Chasse au virus

Pour cette nouvelle archive, j’ai choisi de remettre en ligne un article que j’ai écrit le 2 novembre, ça va sans dire, mais le 2 novembre 2006. C’est donc du douze ans d’age ! 😆

A l’époque j’étais très sollicité par des amis et d’autres personnes qui débutaient dans l’Internet et avaient besoin d’aide lorsqu’ils ne comprenaient pas, ne savaient pas ou se trouvaient face à un problème. C’était une époque agréable où j’avais en retour un petit billet, une bouteille, un repas… Mais surtout et avant tout de la reconnaissance au sens philosophico-sociologique du terme c’est à dire le sentiment apaisant et agréable d’être utile à d’autres.

Une grande partie de ce travail consistait à chasser les virus et autres programmes non désirés. Je m’en étais fait une spécialité. Voici donc ce que j’écrivais le 2 novembre 2006 à l’occasion d’une chasse au virus.

Jeudi 2 Novembre 2006

Cher Francis,

       Ce matin je me suis réveillé avec le doux ronronnement de Lazare l’ordinateur installé dans ma chambre et sur ma télévision. Une agréable tiédeur régnait dans la pièce, je compris amusé, que j’avais inventé une nouvelle façon de me chauffer. En effet cet ordinateur est doté d’un processeur très puissant qui dégage beaucoup de chaleur. Le fait d’avoir fonctionné toute la nuit pour terminer un très long travail avait donc élevé la température de la pièce.

Alors voilà, je chauffe à l’Athlon !!!

Après m’être extirpé de ma couette et constatant que ce brave Lazare avait terminé son travail, je décidai de le laisser se reposer. La machine se coupa en moins de 20 secondes et le ronronnement du ventilateur se tut. Ma petite chambre était à présent remplie d’un grand silence.

Lorsque je revins rallumer l’ordinateur de ma chambre je vis tout de suite que quelque chose n’allait pas, des temps de réaction bien trop longs, explorer qui affichait des erreurs critiques, puis très vite de grosses pannes qui me m’empêchait d’ouvrir la moindre application ou fenêtre.

Alors que moi j’en étais sorti, c’était au tour de Lazare de tomber victime d’un virus.

Après de très complexes manipulations je réussis à lancer le programme de gravure de données, j’en profitait pour sauvegarder un maximum de données en commençant par celles sur lesquelles il avait travaillé toute la nuit. Au stade de la vérification du disque ainsi gravé, le programme m’annonce que ce qu’il a copié est différent de ce que je lui ai demandé. 

Forcément !!! un virus n’est qu’un programme qui a pour tache de se multiplier par tous les moyens, il s’était donc reproduit et invité sur le disque que je venais de faire. 

Et c’est ainsi que commença un marathon de plusieurs heures pour lutter contre cette maladie, si cela se serait passé devant la télévision j’aurai pu parler de téléthon…

D’abord réparer explorer pour lancer une page, puis tenter les multiples sites de désinfection en ligne panda, bit defender, kaspersky, house call trend, avast… Tous ont leurs solutions en ligne mais  leurs scanners se bloquent lorsqu’il s’approchent de la bestiole qui dévore les tripes de mon pauvre Lazare qui, averti de leurs échecs répété, se fige m’obligeant à le redémarrer sans cesse.

Et en attendant le virus continue de détruire mon registre, j’éteins et je rallume la machine tout en corrigeant à chaque fois le registre de démarrage, je supprime quelques logiciels espions avec un outil que j’installe pour l’occasion et au bout de toutes ces manipulations le ménage est enfin fait autour de la grotte de la créature.

Je l’entend geindre entre deux tours de ventilateur, elle sait qu’elle est acculée et que son heure approche. Méfiance, c’est dans ces moments là que les virus sont les plus dangereux…

A ce stade j’ai essayé toutes les solutions en ligne des grands logiciels antivirus et aucun n’a réussi à faire sortir la bête de la tanière qu’elle s’est crée dans le système de mon pauvre Lazare. 

La mort dans l’âme je décide de formater le disque dur. Les commandes ne répondent pas suite au blocage d’explorer, la commande par exécution semble fonctionner quand à elle. C’est donc avec tristesse et résignation que je me vois appuyer sur la souris pour lancer le formatage c’est à dire effacer tout le disque. Et là surprise, le virus occupe le disque dur et m’empêche de lancer cette opération. La bête s’accroche à la vie…

Chose étrange impossible de redémarrer Lazare en mode sans échec pour contourner ce problème.

Alors que faire? transplanter un autre disque dur ? Non!  Cet ordinateur compte de nombreux programmes complexes onéreux et rares qui ne peuvent être réinstallés facilement.

Je me retrouve donc au bord du désespoir, j’imagine la bestiole immonde sortir de son trou avec sa marmaille pour continuer de détruire mes données avec un plaisir sans cesse renouvelé.

C’est alors qu’il me vient une idée, je repense à ce logiciel allemand gratuit si efficace que j’utilisais avant de faire évoluer Lazare. Pour des raisons mystérieuses une des barrettes de mémoire de l’ordinateur empêche ce logiciel de fonctionner. Je décide donc de lobotomiser un peu Lazare pour installer ce programme.

Mon nouvel allié bénévole entre dans mon système prend ses aises et à mon signal commence son travail. Au bout de quelques minutes de poursuite, le brave chevalier accule la bête, il s’agissait d’un ver un trojan nommé W32bumblebee. (un nom proche du mot anglais qui veut dire bourdon) Je hurle de joie, la bête quand à elle panique, elle n’a pas put encore se reproduire et sent sa fin proche. Le héros se tourne vers moi et me demande dans la langue de Shakespeare s’il doit emprisonner le virus ou mettre fin à son existence. Tue la !!! Un épée virtuelle s’abat et dans un dernier râle la créature s’éteint.

Encore une heure pour réparer tous les dommages et Lazare retrouve sa grande forme.

Une fois de plus il est passé très près de la mort… J’ai eu raison de l’appeler ainsi.

Au terme de cette chasse je repense à ce virus qui s’est si bien battu et qui sans le vouloir a sauvé mon ordinateur en bloquant mes tentatives pour effacer son disque dur. Un virus a beau être un simple programme celui-ci s’est vraiment comporté de façon étrange presque comme un être vivant luttant pour sa survie. Je repense aussi à tout ce qui est en jeu lorsqu’une de mes machines tombe malade, et surtout au fait que ce soit un programme gratuit qui ai réussi à sauver ma machine là où les solutions payantes avaient prouvé leur incapacité à le faire.

Alors Francis, j’adresse tous mes remerciements au valeureux chevalier teutonique ANTIVIR.

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