Polémique féline…

Aujourd’hui j’ai bien bossé avec les enfants et mes collègues en proposant entre autres une activité manuelle à base d’écureuil avec une chanson stupide que j’ai inventé. Bref j’étais un peu foufou et ce soir, les nouvelles entendues à la radio sur les promesse d’un vaccin contre le corona efficace à 90% me rendent encore plus enthousiaste. Du coup j’ai eu envie de partager avec vous un truc bien stupide.

Voici un indice, regardez bien ce chat :

Non ne cherchez pas, là encore c’est impossible de deviner ce que je vais vous sortir ce soir. Car oui mon sujet du jour c’est un site Internet où les gens postent des photos de chats qui ressemblent à Hitler. : http://www.catsthatlooklikehitler.com/cgi-bin/seigany.pl?faq.html

La démarche est plutôt débile (faible) mais en même temps ça change des productions « Crazy Cat Ladies » et puis les réactions du public ont le mérite de poser un débat intéressant sur ce genre d’humour et ses suites.

Car hélas ce site a engendré pas mal de conséquences dont certaines très regrettables pour les chats du site et tout particulièrement pour l’un d’entre eux qui a été estropié par des abrutis prenant ce délire au premier degré.

Pour le reste le site tente de répondre aux personnes qui sont offusquées par ce délire et à celles qui sont un peu trop enthousiastes pour y participer.

Au final on peut se dire qu’une fois de plus l’adage est prouvé et que l’on peut rire de tout mais pas avec tout le monde. Mais nous pouvons être aussi en droit de se poser la question de la nécessité de ce genre de site surtout en l’espèce. L’effet comique est presque nul et les nuisances sont elles bien présentes. Mais pourquoi avoir présenté ça ce soir ? Peut-être pour voir si quelqu’un trouve cela drôle ? 🙄

D’une peur à l’autre…

Nos vies d’être humains semble jalonnée de peurs. Au delà des phobies et autres peurs du même genre, ces peurs se succèdent et nous façonnent. La première peur est sans doute celle de notre venue au monde. Quitter le ventre protecteur de la mère et découvrir un monde immense et effrayant qui nous accueille avec une fessée pour déclencher notre premier souffle est un traumatisme dont nous ne pouvons heureusement pas nous souvenir. Par la suite, avant même d’avoir accès au langage la peur de la séparation fait que nous pleurons et hurlons lorsque nous sommes seul(e)s. Puis vient le temps des peurs imaginaires enfantines, les animaux dangereux au sens proverbial, les fantômes, les monstres sous le lit ou dans le placard.

En grandissant encore un peu on arrive aux peurs plus existentielles comme la peur de grandir, la peur de changer (puberté), la peur d’être trop différent(e), la peur de ne pas plaire avec son corps et son esprit, la peur de ne pas être accepté(e)s ou reconnu(e)s, la peur de vivre seul…

A l’age adulte avec les responsabilités qui nous tombent dessus c’est la peur de ne pas trouver de travail, la peur de le perdre, la peur de ne pas être à la hauteur dans sa vie professionnelle ou dans sa vie de couple ou dans sa vie de famille…

Plus loin encore c’est la peur de vieillir, la peur de la maladie, la peur des incertitudes la peur de l’après pour soi et nos proches, et in fine lorsque nous nous rapprochons de notre dernier souffle, la pire des peurs, celle d’avoir gâché sa vie de la faute en partie de ces peurs qui nous ont empêché d’oser vivre.

C’est en repensant à cette succession de peurs avec lesquelles j’ai encore pas mal de choses à régler que j’ai choisi la photo d’aujourd’hui.

Elle date de l’été 2019. Des experts embauchés par la ville étaient passés dans ma salle de classe pour faire des mesures de polluants atmosphériques dangereux et cancérigènes, les fameux gaz Formaldehydes.

Les résultats étaient assez inquiétants pour ma salle et pour celle du prof d’à coté et j’avais demandé des explications et des analyses complémentaires avant une éventuelle intervention de dépollution. J’étais stressé et inquiet pour les enfants et pour moi-même et j’avais envisagé d’acheter une machine extrêmement coûteuse pour purifier l’air.

Aujourd’hui en revoyant cette photo, j’ai presque le sourire. J’aimerai tant revenir à cette époque ! Ce danger chimique bien réel s’il avait été clairement établi (ce qui heureusement n’a pas été le cas) était cantonné à quelques pièces et aurait put être évité par de simples mesures d’aération et de dépollution. C’est hélas tout le contraire pour la peur acteulle que je partage avec vous. Oui je parle bien sûr de ce fichu virus qui est de plus en plus incontrôlable et imprévisible de jour en jour. 😦

Il y a 14 ans, la genèse d’un de mes plus beaux projets éducatifs

Archive du lundi 6 Novembre 2006

Cher Francis,

       Une fois de plus mon travail m’a aidé à sortir ma tête de mes épaules. Aujourd’hui cependant je me demande où était l’éducateur car c’est moi que les enfants ont aidé vu que je planais complètement. Je n’avais même pas remarqué que ma montre était encore à l’heure d’été ! D’où un certain égarement dans la conduite de mes activités.

