Musical week #1: Défaite de la musique

Et oui, on y a cru jusqu’au bout et la levée des masques nous faisait espérer un miracle, mais voilà, il faut se faire une raison, il n’y aura pas de fête de la musique cette année ni au village ni ailleurs en France.

Pas de groupe de reprises avec des musiciens approximatifs et des quadras qui chantent faux en se prenant pour des stars, pas de frites mal cuites vendues avec des merguez douteuses, pas de bière coupée à l’eau et pas de jeunes bourrés dans les rues du village.

Bref une fois de plus j’aurai envie de dire merci au virus. 😈

Sauf que non, car cette année encore il n’y aura pas Phenix en concert et ça, ça fait mal ! 😥

Du coup une petite photo souvenir en attendant de les revoir peut-être à l’occasion de leur cinquième album qui ne saurait tarder. 😀

Minolta SRT 303, 58mm 1,4, HP5 35mm

Toujours plus haut !

Ce matin était un peu spécial. Une association a offert à deux des enfants que nous accompagnons un vol en montgolfière. Sur ma proposition, la candidature de ma bassiste a été retenue, et hop à six heures du matin la voici qui décolle dans cette belle montgolfière rouge et blanche tandis que son camarade de l’autre groupe voyage dans l’autre.

C’est une très belle expérience pour les enfants, de mon coté j’espère pouvoir montrer une vidéo qui tient la route avec les multiples photos et segments vidéos que je vais ramasser ça et là.

Bref, une belle façon de terminer mon travail avec cette jeune fille. Ah non en fait il va aussi y avoir notre concert rock du 6 juillet prochain ! Elle est prête car elle a travaillé son endurance à la basse et peut jouer sa ligne cependant toute la chanson. Et même si ça loupe ce n’est pas grave tant qu’elle est heureuse de cette expérience comme de celle de la montgolfière ça me va très bien ! 😎

Écrit vain…

Archive du dimanche 18 juin 2006

Cher Francis,

       Une fois de plus je me vois contraint de retarder l’évocation du sujet dont je voulais t’entretenir aujourd’hui. Ce serait trop long et je n’ai que très peu de temps avant que l’orage arrive m’obligeant à éteindre mes ordinateurs.

Je viens de passer un moment magique. En effet j’ai eu une longue conversation par clavier de mon coté et par micro de l’autre avec un ami que je n’avais jamais entendu et vu qu’en photo. Il s’agit d’un écrivain québécois que j’ai rencontré sur un forum de discussion avant d’atterrir sur le sien.

A cette époque je tapais un message par jour, c’est lui et ses amis qui m’ont tout appris sur Internet la programmation comment faire des sites… Alors être capable de le voir et de l’entendre après toutes ces années… Je ne sais pas ce que cela m’a fait…

Mais bon il me faut redescendre sur terre, j’ai encore la photo de la semaine à changer.

Il y a 15 ans j’avais cru que ces retrouvailles allaient me mener vers de nouveaux horizons relationnels et contribuer à m’ouvrir le monde de l’écriture que je rêve toujours d’aborder un jour. Mais hélas cette rencontre sur l’ancêtre de skype n’a été suivie d’aucun effet. Une fois de plus le monde virtuel montrait ses limites, cette fois-ci au vu des espoirs que j’avais fondé, peut-être de façon plus violente. Bien plus tard j’apprenais la mort de mon ami virtuel en septembre 2019.

Aller au bout de ses rêves en mode aviaire

On reste un petit peu dans le monde des oiseaux puisque le ton est donné avec ce petit bijou d’animation.

Le règne des oiseaux comme tous les autres règnes est injuste, certains oiseaux ne peuvent pas voler, comme ce pauvre kiwi.

Alors pourquoi ne pas se rebeller contre un destin injuste en allant au bout de son rêve quitte à devoir payer le prix fort pour l’atteindre ? 😀

S.O.S Oiseaux : le site de la L.P.O

La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) est une association française de protection de l’environnement, reconnue d’utilité publique, qui agit pour la biodiversité par la connaissance et la protection des espèces d’oiseaux.


La LPO gère 7 centres de soins en France et dispose de très nombreuses antennes locales, il y en a surement une près de chez vous.


Après ce qui m’est arrivé lundi et hier, je me devais de parler de cette association et de son site Internet très bien fait (pour le lien cliquer ici) qui propose de télécharger un PDF bien utile quand comme moi on tente de venir en aide aux emplumés. Spoiler alert : il fallait laisser l’oisillon tombé du nid près de sa mère, c’est ce que j’avais fini par comprendre…

Mon mardi bordélique

Alors dans l’ordre l’oiseau a passé la nuit, le lendemain il était moins vaillant mais toujours en vie, je l’ai ramené à l’école ou le trajet en 309 lui a encore fait perdre des forces, je lui ai donné deux vers de farine en le forçant avant d’embêter les dames de ménages qui désinfectent les tables de toutes les salles de classe de l’école jusqu’à ce qu’elles me trouvent un escabeau.

