Excursion à Bzançon

Détails demain car là oui je suis crevé. Le masque ce n’est qu’une précaution.

Bon, je vais donc écrire la suite… Ce matin j’ai eu bien du mal à me lever car ma jambe gauche et surtout mon pied étaient très douloureux. Oui j’ai vraiment beaucoup marché comme à l’époque de ma jeunesse où j’arpentais cette ville de la gare au centre sans prendre le bus. Du coup aujourd’hui je dois payer mes excès de hier…

Alors que dire… La ville a bien changé, elle est devenue ouvertement bourgeoise et se la pète avec une mentalité très écolo, le centre ville est vraiment très agréable et presque entièrement piéton et ça c’est très bien mais les boutiques de luxe et les prix font penser à une ville suisse…

J’y suis allé pour rencontrer un des forumeurs de mon forum photo de rattachement qui a lancé une association nationale dont je suis devenu le secrétaire, l’un des nôtres exposait à Besançon, je me devais de faire un effort pour le rencontrer surtout que je l’avais toujours trouvé très sympa. Je n’ai pas été déçu de le rencontrer dans la vie réelle car j’ai eu le plaisir de voir qu’il est vraiment sympa et ultra généreux en plus ! Je lui ai amené mon ami le professeur B avec qui il a eu des échanges intéressants. Son exposition était superbe et j’ai flashé sur plusieurs de ses œuvres. 😀

J’ai donc passé cette journée avec mon ami le professeur B, nous avons traîné dans la ville et je suis tombé sur une merveille : un magasin de produits de l’Est. En entrant je tombe sur une mamie estonienne en fauteuil roulant avec qui je commence à parler en français bien sûr puis la vendeuse polonaise et son mari français qui porte une chemise ukrainienne arrivent et là ça devient le délire… Ils me montrent leurs bouteilles de vodkas ukrainiennes et me font goûter plein de vodkas différentes, des alcools de très grande qualité qui n’ont rien à voir avec ce que l’on trouve dans les commerces. Le vendeur dit

Ah tiens la bouteille n’était pas au frigo, je me demande bien pourquoi…

et moi j’éclate de rire en lui disant

Ah vous, je ne vous connais pas encore mais je pense que je vais vous adorer !

Oui j’étais tout fou de pouvoir enfin trouver de la vraie vodka. J’achète trois bouteilles (dont une polonaise pour faire plaisir à la vendeuse et parce que j’ai adoré le goût mentholé) en leur promettant de revenir. Oui je sais je suis au régime mais un petit verre de vodka le dimanche ça fait pas de mal, c’est bien moins grave que la bière selon mon diététicien.

Bref une journée ruineuse surtout à cause de ma bêtise avec le train (j’ai pris des billets pour le mois prochain et en m’en rendant compte au moment de rentrer j’ai du acheter un troisième billet) mais une journée de folie avec pas mal de rencontres (je n’ai pas parlé de ma rencontre avec le gars de Labo 1000 qui s’installe à Besançon) et des retrouvailles avec cette ville devenue si différente et arrogante.

Bref faut que j’y retourne très vite surtout que je viens de découvrir que la boutique de vodka vend aussi mon vin préféré, l’egry bikavér (sang de taureau) un vin hongrois somptueux qui à petite dose fera des merveilles sur ma circulation sanguine ! 😆

Portrait d’un de mes voisins

Archive du mercredi 21 octobre 2009

Non, ce n’est pas un photo blog ! C’est vrai que ces temps derniers je montre plus que je ne raconte mais c’est parce qu’entre la photo et mon travail, le temps que je peux consacrer à mon blog devient de plus en plus rare.

Patience, les vacances approchent et amèneront pas mal de nouveautés !

En 5 années d’archives je n’ai rien trouvé de mieux à la date du 21 octobre, il faut croire qu’il ne se passait jamais rien à cette époque de l’année… 🙄

Métallisation !

Ces temps derniers j’étouffe d’une rage que je peine à contenir, trop de frustrations au travail avec des collègues qui sont soit dans l’injonction soit dans les micro agressions. Du coup je craque, dès que je suis seul je me mets à hurler pour sortir toute cette haine qui s’accumule en moi.

La musique étant toujours au centre de ma vie, elle a donc suivi cette dégradation de mon moral et est devenue sombre et maléfique. Oui, petit à petit je me cherche une identité de gros métalleux que l’on respectera enfin et que l’on emmerdera pas. c’est stupide et puéril mais en attendant mon excursion sans cesse repoussée dans le territoire du métal me fait découvrir pas mal de choses intéressantes. Mon oreille commence à se former à ces nouveaux sons pour ne pas rester bloqué sur la violence des morceaux mais pour bien percevoir l’harmonie du morceau.

Et ça marche plutôt bien. A une époque où on trouve toute la musique gratuitement et légalement sur You Tube et où cette fichue dématérialisation fait que l’on trouve des CD à 1 euro, j’ai eu vite fait de me faire une petite discothèque d’albums incontournables, certains CD ne sont pas encore ouverts car j’ai eu la version MP3 en les achetant sur Amazon.

