinateur j’avais l’impression d’être devenu un animal de zoo. J’imaginais les saletés que cette ex-ménagère avait pu faire sur mon compte; « Ici c’est un vieux gars qui habite avec sa mère, il est un peu fou mais pas trop dangereux… » L’envie de faire quelque chose de déplacé m’a même effleuré l’esprit mais un poil trop tard, dommage…

Bah, au fond si ces gens deviennent mes futurs voisins et si ils se révèlent être que des abrutis de néo-ruraux, je leur parlerai de la malédiction et de l’histoire glauque de la maison. Les gens de la ville ayant eux aussi des inconscients, cette manœuvre pourrait avoir pour effet de les mener à divorcer accréditant ainsi la légende de la maison des divorces…

C’est ce que l’on appelle de la prophétie inductive, de la sorcellerie psychique que mon esprit pervers sait utiliser afin de manipuler les gens en bien ou en mal selon le contexte et mes envies.

Ceci était un message sardonique à prendre au troisième degré, pas taper !!!

11 ans plus tard la maison continue de faire des victimes, les couples s’y succèdent mais comme les mariages sont devenus de plus en plus rares, la maison ne fait que les pousser à rompre et à vendre bien sûr !

Et à chaque fois je me retrouve avec des voisins qui veulent vivre comme à la ville c’est à dire sans parler à leurs voisins…

Ça tombe bien, je n’ai rien à leur dire !  👿

Chaud n’est-ce pas ?

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Histoire de commencer ce mois de juillet de bonne humeur, voici un exemple d’humour teuton qui a défrayé les réseaux sociaux cette semaine.

Mercredi dernier, les policiers allemands de Branderburg ont arrêté un homme qui se déplaçait complétement nu sur son scooter. Après l’avoir forcé à se ranger et lui avoir trouvé un short (on le voit qui l’enfile sur la photo), les officiers ont vérifié son identité. L’homme n’a pas résisté et restait décontracté en lançant un « Chaud n’est-ce pas » nonchalant aux policiers.

Vu que tout était en ordre et qu’aucune plainte n’a été déposée, cet homme ne sera pas incarcéré, car oui c’est comme ça que la justice allemande fonctionne, il faut croire le parquet ne peut pas se saisir lui-même.

En même temps vu cette canicule qui me pourrit ces premiers jours d’été, j’aurai du mal à lui en vouloir.

D’autant plus qu’il a comme une ressemblance physique avec moi… 😆

Triste pétanque (Archive)

Triste pétanque

(ARCHIVE du dimanche 28 juin 2009)

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Chaque année, l’association Bont Roumanie dont je suis le vice secrétaire (encore un emploi fictif) organise une pétanque avec repas champêtre. Cette année, personne ne m’a demandé de faire partie du personnel pour occuper un stand alors que cela fait des années que je massacre allégrement des dizaines de poissons au stand de pêche à la truite. J’avais senti venir le truc alors du coup j’avais pris avec moi un de mes vieux reflex. Peut être ont ils des reproches à me faire mais vu la dose d’hypocrisie qui règne parmi les adhérents, je n’en saurai jamais rien. A 15h00 ma mère et moi étions de retour chez nous. Quand je pense au début de cette manifestation avec le repas du soir et toute l’animation de cette journée, je deviens un peu amer. C’est triste de voir sombrer ce petit monde associatif qui ne tient plus que par la volonté de quelques uns.

Dix ans plus tard, l’association n’existe plus et il ne reste qu’une grosse association qui gère toutes les manifestations culturelles du village mais dans laquelle je ne me reconnais pas faute d’y avoir des gens avec qui j’ai envie d’être.

Oui ce constat fait il y a dix ans est bien vérifié : la vie associative repose sur des bénévole (au sens étymologique des gens de bonne volonté) qui font consensus et qui donnent beaucoup pour faire marcher les choses et quand ils partent ou hélas décèdent, il ne reste que le vide et l’envie d’aller voir ailleurs.

Bon il reste aussi les bons souvenirs, mais pour les faire remontrer il faudra piocher plus loin dans mes archives…