Positivisme non forcé

Ma situation personnelle n’évolue que peu, j’ai reçu de l’aide de ma fratrie mais au quotidien je me retrouve bien seul face à une mère qui perd ses repères et refuse de manger sans parler de mes autres soucis. Mais voilà, je m’accroche je n’ai pas le choix.

Par contre je vais cesser de me plaindre sur ces pages sauf si je dois faire face à de gros soucis que je jugerai bon d’exposer ici.

J’en ai marre de ces pages du mardi toutes plus noires les unes que les autres. Lorsque j’ai commencé ce blog je ne pensais pas en faire un étalage de mes ennuis et de mes pensées noires.

Du coup comme chaque mardi je me mets devant mon clavier et je laisse les mots couler de mon cerveau jusqu’à mes doigts sans aucune préparation et une fois écrite la phrase précédente j’ai tout de suite un souvenir qui me revient en tête.

Il y a quelques années avant le virus les ennuis de ma mère et le reste, ma vie professionnelle était un vrai calvaire avec un ou deux enfants dans mon groupe qui me donnaient beaucoup de mal. Le jeudi soir je rentrais au village et je faisais automatiquement un saut au pub pour décompresser.

C’était l’ancienne gérance, une jeune fille tenait de main de fer cet endroit avec sa mère mais nous avions très vite sympathisé autour de notre passion commune pour le groupe Ange. Le groupe avait même fini par faire un concert au pub, c’était un des plus beaux jours de ma vie.

A cette époque, le temps de garer ma voiture et de traverser la rue, une pinte de Guinness tout juste tirée m’attendait sur le comptoir. Mais la chose la plus belle et dont j’ai envie de me souvenir ce soir, c’était le rituel d’un jeune couple qui, comme moi, passait au pub tous les jeudis soirs.

Ces deux énergumènes avaient mis en place un jeu simple : Chaque personne assise au comptoir devait trouver et dire tout haut trois bonnes choses ou bonnes nouvelles arrivées ou reçues pendant la journée.

Alors et si pour ce soir je faisais pareil ? Allez ! Chiche !

  • Ma première bonne nouvelle c’est que les onze enfants de mon groupe sont négatifs au virus, les derniers tests PCR ou antigéniques réalisés pour chacun et chacune le confirment, même chose pour les adultes bien sûr.
  • Seconde bonne nouvelle reçue aujourd’hui : suite aux annonces du gouvernement au lieu d’aller au centre demain s’occuper d’autres enfants que ceux que nous accompagnons, nous allons reprendre l’école le mercredi. Mon slogan (à peine volé à un groupe de la scène alternative) c’est : « Ce n’est pas nous qui sommes à l’école, c’est l’école qui est à nous ! » Car oui, nous allons faire de la musique, du théâtre, de la danse sans se préoccuper de faire du bruit voire du vacarme car nous serons seuls à l’école. Ces mercredis dans une école vide et quasi privatisée sont de vrais moments de folie ! Les amplis à fond dans les couloir, concert dans la cage d’escalier !!! We will, we will rock you !!! 😎
  • Troisième bonne chose : aujourd’hui je pense avoir travaillé encore plus dur et de façon plus ciblée avec l’aide de mes collègues pour aider des enfants à avancer et à progresser. Nous leur en demandons beaucoup mais ils sont capables et volontaires. Du coup, accompagner un enfant dans l’acquisition de nouvelles compétences qui l’aideront à devenir autonome dans sa future vie d’adulte et arriver comme aujourd’hui à vaincre certains blocages, est une expérience plaisante et émouvante qui a aussi pour effet de me rassurer par rapport au sens de mon travail, voire de ma vie.

Voilà ! N’est-ce pas plus agréable à lire ? En plus de ça rien n’est faux ni exagéré ! 😀

C’est donc une expérience à renouveler. 🙄

4 réactions sur “Positivisme non forcé

  1. Bonsoir
    En effet il est toujours meilleur de voir son verre a moitié plein qu’à moitié vide .
    Je me rappelle ,, et j’y pense souvent , une grand mère que je suivais .
    Cette dernière a eu une série de malheurs …. inimaginable .
    Une enfance pas très gaie dans une ferme , la guerre , une vie de labeur 🙄 ….. la perte de son fils de trente ans , la maladie de son marie et les soucis pécuniers qui s’y rattachent …… et ses infirmités dues à l’age .
    Et bien , cette personne quand moi ou mes collègues passions la voir , on en ressortait toujours avec le cerveau au beau fixe.
    Jamais une plainte , toujours le mot qui faisait mouche , son rire communicatif ,qui donnait une banane 😆
    Elle est DCD dans une maison de repos a près de 90 ans et les collègues de cette maison peuvent témoigner de sa bonne humeur communicative .
    Elle voulait toujours voir au milieu de ses soucis la moindre flammèche de joie , de gaité .Elle refusait que le coté sombre de son existence s’accroche a son mental.
    Je me refuse a oublier une belle personne comme elle 😀

    J’aime

  2. Salut ! 🙂 Merci pour ce beau témoignage, verre plein ou vide il est clair que s’apitoyer ne sert à rien. Il n’en reste pas moins que positiver demande beaucoup de courage et de détachement, voire osons l’écrire, de foi en l’avenir. Du coup contrairement à « ta » mamie je me demande si je vais avoir la force de le faire chaque semaine ! 😆

    J’aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s