Bénédiction spatiale

Les prêtres, c’est bien connu, bénissent bien sûr les vivants mais peuvent aussi bénir les animaux et certaines choses. C’est ainsi que dans la ville Kazakhe de Baïkonour qui rappelons-le au passage est administrée par la Russie, le prêtre orthodoxe Serguiy Bitchkov s’est spécialisé depuis les années 90 dans la bénédiction des fusées et azutres engins spaciaux.

C’est ainsi qu’en fin de semaine dernière, le Père Bitchkov a célébré sa 380ème cérémonie en bénissant le Soyouz MS20 qui a emmené le milliardaire japonais Yusaku Maezawa sur la station spatiale internationale.

Oui, je sais aujourd’hui l’actualité insolite est pauvre… Désolé… 😆

Soirée de malade avec le Jancee Pornick Casino

Encore une journée difficile je suis couvert de peinture les plafonds me rendent fou. Je pense que je vais arrêter les retouches et me préparer pour aller voir le concert de ce soir qui sera ma photo du samedi vu que je vais la prendre avant minuit (mais que je ne la mettrai sans doute pas en ligne aujourd’hui, vu que je vais rentrer dimanche matin). :mrgreen:

Edit :

Bon et bien voilà nous sommes dimanche matin, je suis rentré vers 3 heures du matin avec la tête pleine d’images et de sons. Le Jancee Pornick Casino était tout simplement le meilleur concert que je n’ai jamais vu à la quincaillerie ! Entre le guitariste qui ne pouvait pas rester sur scène et qui allait faire l’andouille dans le public sans s’arrêter de jouer et le niveau de ces trois musiciens qui semblent ne faire qu’un, le petit public ainsi que moi me^me avons passé un moment inoubliable.

J’ai tellement aimé leur musique que je leur ai acheté leur discographie complète en vinyle bien sûr ! La bonne nouvelle c’est qu’ils reviennent en juin ! Benoit les a reprogrammé directement !!! 😆 En attendant je vais essayer de monter une vidéo vu que j’ai filmé tout le concert… 😎

Archive d’ignominie hivernale

Archive du dimanche 10 décembre 2006

Cher Francis,

        Tout d’abord, cette nuit il a neigé trois centimètres de neige fondue.

       Ce matin en prenant mon petit déjeuner royal du dimanche matin (une baguette encore chaude dévorée entière avec du beurre au lait cru et du miel), je décidais de mettre les informations sur mon petit poste radio. Après avoir réglé l’engin sur la station désirée je commençais à écouter les nouvelles qui tournaient en boucle. 

L’une d’elle me fit tressaillir.

Une bande de jeunes malmenait un couple de SDF depuis un certain temps déjà en filmant chacune de leurs agressions sur leurs téléphones portables. Ce petit manège avait continué jusqu’à ce que les coups deviennent trop violents. La plainte et les témoignages amenèrent les autorités à interpeller les auteurs de ce délit répété dans le temps.

Il y a encore peu de temps je te parlais que dans ma région les téléphones portables avaient été utilisés pour filmer un viol collectif dans un lycée. La même chose en Suisse le mois dernier.

Face à cette nouvelle forme de violence assistée électroniquement, il y a fort à parier que les esprits moralisateurs se mettent à expliquer cette nouvelle forme de déviance par la violence au cinéma ainsi que par l’accès trop simplifié des jeunes à la haute technologie… 

Cependant ni l’une ni l’autre de ces explications n’ont de sens à mes yeux. Bien au contraire elles ne font que selon moi, éloigner le débat des vraies raisons motivant ces actes inqualifiables.

Il est vrai que le cinéma et la télévision diffusent des images et des discours où la violence n’est pas seulement graphique mais aussi psychique voire idéologique. Comme tu le sais je suis un grand consommateur de ces films autant pour m’amuser que pour fournir un exutoire à ma haine des jours ordinaires. A ce titre je visionne des films venus d’Asie où les tabous occidentaux n’ont pas prise.

