Arrêtez tout !!!

Journée de merde, mais bon ce n’est pas grave car Metronomy vient de sortir un nouveau clip pour une autre chanson du dernier album que j’ai bien sûr en vinyle. Une fois de plus visuellement c’est une ode au passé aux années 90 avec un rendu très VHS. Les paroles de la chanson  évoquent le fait de passer à autre chose à la fin d’une relation amoureuse et sont donc très positives, bref,  que du bonheur ! 😀

Retour à l’anormal

« Une fois la tempête passée, tu te demanderas comment tu as fait pour la traverser, comment tu as fait pour survivre. Tu ne seras pas très sûr, en fait, qu’elle soit vraiment achevée. Mais sois certain d’une chose : une fois que tu auras essuyé cette tempête, tu ne seras plus le même. et c’est bien cela le vrai pouvoir des tempêtes »

Haruki Murakami – Kafka sur le rivage fin de la citation retraduite par mes soins.

La vie reprend donc son cours et ce de plus en plus rapidement. Retour des enfants à l’école, réouverture des frontières, il n’y a plus que les monde du spectacle qui n’a pas encore repris le travail, et encore…

Mais chose étrange, peu de personnes évoquent ce qu’elles ont vécu pendant le confinement avec notamment cette peur omniprésente amplifiée par les médias et d’une certaine manière, instrumentalisée par les pouvoirs public.

Je constate aussi que les belles résolutions des particuliers comme des responsables politiques promettant pour leurs personnes et pour leurs pays de tirer des leçons de la crise sont restées lettres mortes. Dans les faits la levée du confinement puis de quasiment toutes les restrictions s’est traduit par ni plus ni moins qu’une volonté de faire tout ce qui n’avait pas été possible de faire et ce de la façon la plus intense et rapide possible.

Niveau pollution c’est reparti comme avant enfin non plus grave qu’avant vu que de nouvelles pollutions générées par la crise viennent aggraver la situation comme ces masques chirurgicaux (non biodégradable faut-il le rappeler) que l’on retrouve par terre devant les supermarchés. Bref retour à la normale, enfin disons plutôt à l’anormal de cette situation ubuesque où une race évoluée refuse de progresser et de sauver sa planète préférant lorgner du coté des ténèbres et de la destruction.

Donc non, désolé Murakami San, les tempêtes ne sont plus ce qu’elles étaient, la seule façon de sauver l’humanité de son auto-destruction auto programmée est d’attendre la prochaine pandémie, celle que l’on ne pourra pas contrôler en confinant les personnes et les esprits et qui fera des ravages suffisants pour enfin aboutir à une vraie remise en cause planétaire suivie d’effets concrets.

En attendant à mon petit niveau je reste dans mes engagements pris en temps de crise en continuant de travailler ma musique chaque jour. J’ai d’ailleurs récupéré et envoyé la basse de Sarah chez le luthier pour faire vivre ma promesse et le souvenir de ma nièce partie bien trop tôt…

 

Une leçon de gentillesse…

Ce lundi insolite s’est déroulé ce weekend en Australie plus précisément à Camberra où les  Mac Donald commencent de ré-ouvrir en créant de gigantesques embouteillage (bien pire que ce que l’on a vu chez nous dans les mêmes circonstances) au niveau de leurs drives. C’est dans ce contexte assez tendu qu’une femme faisait la queue et après bien des efforts arrive enfin devant le guichet pour passez sa commande.

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Hélas, cette dame , sans doute émue par le fait de retrouver son poison préféré, hésite et prend du temps pour passer sa commande ce qui excède une jeune femme derrière elle qui apparemment encore plus en manque de junk food, commence à s’énerver et à klaxonner de façon répétée et agressive.

