Petit plaisir pervers…

Jeudi à la cantine c’était la galette des rois. Une galette décongelée industrielle avec bien sûr deux fèves pour 40 personnes.

Les enfants attendaient ce moment et imaginaient déjà obtenir le précieux bout de plastique et la couronne qui allait avec.

Mais hélas pour eux… 😈

On va dire que ce sont les mesures anti covid qui nous m’ont empêché moi et ma stagiaire de leur donner nos fèves… 🙄

Ou alors un travail sur la frustration ? Mais tout sauf un petit plaisir pervers d’adultes !!! 😆

Archives de stagiaires

Archive du lundi 7 janvier 2008

Cher Francis,

       Ce que j’aime dans mon travail c’est que je ne sais jamais ce qui va me tomber dessus. Ce matin par exemple je me suis retrouvé avec un stagiaire en plus de la jeune fille qui m’avait été confiée. Je dois donc accompagner et me faire suivre dans mon travail par deux personnes.

L’une est une charmante jeune fille, (vivement le printemps) et l’autre est un homme de la quarantaine aux cheveux grisonnants tatoué de partout. J’ai donc passé une partie de la matinée à rigoler face à cette situation ubuesque. En effet imagine toi ton serviteur suivi dans tout l’établissement par deux personnes comme un cadre assisté de deux secrétaires… 

Le plus drôle reste à faire, comment en effet vais-je m’organiser pour caser ce bonhomme? à qui vais-je le fourguer?

Me voici devenu trafiquant de stagiaires !

14 ans plus tard je continue d’accueillir jusqu’à deux stagiaires par an mais lorsque je regarde la photo de Marion, je me souviens qu’elle restera pour moi la meilleure stagiaire. L’homme, dont je ne me souviens même pas du nom, était une vraie calamité, il ne voulait qu’observer et refusait de participer au travail d’accompagnement ! Bref, beaucoup d’autres stagiaires sont passé(e)s auprès de moi avec leurs limites et leurs atouts, mais jamais je n’ai retrouvé le niveau de compétence et de bienveillance de Marion. Un jour prochain peut-être ? 🙄

Poubelle spatiale

Vous avez sans doute déjà entendu parler des problèmes de plus en plus graves liés au trop grand nombre de satellites et surtout de déchets spatiaux en orbite autour de notre planète.

Alors si le sujet vous intéresse, voici un site Internent incroyable vu qu’il donne une vue avec un différé de quelques jours de ce qui se passe au dessus de nos têtes avec des zooms possibles sur chaque item désigné avec son code.

Je me suis même amusé à prolonger le plaisir en faisant des recherches sur ces numéros d’identification et je peux vous dire que c’est assez intriguant. Alors si le sujet vous intéresse ne serait-ce qu’un peu, vous allez adorer https://platform.leolabs.space/visualization.

Au jour le jour…

Voici donc deux semaines que ma mère est revenue de l’hôpital après y avoir subit une transfusion sanguine. Des examens sont en cours pour trouver l’origine de son anémie et en attendant je me retrouve dans le rôle d’un parent vu que ma mère est devenue un enfant capricieux et non autonome que je dois forcer à manger tout en lui apportant des soins infirmiers.

Faire cela pour sa mère est une expérience étrange que je ne souhaite à personne. Le sens du devoir et la conscience des impératifs fait que l’on fait les choses de façon plus ou moins mécanique en se blindant psychologiquement et en refoulant beaucoup de choses. Mon expérience en maison de retraite et mes facultés de résilience très fortes font que j’arrive à faire face sans problèmes.

Il n’en reste pas moins que ces circonstances complexes ont eu pour effet de me faire entrer dans une nouvelle période de ma vie. Enfin ma vie… Depuis tous ces problèmes je ne vis plus, je vivote. Je partage désormais le triste sort (mon expérience en la matière rend mon empathie crédible) des personnes qui vivent au jour le jour.

Vivre au jour, le jour c’est tout d’abord accepter d’entrer dans une routine désenchantée. Le matin je me réveille, je vais voir si ma mère va bien, et avant de partir je lui donne ses médicaments. Je ne pars pas sans lui avoir tout préparé pour sa journée. Lorsque je rentre vers 17h00, avant d’arriver je guette les signes de présence dans la maison (lumière allumée), j’ouvre la porte je soupire de soulagement de sentir sa présence et après m’être lavé au savon je monte prendre les nouvelles de sa santé. Puis c’est la bataille pour l’obliger à manger avant de faire le travail de la maison et de superviser le traitement du soir et surveiller son coucher.

