Histoire de ramener ma fraise…

Il y a onze ans, je m’inquiétais déjà des conséquences humaines et écologiques d’une certaine agriculture. Onze ans plus tard, les choses n’ont hélas pas changées…

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Samedi 19 avril 2008

Cher Francis,

D’ ici à la mi-juin, la France aura importé d’Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d’ être mûrs, et ressemblant à des tomates. 

Avec d’ ailleurs à peu près le goût des tomates…

Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d’ avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion.

À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d’ échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l’Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l’ une des plus fabuleuses réserves d’ oiseaux migrateurs et nicheurs d’Europe.

Il aura fallu qu’ une équipe d’ enquêteurs du WWF-France s’ intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée l’ aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d’ ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu’ ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché. Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.

Les fraisiers destinés à cette production, bien qu’ il s’ agisse d’ une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l’ hiver, pour avancer leur production. À l’ automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d’ ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et d’ ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.

Qui s’en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main-d’ œuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au cœur de l’ hiver. … Un écologiste de la région raconte l’ explosion de maladies pulmonaires et d’ affections de la peau.

Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d’Andalousie, entraîne l’ exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx Pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu’ une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers.

La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n’ importe où, soit brûlées sur place … Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de  s’ exiler ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu’ ils ont respiré …

La production et l’ exportation de la fraise espagnole, l’ essentiel étant vendu avant la fin de l’ hiver et jusqu’ en avril, représente ce qu’ il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l’ esprit du public comme notion de saison.

Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s’installer. Avant de venir de Chine, d’ où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises…

PAR Claude-Marie Vadrot
Politis jeudi 12 avril 2007

Conclusion de cette édifiante information : Je vais continuer de boycotter avec une ardeur renouvelée les fraises espagnoles et marocaines, j’espère que la poignée de personne qui lit ces lignes réfléchira aussi à la question…

 

Le retour de One Punch Man

La plupart du temps quand tout le monde chante les louange d’une oeuvre, film, série ou anime, j’ai tendance à fuir car je me méfie des gros succès populaires. Il est très rare que je fasse la moindre exception, mais je me félicite de l’avoir fait pour la série One Punch Man. Cet anime est vraiment savoureux avec toute cette violence graphique très caricaturale et son postulat de base : un personnage principal désabusé car devenu trop fort et ne trouvant pas d’adversaire à sa mesure.

Cette série est bien sûr disponible pour l’instant du moins sur le tube.

A mon avis vu le succès de cette franchise, les ayant droits vont vite demander le retrait de la vidéo. 🙄

 

La peur

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Elle me colle à la peau depuis ma naissance

Elle m’a gâché tous les bons moments de ma vie

Elle m’a empêché d’oser et de découvrir des tas de choses

Elle est tout ce qui foire dans ma vie

Elle a fait le vide autour de moi

Elle me rend malade

Elle me tue à petit feu

Mais tant qu’elle est avec moi ça veut dire que je suis vivant, ou presque…

 

 

Un autre souvenir heureux…

Archive du jeudi 12 avril 2007

Jeudi 12 avril 2007

Cher Francis,

       Aujourd’hui était le jour le plus important de ma vie. J’ai eu ce que je pense être le dernier cours de ma vie? Il portait sur la décentralisation. Après plus de 30 ans d’école je n’ai plus à me conformer désormais à une obligation de suivre des cours… C’est exultant…

Par contre il me reste les examens blancs et les vrais examens qui arrivent au pas de course !!!

L’après midi nous avons eu le privilège d’assister à une conférence donnée par Robert Castel  en personne. Ce grand sociologue français nous a longuement parlé de la valeur travail et des mutations et attaques qu’elle subissait actuellement.

A la fin de cette conférence un ami de la promo d’à coté qui je le sais lit cette page (au fait Francis, c’est lui qui a choisi ton nom !!!) devait lui aussi repartir par le train vers Belfort qui se trouvait être aussi celui qui va à Paris.

Nous nous sommes donc retrouvés accompagnateurs de sociologue…

Ce vieil homme de 74 ans fume comme un pompier et est de bonne compagnie son dos courbé et ses sourcils très épais et frisés lui donnent une allure générale de maître Yoda.

Nous avons parlé un peu de politique avant de lui dire au revoir en gare de Belfort…

Sacrée journée, normal c’était ma dernière journée de cours…

L’embarras du choix

En ce moment je suis de nouveau très fatigué et très occupé, donc histoire de ne pas mettre encore un lit-joker, je vais évoquer un aspect de ma passion de fan d’anime : la difficulté de faire un choix quand tous les quatre mois de nouveaux animes démarrent.Voici à ce titre un panorama des animes qui débutent cet avril :

Alors dans tout ça au final je ne vais regarder que de trois à cinq séries et sur ce nombre je vais sans doute en lâcher quelques unes.

Et puis garder tout ça dans les disques durs externes… C’est dur la vie d’Otaku ! 😆