J’me voyais déjà…

Il y a dix ans j’étais tout heureux dans ce club photo et j’imaginais y rester…

Archive du dimanche 17 Janvier 2010

Dégout et questionnements

Aujourd’hui je peux enfin parler de hier…

C‘était un concours, des photos du département entier étaient jugées par trois personnes venues d’un photo club éloigné du notre par soucis d’impartialité…

Le matin c’était la photo papier avec des choses intéressantes et pas mal d’argentique. Il y avait aussi des scènes pitoyables comme cette jeune femme qui présente des photos faites en lomo (parait que c’est la mode) et qui va chialer devant les juges qui l’ont mal noté pour leur expliquer que le rendu de ses photos est normal pour de la lomo.

Elle ne comprenait pas que les juges savent ce qu’est la lomo et connaissaient son rendu mais que ses photos n’avaient pas d’intérêt autre que familial. Elle est donc partie vexée avec ses grands airs.

Je rigole mais jusque là ça allait encore…

Après manger c’était le concours des images projetées…
Pour ceux qui ont le bonheur de ne pas savoir ce dont il s’agit, ce concours consiste à juger des photos qui n’existent pas vu qu’elles sont projetées sans réglages particuliers d’un ordinateur sur un écran par un rétroprojecteur.

Et là j’ai rigolé très fort avant d’avoir envie de vomir

Couleurs saturées et baveuses, visages de bébés dans des chardons, herbe jaune fluo, flou omniprésent, 6 photos de coquelicots, 12 de ruisseaux crémeux…

Et des choses de très mauvais goût comme un bébé nu couché sur une pierre tombale, un outil agricole abandonné sur lequel on a rajouté avec Photoshop des têtes de serpent, une femme nue, du moins son corps placée dans un arbre.

Et le pire c’est que les photos les plus moches que le public (nous étions une cinquantaine) huait avaient la moyenne voire de bonnes notes…

Là je ne comprends pas.

Alors très vite avant de me faire virer pour cause de fou rire, j’ai quitté la salle pour aller voir l’expo papier à coté et là j’ai retrouvé les autres argentistes du club, nous avons parlé chimie, boitier, j’avais mon Praktica MTL 50 avec moi ça leur a rappelé de bons souvenirs… Je leur ai montré mes derniers tirages, et ils les ont trouvé réussis…

J’étais content et fier de moi.

Au pot de clôture, les cadres du club me demandent une fois de plus que je participe moi aussi à ce genre de concours…

Sérieusement la prochaine fois qu’ils me demandent encore ça je leur dit que mon chien a bouffé mes négatifs.

Va falloir que je m’achète un chien…

Les gens du club sont très sympas, ils m’ont offert plein de matériel pour mes projets perso et avec les enfants et j’ai envie de m’investir dans le club et les aider le plus possible.

Par contre montrer mes photos pour me les faire noter comme à l’école, alors là pas envie du tout !

Mais dans quoi suis-je tombé ? En entendre parler de ces concours c’est une chose mais les vivre et voir le sérieux qui accompagne ces cérémonies, et bien ça fait vraiment froid dans le dos.

Grosse fatigue

bed

Est-ce l’age, l’hiver déguisé en printemps, les soucis ou tout ça à la fois ? A vrai dire je n’en sais rien mais par contre mes symptômes sont évidents. Je fatigue j’ai du mal à me lever le matin, je respire mal, bref ma carcasse commence à flancher et ce n’est que justice vu ce que je lui fait subir. Du coup ce soir je tente de me réconcilier avec mon corps malmené en allant me coucher. De toute façon aujourd’hui je n’avais pas envie de causer… :mrgreen:

Philanthropie nippone

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Ce weekend, le milliardaire japonais Yusaku Maezawa (en photo ci-dessus) a fait sensation en décidant de distribuer un milliard de yens (8,2 millions d’euros) à mille abonnés à son compte Twitter qui avaient retweeté son annonce avant le 7 janvier minuit heure de Tokyo.

Du coup vu que cela représente 8200 euros par personne, cette opération a eu tant de succès que plus de 4 millions de personnes ont rempli les conditions de participation ce qui fait qu’un tirage au sort sera organisé pour déterminer qui seront les heureux veinards.

Yusaku Maezawa ne fait cependant pas cela pour se donner une bonne image. Ce milliardaire qui a fait fortune en créant un gros site de vente sur Internet très populaire au Japon et qui a acheté une place pour aller sur le lune en 2023 avec le projet Space X d’Elon Musk, bref ce personnage hors norme semble vouloir comprendre le pouvoir de l’argent.

En effet, le milliardaire demande aux futur(e)s heureu(ses)x gagnant(e)s de rester en contact avec lui pour lui confier ce que cette somme a changé dans leurs vies. Yusaku Maezawa va aussi travailler avec des sociologues et des économistes pour donner un sens à toutes les données qu’il va récupérer.

Maezawa San si un jour vous lisez ceci sachez que le bon sens français vous aurai fait économiser pas mal d’argent car oui dans notre pays le proverbe  » L’argent ne fait pas le bonheur mais y contribue grandement » résume et solutionne le rôle de l’argent dans nos sociétés modernes. Mais pour cela encore faut-il pouvoir distinguer nos besoins réels générateurs de progrès et de bien être personnels des besoins qui sont créés et imposés aux masses pour faire tourner notre économie. Et là c’est un grand sujet qui n’a pas sa place le lundi…

Une archive bien moisie !

