Au pied des remparts du château de Montbéliard, on trouve cette rue qui descend au centre ville, je l’ai trouvée graphique mais le rendu terne de la Reala et mon cadrage perfectible, viennent gâcher un peu ma satisfaction face au rendu final.
Merci !
Archive inutile
Archive du lundi 24 décembre 2007
Cher Francis,
Nous avons tous en nous des tendances masochistes qui sommeillent. Les miennes se sont exprimées aujourd’hui à travers un caprice pulsionnel. En effet, va savoir pourquoi j’ai subitement décidé d’aller au supermarché la veille de Noël.
Contrairement à des dizaines de personnes qui se précipitaient dans les rayons pour combler un oubli, je traînais dans les allées du centre commercial sans but réel. Je me suis mis à photographier quelques clients d’allure comique ainsi que des affiches du magasin concernant des rappels de produits. Et là il n’y a pas de quoi rire, bien au contraire.
Un porte bébé est rappelé car il est susceptible de se renverser en laissant tomber le nourrisson à terre, un saucisson bas de gamme est infecté par des bactéries de la listériose (voir photo ci contre), une chaise pliante mal conçue risque de sectionner les doigts… A ce petit musé des horreurs s’ajoute bien sûr les rappels toujours en vigueur de nos amis de chez Mattel. L’affaire est relativement ancienne. Cependant, les affiches de demande de retour des produits sont encore là. Cela semble indiquer que les jouets vendus en magasin n’ont pas tous été rendus par les clients. Cela n’est-il dû qu’à un manque d’information ?
Ce qui me surprend c’est la banalisation des accidents liés au manque de qualité de la production. Plus personne ne s’émeut de découvrir que tel ou tel produit est dangereux. D’un autre coté personne ne s’étonne non plus de l’ampleur des fraudes anti-concurrentielles commises par les grandes enseignes désireuses d’augmenter leurs marges bénéficiaires. Cet Intermarché ne cesse d’afficher de tels rappels de produits. Je ne sais pas si je dois trouver cela positif en retenant qu’il ne cherche pas à cacher les choses ou inquiétant en interprétant la récurrence du phénomène comme un signe ostentatoire du choix de mauvais produits. Il est ainsi facile d’imaginer que cette grande surface, comme d’autres, soit prête à mettre en jeu la sécurité de ses clients en leur vendant de mauvais produits sur lesquels elle créé une bonne marge bénéficiaire. Le consommateur est donc condamné à se laisser escroquer, empoisonné, mutilé… Et le pire c’est qu’il semble s’en moquer complètement.
C’est en effet l’impression que j’en ai en voyant que peu de gens prennent le temps de lire les affiches de rappel et que ceux qui le font ne réagissent pas. Même si ils ne sont pas concernés, je trouve que de tels informations appellent quelques commentaires ! Coté Médias on attend bien sûr que de tels « petits défauts de productions » produisent des morts pour que l’information devienne vendable entre deux publicités. Quand aux associations de consommateurs, elles évitent en général de s’engager complètement sur le terrain glissant et miné de la sécurité réelle des produits et préfèrent la plupart du temps comparer leurs qualités et leurs prix.
Mais bon, en restant vigilant et si la chance te souris un peu, tu survivras au saucisson empoisonné. Si par ailleurs tes doigts ne sont pas sectionnés, si tes enfants ne meurent pas après avoir avalé des aimants de jouets Barbie ou en tombant d’un porte-bébé bancal, j’oserai tout de même, en bout de course, te souhaiter hypocritement un bon Noël.
L’intégration, un combat.
…
J’ai ramené ma mère de l’hôpital après une nuit blanche, je suis désorienté donc pas le temps de faire un article. J’avais mis par erreur une vidéo croyant que c’était jeudi mais du coup j’ai corrigé.
Grosse panique…
C’est la catastrophe, ma maman doit être hospitalisée.
Finie la rigolade !
Alors déjà pour ceux que ça choque, les deux orthographes sont possibles (fini ou finie). Il existe par contre un pays où plus rien ne semble trop grotesque pour nous choquer c’est bien la Corée du Nord.
Voici que le gouvernement de ce pays vient d’imposer pour tous ses habitants, une interdiction formelle de faire la fête, de boire, de s’amuser et, tenez-vous bien, de rire ! Et ce pendant onze jours. Tout cela dans le but de marquer l’anniversaire de la mort de Kim Jong-Un, l’ancien leader du pays. Si par malheur un(e) Coréen(ne) du nord est né(e) pendant cette période, il ou elle a bien sûr l’interdiction formelle de célébrer son anniversaire.
Du coup en Corée du Nord la période du 17 au 28 décembre va être des plus morose surtout que les contrevenants risquent d’être arrêtés et d’être jugés sévèrement.
