Archive de concours photo

Archive du dimanche 17 janvier 2018

???

Dégoût et questionnements

Aujourd’hui je peux enfin parler de hier…

C‘était un concours, des photos du département entier étaient jugées par trois personnes venues d’un photo club éloigné du notre par soucis d’impartialité…

Le matin c’était la photo papier avec des choses intéressantes et pas mal d’argentique. Il y avait aussi des scènes pitoyables comme cette jeune femme qui présente des photos faites en lomo (parait que c’est la mode) et qui va chialer devant les juges qui l’ont mal noté pour leur expliquer que le rendu de ses photos est normal pour de la lomo.

Elle ne comprenait pas que les juges savent ce qu’est la lomo et connaissaient son rendu mais que ses photos n’avaient pas d’intérêt autre que familial. Elle est donc partie vexée avec ses grands airs.

Je rigole mais jusque là ça allait encore…

Après manger c’était le concours des images projetées…
Pour ceux qui ont le bonheur de ne pas savoir ce dont il s’agit, ce concours consiste à juger des photos qui n’existent pas vu qu’elles sont projetées sans réglages particuliers d’un ordinateur sur un écran par un rétroprojecteur.

Et là j’ai rigolé très fort avant d’avoir envie de vomir

Couleurs saturées et baveuses, visages de bébés dans des chardons, herbe jaune fluo, flou omniprésent, 6 photos de coquelicots, 12 de ruisseaux crémeux…

Et des choses de très mauvais goût comme un bébé nu couché sur une pierre tombale, un outil agricole abandonné sur lequel on a rajouté avec Photoshop des têtes de serpent, une femme nue, du moins son corps placée dans un arbre.

Et le pire c’est que les photos les plus moches que le public (nous étions une cinquantaine) huait avaient la moyenne voire de bonnes notes…

Là je ne comprends pas.

Alors très vite avant de me faire virer pour cause de fou rire, j’ai quitté la salle pour aller voir l’expo papier à coté et là j’ai retrouvé les autres argentistes du club, nous avons parlé chimie, boitier, j’avais mon Praktica MTL 50 avec moi ça leur a rappelé de bons souvenirs… Je leur ai montré mes derniers tirages, et ils les ont trouvé réussis…

J’étais content et fier de moi.

Au pot de clôture, les cadres du club me demandent une fois de plus que je participe moi aussi à ce genre de concours…

Sérieusement la prochaine fois qu’ils me demandent encore ça je leur dit que mon chien a bouffé mes négatifs.

Va falloir que je m’achète un chien…

Les gens du club sont très sympas, ils m’ont offert plein de matériel pour mes projets perso et avec les enfants et j’ai envie de m’investir dans le club et les aider le plus possible.

Par contre montrer mes photos pour me les faire noter comme à l’école, alors là pas envie du tout !

Mais dans quoi suis-je tombé ? En entendre parler de ces concours c’est une chose mais les vivre et voir le sérieux qui accompagne ces cérémonies, et bien ça fait vraiment froid dans le dos.

Archive de grand froid

Le grand froid

(archive du dimanche 20 décembre 2009)

Cette fenêtre verglacée n’est pas photographiée à l’extérieur de ma maison mais bel et bien à l’intérieur. C’était dans les toilettes ce matin à 7h00. La nuit dernière, il a gelé dans la maison.

Si ma voiture réussit à survivre au grand froid qui s’est installé dehors, je n’aurai pas à me plaindre car je reste au chaud chez moi dans mon lit ou au labo…

Mais parfois je pense à ceux qui sont dehors et qui vont tenter de survivre à ces températures que l’on avait quelque peu oublié. Mes petits problèmes ne sont que de stupides broutilles face à ça.

Il va y avoir des morts et ils ne seront pas tous au 20H00.

Faudrait pas non plus gâcher les fêtes qui arrivent…

Archive de spectacle de fin d’année

Archive du jeudi 13 décembre 2007

Cher Francis,

       Ce soir encore je m’active pour tenter de terminer les derniers accessoires en photo ci-contre. Demain est en effet un jour important puisque les enfants que nous accompagnons vont enfin montrer à d’autres enfants leur grand spectacle de Noël.

Ces charmants bambins ont durement travaillé depuis le mois de septembre pour fabriquer décors et accessoires et pour élaborer les jeux scéniques des petites pièces qu’ils présentent. 