Malgré cela je suis toujours capable de faire la différence entre le réel et l’imaginaire de ces films tous plus atroces les uns que les autres, jamais je n’ai modifié mes pensées ou mon comportement après avoir vu un film, sauf peut être après « la haine » qui m’a donné envie de m’en prendre aux forces de l’ordre… Mais trente minutes après cette pulsion disparaissait…

Les jeunes qui ont tabassé ces SDF ne sont pas de pauvres psychotiques victimes de la télévision et des films violents et incapable de trier le réel de l’imaginaire. Ce serait trop simple de penser cela, de plus cela leur donnerait une première excuse limitative de responsabilité. 

Alors pourquoi taper des SDF et pourquoi le filmer?

Dans une société où tout est spectacle de l’accident de voiture jusqu’aux scènes de la vie privée,  les jeunes ont l’impression qu’il faut être filmé pour exister. Beaucoup sont ainsi tentés de passer à la postérité façon Andy Warhol. Filmer un viol ou une agression et le diffuser sur Internet pour devenir célèbre…

L’autre aspect du fait divers qui lui est beaucoup moins évoqué dans les médias, c’est le choix des victimes par ce groupe de jeunes abrutis. Ce n’est pas un hasard si ces tarés ce sont attaqués à des SDF, des moins que rien, des ombres pour lesquels pensaient-ils personne ne viendrait se plaindre. La froideur de cette lâcheté calculée fait frémir et donne envie de mettre en avant le vrai problème qui se cache derrière ce fait d’hiver. Je vais donc réécrire l’information pour exprimer ma pensée:

En France, l’exclusion sociale met des personnes à la rue et en fait des cibles désignées pour des jeunes crétins élevés dans la toute puissance et pensant tout haut ce que le reste de la société pense tout bas c’est à dire que les SDF n’ont ni droits ni la qualité d’être humains. (Sauf bien sûr au moment de verser une petite larme lorsque l’on les retrouve congelés au petit matin). 

Et oui mon bon Francis, dans cette info sordide, le premier élément à mettre en avant n’est pas la violence médiatique mais celle de notre société en perte de repères. Dans un monde où la valeur d’un être humain se mesure aux seuls moyens combinés de ses possessions et de son statut social, comment veux-tu que les jeunes apprennent à respecter ceux que la vie a brisé? 

D’autant plus que le fait de voir leurs misères ainsi exposées en pleine rue est un rappel, un message constant qui dit: vous aussi vous pouvez finir comme nous… Ajoute à cela la lâcheté de ces salopards ainsi que leurs envies de se faire un nom en médiatisant leurs actes de violence, exutoires de leurs frustrations accumulées, et tu auras un début d’explication des raisons ayant menés à ce geste. 

Cependant ces éléments ne doivent pas faire écran à la responsabilité individuelle et collective des auteurs de ce délit d’une lâcheté sans nom, les raisons que j’évoque ne sont que des pistes de réflexion, en aucun cas des excuses. Peu importe leurs convictions motivant leurs actes le simple fait d’être responsables de ses attaques tout en en connaissant le caractère illégal, fait que le délit est constitué sans aucune excuse légale atténuante de responsabilité pénale ou civile.

Les victimes, quand à elles sont déjà retombées dans l’oubli…

15 ans plus tard je n’ai rien à ajouter, hélas…

Courriel éphémère

Lorsque l’on télécharge un logiciel dit gratuit, il arrive souvent que l’on soit obligé(e) de donner un mail valide pour avoir un code d’activation envoyé par courriel. Ce faisant les créateurs de logiciels vendent votre e-mail et ceux des autres à des entreprises qui auront à cœur de nous envoyer des tonnes de mails publicitaires allant jusqu’à saturer nos boites.

C’est pour cela qu’aujourd’hui je désire partager avec vous une petite astuce. Il s’agit d’un site Internet qui permet de fabriquer de façon ultra simple, rapide et gratuite, une boite mail qui ne durera que dix minutes. Donc vous repérez un logiciel « gratuit » dont vous avez besoin mais qui demande un mail valide pour s’activer. Vous créez un faux mail avec le site : https://10minutemail.com/?lang=fr (vous n’avez qu’à cliquer sur ce lien et vous avez automatiquement une adresse mail bidon créé pour dix minutes avec une boite de réception de mails à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur l’enveloppe) Vous téléchargez et installez votre logiciel et donc dix minutes plus tard cette boite mail disparait et vous pouvez profiter du logiciel qui du coup devient vraiment gratuit et non payé par la pub et la mise en danger de vos données.