J’ai remis l’oiseau moribond dans son nid (le droit de mourir chez soi) et à peine descendu de ce fragile moyen d’élévation, une horde de gamins viennent me chercher. Ils ont trouvé un autre oisillon ! le temps d’arriver c’est un second oisillon puis un troisième volatile réussit l’exploit de voler sur plusieurs mètres dans la pelouse, j’improvise donc un nid sur un des grands arbres de la cour pour déposer les trois rebelles et je prie les enfants de quitter les lieux pour que la mère s’occupe de sa progéniture bien mal barrée.

Et bien sûr ces gosses de ville fascinés par le vivant, par leurs projections et aussi je le suspecte, par leurs pulsions destructrices, refusent de m’écouter. Je leur réexplique, je me fâche rien n’y fait ! Tout comme ces stupides oisillons qui refusent de rester en sécurités dans leurs nids, les enfants refusent de respecter ce que la nature tente de faire péniblement en ville : assurer la survie des oiseaux. Les sanctions pleuvent, je suis fatigué, en nage et je crève de soif aussi…

Au bout de tout ça et de pas mal d’autres choses à raconter, je rentre chez moi. Le temps de chercher une tondeuse sur Internet et de gérer les soucis de la maison, je me retrouve devant cet écran pour mon billet quotidien. Il est 21h30, je vais finir là.

Promis, la semaine prochaine, une fois la fête des pères passée, j’aurai le temps de développer un sujet qui me tient à cœur ! En attendant faites comme moi, méfiez-vous des oiseaux chronophages ! 😆

Mon lundi insolite

Et si pour ce lundi je faisais une exception en parlant d’un fait local, et à vrai dire personnel ?

Je vous préviens c’est assez anecdotique mais je vais tenter d’en faire quelque chose d’intéressant.

Alors voilà, c’était ce midi pendant la récréation. Les enfants de mon groupe et les autres enfants de l’école jouaient gentiment (ça change) à faire des tours de kaplas lorsque tout à coup une petit fille est venue vers moi toute affolée.

Elle venait de trouver un oisillon tombé du nid sous le préau, selon un des animateur c’est un queue rouge. Alors du coup branle-bas de combat pour trouver une table poser une chaise dessus et monter sur ce fragile dispositif pour atteindre le nid sous le préau.

20 minutes plus tard l’oiseau retombe !

Toujours aussi vivace, il piaille appelle sa mère panique, ses promesses d’ailes l’ont aidé à tomber sans se faire de mal, il ne sait pas encore voler mais il sait atterrir.

Et là les enfants de mon groupe avec des histoires de vies difficiles se rassemblent autour de moi et commencent à verbaliser leurs projections, il s’identifient à l’oisillon et évoquent sa détresse (il a perdu sa maman, il est tout seul il est malheureux…Laurent, aide-le fais quelque chose !).

En clair les enfants sont touchés par cette boule de plume et mes blagues sur par exemple le fait de le tremper dans de la pâte à beignet pour en faire un nugget ne les font pas rire.

Alors du coup en dépit d’un emploi du temps chargé (le cadeau de la fête des pères) je me vois donc obligé de descendre une grosse table dans la cour et une chaise pour faire à mon tour la cascade de l’animatrice. Une fois l’oisillon reposé dans son lit j’observe avec les enfants ce qui se passe, la mère est revenue, elle semble le nourrir et il ne retombe pas. Les enfants sont soulagés et moi assez content de moi.

14h45 récré de l’après midi, à peine descendu dans la cour je découvre que mon oisillon a encore refait le grand saut, un grand nombre d’enfants jouent autour de lui mais mis à part les enfants de mon groupe qui courent vers lui et la gamine qui l’a trouvé en premier, ils semblent ne plus se préoccuper de ce comique à plume qui fait dans le tragi-comique de répétition.

Du coup je me retrouve pendant toute la récréation avec l’oisillon en main et je le remonte dans notre salle. A 16h30 au moment de partir je me dis que cet emplumé m’a assez gâché la journée et du coup je le pose dans un buisson car il arrive que les mère oiseaux viennent nourrir leurs oisillons tombés à terre me dit-on. Les enfants semblent croire en cette assertion non vérifiée, Moi beaucoup moins mais bon…

Je prends ma 309 qui a repris du service aujourd’hui en touchant le volant je me brûle les paumes et cela me renvoie des tas de souvenirs. Je fais 100 mètres et tout d’un coup je décide de me garer, la culpabilité est trop grande, je dois aller rechercher ce fichu oiseau et aller au bout de mes responsabilités, non pas pour en faire un nugget, mais bien pour tenter de le sauver.

