La crise

Yashica Mat 124 G, Reala 120 décongelée

Ces temps derniers tout se débine dans ma vie familiale et professionnelle. En plus de ça les informations sur le contexte sanitaire ne sont pas rassurantes avec l’apparition d’un nouveau variant à qui on a donné un nom de Transformer… Moins grave, je n’ai toujours pas récupéré toutes mes facultés informatiques, du coup je ne peux toujours pas scanner. C’est la raison pour laquelle ce soir je partage avec vous cette image triste et déprimante issue d’un film que j’ai exposé au début du mois. La mort des petits commerces du centre ville, un sujet bateau, triste mais hélas tellement en rapport avec mon état d’esprit actuel.

Des soucis encore des soucis…

Ce matin mon ordinateur principal sur lequel j’ai tous mes dossiers et notamment ceux de ce blog, refuse de démarrer. Impossible de restaurer mes partitions même avec mes outils de pointe. Le souci se trouve surement au niveau du BIOS. Hélas j’ai trop peu de temps pour jouer aux informaticiens car je dois faire le travail de la maison et avancer dans les travaux. Du coup pour ce dimanche vu que je n’ai pas accès à mes scans je vais donc publier une photo argentique random qui est déjà en ligne… J’espère que dimanche prochain je pourrai faire mieux. En attendant je me retrouve avec un ordi portable le temps de me refaire un ordinateur de bureau digne de ce nom…

La cour du puis

Yashica Mat 124 G, Fuji Reala 100 décongelée développement et scan V700 maison.

A force de quadriller la ville chaque mercredi avec les enfants, nous avons fini par trouver des lieux un peu étranges comme cette cour du puis découverte dans une petite rue. Une cour avec un puis stylisé qui n’en est pas un (peut-être l’a-t-il été autrefois ?) et des bâtiments encaissés en vis à vis. Je trouve cela malaisant et les couleurs pastels donnée par le film Reala pendant la prise de vue il y a deux semaines sous un ciel gris et triste, ajoutent encore au malaise.

J’ai une grosse envie de refaire cette photo mais avec la F2 en 4×5 avec le Super Angulon 120 MC, c’est clair que c’est vraiment l’outil adapté pour aller au bout de ma démarche. Le seul souci c’est que je vais devoir faire ça un jour sec et beau et sans les enfants ! Au printemps peut-être ? Enfin… D’ici là… 🙄

Toussaint

Mamiya RB 67 SD Pro, KL 90mm, Fuji Reala

C’est toujours le grand bordel dans la maison et donc pas moyen ni le temps d’atteindre le labo. Du coup je suis allé chercher cette photo de fin de pelloche (oh il reste une vue je fais quoi ?) et en voyant les couleurs très bizarres je me suis amusé à désaturer certaines couches comme celle du bleu. J’en suis arrivé à un résultat très faire-part de décès qui symbolise bien cette période de la Toussaint. Ce qui est dommage c’est qu’aujourd’hui nous sommes Halloween mais bon, je n’ai pas trop envie de sortir une photo inédite de très mauvais goût… Il faudra donc vous contenter de ces fleurs façon pompes funèbres. 😆

Maïron

Fujica ST801, Fujinon EBC 135mm 2,5 et film vista 100 périmé développé dans de la chimie usée

Ce portrait issu du même film que celui de la semaine dernière est un portrait posé avec un rendu granuleux et un peu décalé au niveau des couleurs (c’est bon j’arrête mes bêtises, j’ai commandé de quoi refaire du 35mm couleur avec des consommables neufs). Il n’en reste pas moins que je vais être content de montrer cette photo à mon modèle, Maïron un petit jeune qui est arrivé dans l’équipe et qui fait beaucoup de bien aux enfants et aux adultes avec sa bonne humeur et son enthousiasme. Et oui Maïron est comme moi à l’époque, un passionné, sauf que lui il s’en tire mieux que moi à l’époque ! 😆

Sur le vif

La semaine dernière alors que j’accompagnais un des enfants du groupe vers son père qui vient la rechercher tous les midis, je passais une fois de plus entre les dames de la cantine qui faisaient leur pose clope sur les escaliers devant l’école.

Ces dames font partie d’une catégorie de personnel qui change très souvent, à une exception près.

Cette exception c’est Mélanie notre Marry Poppins de la cantine qui veille sur le bien être des enfants pendant les repas depuis bientôt 5 ans. Je me souviens de son arrivée et de sa volonté d’imposer les petites assiettes à dessert pour que les enfants mangent leurs desserts et fromages dans une assiette propre quitte à faire plus de vaisselle. Une vraie héroïne inconnue, une de plus !

Alors voilà le décor est planté. Ce jour là je trimballe avec moi mon Fujica ST801 et son 135mm. Mon idée est de finir le film commencé la veille avec les enfants de mon groupe photo. Du coup je me lance. Après avoir redonné la petite à son père, je braque mon 135mm sur Mélanie qui, rigole en disant « Non pas moi ! » Elle finit cependant par se laisser convaincre mais pose comme un piquet de pâture.

C’est alors que j’ai une idée stupide que faute de filtre je mets à exécution dans la foulée. Je fais ma mise au point et je lance un vibrant « tu m’aimes?  » Et là elle éclate de rire à l’instant même où je déclenche ce qui a donné cette photo techniquement nulle et un peu floue mais pour moi pleine de vie et de joie.

Fujica ST801, Fujinon EBC 135mm 2,5, film Vista 100 périmé, développement maison avec de la chimie pourrie, scan V700.

Si il y a bien quelque chose que chaque photographe devrait comprendre et appliquer c’est la philosophie de Diane Arbus pour qui le sujet de la photo est bien plus important que la photo elle-même. Là mon sujet c’est fixer un petit moment de bonheur induit par une plaisanterie un peu stupide mais innocente.

Du coup, le jour où je parviens à faire passer ce message sans mon baratin et sans que ce rendu pourri ne débecte les personnes qui verront cette photo, et bien je jugerai cette photo comme réussie.

C’est bizarre mais ça me donnerai presque envie de continuer comme ça avec mes collègues et en faisant du 35mm de façon sérieuse avec du film et de la chimie fraiche… Chiche ? 🙄