Parfois je me dis que tout cela relève d’une vaste organisation et que l’on en demande trop aux enfants. Il me suffit cependant de les voir sur scène, comme aujourd’hui lors des répétitions générales, pour réaliser mon erreur. 

Non seulement ils arrivent toujours à nous étonner par leurs modestes mais réelles prouesses d’interprétation, mais aussi par le bonheur qui semble les habiter lorsqu’ils jouent leurs rôles. Mon travail d’éducateur m’a amené à dégager de multiples intérêts éducatifs et pédagogiques à ce projet. Mais ce qui compte le plus, reste ces instants de joie partagés avec les enfants.

Et cette année je pourrai partager ce bonheur à fond avec eux, et ce, pour plusieurs raisons. En premier lieu, je ne suis plus en formation. J’ai donc tout le temps et tout mon esprit disponible pour les soutenir. Je sais aussi qu’ils m’ont préparé une surprise pour demain. Ils m’ont ainsi averti qu’ils m’appelleront au milieu d’une scène pour je ne sais quoi. Je fais confiance aux adultes et aux enfants pour ne pas me retrouver dans une position délicate… Je serai aussi habillé en père Noël coca-cola pour une intervention dans la pièce des plus petits face à un petit bout de choux qui risque d’avoir une drôle de réaction. Je suis donc impatient de partager ces instants avec mes collègues et avec les jeunes.

D’autant plus que juste après je vais devoir faire une visite à domicile qui elle, risque d’être difficile. 

Alors, pour donner le meilleur de moi-même pour demain, je vais aller me coucher de suite.

Ca me changera…

Cela me fait tout drôle de relire cette archive et de retrouver de la joie entre ces lignes que j’ai écrites il y a 17 ans. Je me souviens de cette pièce que nous avions inventé sur le thème de la BD avec les enfants qui entraient dans des albums géants que j’avais créé avec une armature en bois et le rasterbator, c’était ambitieux et magique ! A présent il n’existe plus de volonté des adultes pour relancer de tels projets de spectacle et cela n’a pas de sens pour beaucoup des enfants que nous accompagnons. Du coup nous avons plus ou moins profité du virus pour mettre fin à une des plus vieille tradition de notre établissement en la remplaçant par un spectacle offert aux enfants et aux familles qui cette année a rassemblé moins du tiers des familles. Lorsque quelque chose disparaît et que rien ne vient remplacer le vide que cela créé on a le droit d’être nostalgique, non ?

Archive de combat progressiste contre la modernité

Archive du mercredi 6 décembre 2006

Cher Francis,

       Encore une journée de travail fatigante et stressante au possible. Je devais revenir chez moi vers 15h20 mais c’est près de deux heures plus tard que je rentre. L’origine de ce retard n’est pas a imputer à une quelconque urgence sociale. En fait j’ai seulement voulu réparer une connexion Internet en bas débit.

Chaque fois que je peaufinais les réglages, je m’apercevais en relançant la connexion que les pages ne pouvaient plus s’afficher me laissant désarmé devant une erreur 404. C’est ainsi que j’ai réinstallé dix fois de suite le logiciel permettant l’accès à internet. Tu sais ce disque que tu trouves parfois dans ta boite aux lettres ou alors en libre disposition dans un supermarché… 

Installer et configurer Internet était une simple formalité il y a deux trois ans. A l’inverse, la dernière version du logiciel truffé de nombreux sous logiciels qui se bloquent les uns les autres est une vraie machine à créer du désespoir chez les utilisateurs qui n’ont pas d’autres options que d’appeler  l’assistance.

Même à mon niveau de connaissances informatique il m’est encore impossible de savoir ce qui peut bloquer ainsi ce système qui est présenté si nouveau, si complet si performant…En un mot si moderne.

Bloqué dans ce sous sol sombre et  tiède dont la quiétude n’était dérangée que par le ronflement des quatre autres ordinateurs, je commençais à perdre patience et je cherchais quel était le responsable de ce désastre perpétuel. Très vite je l’ai trouvé; il s’agit de la modernité.

A notre époque un objet moderne n’est pas forcément une chose crée pour être efficace, c’est avant tout un objet qui est sans cesse modifié par le biais de la technologie pour offrir toujours plus de possibilités et réduire encore plus le contrôle des utilisateurs sur son utilisation.

