Archive d’un souvenir pitoyable oublié

vendredi 7 avril 2006

Cher Francis,

       La semaine de formation se termine enfin. pour moi en temps subjectif elle aura duré un mois… Entre les examens, le retour de stage et la confrontation avec les professionnels aujourd’hui j’aurai vécu des choses aussi difficiles que fatigantes.

Par exemple j’ai découvert une nouvelle façon d’être stigmatisé. En effet une éducatrice étonnée de la rigueur de ma présentation me demande quelle a été ma formation antérieure, avec une voie hésitante je lui répond que je suis titulaire d’une maîtrise en droit privé. D’un seul coup les professionnels autour de la table me reproche de ne pas avoir assez parlé de l’humain dans mon exposé en insistant sur le fait que cela est bien sûr dû à ma formation de juriste !!!

Pitoyables vermisseaux… Mais bon examen non noté, alors leur bêtise commune m’a bien fait sourire.

Mes camarades ont fait des travaux tous très intéressants que j’ai eu plaisir à écouter… Le climat était détendu beaucoup de rires de part et d’autre et toujours notre cher formateur dont je parlais le 5 mars dernier, n’est pas en dernier pour la déconnade. 

Bon, le week-end commence avec tant de choses à faire… Et un si beau soleil…

Leaving the forties…

Ce soir je vais donc fêter mes dernières heures de quadragénaire avec les collègues et amis qui viennent passer la soirée avec moi. Je pense que la soirée sera sympa et que j’aurai une photo de la semaine bien emblématique de ce qui va se passer.

Bon je viens de rentrer et je dois déjà y aller.

Même pas le temps de changer de fringues ! 😆

Et l’archive du jour dans tout ça ?

Bon, si vous insistez, archive du lundi 31 mars 2008 :

Archive en mode auto-diagnostic

Archive du Samedi 24 mars 2007

Cher Francis,

       Comme tu le sais je travaille sur mon mémoire. Ce travail de recherche vise à répondre à la question suivante: Les activités des éducateurs avec les ordinateurs sont-elles à même de réduire l’expression des désavantages accompagnant le handicap moyen et léger chez l’enfant. Ce travail me pousse donc à aborder d’un point de vue neutre les apports réels qu’offre mon outil de prédilection. 

C’est alors qu’en me penchant sur les limites et aspects négatif de l’ordinateur que j’ai très vite fait le lien avec mon propre usage de ces machines. L’informatique en déboulant dans ma vie a chamboulé bien des choses et le plus souvent dans le mauvais sens.

Je dois reconnaître que cet outil est devenu pour moi un vrai carcan qui n’a de cesse de mieux me séduire afin de m’entraîner toujours plus loin dans des activités aussi vaines que chronophages.

Depuis que j’ai un ordinateur je ne lis presque plus de livres, je ne fais plus de promenade et ma perception subjective du temps est faussée. 

Je me rappelle de ma vie d’avant, je cherchais des partitions pour jouer des chansons sur une des mes trois guitares. Aujourd’hui si je fais retentir un son de cordes c’est parce que j’ai buté dans une de mes guitares en me déplaçant d’un écran à l’autre… Pitoyable…

Mais le pire dans cette aliénation grandissante c’est que je suis conscient de ma dépendance à ces machines sans pour autant désirer m’y opposer.

Ces machines sont au croisement de toute mon existence. Communication, expression, travail, recherches, distractions… Il n’existe pas un seul aspect de ma vie qui ne soit pas connecté à l’informatique. Chacun de mes ordinateurs a une fonction bien précise ce qui explique que lorsque l’un d’entre eux rencontre un problème je ressens cela comme une maladie affectant mon corps.

Mon premier ordinateur, Dellia photographié ci dessus en compagnie de Mokona est mon plus ancien poste. C’est aussi la machine qui est consacrée au travail et à la création de ces lignes. Une panne de Dellia est ainsi ressentie dans mon esprit comme un accident handicapant mes sens. Cet ordinateur fait partie de moi, il est une extension de mon corps où se trouve le siège de mes autres sens.

Le bilan est effrayant, je ne sais plus comment vivre sans ordinateur alors que je m’en suis très bien passé pendant plus de vingt ans. Le mois dernier alors que je me préparai à envoyer des questionnaires dans le cadre de mon mémoire, je commençais à travailler sur un projet d’envoi de questionnaire par Internet avec des scripts complexes que je savais ne pas pouvoir maîtriser, tout cela parce que j’avais oublié que pour envoyer des choses il y avait aussi la poste !!!