J’aurai bien aimé connaitre ce site Internet il y a quelques années de ça… 🙄

Positivisme non forcé

Ma situation personnelle n’évolue que peu, j’ai reçu de l’aide de ma fratrie mais au quotidien je me retrouve bien seul face à une mère qui perd ses repères et refuse de manger sans parler de mes autres soucis. Mais voilà, je m’accroche je n’ai pas le choix.

Par contre je vais cesser de me plaindre sur ces pages sauf si je dois faire face à de gros soucis que je jugerai bon d’exposer ici.

J’en ai marre de ces pages du mardi toutes plus noires les unes que les autres. Lorsque j’ai commencé ce blog je ne pensais pas en faire un étalage de mes ennuis et de mes pensées noires.

Du coup comme chaque mardi je me mets devant mon clavier et je laisse les mots couler de mon cerveau jusqu’à mes doigts sans aucune préparation et une fois écrite la phrase précédente j’ai tout de suite un souvenir qui me revient en tête.

Il y a quelques années avant le virus les ennuis de ma mère et le reste, ma vie professionnelle était un vrai calvaire avec un ou deux enfants dans mon groupe qui me donnaient beaucoup de mal. Le jeudi soir je rentrais au village et je faisais automatiquement un saut au pub pour décompresser.

C’était l’ancienne gérance, une jeune fille tenait de main de fer cet endroit avec sa mère mais nous avions très vite sympathisé autour de notre passion commune pour le groupe Ange. Le groupe avait même fini par faire un concert au pub, c’était un des plus beaux jours de ma vie.

A cette époque, le temps de garer ma voiture et de traverser la rue, une pinte de Guinness tout juste tirée m’attendait sur le comptoir. Mais la chose la plus belle et dont j’ai envie de me souvenir ce soir, c’était le rituel d’un jeune couple qui, comme moi, passait au pub tous les jeudis soirs.

Ces deux énergumènes avaient mis en place un jeu simple : Chaque personne assise au comptoir devait trouver et dire tout haut trois bonnes choses ou bonnes nouvelles arrivées ou reçues pendant la journée.

Alors et si pour ce soir je faisais pareil ? Allez ! Chiche !

  • Ma première bonne nouvelle c’est que les onze enfants de mon groupe sont négatifs au virus, les derniers tests PCR ou antigéniques réalisés pour chacun et chacune le confirment, même chose pour les adultes bien sûr.
  • Seconde bonne nouvelle reçue aujourd’hui : suite aux annonces du gouvernement au lieu d’aller au centre demain s’occuper d’autres enfants que ceux que nous accompagnons, nous allons reprendre l’école le mercredi. Mon slogan (à peine volé à un groupe de la scène alternative) c’est : « Ce n’est pas nous qui sommes à l’école, c’est l’école qui est à nous ! » Car oui, nous allons faire de la musique, du théâtre, de la danse sans se préoccuper de faire du bruit voire du vacarme car nous serons seuls à l’école. Ces mercredis dans une école vide et quasi privatisée sont de vrais moments de folie ! Les amplis à fond dans les couloir, concert dans la cage d’escalier !!! We will, we will rock you !!! 😎
  • Troisième bonne chose : aujourd’hui je pense avoir travaillé encore plus dur et de façon plus ciblée avec l’aide de mes collègues pour aider des enfants à avancer et à progresser. Nous leur en demandons beaucoup mais ils sont capables et volontaires. Du coup, accompagner un enfant dans l’acquisition de nouvelles compétences qui l’aideront à devenir autonome dans sa future vie d’adulte et arriver comme aujourd’hui à vaincre certains blocages, est une expérience plaisante et émouvante qui a aussi pour effet de me rassurer par rapport au sens de mon travail, voire de ma vie.

Voilà ! N’est-ce pas plus agréable à lire ? En plus de ça rien n’est faux ni exagéré ! 😀

C’est donc une expérience à renouveler. 🙄