Droit d’inventaire

Ce weekend a été très éprouvant, une soirée trop longue et bien trop arrosée de vendredi soir à samedi matin et un dimanche inattendu qui m’a bien retourné la tête.

Car oui, dimanche dernier j’étais un des volontaires venus aider au vidage de la cure du village suite au décès de notre curé.

Notre prêtre avait donné tous ses biens à l’évêché mais celui-ci après avoir récupéré l’argent de la paroisse a préféré tout de même appeler la famille de feu notre prêtre pour qu’ils prennent ce qu’ils voulaient.

Et c’est là que j’ai eu une bien drôle d’impression…

Car oui ces personnes bien que sympathiques et sincèrement émues par le décès de Pierre, se sont mis à vider le bâtiment de façon hyper méthodique et un peu froide. Il n’y avait pas de place pour les souvenirs autour de notre prêtre, non, là c’était récupérer le plus de choses et le charger dans les divers véhicules dont un gros camion.

Voyant cela j’ai été assailli de pensées très noires sur cette dimension de nos existences, que reste t-il de nous à notre mort ? Les objets récupérés par succession sont-ils des moyens de faire vivre la mémoire de la personne défunte ou bien juste une façon de s’enrichir ?

De mon coté j’ai demandé à récupérer une de ses guitares que je vais amener chez le luthier pour en jouer en me rappelant de lui tout comme je joue avec la basse de feu ma nièce pour me rappeler d’elle et de sa mort bien trop précoce et violente.

J’ai aussi négocié avec la famille pour prendre quatre bouteilles de goutte dont deux de la fin des années 70. Mon but est de les préserver afin de les ressortir lors d’un éventuel repas paroissial à l’heure du café comme aimait tant le faire Pierre.

Guitare ou gniole, je suis donc au clair…

Mais bon j’ai ouvert une des bouteilles car j’étais trop curieux de découvrir le gout d’un alcool qui a presque mon age.

Et bien chui pas déçu ! Heureusement que la notoriété publique va faire que je vais m’astreindre de retourner y gouter car comme on dit chez nous elle a un « goût de r’vient-z-y » 😆

Une touchante légende belge

Cette semaine, notre lundi insolite nous amène en Belgique voisine, dans la ville de Verviers. Cette ville comme tant d’autres dans le monde a son histoire et ses légendes.

En 1831, après que la Belgique ai gagné son indépendance, Pierre David fut élu Maire de la ville de Verviers et fit d’ailleurs un très bon travail notamment en mettant en place la première brigade de pompiers de la ville et en ouvrant les débats de l’équipe municipale au public. Ce maire si apprécié par ses administrés était encore en poste lorsqu’il mourut le 30 juin 1939 lorsqu’un volet se détachant de son habitation, l’emporta en provoquant sa chute de la terrasse de sa maison. Il ne survécu pas à une grave blessure à la tête. Très marquées par ce décès brutal, les autorités locales eurent le projet de bâtir une fontaine à Verviers en souvenir de ce grand homme et selon une légende (nous y voilà) firent une demande très inhabituelle à sa famille.

Ils demandèrent que le cœur de Pierre David soit extrait de son corps et conservé dans du formol en attendant de le placer dans une boite scellée au cœur de la fontaine ce qui fut fait 44 ans plus tard.

Personne n’avais jamais pris cette légende au sérieux (malgré le fait que ce récit apparaissent dans les documents d’époque) jusqu’à ce que, le 10 septembre dernier, des ouvriers menant des opérations de restauration de la fontaine découvrent scellée à l’intérieur de celle-ci un beau coffre en métal contenant une petite jarre remplie de formol dans lequel flotte pour l’éternité le cœur de Pierre David.

En attendant la fin des opérations de restauration de la fontaine, le coffre est exposé au Musée des Beaux-Arts et de la Céramique de Verviers. Par la suite, à la fin des travaux il sera bien sûr remis en place dans la fontaine.

C’est étrange mais bien loin de trouver cela macabre, cette petite hsitoire m’émeut comme quelque peu.

Du coups ne comptez pas sur moi pour faire un calembour à base de cœur pour ce lundi insolite, j’ai bien trop de respect pour les protagonistes vivants ou décédés de cette histoire.

Le passeur

Ma pratique de la photo et mon rapport plus qu’ambigu à la technologie font que je ne n’aime pas montrer les photos que je fais sans film car dans mon esprit, la facilité et l’immédiateté du numérique m’enlèvent à la fois le plaisir de la prise de vue et l’intérêt du résultat final. Du coup je ne les investis jamais sauf si elles sont liées à un souvenir important ou si elles prennent de façon voulue ou accidentelle une certaine dimension symbolique à laquelle je suis très sensible.

La photo ci dessus fait partie de cette dernière catégorie. C’était pendant une messe de la semaine sainte il y a une dizaine d’année (impossible de retrouver la date exacte, l’EXIF a été bouffé). A cette époque je m’amusais à prendre des photos de très mauvaise qualité avec mon téléphone histoire de renforcer ma haine de la photo numérique. Et là en faisant discrètement une photo de la procession et en regardant le résultat final sur mon écran d’ordinateur, j’ai tout de suite été frappé par la réussite de ce loupé.