C’est donc une routine macabre rythmée par des peurs plus ou moins conscientes. Une triste rengaine guère réjouissante mais qui a pour mérite de m’organiser et de me faire tenir psychologiquement parlant.

Le coté négatif de vivre sa vie au jour le jour tout en étant focalisé sur le bien-être d’une personne, c’est bien sûr le peu de place que l’on accorde à ses propres besoins. Trainer le soir, aller boire un coup, tout cela je ne peux plus le faire sans stresser ou me sentir coupable. Ma vie sociale bien que restant possible grâce à des amis compréhensifs, a cependant perdu toute sa saveur. Je n’exagère pas en écrivant que prendre du temps pour moi est devenu une expérience désagréable. Vendredi je vais tenter de reprendre mes cours de basse mais je crains de ne pas réussir à me concentrer sur mes cordes et sur les instructions de mon prof pendant les 50 minutes du cours car mes pensées seront tournées vers ma mère à l’étage.

Vivre au jour le jour c’est aussi dire adieu à toute forme de projet, mes lendemains sont devenus si fragiles que je n’arrive même plus à imaginer des choses dans un avenir proche qu’il s’agisse de projets personnels ou de la simple joie de revivre un printemps.

Mais si j’écris tout cela ce n’est pas pour me plaindre (je vous rappelle que je ne veux plus m’apitoyer vainement sur mon sort dans ces pages). Non, je fais mon devoir d’aidant, les choses sont ainsi faites et je les accepte sans broncher considérant que cela se rapproche d’un équilibre cosmique ou plus modestement d’un retour de karma voire du concept japonais de « giri » (義理) auquel je suis très sensible.

Au final si j’écris cela c’est pour toutes celles et ceux qui comme moi vivent depuis bien plus longtemps que moi au jour le jour pour des raisons proches ou éloignées des miennes.

Puisse le billet de ce soir vous aider à comprendre les personnes qui vivent au jour le jour et à ne pas les juger en les accusant de concourir à leur propre détresse.

Car vivre au jour le jour n’est jamais un choix, il s’agit bien au contraire de la conséquence d’évènements plus ou moins prévisibles face auxquels on manque d’options et qui finissent par faire basculer une personne dans une logique de survie caractérisée par une demie-vie.

Alors ce soir big up aux half-life ! 😎

Jumeaux décalés

Ces temps derniers cela devient de plus en plus dur de trouver de bons sujets pour faire des articles pour mes lundis insolites. Je dois fouiller dans une boue de fake news, de vidéos stupides et de publicités déguisées pour trouver enfin quelque chose de rigolo sympa voire intéressant.

Du coup pour ce premier lundi de l’insolite je voudrais vous présenter Alfredo et sa soeur Aylin.

Ces bébés sont nés pendant les fêtes et ont une caractéristique très peu commune. Vu que ce n’est ni scabreux ni stupide, je me suis dit que ce serait un beau sujet pour aujourd’hui. Vous ne devinez pas ? Pourtant l’indices est très parlant ! Né(e)es pendant les fêtes !

Et oui, c’est un peu léger mais pourtant très rare : ces deux jumeaux n’auront pas la même date d’anniversaire vu qu’Alfredo est né le 31 décembre 2021 à 23h45 et sa sœur jumelle Aylin le 1er janvier à minuit pile !

Ces deux enfants viennent compléter leur famille qui compte déjà 3 autres enfants.

Alors oui ça se passe en Californie où ce genre de chose banale peut tout de même faire une page sur le net.

Enfin banale, non, pas tant que ça ! Regarder la vie qui arrive au lieu de se focaliser sur nos terreurs pandémiques me semble être une bien belle chose même si cela part d’un simple fait divers. 😎

Bonne année !

Bon, ce matin j’ai un peu loupé le lever du soleil, je suis resté trop longtemps à rien faire et du coup je me suis réveillé trop tard pour savourer les premières lueurs de l’aube sur mon balcon. Reste cette photo qui illustre le propos, l’aube d’une nouvelle année que l’on espère meilleure… 🙄

Bon et bien bonne et heureuse année 2022 à mes lectrices et lecteurs !

On va tenter de garder le rythme…

Archive de fin d’année

Archive du dimanche 31 décembre 2006

Dimanche 31 décembre

Cher Francis,

       Bon, et bien nous y voilà c’est le dernier jour de l’année. Comme pas mal de gens je pense que tu te prépares à célébrer ça en réveillonnant ou en dansant voire en faisant les deux dans un restaurant ou une salle des fêtes. Moi je serai seul avec ma mère comme chaque année.

Pourtant je ne dis pas ça en faisant mon « Calimero » comme le disent certaines personnes, mais avec un profond désintérêt pour cette fête qui contrairement à Noël n’a toujours pas trouvé de sens à mes yeux.

L’homme est un animal infecté par plusieurs maladies qui s’expliquent en partie par le fait qu’il se soit coupé partiellement de la nature.  L’une de ses infections est la fonction symbolique, le fait de mettre un sens derrière ses actions pour les justifier, pour se rassurer devant une épreuve ou tout simplement peut être devant la vacuité de son existence. 

Le changement de date est aussi un changement qui est par nature très anxiogène car il porte en lui la mort de quelque chose que l’on connaissait et l’arrivée d’une chose nouvelle que l’on craint car elle porte en elle une grande part d’inconnu. La preuve, le jour de l’an est une fête souvent célébrée entre amis… S’entourer de proches est une façon comme une autre de se rassurer. Je me rappelle à ce titre des craintes autour du passage à l’an 2000, de grandes peurs qui ne se limitaient pas au fameux « bogue ».

Alors bien souvent pour contrebalancer cette peur nous cherchons à multiplier les plaisirs immédiats plutôt que de tenter de mettre du symbolique derrière ce changement de date, voire en faire un vrai rite de passage. Il y a bien une mort symbolique mais ce n’est que celle d’une date donc ça ne tient pas debout. Alors cette année j’ai eu envie de chercher un autre sens et comme d’habitude je me suis tourné vers les pratiques asiatiques, plus précisément japonaises. 

Au Japon la saint Sylvestre est le jour d’une tradition très particulière: « l’Osoji » (« Grand Ménage »). Cette pratique que l’on connaît tous chez nous comme « ménage de Printemps » a lieu là bas à la fin décembre. Les japonais étant très respectueux envers les traditions, ils se voient obliger de faire ce grand ménage avec sérieux. Cette tradition consiste a évacuer toutes les mauvaises ondes, les mauvais esprits renfermes durant cette année, afin de commencer une nouvelle année propre, sans parasite ni autre mauvaise augure. Le jour de l’an est aussi un moment très important avec un repas de famille très spécial et les prières pour la nouvelle année au temple…

Mais je ne suis ni japonais ni shintoïste!!! Alors quel sens donner à cette fête ?

Les bonnes résolutions ? Non! Je ne les tiens jamais !!!

Il ne me reste donc plus qu’a poser un geste symbolique qui consistera à veiller toute la nuit pour sortir au petit jour et me rendre dans un endroit voir le soleil se lever sur le premier jour de l’an 2007… Ainsi je n’aurai qu’une part du rite de passage, son déroulement cérémonial, il me restera encore à trouver ce qui en fait un vrai rite c’est à dire le sens… Bon ben j’y planche pour 2008 ?

13 ans plus tard les choses n’ont pas changé et je suis toujours à la recherche de personnes pour vivre la fin de l’année en y mettant un sens autre qu’une séance de dipsomanie collective. J’aimerai avoir des amis orientaux et/ou shintoïstes avec qui partager ces instants et au delà de cela j’aimerai avoir plus d’amis tout court. Mais bon, aujourd’hui ma mère va très bien, elle bricole un peu dans la maison chose qu’elle n’avait pas fait depuis des mois, je vais donc cesser de me plaindre. Je suis donc heureux et rassuré. En plus de ça, ce dernier jour de l’an est marqué par un grand soleil. Bref je vais peut-être avoir assez de zénitude en moi pour attendre le lever du soleil demain matin ? Si le ciel reste dégagé cela fera une belle photo pour ce premier samedi de 2022.