Il y a aussi deux nouvelles stagiaires qui sont arrivées. 

Stagiaire: définition: des êtres interchangeables très rarement masculins dont le but est de réaliser un stage et qui se font exploiter en remplaçant parfois entièrement un éducateur sans bien sûr être payées. 

Les stagiaires, comme dirait l’autre, ça s’en va et ça revient.  Mais aujourd’hui pour la première fois leur présence m’intéresse.

Je vais en effet réaliser un vieux projet en profitant du fait qu’elles encadrent le temps de récréation. Je vais partir avec quelques enfants qui ont besoin d’exercice pendant une demi heure après le repas et je vais leur demander de prendre des photos argentique avec un de mes vieux appareil. L’intérêt de cet atelier est multiple; bien être, lutte contre le poids, goût de la marche, autonomie en milieu urbain, gestion des dangers, expression artistique, apprentissage de qualités propres à la photographie comme la patience et la  précision et surtout le désir d’offrir à ces enfants la possibilité de nous montrer le monde tel qu’il apparaît à leurs yeux en nous dévoilant leur regards à travers leurs clichés.

C’est pour cela que j’ai choisi de travailler en argentique, je veux qu’ils ressentent la photo qu’ils vont prendre sans avoir à passer par le biais d’une interface numérisée qui volera leur regard.

Et après bien sûr, exposition !!! Chouette programme non ?

14 ans plus tard, le bilan de ce projet est très positif, des centaines de photos faites par les enfants et partagées sur le panneau d’affichage ou sur nos deux blogs, trois expositions publiques et une cinquantaine de tirages soignés affichés un peu partout dans l’établissement. Mon projet continuait à prendre de l’ampleur grâce à une collaboration avec les Franca d’une ville d’à coté. Un groupe mêlant les enfants que j’accompagne avec des enfants du groupe Franca avaient fonctionné pendant plusieurs mois et une nouvelle exposition se profilait, mais la suite vous la connaissez… Virus…Confinement… Pause de tous ces beaux projets. 😦

Un court à regarder avant de changer de téléphone portable

J’ai pas mal hésité avant de montrer cette vidéo découverte en faisant des recherches pour préparer une vidéo personnelle pour mon forum photo.

Ce petit court métrage d’animation qui se présente sous forme d’un cartoon retro typé Betty Boop, dénonce avec force et émotion les travers de cet objet que nous avons tous dans nos sacs.

Attention, les images et les idées sont lourdes et déprimantes, alors si vous avez déjà les idées noires regardez-le plus tard.

GOUVHD, un youtubeur polyvalent

Si comme moi vous avez des affinités avec la Russie et que vous vous posez des questions du genre « Pourquoi les tapis au mur?  » ou alors « Pourquoi cette fascination des loubards russes pour les joggings Adidas? » ou bien « A quoi ça ressemble un Mac Do en Russie? »

Et bien cette chaine est faite pour vous. Je ne sais qu’une chose de ce Youtubeur c’est qu’il est né en Russie et qu’il y séjourne pas mal de temps. Je sais aussi qu’il tient une autre chaine axée sur la nourriture avec des explications sur les magouilles des marques, des tests de différents aliments dans différentes gammes.

Le tout est plutôt bien ficelé, sa vidéo sur les jus d’orange m’a permis d’y voir plus clair avec ce produit plutôt opaque. Du coup je vous mets une vidéo exemple de chacune de ses deux chaines que je connais :

Incohérences, chapitre 2

J’étais censé écrire cet article dans le Haut-Doubs vu que je devais accompagner ma classe en classe verte. Mais voilà, alors que certains de nos responsables locaux pensaient que l’ouverture des centres de loisirs pendant le confinement faisait que nous pouvions partir, un mail de l’inspecteur reçu hier un peu avant 20h00 est venu tout annuler. Les nuitées posent problème ! Ah bon ? Mais n’était-ce pas si évident ? Pourquoi a-t-il fallut attendre que l’inspecteur vienne préciser ce qui somme toute est d’une logique évidente pour enfin accepter que partir en classe verte pendant un confinement n’avait pas de sens ?

Mais non au lieu de ça j’ai contacté trois fois les parents… « On y va plus » puis « ah si en fait on y va » et puis ce matin « Non c’est mort pour de bon, là c’est sûr on ne part plus demain… » Quel manque de respect pour ces parents qui se matin étaient bien soulagés d’apprendre la fin de ce feuilleton stupide. Le pire c’est bien sûr pour les enfants de notre classe qui étaient tout heureux de partir, puis déçus, puis de nouveaux heureux avant d’être déçus pour de bon. En effet, même si à titre personnel cette annulation m’arrange car elle me permet de continuer à veiller sur ma mère âgée, je ressens la tristesse et l’incompréhension des enfants qui se rendent compte qu’en plus de passer une année difficile, ils ne peuvent plus faire confiance en la parole de l’adulte.