Pour ma part je ne veux pas juger tout cela car je sais que la majorité de la population va suivre d’elle même cette période de recueillement par respect voire dévotion pour leur ancien leader. Je ne les juge pas, c’est ainsi. Je me demande cependant si ce deuil très strict sera respecté par tous y compris par ceux qui l’imposent par la force et la peur.
Mais non, je n’ai pas envie d’y réfléchir plus… 🙄
La maison du chien philosophe
Enfin lancé…
Dans moins d’une semaine, ma famille vient fêter Noël ici. J’ai mis beaucoup de temps pour faire les retouches de peinture et pour préparer et re préparer les murs dont les plâtres tombaient en miettes et du coup ce n’est que ce matin après avoir cuisiné pour réussir à faire manger ma mère que j’ai enfin pu me lancer dans le tapissage.
Alors oui l’intissé c’est solide, sympa ça se pose facilement mais par contre la couche d’accroche, elle ne supporte pas les repositionnements et s’arrache du plâtre. Si je considère qu’en plus de ça les murs ne sont pas droits et bien pas besoin de vous expliquer comme j’en bave.
Mais c’est bon, c’est bien parti et je vais travailler jour et nuit si il le faut pour finir le plus tôt possible car il faut encore remettre les murs. Mais là nous sommes samedi soir, il est 20h40 c’est donc temps pour moi d’aller au pub pour voir le concert de ce soir qui va faire beaucoup de bruit… 😈
Archive judiciaire
Archive du lundi 17 décembre 2007
Cher Francis,
Ce matin je n’étais pas tranquille, j’ai donc demandé à mon chef de service de m’accompagner au tribunal. Le voici de dos sur la photo ci-contre en train d’essayer pour la cinquième fois de passer le portique du détecteur de métaux… Quelques instants de rigolade avant la suite, nettement moins marrante.
Après avoir attendu une dizaine de minutes, la juge nous fait entrer. « Nous » c’est la mère, l’enfant et les quatre professionnels accompagnant la petite fille dans divers cadres. Nous prenons place sur des chaises disposées en arc de cercle devant l’immense bureau de la juge, une très élégante trentenaire avec un charme indéniable.
Le bureau de la juge des enfants est un endroit étrange où les épais et austères dossiers côtoient des jouets négligemment rangés dans un coin de la pièce. Dans un grand meuble en bois laqué se pavanent les éditions récentes des différents codes juridiques. Je les contemplais avec nostalgie en me rappelant de l’époque pas si lointaine, où je passais des heures à travailler avec ces fascicules.
Soudain ma mélancolie fut interrompue par la voix sèche et sévère du magistrat. Sans plus de formalités elle commença à expliquer le pourquoi de l’audience. Il s’agissait de déterminer au terme des six mois d’une ordonnance de placement provisoire si l’enfant devait être ou non rendu à sa mère.
La juge commença par interroger la mère pour lui demander son avis. D’une voix peu assurée elle répondit
– « Je veux qu’elle revienne »
Cette maman aussi démunie qu’angoissée ressemblait à une petite fille apeurée devant une maîtresse d’école lui reprochant de ne pas avoir appris sa leçon. A coté d’elle sa gamine la regardait avec étonnement tout en balançant ses jambes.
Puis la juge commença à lire les différents rapports puis à interroger les professionnels devant elle. Quand mon tour arriva, je fus interrogé sur les progrès de l’enfant et sur l’opportunité d’un placement en internat. Je n’eus aucun mal à m’exprimer, mon chef de service me félicita d’ailleurs pour ma prestation.
Puis la décision tomba sans formalités, sans coup de marteau, sans tournure rituelle du genre « Au vu de…. »
La mesure de placement était prolongée et étendue à la petite sœur de l’enfant.
Étudier la protection de l’enfance en cours c’est passionnant, mais être témoin actif du fonctionnement impitoyable de l’appareil judiciaire est loin d’être exaltant. J’ai beau me dire que c’est pour le bien de l’enfant, il m’est difficile accepter le fait que ce soir une maman va devoir remettre son bébé de 5 mois à un travailleur social afin qu’il soit emmené dans une famille d’accueil d’urgence.
Maintenant je vais devoir expliquer cela à sa grande sœur…
14 ans plus tard, je ne me souviens même plus de quel enfant il s’agissait. je n’ai non jamais retravaillé avec le juge pour enfants. Ce souvenir un peu flou n’en est pas moins un rappel; mon métier est connecté à de multiples autres domaines et je dois toujours me préparer à devoir travailler avec une assistante sociale, une éducatrice au domicile ou bien sûr un ou une magistrat(e). Le fait de ne pas l’avoir fait en dit long sur l’état du social en France. Aujourd’hui faute de moyens et de volonté pour les financer, les mesures de déplacement deviennent exceptionnelles. 🙄