L’ordinateur perverti mon rapport au temps, mon rapport au réel et mon rapport aux autres en m’offrant un semblant de vie sociale alors que cet hygiaphone n’est au mieux qu’un début de communication.

Pas besoin de faire de grandes théories pour savoir comment j’en suis arrivé là. Ma vie est faite de vides et de carences, l’ordinateur et Internet se sont immiscés dans ces failles pour les remplir d’un épais brouillard me permettant de croire en une plénitude alors que dessous ce voile intangible le vide réside toujours et prospère.

Le pire est d’être conscient de tout cela sans avoir les moyens ou même je l’avoue, l’envie de revenir à la vie d’avant. 

J’espère cependant qu’un jour prochain, je saurai trouver un autre objet d’attachement me permettant d’accéder au monde de façon aussi complète mais plus libre et plus humaine.

Archive militante

Archive du samedi 10 mars 2007

Cher Francis,

       Toujours pas de nouvelles de Toshiyuki. (ma 309 GT)

       Je suis allé au supermarché pour refaire mes stocks de biscuits apéritifs coréens. Sur le parking j’ai découvert un autocollant bizarre sur une voiture près de la mienne. On y voyait une tête de cheval accompagnée d’un slogan : « non à l’hippophagie, un cheval ça ne se mange pas » Sur le moment j’ai été surpris puis amusé par cette déclaration en faveur des droits des équidés. En rentrant j’ai fait quelques recherches sur Internet afin de mieux comprendre quelles étaient les idées derrière ce mouvement discret mais bien réel.

Ce mouvement semble avoir été créé par des amoureux des chevaux qui ne supportent pas que leurs animaux mascottes soient traînés dans des wagons fermés avant d’être abattus et dépecés. Cette organisation s’est par la suite structurée en association, l A.E.C  (L’association éthique du cheval).

L’idée avancée pour dissuader les consommateurs de manger du cheval est de dire que cet animal est utile pour l’homme, il est son compagnon, son ami et que par reconnaissance nous ne devrions pas le manger…Je les comprends, moi-même je ne supporte pas que l’on fasse du mal à mes animaux préférés c’est à dire les chats mais dans mon cas mon indignation s’étend à toute forme de cruauté contre l’ensemble du monde vivant sans faire de distinction selon mes créatures fétiches.

Voilà précisément ce qui est drôle dans cette démarche, les humains sont appelés à limiter leur cruauté vis à vis des animaux qui leurs sont utiles et sympas. Ne serait-il pas plus juste de considérer que chaque créature est sensible et que la violence que l’homme exerce sur elle à des fins étrangères aux lois de la nature est inacceptable ? Un animal doit être respecté parce qu’il est un être vivant et j’en suis convaincu pensant, pas pour les services qu’il rend ni pour son image, car mis à part les chevaux et les animaux de compagnie conventionnels, aucun d’entre eux ne mériteraient d’être protégé si l’on suivait ce critère aussi absurde qu’anthropocentriste.

       C’est bien beau de chialer sur le sort d’un cheval abattu froidement dans un abattoir, mais qui s’intéresse aux grenouilles à qui l’on coupe les pattes avant de les laisser crever dans un seau? Aux gallinacés qui sont décapités? Aux cochons piqués à mort avant d’être saignés?       

       Et pourtant on peut faire de belles ballades sur le dos d’un cochon, nombre d’enfants de fermiers peuvent en témoigner !  Les oies de mon frère sont de meilleures gardiennes que bien des chiens, et les grenouilles consomment d’importante quantité d’insectes nuisibles à l’homme… Mais c’est sûr que ces créatures sont moins sympas que les chevaux et surtout moins propices aux transferts affectifs et aux projections de nos inconscients d’animaux malades…

C’est décidé, moi aussi je me lance dans la bataille je vais créer l’A.E.A : l’association éthique de l’araignée !!!

Quitte à être ridicule autant le faire avec humour…

16 ans plus tard, rien à ajouter. Je caresse même le rêve de devenir un jour vegan… 🙄

Tendres souvenirs…

Cher Francis,

Hier je te parlais de l’alcoolisme des jeunes, je dois avouer que je suis de mauvaise foi car le soir même j’ai fait découvrir la cuisine japonaise à ma nièce qui a dix ans et bon, il a bien fallut qu’elle boive du sake…

Mais non je rigole !!! c’est juste pour la photo quoique elle à l’air bien imbibée !!!

Mais elle a seulement senti l’odeur de ce breuvage, elle devra attendre de boire ses premiers soft-drinks pour boire pour de vrai… Mais bon Sarah, ne te presse pas trop !!!

