Marre de ce printemps qui s’est déguisé en hiver, marre de ces mauvaises nouvelles qui se succèdent tous les jours sur nos écrans et dans nos journaux, marre de cette grisaille, de cette déprime !
Alors je suis allé piocher dans mes photos les plus colorées pour hurler ce qui est aussi je crois le titre d’une chanson : J’veux du soleil !!!
Je veux des rires et des sourires, des couleurs, de la chaleur, des terrasses de café bondées, des concerts…De l’espoir aussi ! Bref je veux que la vie revienne ! Cette simple jardinière photographiée avec le même film et appareil que ce que j’ai utilisé pour lancer mon tour de France des paysages confinés, se veut donc comme une revendication pleine de rage que je hurle au cœur de ce dimanche matin triste et gris.
Canon EOS 33, 28-105 ultrasonique, Film Ektar 100, version XXXL disponible en cliquant sur l’image. 😎
Si je dois retenir une photo pour illustrer cette semaine, et bien je ne peux penser qu’à ce cliché réalisé au bureau de poste communal du village au moment du départ de ce colis. Le paquet contient un appareil photo chargé avec une pellicule de 36 poses qui va circuler entre 17 autres personnes, chaque personne devant faire deux photos de paysages en respectant les règles du troisième confinement c’est à dire à 10km maximum de leur domicile. Le colis arrive dans le 68 lundi, je vous tiendrai au courant de la suite. 😎
Bonjour monsieur, je peux vous prendre en photo ? Ben oui… clic clac et voilà. Seagull et Trix 320
Je me souviens très bien de cette photo et surtout des circonstances autour de la prise de vue. Je me souviens des trous de boulettes de ce grand fumeur aujourd’hui décédé qui passait tant de temps sur ce banc au village. Je me souviens ne jamais lui avoir demandé son nom. 🙄 J’avais utilisé cet appareil chinois, copie du Rolleiflex avec un objectif bas de gamme qui fait des photos très sympas grâce à un bokeh tournoyant à pleine ouverture. Le plus rigolo c’est que j’avais fait un tirage de cette photo avant de mettre cette photo sur le mur de ma salle d’activité au travail. Mon chef de service qui est aussi un ami était passé me voir et était tombé sous le choc en voyant la photo, cet homme était son grand oncle ! Le hasard a rendu cela possible tout comme le fait que 11 ans plus tard Corinne s’étonne sur le fait qu’un américain sur Facebook ait trouvé mon article qui parle d’un fait divers le concernant. 😆 Je vous le dis, le hasard n’existe pas ! C’est pas pour rien que cette affirmation qui est comme un mantra pour moi soit devenu le slogan de ce blog.
Pour cette semaine, voici un court plus intimiste mais bien plus chargé en symbolisme que la plupart des courts que je vous ai présenté. C’est de saison et c’est à mes yeux très beau, j’espère que vous serez d’accord en partie avec mes assertions.
Aujourd’hui j’aimerai vous faire découvrir la chaine d’une scientifique très sympa (encore plus depuis que j’ai découvert qu’elle est de chez moi c’est à dire de Belfort Montbéliard) enfin bref je m’égare, une scientifique qui fait de la vulgarisation scientifique de façon très agréable et décomplexée.
Je suis tombé sur sa chaine en faisant des recherches sur la biomécanique pour comprendre comment les doigts trouvent leur force et je suis tombé sous le charme de cette jeune femme aussi brillante que sympathique.
Viviane Lalande, PhD, est biomécanicienne, communicatrice scientifique, formatrice, chroniqueuse, et créatrice de Scilabus. Elle a obtenu un diplôme d’ingénieure en génie mécanique de l’Université de Technologie de Belfort Montbéliard en France, une maîtrise recherche (système Québécois) en génie biomédical ainsi qu’un doctorat en génie mécanique spécialisé en biomécanique de Polytechnique Montréal au Canada.
Depuis 2010, Viviane se passionne pour la communication scientifique et notamment sur les sujets d’apparence inintéressants afin de les rendre passionnants !
D’abord sous la forme d’un blog, Viviane s’est tournée vers la création de vidéos scientifiques en 2013 et a fondé la chaîne “Scilabus”. Cette chaîne est, à ce jour, la chaîne francophone de vulgarisation scientifique en “sciences dures”, tenue par une femme, ayant la plus grande envergure avec plus de 230 000 abonnés.
En conjonction avec cette activité de vidéaste, en septembre 2018, Viviane a publié un livre destiné à un public adulte et curieux intitulé “le monde a des racines carrées” aux éditions de l’Homme et qui a été coup de cœur de Renaud Bray (équivalent québécois de la Fnac).
Elle est également chroniqueuse à Radio Canada pour l’émission “Moteur de recherche” depuis 2018 et donne régulièrement des conférences.
En dehors de ces activités de création de communication scientifique, Viviane forme également ceux ou celles qui souhaitent devenir de meilleur.e.s communicateur.rices par l’intermédiaire de formations, de consultations privées, d’un cours à Polytechnique Montréal ou encore par le biais de Scilabus Plus qui rassemblent de nombreux conseils liés à la création de vidéos de science pour Internet.
J’espère que vous aussi vous aimerez son travail. 😎
Je me retrouve une fois de plus devant cet écran pour rédiger on billet « perso » de ce blog. Alors vu que je n’ai rien de particulier à raconter aujourd’hui je vais laisser mes doigts filer sur le clavier histoire de voir ce qu’ils vont raconter.
