Archives d’Auteur: Kimihiro Watanuki
Souvenirs de mon jardin d’hiver
Les vinyles de la semaine !
Une autre façon de soutenir l’Ukraine en guerre pour défendre la patrie contre l’invasion russe : acheter les disques des artistes ukrainiens qui traversent de très mauvais moments avec l’annulation progressive de leurs dates de concerts à l’étranger.
Pour ma part je suis fan du groupe 1914, un groupe basé à Lviv et dont le style musique, que l’on peut qualifier de dark métal, s’inspire des horreurs de la guerre de 14-18 pour dénoncer avec force les absurdités de ces conflits qui causent tant de destructions, de souffrances et de morts.
C’est donc pour ça que j’ai acheté et reçu avant-hier trois de leurs albums, la bouteille c’est pour boire à leur santé bien sûr !
Si vous voulez les découvrir je vous mets le lien vers une de leur chanson qui peut servir de porte d’entrée dans leur univers quand on n’aime pas trop le métal, une chanson que je travaille en ce moment à la guitare et qui m’en fait baver.
Enfin baver pas vraiment, baver c’est plus le lot des ukrainiens en ce moment alors je leur dédie ce petit message du samedi pour que l’on continue de penser à eux.

Archive en mode auto-diagnostic
Archive du Samedi 24 mars 2007
Cher Francis,
Comme tu le sais je travaille sur mon mémoire. Ce travail de recherche vise à répondre à la question suivante: Les activités des éducateurs avec les ordinateurs sont-elles à même de réduire l’expression des désavantages accompagnant le handicap moyen et léger chez l’enfant. Ce travail me pousse donc à aborder d’un point de vue neutre les apports réels qu’offre mon outil de prédilection.
C’est alors qu’en me penchant sur les limites et aspects négatif de l’ordinateur que j’ai très vite fait le lien avec mon propre usage de ces machines. L’informatique en déboulant dans ma vie a chamboulé bien des choses et le plus souvent dans le mauvais sens.
Je dois reconnaître que cet outil est devenu pour moi un vrai carcan qui n’a de cesse de mieux me séduire afin de m’entraîner toujours plus loin dans des activités aussi vaines que chronophages.
Depuis que j’ai un ordinateur je ne lis presque plus de livres, je ne fais plus de promenade et ma perception subjective du temps est faussée.
Je me rappelle de ma vie d’avant, je cherchais des partitions pour jouer des chansons sur une des mes trois guitares. Aujourd’hui si je fais retentir un son de cordes c’est parce que j’ai buté dans une de mes guitares en me déplaçant d’un écran à l’autre… Pitoyable…
Mais le pire dans cette aliénation grandissante c’est que je suis conscient de ma dépendance à ces machines sans pour autant désirer m’y opposer.
Ces machines sont au croisement de toute mon existence. Communication, expression, travail, recherches, distractions… Il n’existe pas un seul aspect de ma vie qui ne soit pas connecté à l’informatique. Chacun de mes ordinateurs a une fonction bien précise ce qui explique que lorsque l’un d’entre eux rencontre un problème je ressens cela comme une maladie affectant mon corps.
Mon premier ordinateur, Dellia photographié ci dessus en compagnie de Mokona est mon plus ancien poste. C’est aussi la machine qui est consacrée au travail et à la création de ces lignes. Une panne de Dellia est ainsi ressentie dans mon esprit comme un accident handicapant mes sens. Cet ordinateur fait partie de moi, il est une extension de mon corps où se trouve le siège de mes autres sens.
Le bilan est effrayant, je ne sais plus comment vivre sans ordinateur alors que je m’en suis très bien passé pendant plus de vingt ans. Le mois dernier alors que je me préparai à envoyer des questionnaires dans le cadre de mon mémoire, je commençais à travailler sur un projet d’envoi de questionnaire par Internet avec des scripts complexes que je savais ne pas pouvoir maîtriser, tout cela parce que j’avais oublié que pour envoyer des choses il y avait aussi la poste !!!
L’ordinateur perverti mon rapport au temps, mon rapport au réel et mon rapport aux autres en m’offrant un semblant de vie sociale alors que cet hygiaphone n’est au mieux qu’un début de communication.
Pas besoin de faire de grandes théories pour savoir comment j’en suis arrivé là. Ma vie est faite de vides et de carences, l’ordinateur et Internet se sont immiscés dans ces failles pour les remplir d’un épais brouillard me permettant de croire en une plénitude alors que dessous ce voile intangible le vide réside toujours et prospère.
Le pire est d’être conscient de tout cela sans avoir les moyens ou même je l’avoue, l’envie de revenir à la vie d’avant.