Pour moi sur cette image, le prêtre aujourd’hui décédé est comme un passeur qui transforme les personnes de la procession en spectres qui finissent par disparaitre. La très basse vitesse due au manque de lumière et le mouvement ont donné ce résultat. Et si je n’avais pas dormi trois heures cette nuit j’aurai sans doute continué très longtemps sur la symbolique fantastico-religieuse de l’idée contenue dans l’image et mon début d’analyse, mais là il va falloir que vous le fassiez vous-même ! 😆

Archive du petit désastre

Continuez comme ça ! Et bien non hélas…Pourquoi ? Et bien parce que hier 11 septembre j’ai vraiment fait n’importe quoi… J’ai oublié de publier sur mon blog comme je l’ai fait chaque jour depuis 699 jours ! Moi qui comptait atteindre mille jours de publications ininterrompues pour voir si cela allait avoir un impact et bien c’est grillé. 😥

Alors un grand merci à Fred qui m’a rappelé au pub à 21h00 alors que j’allais rentrer chez moi pour écrire le billet du vendredi 11 septembre. Je suis rentré chez moi à 2h24 après une soirée (nuit) hélas trop sympa. 😆

Au final pas besoin de se mentir, ce plantage c’est mon échec, ma faute et au bout du compte je m’en fiche un peu… Donc passons… Dimanche j’aurai droit à la mention « bravo vous avez publié depuis deux jours »… 🙄

Archive du vendredi 11 septembre 2009

Le chiffre du jour


Le chiffre du jour est 98, ce chiffre c’est mon poids mesuré aujourd’hui tout habillé chez mon médecin qui surveille mon régime.

Mine de rien, vu que j’étais parti à 125, c’est plus de 27 kilos que j’ai perdu depuis mars. je n’ai plus faim, plus d’envie de manger des choses sucrées et quand je remange normalement, je ne regagne pas les kilos.

Mon poids est donc stabilisé et ma santé un peu améliorée. je ne sais pas ce que cela aura pour conséquence sur mon espérance de vie et je ne cherche pas à la savoir.

Par contre je dois encore perdre trois kilos d’ici un mois et je ne sais pas si je vais y arriver. Bien que je n’ai pas très faim, le manque de nourriture provoque en moi une grande fatigue.

Tout ça pour vivre encore un peu plus longtemps sur cette boule de boue à l’agonie…

Un autre bricoleur de génie

C’est officiel, L’Australie est un pays qui me captive de plus en plus. Entre les bestioles plus ou moins dangereuses que j’adore et qui viennent jusque dans les maisons surprendre les habitants et la gentille folie très courante dans ce pays, je commence à rêver d’y voyager dans un avenir sans Covid. 🙄

Alors même si le tube n’est pas une représentation du réel, je suis devenu accroc de l’un d’entre eux, un bricoleur de génie qui a entre autres choses mené une guerre contre les chats errants qui envahissent son jardin et massacrent les petits animaux qui s’y sont réfugiés.

Vu qu’il n’est pas barbare et qu’il ne veut pas non plus se fâcher avec ses voisins, cet australien a inventé et perfectionné plusieurs dispositifs pour arroser ou effrayer les chats et montre ses essais et ses échecs dans des vidéos très bien montées et pleines d’humour. 😎

Sa guerre contre les chats reste d’actualité, voici sa dernière tentative pour empêcher les chats errants de s’en prendre aux petits oiseaux de son jardin : les droguer avec de l’herbe à chat.

Bon, c’est en anglais… Mais franchement c’est hilarant ! 😆

Fatigue précoce

Alors oui aujourd’hui pas grand chose à raconter, je pourrais évoquer la lourdeur des mesures anti-covid qui doivent être respectées de façon stricte et absolue alors que pendant le repas nous enlevons tous nos masques dans un espace clos sans respecter les distance, de mon lieu de travail qui est devenu un repère de geeks mais non, je préfère tout ramener à ma personne et évoquer ma lassitude après ces premiers jours de travail.

Car oui, chose nouvelle au travail je suis partagé entre le stress généré par la situation sanitaire et l’ennui de voir que les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Mais là, ce soir je m’arrête là car j’ai bien mieux à faire qu’à râler sur ce blog : je dois finir et amplifier mes exercices quotidiens de guitare afin que mon prof puisse voir que je suis un gars sérieux qui s’accroche…

Hélas je n’ai pas été très brillant ce soir une fois de plus…

Je commence à penser que je suis en fait un parent pas très éloigné de Forrest Gump… 🙄

Un éléphant mélomane

Il y a quelques mois, les autorité pakistanaises ont décrété que le zoo d’Islamabad était si mal entretenu que les animaux devaient être libérés ou placés dans d’autres parcs et ce le plus vite possible.

Mais pour déterminer si l’état de santé de certains animaux est assez satisfaisant pour les déplacer sur des grandes distances, des examens approfondis sont nécessaires.

Hélas, l’éléphant Kavaan refusait de se soumettre à ces examens, son caractère taciturne et agressif empêchant les soignants de s’approcher. Ce pauvre pachyderme de 36 ans a des raisons de ne pas avoir le moral, car depuis le décès de son compagnon il y a 8 ans, il est à présent le dernier éléphant de ce zoo délabré.

Et c’est là qu’entre en scène Amir Khalil un vétérinaire travaillant pour l’association Four Paws. Cet homme a réussi à entrer en relation avec cet imposant animal et ainsi à le calmer en lui passant des chansons de Sinatra. Kavaan semble d’ailleurs beaucoup aimer la chanson my way qui est l’adaptation en anglais de la chanson Comme d’habitude, composée par Jacques Revaux et interprétée à l’origine par Claude François en 19671.

Du coup Kavaan a pu être examiné. Son bilan de santé n’est pas idéal, outre son caractère, l’animal est obèse et souffre de malformation au niveau de ses ongles de pattes ce qui peut entrainer une infection. Mais l’un dans l’autre il a tout de même été déclaré apte et sera anesthésié en vue d’un long voyage vers le Cambodge où il retrouvera d’autres éléphants dans une réserve.

Morale de tout ça ? Une jolie histoire et une grosse envie de dire du mal de Claude François mais je me retiens par respect. :mrgreen: