Kermesse

Aujourd’hui c’était la kermesse de l’école. J’avais fabriqué un jeux électrique avec trois planches d’exercices selon les niveaux des enfants.

Mais le plus beau le plus important a été de jouer ma première chanson dont j’ai composé musique et paroles avec les enfants à qui j’ai appris la guitare et la basse, enfin quelques accords. C’était la première fois qu’ils jouaient devant un public et surtout devant leurs parents.

Quand le guitariste a commencé de jouer ses premiers accords le public a été surpris. les gens s’attendaient à un truc bien pourri et joué de travers mais non, il a assuré jusqu’à la dernière mesure avec une seule faute que personne à part moi n’a entendu.

Son frère jumeau à la basse s’est lui aussi beaucoup accroché il a moins réussi mais il a fait de son mieux et comme je lui ai dit maintenant il va faire encore plus d’efforts pour progresser.

Mais bon peu importe nous avons passé un super moment et les parents de ses enfants étaient si fiers d’eux, notamment le père qui venait pour la première fois à l’établissement. Ce soir je suis satisfait et fier de moi, tout ce travail a été mené à bien et a porté ses fruits. 😀

Archive jeuniste

Archive du Samedi 10 Juin 2006

Cher Francis,

       Hier soir, lors d’une réunion je me suis rendu compte une fois de plus de l’effroi des adultes face aux jeunes. Les personnes en parlaient comme des délinquants en puissance, des inutiles, des êtres que plus rien n’intéresse, des irresponsables.

Et oui une fois de plus je constatais que le fossé entre les générations s’agrandissait, accéléré par les représentations erronées que chaque camps a sur l’autre.

Bien sûr en tant que travailleur social en formation, j’ai pris la parole et j’ai invité les personnes qui s’exprimaient à changer leur regard en leur donnant d’autres clefs de lecture.

Cependant ce n’est pas avec mes maigres notions de psycho et de socio simplifiées à l’extrême que j’arriverai à changer les choses. D’un autre coté vu que je refuse de voir le tissu social se désagréger davantage dans mon petit village, je pense que dans un avenir proche je tenterai de mettre en place avec d’autres personnes des projets pour rassembler un peu tout le monde.

Mais pour l’instant, et ce jusqu’à la fin de ma formation, je continuerai à expliquer aux personnes qu’elles ne doivent pas craindre les jeunes et refuser de jouer leur rôles d’adultes structurants vis à vis d’eux. Les concepts ont sans doute du mal à passer mais le sentiment d’espoir que cherche a partager, est lui bien mieux accueilli. 

Pour en finir avec ce propos, j’espère mon cher Francis que la vie associative dans laquelle je prendrai bientôt plus de responsabilités, me permettra de concrétiser mes grandes idées. Cela pourrait commencer par un geste tout simple, comme inviter les jeunes qui traînent dans un abribus à monter avec les adultes du village les chapiteaux et structures lors de l’une de nos manifestations culturelle ou sportive…

Vivement donc la fin de ma formation.

Espérons qu’entre-temps, la région et le pays tout entier ne sombrent pas encore plus profond dans la déprime. 

Pour les largués en maths

Car oui aujourd’hui je pense à ces parents qui ne peuvent pas aider leurs enfants qui ramènent des devoirs en maths et en science. Fort heureusement pour eux, les programmateurs de génie et des bonnes volontés qui veulent offrir des services gratuits, ont créé un site incroyable MATHWAY (lien ici) qui permet de résoudre les problèmes d’algèbre de math de trigonométrie, de science…

C’est vraiment bluffant surtout si l’on considère que l’on peut entrer des documents graphiques supports des problèmes et que le programme donne sur demande (moyennant inscription avec son compte facebook ou autre) les étapes de résolution des exercices.

On est loin de la calculatrice scientifique ! Alors si vous aimez les maths ou si vous avez besoin un jour de résoudre un problème scientifique ou mathématique, mettez ce site dans vos favoris.

Perdu

Je recommence le billet d’aujourd’hui pour la troisième fois. Mes pensées sont sombres très sombres et je ne veux pas inquiéter mes lecteurs surtout mes proches en laissant sortir toute cette noirceur qui ne demande qu’à couler de mon cerveau à mon clavier.