J’espère cependant qu’un jour prochain, je saurai trouver un autre objet d’attachement me permettant d’accéder au monde de façon aussi complète mais plus libre et plus humaine.
Mignon tout plein…
Dancing machine
Et si ce soir vous fassiez danser un robot en inventant sa chorégraphie ? Un petit peu d’anglais et vous pourrez vous adonner à ce passe temps aussi futile qu’insolite. L’adresse du site ? Et bien c’est ici !
Ma nouvelle routine du mardi
Tous les mardis après ma journée de travail, je vais dans une ville assez éloignée de ma maison pour y suivre mon cours de guitare hebdomadaire. Vu que j’y arrive 30 minutes avant le début du cours, je commence par aller boire un café.
Mais cette fois je ne vais plus au tabac du coin mais je me rends chez une connaissance qui vient de reprendre un petit bar iconique dans cette ville. Sur la scène au fond de ce débit de boisson juste assez large pour le comptoir et une rangée de tables, des musiciens répètent chaque soir comme des athlètes sportifs en enchaînant les chansons. Du coup je les écoute en buvant un grand café sucré puis je vais faire mon cours de guitare/basse.
En sortant de ma session de travail le moral est soit bon soit mauvais mais dans tous les cas je prends une bière ou deux en jouant aux fléchettes et en racontant des bêtises jusqu’au moment où Léo (le tenancier) décide de laisser son bar pour aller sur la scène du fond pour jouer de la musique.
C’est d’ailleurs comme ça que j’ai rencontré Léo sur les scènes ouvertes du mercredi au pub du village, il a été le premier à vouloir jouer de la batterie sur ma première composition (la chanson de la récré) et ce faisant, nous avons beaucoup rigolé et passé de très bons moments ensemble.
La suite ? Et bien c’est que je suis tout de même à 30km de chez moi! Je dois donc être raisonnable niveau alcool et heure de retour. Hélas ce soir on a tellement rigolé que j’ai été mauvais pour les deux ! Je suis rentré à 20h00 en pas très frais, enfin pas tant que ça vu que j’arrive à écrire ces lignes. 😆 Enfin, bon, il faut vraiment que je fasse attention…
Chronique du dérisoire
La polarisation du monde, la menace de troisième guerre mondiale, en France le clash sur les retraites… Ces temps derniers nous avons tous pour être inquiets! Mais non, ce qui retient l’attention des médias locaux dans ma région c’est une campagne de pub provocatrice. Madame la Maire s’est offusquée de voir le mot merde écrit sur des panneaux publicitaires et de nombreux automobilistes et riverains sont allés se plaindre, traumatisés de voir un gros mot écrit non pas par le biais de graffiti sur un mur mais sur une affiche de pub.
Et pourtant la marque John & Co a un noble but, contribuer à rendre la Terre plus saine en mettant à disposition des engrais, semences et autres produits organiques qui améliorent les sols et favorisent la biodiversité.
Parmi ses produits phares, John & Co propose un compost à base d’excréments de vers de terre, le lombricompost universel. C’est sur ce produit que la marque a décidé de miser fort en collaboration avec l’agence Rosebeef! qui a lancé cette campagne de pub provocatrice et décalée.
Ci dessus une de ces affiches photographiée par mes soins dans la rue les deux autres affiches pour le même produit. Moi je trouve cela plutôt drôle.
D’ailleurs en ce qui me concerne je dis merde aux gens incapables de faire un peu d’humour, merde aux abrutis insensibles au second degré et qui ne savent lire que les gros titres pour adopter une attitude (qu’ils imaginent consensuelle) de rejet alors qu’elle n’est que le reflet de leurs existences minables et de leurs facultés intellectuelles en berne. En résumé : Merde aux cons !
Miss pétouille !
Cette semaine j’ai développé de très vieux films exposés il y a plus de dix ans… Le rendu est barbare et les poussières sont si nombreuses que je renonce à faire un traitement plus poussé. C’est dommage car il y a de belles choses comme ce portrait d’une collègue et amie fait sans doute avec le 135mm 2,5 de mon Fujica ST801. J’adore l’expression de Martine car oui c’est son nom même si miss pétouille est plus raccord avec ce post bien pourri ! 😆
Le monstre de la semaine
Tous les matins les enfants font les rituels en classe, l’un d’eux consiste à écrire la date qui est au tableau pour s’améliorer en écriture et travailler les repères dans le temps. 🙂
Et forcément vu que ce sont des enfants, une fois leur travail fini ils ne peuvent s’empêcher de faire un dessin, c’est si tentant ! 😆
Alors du coup ma photo de la semaine sera ce monstre dessiné hier matin par le jeune M.Y, un petit garçon qui a une culture geek et gamer un peu trop envahissante ! 🙄








