Brève archive

Chaque vendredi je pioche dans les archives de mon ancien blog et je trouve parfois des choses sympas que j’ai envie de remonter. Cette semaine hélas je ne trouve que des articles barbants traités n’importe comment, du coup je préfère partager une archive bien simple, courte et parlante, celle du 27 mai 2007, c’est à dire la période pendant laquelle j’ai passé mon Diplôme d’État d’éducateur spécialisé.

Archive du Dimanche 27 mai 2007

Cher Francis,

       Le D.E approche vu que c’est  mercredi. Chose étrange je n’ai pas peur. C’est comme si tout cela ne voulait plus rien dire. J’ai révisé du mieux que j’ai pu les trois ans de cours mais j’ai encore pas mal de choses que j’ignore sans compter les matières dont j’ai été exempté et pour lesquelles je n’ai pas de cours.

Vais-je subitement me mettre à paniquer demain matin ?

Bon je retourne à mes révisions. Je t’ai laissé une nouvelle photo de la semaine.

Un beau projet…

Chaque mercredi je fais des recherches pour présenter un site Internet utile gratuit et fiable. Ou alors juste un truc amusant… car oui, dans ce monde où l’égoïsme et l’avidité règnent en maître, il existe encore des personnes qui fidèles à un idéal, donnent de leur temps et parfois d’autres de leurs ressources pour aider les autres tout en contribuant à l’avènement d’un monde meilleur.

Et parmi ces personnes, Salman Khan se présente comme un champion voire un exemple, enfin si on en croit les différentes sources que j’ai consulté pour préparer cet article.

Salman Khan est né d’un père Bengali et d’une mère indienne mais a vu le jour en Louisiane. Élève brillant il décroche quatre diplôme prestigieux qui lui ouvrent la voie vers une belle carrière. Mais c’est en 2004 qu’il trouve sa voie en aidant une de ses cousines qui galérait en maths. Il lui explique par téléphone, lui envoie des cours de plus en plus complets puis sur la proposition de la jeune fille, il décide de tourner un cours en vidéo, un format qui permet à son étudiante de reprendre les choses indéfiniment jusqu’à l’acquisition des notions.

Par la suite Salman va aider d’autres cousins en faisant d’autres vidéos et peu à peu va commencer à imaginer un concept des plus novateur et philanthropique. Une académie en ligne.

C’est ainsi qu’en 2008; la Khan Academy est lancée. Il s’agit d’une plateforme totalement gratuite sans aucun but lucratif fonctionnant avec les dons de grandes entreprises et permettant à n’importe quelle personne dans le monde, enfant ou adulte, pauvre ou riche, de devenir élève ou professeur.

Cela peut paraître un peu trop beau pour être vrai mais 14 ans plus tard, le site continue de proposer un service aussi gratuit que performant avec des contenus vérifiés, des apprentissages très diversifiés sous forme de cours complets et de vidéos sur You Tube et des outils permettant aux professeurs de cibler les difficultés de leurs élèves afin d’y apporter une aide personnalisée.

Alors vous qui lisez ces lignes, si vous avez envie d’apprendre des choses ou alors de partager votre savoir pour faire de ce monde et de l’outil Internet autre chose qu’une communauté d’adorateurs de vidéos de chats, et bien vous savez ce qu’il vous reste à faire : https://www.khanacademy.org/

Géraniums

Aujourd’hui en sortant du travail je suis allé chercher 6 pieds de géraniums pour les mettre dans les deux jardinières sur le balcon. Pourquoi ? Et bien parce que tous les voisins affichent leurs géraniums et aussi parce que ce geste annuel fait partie de ces choses que l’on fait chaque année à l’identique prétendument par habitude ou par tradition alors qu’en fait nous les exécutons comme un rituel magique nous permettant de ne rien changer d’une année à l’autre. Le mot d’ordre implicite est donné : reproduire le passé dans les moindres détails et surtout éviter toute innovation déstabilisante.

Alors voilà, j’étais là les mains dans le terreau quand ma cousine est arrivée pour récupérer une lettre vu que son courrier continue d’être envoyé chez moi malgré mes démarches. C’est à ce moment qu’elle me parle de ses enfants qui se plaisent tant dans les écoles de mon village et qui s’y font pas mal d’amis tout en commençant à baragouiner quelques mots de français. Nous parlons de leurs facéties, des autres familles ukrainiennes bizarres qui sont dans le village d’à coté et que ma cousine fréquente de moins en moins car à chaque fois elle est à deux doigts de se faire arnaquer (le coup de « ma carte bancaire ne marche pas »). je lui conseille de faire le tri et de prendre ses distances. Je tente aussi de savoir ce qu’elle fait pour elle-même…

Et à force d’insister je finis par comprendre que ma cousine souffre du même problème que le mien, elle s’interdit d’être heureuse. Elle est logée gratuitement dans un très bel appartement, ses enfants sont scolarisés et apprennent plein de choses en vivant de beaux moments, je suis juste à coté en cas de soucis, mais non, rien n’y fait, elle n’exprime au mieux qu’un soulagement de se retrouver dans le cadre calme et paisible d’un village bourgeois muni de solides infrastructures mais ne dira jamais que la vie est belle et qu’elle désire tenter de faire de cet exil temporaire non pas une épreuve, mais une chance de vivre avec ses enfants une expérience qui à posteriori se révélera enrichissante pour tous.

