
Koni omega, Super Omegon 90mm, film fuji
Encore un fond de tiroir que je mets en ligne près de la caisse du chat. Plus de scanner ni d’accès au labo pour cause de travaux…Patience… 😆
Cher Francis,
Je viens d’annuler le bail, mon ex-propriétaire m’a fait toute une comédie sur le fait qu’il suffisait de mettre du dégrippant pour fermer la porte du garage. Cela ne m’a pas convaincu car je savais être en présence d’une personne de mauvaise foi. La preuve, cette brave dame a essayé de faire un chèque marqué 90 euros en chiffres et quatre vingt en lettres. La banque en recevant ce chèque aurait donc selon la jurisprudence donné l’avantage aux lettres et j’aurai ainsi perdu 10 euros !
Bon, parlons d’autre chose.
Il n’y a pas longtemps, j’étais invité chez des personnes pour partager un repas. Tout en festoyant, le vin aidant, la discussion est devenue de plus en plus étrange. C’est ainsi que nous sommes passés de la religion aux livres cachés par le Vatican dans ses caves. En effet, ce n’est un secret pour personne, les autorités religieuses de Rome ont censuré et enfermé de nombreux ouvrages jugés trop dérangeants et bien sûr contraires aux intérêts de l’église. Parmi ces livres doivent se trouver des trésors qui resteront à jamais inaccessibles pour le commun des mortels. L’ouverture récente de cette bibliothèque ne porte en effet que sur une infime partie très triée du fond de livres qui y sont détenus.
C’est alors que mes invités me parlèrent de l’ami d’un ami qui avait réussit à mettre la main sur l’un de ces livres maudits. Il en avait fait une photocopie reliée qu’il avait confié à leurs bons soins. Il me tendirent l’imposant fascicule dont je n’ai pu prendre qu’une photo.
Je pris quelques minutes pour parcourir ces photocopies en sélectionnant certains chapitres. Le contenu était vraiment variable et le plus souvent très décevant. ce livre d’inspiration franc-maçonne tournait autour de l’idée selon laquelle les religions avaient toute une origine commune et se perdait dans des digressions très complexes et sur des affirmations très déroutantes. La dernière partie du livre quant à elle se détachait nettement du reste. L’ouvrage se termine en effet sur une très virulente attaque de la colonisation en fustigeant par exemple le fait que les instituteurs français apprennent aux enfants malgaches « nos ancêtres les gaulois ». Une vision pour le moins en avance sur son temps vu que cet ouvrage datant d’avant 1950 va jusqu’à oser affirmer que les noirs africains ne sont pas si ignorants.
Dommage que le reste de l’œuvre, certes bien écrite ne soit qu’un déballage de théories étranges sur des sciences secrètes menant à un savoir ultime par le biais d’une « clef d’or ».
Une bien étrange soirée en somme…

Lorsque l’on regarde la taille des pays sur un planisphère ou un globe, nous nous trompons souvent sur leurs réelles dimensions. C’est pour remédier à cette erreur que le site THE TRUE SIZE OF a été créé.
Avec ce site gratuit sûr et ludique, il suffit de taper le nom d’un pays sans oublier sa majuscule pour qu’il se colorie. Par la suite on peut le déplacer partout sur le globe avec la souris pour savoir par exemple combien de Frances tiennent dans les U.S.A.
Le genre d’activité futile qui permet de corriger nos perceptions erronées ou bien de planifier une colonisation ! 😆
Bon ce soir on va faire vite, je dois finir de préparer le sol de ma salle de travail pour la pose de parquet flottant par mon frère demain.
Alors vous connaissez les films dans lesquels on glisse une lame ou une lime dans du pain pour organiser une évasion. Et bien à Thionville le 10 octobre dernier c’est un scarificateur de pain (outil utilisé par les boulangers pour faire les stries des pains et baguettes) qui a été retrouvé dans une baguette que des enfants gourmands ont entamé (fort heureusement du bon coté, donc sans toucher la lame coupante) C’est la mère qui plus tard en voulant couper un morceau de baguette a senti une résistance et a découvert la lame avant de se couper les doigts dessus. .
Le supermarché se confond en excuses, une enquête est lancée mais bon qu’importe, le pire a été évité et c’est sans doute la seule chose à retenir de ce fait divers aussi plat que rapidement conté.
Cher Francis,
En premier lieu j’aimerai te dire que je suis bien reposé quoique fourbu… le travail du jardin m’a occupé toute la journée ramasser couper tailler… et je hais les haies !!!
Il y a de cela quelques jours je parlais avec une personne de mon opinion concernant notre destin d’êtres humains. Je lui disais qu’au fond les grandes lignes étaient tracées et qu’il n’y avait plus qu’à se laisser porter. Cette fatalité de nos devenirs ne se limite pas selon moi à la somme effrayante des déterminismes qui forment un véritable carcan autour de nos existences.
En fait une autre partie de notre destin semble être déterminé par une volonté d’ordre surnaturel ou au choix par une accumulation curieusement stratégique de hasards.
Un fait de vie plutôt banal est encore venu me le confirmer aujourd’hui.
Ce matin alors que je me battais vaillamment contre les végétaux de mon jardin qui m’avaient fait croire, les lâches, qu’ils étaient domestiqués, le téléphone se mit à sonner. C’était la voisine d’en face qui appelait pour que je l’aide à faire sortir un oiseau de sa maison sans le blesser. Il faut dire que je suis un peu considéré comme étant le docteur Klein du quartier ceci expliquant cela. Après avoir capturé et relâché le stupide volatile je commençai de parler de choses et d’autres avec cette dame. En abordant le sujet qui me tracasse le plus en ce moment, trouver un stage de seconde année, elle me proposa de but en blanc de me faire profiter du soutien d’une personne très haut placé afin de faire aboutir mes recherches. Elle me parla aussi d’une structure que je ne connaissait pas encore et qui correspondait tout à fait à mon profil et à mes objectifs de stage.
Ainsi c’est peut-être grâce à un simple moineau que je vais trouver un bon stage de seconde année qui aura peut être d’autres conséquences dans ma vie.
Dit comme cela je trouve cette histoire presque effrayante…
16 ans plus tard, je relis cet article avec un petit froid dans le dos. Ce stage avait été une vraie plaie, un parcours du combattant pour moi ainsi que la découverte d’un horrible secteur du médico-social. Ce n’était donc pas un oiseau de bonne augure…