Tu as sûrement déjà entendu parler de la loi de Murphy, dite aussi loi de l’emmerdement maximum. Mais si, tu sais ce principe selon lequel ta tartine tombera toujours face beurrée contre le sol, celle qui veut que plus tu es pressé dans un supermarché plus la caissière traîne et multiplie les problèmes… Là je sais que tu vois de quoi je veux te parler…
Et bien aujourd’hui encore j’ai pu vérifier la véracité et la persistance de cette foutue loi qui a fini par avoir la peau de son inventeur, mort dans ses fonctions d’aviateur d’un emmerdement maximal.
Une fois de plus j’ai couru comme un dingue pour attraper le train de 16h32 en sortant de l’école à 16h20. L’enjeu est de taille puisque ce train me permet d’arriver chez moi 90 minutes plus tôt. J’ai ainsi commencé à marcher d’un pas nerveux presque de course avant de me rappeler que je ne savais plus courir depuis près de dix ans. De plus je portais mon ordinateur avec moi dans sa valise (7kg). Malgré ces multiples handicaps j’arrive à réaliser un vrai miracle, je pulvérise mon record de trajet école-gare de 5 minutes !!!
Bon, c’est vrai que j’ai un peu bousculé des gens mais je me suis excusé, non , non ?
J’arrive victorieux et haletant sur le quai de la gare assoiffé comme après une insolation et je me dis en moi-même:
– Youppie! j’ai enfin vaincu la loi de Murphy, malgré tous les empêchements j’ai réussi à être sur le quai à 16h31 !!!
C’est à ce moment que la voix SNCF annonce que le train a 20 minutes de retard. J’aurai pu ainsi prendre mon temps et ne pas arriver essoufflé et assoiffé sur le quai de la gare obligé d’acheter 50cl d’eau minérale pour 10 francs !
Violent, noir, désespérant, science fiction, monstres… parfois un anime japonais récent coche toutes ces cases c’est le cas de Terraformars adapté depuis en film…
Oui pas facile cette langue même nos cousins du grand nord s’emmêlent ! Pour s’en convaincre, il suffit de regarder ce panneau avec ces deux grosses fautes qui font mal aux yeux… C’est dans la ville de Québec bien sûr…
La bourde va être corrigée en début de semaine prochaine par la pose d’un nouveau panneau. Les services municipaux sont confus et avancent que l’erreur a été faite par les fabricants du panneau.
Pas très insolite comme nouvelle car des fautes on en voit partout et parfois de plus grosses, mais là vu que c’est un panneau officiel, c’est plus croustillant. 😉
C’était il y a 13 ans, j’étais encore en formation d’éducateur et nous étions en train de valider un grand module dont l’objet était de monter une pièce de théâtre à présenter à un public au théâtre de Mulhouse.
Ce fut pour moi à la fois la pire et la meilleure expérience de vie…
Car oui j’ai souffert de la distance entre moi et les autres mais comme le montre cet extrait tiré de mes archives qui se déroule deux jours avant la représentation, j’ai aussi eu des moments de plaisirs très sympas.
Mercredi 31 mai 2006
Cher Francis,
La journée a été fructueuse pour notre petite troupe de théâtre. Cependant le matin le travail était difficile et comme à l’accoutumée les garçons se mettaient à chanter en cœur cette chanson étrange chaque fois qu’ils s’ennuyaient. « Quand pourrais-je… » Cela avait pour effet de me faire rire très fort, j’aimerai connaître les paroles pour la chanter avec eux… Mais en attendant leur numéro met beaucoup de bonne humeur dans notre travail et est vraiment une soupape de sécurité pour nous autres pauvres étudiants éreintés par ce long travail fastidieux.
A midi je me suis installé sur un sofa avec quelques camarades afin de terminer mon plat japonais et boire un coup avec Jack D. Tout à coup une chaleur immense m’a envahi ainsi qu’un puissant sentiment de bien-être. Nous étions en train de papoter dans l’obscurité quasi totale tels des rockers avant un concert. Des volutes de fumée masquaient les contours flous de nos silhouettes… Une vraie alcôve… J’aurai voulu rester sur ce canapé toute la journée mais bon le devoir nous appelait moi, jack et mes camarades.
C’est alors qu’à la reprise quelque chose de magique s’est produit, tout le monde s’est mis à jouer avec plus de cœur et de conviction, comme si quelque part nous retrouvions notre plaisir de la découverte de nos textes et de nos personnages. Il y a eu ainsi beaucoup d’émotions et de rires avant que nous nous séparions jugeant avoir tous bien progressé lors de cette journée.