Le souci c’est que nous avons une réunion importante, le nouveau directeur de l’établissement vient se présenter, vu que c’est un ancien collègue éducateur avec lequel j’ai bien déliré, j’arrive avec l’oiseau dans la main ce qui fait bien rigoler les collègues. Puis je pose l’oiseau dans un petit truc en plastique et le voici qui tente de sortir dans la cour. Je finis par le mettre dehors à l’ombre avec un objet pour l’empêcher de sortir de son nid en plastique.

La réunion se termine un peu avant 18h00 l’oiseau est toujours en pleine forme, je l’ai ramené chez moi et là je lui ai donné trois gros vers de faine coupés en deux dans le sens de la largeur.

Il couine appelle je vais lui redonner à manger.

Si demain il est encore vivant je réfléchirai à la suite à donner à cette histoire banale mais bien embêtante… 😈

Eyes wide shut

C’était mercredi, le soleil était voilé par les nuages bas et du coup vu qu’il faisait sans le vouloir une parfaite boite à lumière, je me suis dit que c’était le jour idéal pour amener mon Mamiya afin de faire des portraits pour la fête des pères. La fin du second film arrive et Élise, une de mes collègue accepte de poser. Je me dis super je vais avoir du neuf pour la photo du dimanche, je soigne la mise au point et le reste mais pile poil au moment de déclencher une autre collègue lui dit un truc qui la fait rire et fermer les yeux !

Poster ce portrait loupé c’est un peu limite surtout que je ne me suis pas ennuyé à nettoyer les pétouilles…

Mais franchement c’est mieux que piocher dans mes archives, non ? :mrgreen:

Mamiya RB67 SD pro, dos 6×8, KL 150mm à F8, Ilford HP5, Ilfotec HC 1+47, Scan V700

Aux héros inconnus…

L’heure du couvre feu a sonné et Bastien range sa cuisine après le coup de feu de hier soir. Entre le beau temps et le foot à la TV qui génère des fêtes entre amis, il a réalisé 82 couverts en une soirée avec une petite stagiaire pour l’aider. Bravo à eux deux car cet exploit demande beaucoup d’organisation et de ténacité.

Cette photo est aussi là comme rappel de ces moments magiques passés hier à discuter politique jusqu’au matin avec des gens pas très brillants, chauvins de la mauvaise façon mais vu que ce sont les gars du village on leur pardonne tout! Et puis dans cette ambiance de vie retrouvée personne ne veut se fâcher avec personne.

Quant à moi j’aimerai bien que mon organisme me pardonne mes excès de hier! Cette petite fête aurait été aussi agréable en buvant de la limonade, mais voilà, la tentation dipsomaniaque et la pulsion auto destructrice sous-jacente sont trop fortes pour moi et les autres.

Archive Nipponophile

Il y a 14 ans je passais des soirées et des nuits à parler avec des japonais sur un « tchat » . Je m’y étais fait ma place en tant que Watanuki j’avais même mon icône personnalisée. Puis les années ont passé je me suis rendu compte que ces amitiés n’étaient que virtuelles et ne déboucherai sur rien de concret.

Et passé 30 ans on veut du concret. Du coup j’ai pris mes distances et je me suis recentré sur la photo avec des amis forumeurs que j’ai rencontré dans la vraie vie pour certains et avec lesquels j’ai lancé des projets sympas. Bref du concret, du tangible !

Il n’empêche qu’il y a 14 ans jour pour jour un « ami » japonais prenait le contrôle de mon ordinateur Windows XP depuis le Japon pour installer une serveur qui tournait avec apache. C’était une époque pas très tangible mais complétement folle ! 😆

Archive du lundi 11 juin 2007

Cher Francis,

       J’en rêvais depuis longtemps et un ami japonais l’a fait pour moi cette nuit.

J’ai enfin mon serveur particulier !!!

Alors pour ceux qui ne savent pas ce que c’est je vais tenter d’expliquer très simplement. Un serveur c’est une ouverture de l’un de mes ordinateurs aux autres utilisateurs du Web. La différence d’avec un site c’est que quand on prend un fichier sur mon serveur on le prend directement sur mon ordinateur sans que j’ai besoin de l’envoyer chez un hébergeur comme la page que tu es en train de lire.

Alors concrètement cela me permet de partager des milliers de fichiers de taille importante et cela peut aussi me permettre d’avoir accès à tout un nouveau secteur d’Internet comme la création de forums.

Seule limite, le taux de transfert est très bas. Donc faudra pas être des dizaines à télécharger en même temps !!!

Mon serveur sera ouvert tous les jours de 19h00 à 22H00

Ben oui c’est écrit en japonais… Que veux-tu…