La dame impassible termine sa commande au premier guichet et au moment de payer fait quelque chose d’incroyable, elle demande  de payer la commande que va faire la jeune femme derrière elle. Cette dernière avertie par le personnel du beau geste de la dame la remercie en ouvrant sa portière avec émotion et embarras. Quelle belle leçon de vie… Répondre à la méchanceté et à l’agressivité par la bonté désintéressée…

Sauf que bien sûr l’histoire ne se termine pas là…  🙄

La dame avance au second guichet et montre ses deux reçus et du coup se fait remettre ce que la jeune fille avait commandé l’obligeant à refaire la queue pour un très long moment ! 😈

Cette histoire c’est un peu tendre la joue gauche mais pour surprendre son adversaire afin de trouver une ouverture pour lui décrocher un uppercut. 😆

Alors trouvez-vous le geste de la dame trop méchant ou mérité ? En ce qui me concerne, ce que je n’arrive pas à comprendre c’est le fait de faire des heures de queue pour de la junk food après avoir passé des mois tapis dans la peur des lendemains qui déchantent. Mais bon, une fois de plus ça n’engage que moi…

Source de l’article

La vie reprend…

Encore une archive, et oui ces dernières semaines sont très demandeuses niveau travail et en plus de cela la météo ne me laisse pas prendre mes appareils… J’ai tout de même refait un scan très soigné de mon plan film ce matin.

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Montbéliard, plan film Provia 4×5 développé maison, Sinar F2, Grandagon N 90mm 6,8. Plan film recadré en 16/9

Et en XXXL c’est ici

Archive malaisante

Archive du lundi 12 juin 2006

Cher Francis,

       Depuis quelques temps à l’I.M.P nous avons un nouveau pensionnaire. Il est relativement discret puisqu’il ne fait que passer la nuit sur notre porche. Et oui il s’agit d’un SDF.

Notre institution a une longue histoire de collaboration avec la misère du monde, avant lui d’autres sans abris avaient profité de la relative hospitalité de cet espace couvert situé devant les portes de l’établissement. 

Le problème avec celui-ci c’est qu’il a le sommeil lourd. Comme dirait Fabrice avec son accent du sud : Quel sale con !  Et oui non seulement il est miséreux mais en plus il traîne devant nos portes tous les matins et souvent bien après l’arrivée des enfants. Ces derniers se sont habitué à lui très vite ce qui n’est pas le cas de l’équipe éducative. Je sais que pas mal de mes collègues rêvent de se payer une séance d’ultra violence genre orange mécanique en lui défonçant la gueule à coup de batte de base-ball. Notre homme d’entretien a été à deux doigts de se battre avec.

La réunion de demain abordera sans doute ce problème d’une façon ou d’une autre.

En attendant, pour ma part je ne sais rien de ce bonhomme sauf qu’il dort devant mon lieu de travail et que chaque matin lorsqu’il se réveille il se met à contempler d’un œil morne la ville qui elle aussi sort de sa léthargie. Je sais qu’il attend une place en C.H.R.S, qu’il n’est pas pressé d’y aller…

Et je sais surtout que le spectacle sans cesse renouvelé de sa déchéance nous mets tous très mal à l’aise car nous le savons tous, au fond il suffirait de très peu de choses dans nos vies bien réglées pour que nous nous retrouvions nous aussi exclus. 

Notre ancien directeur aurait sans doute été plus à même de l’aider que nous.

Et moi travailleur travail social en formation, face à sa détresse je ne trouve qu’une chose à faire, lui dire un rapide bonjour en baissant les yeux et en passant mon chemin.

Au fond il me fait peur. En effet de tout le personnel de L’IMP je suis celui qui a le moins de pare-chocs sociaux donc le plus susceptible de partager son destin.

C’est affreusement égoïste mais la muette menace qu’il représente ajoutée au très mauvais climat de travail actuel font que j’aimerai qu’il disparaisse du jour au lendemain.

La misère devant sa porte c’est nettement moins fun qu’à la T.V…

Ah oui et un grand salut à mes collègues de promo pour leur premier jour de stage, sachez que je pense très fort à vous tous. Vous me manquez. Courage mes amis….