La magie n’était pas due à Jack, en fait si nous avons été si bons cet après midi c’est tout simplement parce que tout le monde travaille beaucoup son texte et se laisse envahir par son personnage. Le résultat est visible. J’espère que comme moi mes camarades trouvent du plaisir à jouer cette pièce.
Alors voilà Francis, j’espère juste que nous seront encore meilleurs pour vendredi soir, et ce sans Jack. Je commence à redouter la fin de cette activité, le vide sera atroce…
Lorsque j’ai découvert la première saison de cet anime, j’ai tout de suite compris que j’étais face à une œuvre très différente de ce que je regardais à l’époque. Le fait de débuter le premier épisode par une citation de Stendhal n’était en effet pas très habituel dans les animes.
Puis arrivent les premières images avec cette lycéenne qui découvre un homme pendu à un cerisier, scène hélas trop emblématique d’un certain Japon…
Très vite les événements s’enchainent, la jeune fille saute sur le pendu et tire de toutes ses forces jusqu’à ce que la corde se casse. Le pendu qui n’est autre que le personnage principal de la série, se relève alors en hurlant : Et si j’étais mort ? phrase qui se traduit à la fois comme « pourquoi tu ne me laisse pas mourir » et ‘tu aurais pu me tuer ».
Le ton est donné, on est dans la comédie, la caricature très noire qui fait que cet anime sera diffusé très tard le soir au Japon.
Le nom de cette série pourrait se traduire par « au revoir professeur désespoir » Le personnage principal, le professeur Itoshi Nozomu a en effet le désespoir qui lui colle à la peau vu que son nom écrit de façon horizontale fait que deux kanji se touchent et forment le kanji « zetsubou » c’est à dire « désespoir ». Son caractère est d’ailleurs en accord avec cette émotion vu qu’il surréagit à chaque chose négative en hurlant que cela le fait désespérer dans une mise en scène qui devient un gimmick de la série. Au passage vous remarquerez l’étrange ressemblance entre ce personnage et le mien (Watanuki Kimihiro) que j’endosse pour illustrer mon blog… Hasard ? vous savez ce que je pense des hasards, il suffit de lire la bannière du blog.
L’histoire commence lorsque Itoshi Nozomu tente de se suicider le jour où il doit prendre en main une nouvelle classe. Par la suite il découvre que Fuura La jeune fille qui l’a sauvé, est en fait l’une de ses élèves et que sa classe est composée de personnages très étranges vu que chacune et chacun représente un des problèmes de la société nippone. On a ainsi une hikikimori, une stalker, une réfugiée, une américaine qui ne cherche qu’à coller des procès, une réfugiée, une accroc aux sms qui ne parle que par ce biais, une victime de violence domestique… La liste s’étend sur plus de vingt personnages qui sont à plus de 90% des jeunes filles car oui on est tout de même dans une configuration harem avec des lycéennes qui tombent amoureuses de leur jeune professeur un peu étrange et très inquiétant lorsqu’il vient la plupart du temps malgré lui résoudre leurs problèmes.
Alors oui on rigole beaucoup surtout dans les premiers épisodes avec par exemple la délire sur la confusion entre une hikikomori et un zachiki warashi, mais il serait vraiment très américain de résumer cet anime à l’humour qui le parcoure car le panorama qu’il nous offre sur le Japon moderne est d’une richesse incroyable et chaque rire apporte une série d’interrogations voire de réflexions.
Cet anime est aussi et avant tout une œuvre d’une très grande liberté non seulement dans les thèmes abordés mais aussi sur le forme puisque ses créateurs ne s’interdisent rien. A ce titre, je me souviens d’un épisode hallucinant où le style de l’animation change toute les trente secondes. 😯 Il va de soit que les références à la culture anime et geek sont aussi très présentes et parfois désopilantes.
J’apprécie aussi énormément le fait que le pessimisme constant du professeur soit contrebalancé par la présence de Fuura l’ultra optimiste et très rigolote jeune fille qui vient toujours nuancer les propos de son prof.
Après la scène de la pendaison ratée on lit en substance sur l’écran « Itoshi Nozomu ne voit que les choses du coté sombre, Fuura ne voit les choses que de façon optimiste, une rencontre qui n’aurait jamais du avoir lieu » Et bien en fait, je suis bien content que cela ne soit pas le cas ! Et je vais d’ailleurs de ce pas me repasser la première saison. 😀
Je me suis amusé à calculer la mienne en répondant de façon la plus honnête possible aux questions et à présent je sais que je n’ai plus besoin de m’embêter avec ces histoires de retraite complémentaire vu qu’à l’instar de la femme de ma vie, cette fichue retraite je ne la toucherai pas de mon vivant !