Non ce soir je ne reparlerai pas de la situation actuelle, ma mère va bien pas de signes cliniques et tant que l’IRM n’est pas faite, nous vivons une parenthèse, un sursis.

Alors du coup ce soir parlons d’autre chose comme de ma journée passée à faire un gâteau avec trois enfants qui n’ont ni langage oral ni compétences de base ne serait-ce que celle du stade de l’imitation pour faire de cet atelier un vrai apprentissage.

Bref vous l’avez compris, aujourd’hui j’ai fait de l’occupationnel. Ce genre de chose a un sens pour les psychiatres et est une réalité pour les professionnels qui accompagnent des enfants en grande difficulté. Fort heureusement, mes collègues mettent aussi en place d’autres activités porteuses de sens et génératrices de progrès.

Il n’en reste pas moins que la notion « d’activité qui a un sens » se résume souvent à la seule perspective du professionnel qui la met en place. Les projet sont élaborés de façon unilatérale et même si cela change peu à peu, sans un écrit qui vient exposer leurs buts et leurs apports.

Bref oui, ces temps derniers le travail est la seule chose qui m’aide à tenir bon et même là je me pose des questions sur la solidité de l’édifice. Ce genre de questionnement n’est pas nouveau pour moi, un bon professionnel est toujours en questionnement, mais après une après midi passée à faire de l’occupationnel, la peur d’avoir consacré ma vie à des chimères remonte très fort.

Mais au final une seule chose reste sûre, authentique et positive, ce sont tous les bons moments passés avec les enfants, la complicité, les yeux qui s’illuminent lorsqu’une petite réussite se produit et parfois la sensation d’avoir touché le cœur de l’enfant par une parole qui va l’aider dans sa vie, bref, tous ces instants magiques et merveilleux que personne y compris mon pessimisme et mon désespoir ne pourront me prendre. Oasis dans mon désert affectif balayé par les vent du désespoir, tous ces beaux instants je les garde précieusement dans mon cœur et je les emporterai avec moi lorsque souviendra le grand silence.

Quand épouvantail rime avec royal

Cette semaine je vous emmène en Angleterre et plus précisément à Wellington, un charmant village du comté du Herefordshire qui organise chaque année une « fun week ».

Cette année pour être en lien avec l’actualité du pays, c’est à dire le jubilé de platine de sa Majesté La Reine Elisabeth, le village s’est donné pour thème : Rois, reines, princes, princesses et tout ce qui a un lien avec la royauté. Source de l’article.

La population a répondu avec enthousiasme à cette proposition en fabriquant entre autres choses de nombreux épouvantails ainsi que des silhouettes découpées pour orner les jardins. Le thème bien décliné a donc suscité l’apparition dans ce village de représentations grandeur nature de nombreuses célébrités tirées du monde réel ou de la pop culture.

On passe donc des épouvantails représentant la reine et ses Welsh Corgy adorés à d’autres représentant Freddy Mercury (et oui le groupe Queen !) en passant par la princesse Leila et tant d’autres.

Le délire festif, un moyen comme un autre d’oublier les menaces qui s’amoncellent dans l’azur de nos lendemains bien trop incertains…

Archive de crackosaure

Archive du mardi 3 juin 2008

Cher Francis,

       Et bien voilà, je l’ai fait, j’ai sauté le pas…

Depuis quelques minutes je suis devenu membre d’Ebay le fameux site d’enchères. Je m’étais promis que je ne le ferai jamais mais j’ai eu un coup de cœur pour un charmant petit appareil photo télémétrique.

Et là mon palpitant s’affole comme pour un examen car dans moins de 50 minutes maintenant je saurai si oui ou non je réussirai à remporter l’enchère…  Croise les doigts pour moi !

14 ans plus tard j’ai acheté et revendu des dizaines d’appareils exposé des centaines de films et tout ça pour n’avoir qu’une vingtaine de photos dont je suis fier. Comme tout ceci parait stupide et dérisoire! Ça me rend malade, envie de tout bazarder ce qui me reste.