Les voitures modernes sont gérées par des ordinateurs pour améliorer le confort mais aussi et avant tout pour réserver le bénéfice financier de l’entretien aux garagistes de la marque équipés avec la technologie correspondante. Les téléphones portables deviennent de vrais ordinateurs multimédias offrant toujours plus de possibilités mais appelant leurs utilisateurs à investir toujours plus d’argent pour les utiliser comme objets de loisir et de communication nouvelle formule et aussi au bout du compte pour en changer tous les ans… Les ordinateurs modernes ont un bios verrouillé et sont livrés sans Cd pour obliger en cas de plantage leurs utilisateurs à faire appel aux coûteux services des techniciens de la marque au lieu de demander l’aide bénévole du voisin qui s’y connaît…. etc…

Le modernité ne sert pas seulement à augmenter l’étendue des liens contractuels entre les vendeurs et consommateurs. La modernité est également un concept permettant de créer toujours plus de dépendance vis à vis de la technologie qui rappelons-le reste fragile et contrôlable. 

A notre époque, la généralisation de la communication par Internet progresse si vite que la moindre panne du réseau mondial suffit à créer des chaos titanesques chez des acteurs économiques et institutionnels ayant oublié comment communiquer par un autre biais. A notre niveau, force m’est de constater que la moindre panne de nos joujoux à puces suffit à nous paniquer… Moi le premier…

Face à cela mon cher Francis tu vas me demander quelles sont nos alternatives. 

En premier lieu je dirai que nous devons être attentifs lors de l’achat de produits technologiques afin que le nouvel objet ainsi acquit couvre un besoin réel et avéré et ne soit pas un gadget superfétatoire de plus. En second lieu se tenir informé des avancées technologiques et enfin refuser tout objet aussi séduisant soit-il pour lequel ton contrôle d’utilisateur est très réduit ou inexistant.

A mon niveau je vais donc réinstaller Orange mais sans le cd « moderne » je vais mettre en place la connexion manuellement. Le système sera donc une simple commande de liaison téléphonique à un serveur. Ainsi je contrôlerai bien mieux ce qui se passe tout en faisant les réglages pour éviter les dialers et autres inconvénients et je n’aurai pas à me prendre la tête avec les sous logiciels…

Un petit acte de résistance en quelque sorte.

Archive de victime du G.A.S

Archive du samedi 29 novembre 2008

Et oui à cette époque j’étais dans une période propice au G.A.S (Gear Acquisition Syndrom) c’est à dire que j’achetais beaucoup de boîtiers différents pour alimenter ma passion et ma motivation pour la photo argentique. Par la suite j’ai beaucoup revendu surtout pour financer le grand format mais il n’en reste pas moins que j’ai parfois une petite rechute comme ce soir où je me suis acheté un petit point and shoot à 30 euros. Du coup entre tous mes articles rédigés un 29 novembre, celui du 29 novembre 2008 m’a semblé être le meilleur pour illustrer ce jour !

Archive de crise de nerfs

Scanne nerfs, la suite…

Archive du samedi 15 novembre 2008

Plus je fais de tentatives avec ce scanner, plus je me rends compte que son optique doit être encrassée. Cette photo d’arbre aurait put être très belle si une teinte marron-grise ne venait pas colorer le ciel notamment entre les branches de l’arbre. Cet objet a passé des années dans un garage, alors ça ne m’étonnerai pas que sa lentille soit recouverte d’une pellicule de saletés

Un démontage nettoyage de la bestiole s’impose donc. Il me faut persévérer car la qualité optique est bien là, malgré cette sale teinte.

Ca, les écrits et les mauvaises nouvelles des impôts…Chouette weekend !

Archive bidon

Archive du dimanche 11 octobre 2009

Aujourd’hui j’ai eu le plaisir de participer à un grand évènement du club-photo auquel je me suis inscrit. Cette association avait fait venir un artiste photographe qui compose ses clichés en mettant en scène des bidons de laits qui positionnés d’une certaine façon, font penser à des bonhommes. Si on fait un petit effort d’imagination, les trous forment des yeux et l’espace entre le bouchon et le bidon évoque une bouche.

Je me suis bien amusé, j’ai fait plein de photos dehors et dans un studio impressionnant et j’ai beaucoup discuté avec des gens qui sont aussi passionnés et fêlés que moi, voire plus pour certains. Peu d’entre eux font de la photo argentique mais même ceux qui font du numérique me proposent leur aide. Un type de Besançon m’a même laissé essayer son blad !

En bref, un dimanche inoubliable ! Vive les bidons !