Ces enfants qui il y a trois semaines ne présentaient pas de danger de transmission et qui aujourd’hui doivent porter des masques à partir de 6 ans…

Dans ma classe ça se passe à peu près bien sauf pour mon petit dernier qui persiste à le porter en mode « couche de menton ». Un autre enfant ne porte son masque que parce que sa maman très maligne lui en fabriqué un avec un tissu imprimé dinosaure. Ce matin le voici qui se met à hurler « Mais pourquoi sont-ils si petits ces virus ? Je veux les tuer, les écraser !!! » Alors face à ça rassurer, réexpliquer, remettre du réel et aider les enfants à se projeter dans un futur hypothétiquement plus radieux… Manque de pot ils sont déficients et pour eux se projeter dans l’avenir est très compliqué, du coup j’imagine qu’ils doivent se sentir comme prisonniers d’un cauchemar sans fin.

Au bout du compte on peut se dire que oui, c’est ainsi et ce n’est que comme cela que l’on freinera la pandémie le temps que le vaccin soit prêt. Mais ce soir en rentrant du travail j’ai fait cette photo :

Le nombre de voitures sur la route et de gens dans la rue est tout à fait incompréhensible, nous sommes censés être en confienement mais mis à part quelques commerces, tout fonctionne comme d’habitude.

Ce nouveau type de confinement pensé pour protéger l’économie (ce qui est monstrueux mais légitime) me laisse à penser qu’il ne sera pas aussi efficace que le premier surtout si l’on considère la lassitude et parfois la colère des foules qui se révoltent contre cette nouvelle atteinte à leurs droits et qui feront pas mal d’efforts pour désobéir.

Ce qui risque d’arriver c’est que voyant que tout cela ne marche pas, les responsables politiques décident la fermeture des écoles dans quelques semaines et un retour à un confinement dur.

En résumé, les enfants auront souffert pour rien avant de se retrouver de nouveau séparés de leurs camarades et enfermés chez eux pendant un long hiver sans fêtes de noël en famille élargie.

C’est tout de même un prix un peu lourd à payer pour toutes ces incohérences… 😥

Plus jamais au bout du rouleau!

Suite à l’annonce du reconfinement en fin de semaine dernière, les supermarchés ont connu une nouvelle vague d’hystérie de stockage vidant entre autres les rayons pâtes, conserves et surtout ce qui reste une fois de plus le plus incompréhensible, le rayon papier toilette. 😯

C’est dans ce contexte qu’à Trouville-sur-Mer dans le Calvados, le restaurant Les Affiches, a lancé pour de rire une opération promotionnelle un peu spéciale avant la fermeture. Chaque client achetant un menu se voyait offrir un rouleau de papier toilette ! 😆 Même chose à Rennes où les deux disquaires de la boutique « Blind Spot» ont décidé d’offrir un rouleau de papier toilette pour chaque disque acheté. (cf. photo). L’opération a été lancée sur leur page Facebook en mettant en évidence l’album « La bamboche » pour faire un clin d’œil à l’expression « la bamboche est terminée » qui circule sur les réseaux sociaux pour exprimer la frustration de ce nouveau confinement.

Tout cela est plutôt marrant, mais pour être sincère je suis moi-même coupable d’avoir participé à cette vague d’hystérie car voyant le rayon se vider à très grande vitesse j’ai été obligé de prendre un pack pour ne pas être coincé. Je me demande d’ailleurs qui sont les vrais responsables de ces pénuries… Sont-ce vraiment les hystériques ou les gens moins angoissés qui plus nombreux se sentent obligés d’acheter pour éviter la panne ? 🙄

L’épouvantail

Fujica ST801, 50mm 1,4 EBC Film 35mm fuji Reala

Une fois de plus, je n’ai pas eu le cœur d’aller au labo développer un nouveau film. Je me sers donc encore dans mes archives inédites en montrant des photos que je n’ai jamais mise en ligne.

Pour ce dimanche cet épouvantail est pour moi un très bon résumé en image de mon actualité et de mon état d’esprit actuel. Car oui je vais aller en classe verte à 50km de chez moi de mardi à vendredi, c’est là que j’avais photographié cette effigie humaine censée faire fuir les oiseaux.

L’épouvantail est aussi sorti de mon disque dur aujourd’hui pour symboliser la peur qui m’étreint par rapport à ce séjour qui bien que court se veut extrêmement anxiogène. Non ce n’est pas pour moi que j’ai peur, enfin pas seulement, mais avant tout pour mes proches.

J’ai organisé les choses, le téléphone va marcher mais voilà je pars la peur au ventre car des rêves troublants me mettent face à de grosses angoisses.

L’une de ces angoisses est celle de ne pas être capable de mettre mes peurs de coté pour accompagner au mieux les douze enfants qui eux vont vivre ces quatre jours comme une chance d’échapper au confinement. Je me dois de me ressaisir pour eux, mais ce n’est pas facile…