Archive du jeudi 10 janvier 2008

200110

Cher Francis,

Ce soir je me suis une fois de plus régalé avec une assiette de riz accompagnée de natto, ce met japonais constitué de graines de sojas fermentées. Je me suis amusé à broyer les poireaux pour accentuer le coté pourriture verdâtre en décomposition de cette nourriture étrange quoique très saine .

Alors que j’avalais ma pitance devant les yeux horrifiés de ma mère qui assimile le natto à de la morve (c’est vrai que ça fait de grands fils gluants mais bon…), je pensais au nombre d’aliments fermentés présents dans les cuisines du monde entier.

La fermentation est la transformation d’un aliment par l’utilisation de bactéries dans le but de la conserver mais aussi de transformer son goût. Ces bactéries ont aussi pour effet d’enrichir notre flore gastrique en renforçant l’armée des autres microbes qui protègent et font vivre notre corps.

Les plats fermentés existent dans tous les pays. Chez nous, outre le lait transformés en de multiples produits par le biais de ferments lactiques, nous fermentons aussi les plantes et légumes pour en faire de la bière de la choucroute… Les degrés de fermentations sont cependant très variables selon les pays. Le kimchi coréen n’a rien à voir avec notre choucroute même si dans les deux cas il s’agit de chou fermenté. A ce sujet je me suis amusé à augmenter la fermentation de mon natto en le laissant dans mon garage au lieu de le mettre au frigo. L’expérience a été concluante car sa saveur subtile s’en est retrouvée renforcée.

L’un des autres avantage de la nourriture fermentée réside dans le fait que cette technique permet de conserver la nourriture et de constituer ainsi des réserves de vitamines et de protéines même dans les conditions de vie les plus extrêmes. 

C’est sans doute ce qui a poussé certaines peuplades a faire fermenter la viande et le poisson.

Dans le genre poisson sec nous avons au Japon le Kusaya. Aux Philippines existe aussi le subtil œuf de canard fermenté, le balot. Plus proche de nous, en Suède le surströmming  se présente sous la forme d’une boite de conserve contenant des filets de hareng de la baltiques fermentés pendant plusieurs mois. Lors de l’ouverture de la boite l’odeur est si repoussante que la plupart des amateurs de cette spécialité culinaire vont la déguster au grand air ou ouvrent la boite de conserve sous l’eau ce qui les protège aussi des éclaboussures nauséabondes. 

Ce genre de détail aiguise ma curiosité, je vais essayer de me procurer du surströmming et de demander à mes amis japonais plus de détails sur ces spécialités régionales si intrigantes.

L’un des plats les plus fermenté au monde et sans doute le plus extrême de part son mode de préparation vient tout droit du Groenland. Il s’agit du kiviak. Avant de continuer mon exposé, je conseillerai aux estomacs fragiles de ne pas lire la suite.

Bon d’accord vous l’aurez voulu ! Le kiviak est un plat traditionnel très prisé par les esquimaux du Groenland. Pour préparer ce met, les enfants attrapent avec de grands filets plusieurs jeunes alques (palmipède des régions arctiques voisin du pingouin). Ces oiseaux après avoir été tués sont placés dans l’estomac d’un phoque qui est recousu avant d’être enterré pendant un an minimum. Lors d’une grande fête ou bien souvent à la demande d’ un enfant pour son anniversaire, les esquimaux déterrent alors un kiviak. Les oiseaux sous l’effet de la fermentation se sont transformés en une pâte spongieuse que les esquimaux mangent avec délice en l’aspirant par le bec de l’oiseau  tout en recrachant les plumes.

Désolé je vous avait prévenu…

Sur Internet on trouve pas mal d’inexactitudes sur ce plat, en faisant une recherche en français vous trouverez une recette qui parle d’oiseaux faisandés ce qui est  une erreur sûrement volontaire…

Au Japon pour les raisons précitées, ce plat est devenu très célèbre, un site lui est consacré avec pas mal de photos intéressantes. On y voit pas exemple dans la section blog des photos d’Inuits en train de préparer le kiviak. 

Vous pourriez penser que le niveau de fermentation du kiviak ainsi que sa composition pour le moins extrême est à même de causer des maladies. le kiviak est en effet responsables d’incidents graves mais cela ne s’est produit que lorsque des occidentaux bien intentionnés ont suggéré l’emploi de sacs en plastique pour préparer le Kiviak de façon selon eux plus hygiènique… Et bien c’est tout le contraire qui s’est produit vu que ces sacs en plastiques n’étaient pas stériles et ont ainsi fait apparaître des germes dangereux dans la préparation. 

Encore un bel exemple de l’influence néfaste de la modernité bien pensante sur les modes de vie dits « primitifs… »

Bon je ne sais pas pour vous, mais moi ça me donne faim tout ça ! Bon appétit ! Moi je vais me déterrer un représentant !

A regarder et à partager

Voici un petit dessin animé que j’ai découvert par hasard et qui m’a fortement interpellé. Alors vu qu’il ne dure que 3 minutes trente secondes, je vous engage à le regarder et à le partager car en retournant le point de vue il a vraiment le mérite de faire réfléchir sur notre époque qui sera connue comme le point de non retour. Enfin, seulement en cas de survie de l’humanité…

Les limites de Google

Voici une youtubeuse qui a défrayé la chronique il y a quelques temps et qui continue de faire un travail aussi drôle qu’inspiré. Sa démarche est simple, elle prend une chanson célèbre, la passe dans un autre langue en utilisant google translate et la récupère en anglais pour la chanter telle qu’elle a été transformée. Le texte devient surprenant  ou ouvertement loufoque. Cela montre bien les limites de ce genre de système et a le mérite de me faire rire aux larmes.

Un exemple bien de chez nous :