Alors ce soir, histoire de bien me faire comprendre son trouble, elle parle dans un article sur le réseau social des vieux (Facebook) de ce conflit entre ce sentiment de bien-être et la culpabilité qui l’empêche de le ressentir puisqu’elle pense constamment à son pays qui est actuellement en pleine russification.

Et là je me dis qu’il faudrait qu’elle trouve un travail d’aide à la personne pour arrêter de s’apitoyer sur elle-même et profiter de ce qu’elle a en ce moment. Mais bon, si je veux vraiment être honnête mon idée est débile vu que pour moi ma carrière toute entière au service des plus malheureux que moi ne m’a absolument jamais aidé à savourer ma chance et à m’autoriser d’être heureux. A vrai dire, ces dernières années c’est même le contraire puisque je commence même à perdre tout espoir dans la nature humaine en voyant que d’année en année les visages changent mais que les tragédies restent les mêmes. On peut changer les prénoms mais pour changer les destins c’est bien plus compliqué et l’état actuel du secteur médico-social exsangue de financements ne va rien arranger.

Demain à midi c’est le pont, l’occasion de faire de la musique, du rangement et surtout du jardin, c’est aussi surtout et avant tout l’occasion de passer du temps avec un ami ou deux histoire de croire l’espace de quelques instants au jour où moi aussi je mériterai de devenir quelqu’un dont on apprécie la compagnie.

Quelques instants passés la tête hors de l’eau en ayant des rapports normaux et de riches interactions avec diverses personnes juste avant de replonger dans les eaux froides et sombres de cette solitude; naguère fidèle compagne, mais qu’à présent je rejette violemment après avoir expérimenté le mirage de la famille ukrainienne qui m’a rappelé de façon agréable puis très douloureuse un fait central dans ma vie qui se résume en une courte et abrupte constatation : j’ai oublié de vivre.

Un destin ironique

En 1975, le célèbre film « Les dents de la mer » sort en salle. Parmi les acteurs de second plan on découvre un jeune enfant recruté localement dans la ville de Oaks Bluff, une bourgade située dans une île du Massachusetts où la très grande majorité des plans du film ont été tournés. Jonathan Searle, c’est le nom du môme, joue le rôle d’un sale gosse qui s’amuse à effrayer les nageurs avec une fausse nageoire de requin.

En 1986, ce même Jonathan Searle intègre les force de l’ordre de la ville. En 2008, ce policier inculpe un homme pour comportement irresponsable car ce quidam avait fait exactement ce que lui avait fait étant enfant dans le film, effrayer les baigneurs et plaisanciers et leur faisant croire à une attaque de requin.

Enfin, en fin de semaine dernière soit 47 ans après la sortie du film, Jonathan Searle devient officiellement le chef de la police de la ville d’Oaks Bluff où rappelons-le le film des dents de la mer a été tourné en grande partie.

Alors oui, enfant il a été recruté localement, mais tout de même, la vie de ce policier semble rythmée par les histoires de requins.

J’attends donc la suite. Il va peut-être repousser une vraie attaque de grand requins blanc et en tuer un en lui faisant exploser une bonbonne de gaz dans la gueule ? 😆

Ma cousine

Un jour j’ai amené ma cousine ukrainienne et ses enfants en haut d’un très beau belvédère pour contempler la nature au printemps. J’avais pris le Mamiya et c’est donc à cet instant que j’ai capté ce moment, enfin surtout ce regard de réfugiée en exil. Un regard plein de tristesse, de lassitude, d’inquiétude et aussi d’incompréhension vis à vis de mon hobby. Faire des photos avec un gros machin comme ça au lieu de prendre son téléphone, il faut être fou ! Je sais déjà ce qu’elle va dire vis à vis de la photo, elle va la détester car cette photo la montre telle qu’elle est et non telle qu’elle parait avec les filtres installés sur son téléphone qui la transforme en Barbie visage plastique. 😆

Mamiya RB 67 ProSD, Mamiya 150 KL, film FUJI Reala 120.

Archive photographique

Archive du mercredi 20 mai 2009

Dan

Dan travaillait dans l’IMP Où je suis employé, il y occupait la place d’homme à tout faire et s’occupait des travaux et des transports. C’était une grande gueule mais pas tant que ça et on rigolait bien avec lui. Tout comme moi il détestait Noël car les pires choses dans sa vie s’étaient passées pendant les fêtes. C’était comme ça avec Dan. Mais voilà, un jour il a été hospitalisé et n’est jamais revenu de ce nouvel hôpital dont on dit tant de mal… 😥

C’est le premier de mes collègues dont j’ai assisté aux funérailles. Pour sa crémation il y avait du Supertramp et ça c’était plutôt classe. C’est bizarre de tomber sur sa photo aujourd’hui et encore plus de me souvenir de cette petite phrase qu’il disait à un chef qui trouvait que son travail n’était pas assez rapide ou à un collègue qui faisait un constat pessimiste dans une conversation, cette phrase bien consensuelle et si bien tournée : « On en est là, on en est là… » 😆

Tu me manques l’ami… 🙄

Piqûre de rappel

Entre le prochain retour du virus et les tentatives de manipulations des masses par les réseaux sociaux juste avant les législatives, les fausses informations pleuvent de partout et me tombent dessus relayées par certaines personnes qui bien qu’intelligentes sont incapables de vérifier une information avant de la partager. C’est dans ces moments là qu’il faut penser à se rendre sur le site de hoaxbuster.com pour trouver si besoin en utilisant le moteur de recherche intégré, quelle est la part du vrai et du faux dans ce que vous pensez savoir.