Mais au bout de tout ça est-ce que je deviens plus violent ?

Non, pas vraiment, au volant peut être mais dans la vie réelle je n’ai encore agressé personne, je reste un gentil qui aime vibrer avec de nouveaux sons et qui a besoin de revêtir un moment cette identité métal pour survivre à toute cette fange autour de moi. 😈

Pan solo

Chaque année la petite ville de Benicia dans la baie de San Francisco organise un grand concours d’épouvantails entre ses commerçants. Catherine Pervan, de la boulangerie « Our House » adore ce rendez-vous annuel et y participe toujours sur le thème de la science fiction.

Cette année; Catherine aidée par sa mère qui est aussi la cogérante de la boulangerie, ont décidé de frapper fort en recréant un Ian Solo congelé dans la carbonite (cf. épisode V de la saga). Pour ce faire ces deux dames ont passé des semaines à mouler chaque partie de ce chef d’œuvre en utilisant du pain sans levure et saturé de sucres pour prolonger sa conservation.

Cette superbe pièce surnommée « Pan Solo » par ses créatrices est exposée depuis la semaine dernière devant la boulangerie mais va finir par se décomposer et devra être compostée. Dommage, mais bon, il restera les photos… 🙄

Une belle personne

Aujourd’hui j’ai du faire les courses, une corvée d’autant plus fatigante que cela faisait trois semaines que je ne les avait pas faites. Le magasin était rempli de personnes laides et stupides, je grognais comme un animal pour qu’elles s’écartent de moi. Puis tout d’un coup j’ai vu cet homme entre deux rayons. J’ai osé le photographier en mode discret. J’ai flouté son visage par respect bien sûr mais croyez moi avec son pantalon rouge, son sac en cuir, ses belles bretelles et son regard bleu c’est un rêve pour un portraitiste.

Ce genre de personne c’est vraiment ce qui me faudrait pour avoir le courage de me remettre au portrait.

Dommage je n’ai plus du tout de foi en l’espèce humaine et j’en ai marre de me prendre des refus dans la tronche. 🙄

Distanciation

Archive du vendredi 14 octobre 2005

  Cher Francis,

      Ce soir est un soir à marquer d’une pierre blanche… après deux mois de recherches et de devis j’ai enfin réussi à commander mon premier ordinateur portable !!! Cette petite bête de course arrivera chez moi dans 9 jours. 

Ce jour a aussi été le jour où j’ai dit au revoir et sans doute adieu à une jeune fille qui fréquentait l’école spécialisée où je travaille. Après avoir été son éducateur référent et l’avoir accompagné toute une année j’ai cru que son départ allait me causer une grande peine. J’ai été ainsi surpris de constater que cela n’a pas été le cas. Mais quelles sont les raisons qui expliquent cela ?

En premier lieu il y a l’attitude de la jeune fille qui était très joyeuse de partir. Elle quitte un bloc HLM pour habiter dans une maison près du reste de sa famille. D’autre part il y a le contexte des adieux… pas de discours ni de larmes mais une fête où cette demoiselle nous a offert un numéro de danse avec deux de ses copines… Enfin, et c’est là le plus important je crois, ce départ a été indolore pour moi grâce à un travail personnel que j’avais achevé sans m’en rendre compte.

Les travailleurs sociaux qui œuvrent dans le domaine humain doivent gérer les affects et admettre les sentiments d’amitié voire d’amour qui les unissent aux personnes avec qui ils travaillent. Cependant il faut aussi pour nous éviter de tomber dans trop d’affectif menant à une relation fusionnelle destructive pour les deux parties… trouver le compromis c’est trouver la bonne distance.

Cette bonne distance n’est pas définie. Bien au contraire cette notion ne cesse de varier selon les circonstances et les limites des personnes. Selon Alexandre Jollien la distance froide de certains travailleurs sociaux  ayant travaillé avec lui a été pour lui la pire des maltraitance. En ce qui me concerne je crois avoir avancé dans la découverte de ma bonne distance.

Pour moi les enfants dont nous nous occupons ne font que passer par nous, ils nous sont confiés le temps d’un cursus afin de progresser aidés par des projets. Leur départ nous montre qu’ils sont prêts à passer à autre chose et qu’ils doivent rencontrer d’autres personnes pour continuer d’avancer sur le chemin de la vie. Je dois donc être heureux de les voir partir. De plus la relation que j’avais avec eux continue, seuls les lieux changent.

Merci donc à toi chère Demoiselle, ton départ m’a aidé à faire le point sur cet aspect important de mon travail… J’espère que tu resteras aussi heureuse que tu l’étais cet après midi.

Au revoir et adieu

La distanciation est devenue plus que naturelle pour moi, la preuve, je ne me souviens même plus de qui était cette gamine… Je me détache de toute émotion humaine, mes pairs m’ont trop fait souffrir…