C’est à la fois tendre et triste de retomber sur cette archive. De Sarah aujourd’hui décédée il ne me reste plus que des souvenirs et de belles photos, alors retrouver une page de vie et un souvenir qui va avec me rend à la fois heureux et triste… 😥

Crier au loup

Archive du vendredi 24 février 2006

Cher Francis,Hier soir alors que je travaillais dans la salle en haut avec mon ordinateur portable, j’écoutais d’une oreille distraite un reportage d’envoyé spécial sur le loup et les dangers qu’il représente. Je dois dire que ce sujet m’a mis dans une colère noire.Je ne vais pas entrer dans le débat autour de cette question car je n’ai pas toutes les informations sur ce sujet. Mon avis est que le loup est un animal qui avait sa place dans l’écosystème avant d’être exterminé par l’homme et que ce dernier doit accepter que cet animal prélève son tribu légitime. Mais bon à l’époque où l’on manipule les génomes des êtres vivants pour augmenter leur potentiels commerciaux, un tel langage ne peut être entendu par le berger qui ose prétendre qu’il comprend la nature. Je vais arrêter là ce débat avant de m’énerver pour m’attacher non pas au fond du reportage mais à sa forme.En effet ce prétendu sujet d’information utilisait des procédés cinématographiques propres aux films d’horreur ( plans au ras du sol, images brouillées, musique flippante) afin de faire passer le loup pour un monstre venu de l’espace. De longues interviews et séquences montrant les bergers en train de pleurer ou d’agresser des écologistes caricaturaux complétait ce travail aberrant. Mais bon, ce n’est qu’une nouvelle illustration de la mercantilisation de l’information qui pousse les journalistes à renoncer à toute éthique et impartialité pour faire du sensationnel au détriment de l’information. Les chaînes de TV en cautionnant et en encourageant ce dévoyage de l’information ne font que démolir un peu plus la crédibilité du service public tout en redonnant au loup le statut qu’il avait au 19eme siècle.Et oui mon cher Francis, à l’heure où la société toute entière repart sur bien des plans au siècle dernier, pas étonnant que comme à cette époque nous cherchions de nouveaux boucs émissaires à stigmatiser. Le loup, animal des plus méconnus, remplit très bien cette fonction.

17 ans plus tard, le loup est de retour de façon vérifiée et parfois massive, reste à savoir si ce retours sera accepté ou si l’histoire se répétera pour le dernier des grands prédateurs.

Archive d’une cruauté désabusée

Cher Francis,

Voici donc un exemple des massacres journaliers commis par mon chat siamois.

♫♪♫♪♫

Une souris morte,

♫♪♫♪♫

Qui gisait à ma porte.

♫♪♫♪♫

Je l’attrape par la queue,

♫♪♫♪♫

Mon dieu que c’est dégueu !

♫♪♫♪♫

Et tu veux que je te dise ?

♫♪♫♪♫

Trempée dans l’huile ou dans l’eau,

♫♪♫♪♫

Mon siamois reste un beau salop !  

Rien à ajouter sinon que je crois me souvenir que la photo du rongeur s’arrête là où finissait son corps… 🙄

Archives à venir

Ce soir je suis allé au pub et j’ai longuement parlé avec un prof de physique chimie au lycée, après je suis allé chez mon ami Pascal pour raconter des âneries avec sa gamine survoltée, donc en rentrant à 23h00 ne me demandez pas de sortir une archive, on verra ça demain ou pas ! 😆

BON OK on édite !

Flagrant délire

(titre inspirée par Bastien)

Depuis le début de l’année, j’anime chaque lundi matin un atelier photo argentique avec les enfants de l’établissement où je travaille. L’un de mes buts était de leur permettre de s’exprimer avec la photo et de montrer leurs œuvres à un plus large public possible.

Hélas, les panneaux réalisés et présentés lors de la fête de Noël sont certes sympas mais n’ont occasionné aucun retour pour les enfants qui travaillent avec moi sur ce projet.

Il me fallait donc trouver une idée nouvelle pour que l’on entende enfin parler du club photo argentique.

Avec les enfants nous avons donc inventé une histoire avec mon lapin en laine. Un récit inscrit dans la réalité de leur accompagnement à l’I.M.P, une fable que nous sommes en train de préparer en la montant sous forme de roman photo. La photo ci-contre est un extrait, un teaser.

L’histoire est rédigée et les premières photos argentiques vont être visibles demain, ce projet devrait donc être mené à bien.

A suivre…

La suite et bien c’est un roman photo de dix pages qui aujourd’hui encore reste un beau souvenir d’une activité rigolote et très intéressante sur le fond comme sur la forme. 🙂