Ces doigts qui aujourd’hui encore se sont crispés de colère dans mes poings face à certains comportement des enfants que nous accompagnons, ces doigts qui tapotent d’impatience sur la table, ces doigts qui aimeraient bien être en vacances pour se balader le long d’un manche de guitare ou mieux encore de basse.
Hélas oui, le ton est donné suite au constat que ma collègue et moi avons fait aujourd’hui : Il nous sera impossible de continuer à exercer ce métier à 60 ans. Aujourd’hui nous n’avons pas fait grand chose mais non étions pourtant très fatigués voire épuisés. Nous avons tous deux la quarantaine plus que bien sonnée et une grosse inquiétude pour la suite de notre carrière professionnelle.
Pourtant elle comme moi aimons notre travail et avons beaucoup d’affection pour les enfants que nous accompagnons y compris pour les plus problématiques, mais la situation sanitaire, la sensation d’isolement (travailler à deux avec 10 enfants dans une grosse école primaire vide de toute autre présence c’est assez étrange), la mauvaise foi de certains parents, le désintérêt pour notre travail manifesté par d’autres, les manipulations de notre hierarchie, bref tout cela nous plombe et vient diminuer notre enthousiasme.
Et au bout de tout ça ce qui va se passer et qui se passe déjà pour ma collègue, c’est le corps qui dit non, qui commence à caler. Ma collègue va ainsi passer sur le billard cet été pour une opération bénigne mais très handicapante voire dangereuse si elle n’est pas traitée rapidement et soigneusement. 😦
Pour ma part je n’écoute jamais mon corps et lui n’écoute pas trop mon cerveau, c’est d’ailleurs le secret de ma longévité ! 😆 Mais je sais que je vais finir par en avoir marre de tout ça surtout que la fragilité de ma situation personnelle risque de me faire basculer dans la précarité d’un mois à l’autre. En attendant la grande crise, je tremble le jour et j’accumule les cauchemars la nuit. Mon moral est en berne mes espoirs de l’histoire ancienne.
Mais comme le flic du film des années 80 je dois tenir bon, me lever demain matin et trouver une raison de passer une autre matinée dans l’école déserte. Pour demain ça va être facile car le mercredi c’est le jour où notre petit groupe répète notre second titre. Après la chanson sur le CORONA, nous avons écrit une chanson sur l’été qui arrive, une chanson pleine d’optimisme en trois couplets avec des paroles qui évoque les plaisirs simples de cette belle saison le tout plaqué sur le fameux titre « Seven nation army » des White Stripes .
Ma bassiste maitrise enfin sa ligne de basse, le petit filou au clavier a enfin accepter de jouer à la bonne octave et le batteur fera des efforts si je le laisse jouer sur l’ordinateur en fin de matinée. Bref demain sera peut-être enfin le jour où notre répétition ressemblera à quelque chose de présentable. Et même si c’est nul et bien on s’en moquera car on aura rigolé et nous avons encore deux mois pour enregistrer notre titre.
Il existe de nombreux concours décalés voire inexplicables pour les non initiés, oui on va dire comme ça… 🙄
C’est ainsi que par exemple chaque année depuis les années 40, la grande foire de l’état d’Iowa organise un concours entre des fermières et des fermiers qui doivent se départager en mettant en avant leurs capacités à appeler les porcs. Et oui vous avez bien lu, il existe un concours d’appel de porcs. 😯
C’était déjà très perturbant de regarder quelques minutes de ces concours mais depuis dix jours cela est devenu vraiment intéressant voire marrant car un guitariste de métal s’est amusé à coller ses notes de heavy metal sur les hurlements de ces paysannes et paysans légèrement « autotunés« . Je vous laisse juger du résultat final, avancez jusqu’à la dame avec les gros bras c’est mon passage préféré… 😆
Il s’agit d’un appareil photo qui utilise du film 35mm. Auto focus muni d’un zoom de qualité, il est capable de réaliser de très belles photos.
Et bien cet appareil qui est le mien va partir en milieu de semaine pour faire un tour de France au tracé qui reste encore à définir. L’appareil va circuler entre les mains de je l’espère 18 personnes qui feront chacune deux photos de paysages en respectant la loi actuelle de confinement c’est à dire à 10km maximum de leurs domiciles.
Le nom de cette opération ? Et bien en guise de clin d’œil à un photographe célèbre : La France à dix kilomètres, souvenirs du troisième confinement.
Je vous tiendrai au courant si ça vous intéresse… 😉
Bon tout d’abord histoire de rassurer tout le monde, j’ai fait mon test COVID ce matin et je suis négatif. Mes collègues et les enfants aussi, la gamine qui était porteuse s’est elle aussi débarrassée du virus, elle est négative (test PCR) depuis mardi. 😎
Bon et à présent avant de reprendre mes exercices à la basse, je reprends donc la thématique habituelle des vendredis de mon blog avec cet article qui date du mercredi 9 avril 2008.
Mercredi 9 avril 2008
Cher Francis,
Dans ma vie de tous les jours, j’utilise comme tout un chacun, divers objets différents auxquels j’accorde plus ou moins d’importance.
Cependant il existe deux objets qui m’ont marqué de façon si forte et si durable que j’en ai pleuré le jour de leur perte. Je m’étais juré de les retrouver tous les deux .
Aujourd’hui c’est chose faite.
Ma 309 GT crème se repose dans le garage bien au sec pendant que sur l’étagère de ma chambre se pavane un splendide Fujica STX 1N. Un appareil photo très ordinaire et de qualité très moyenne aux yeux d’un vrai photographe mais vital pour moi.
C’était à la fin des années 90. J’aidais l’association de solidarité Roumanie à la préparation de feu notre grand vide grenier, lorsque je découvris dans un pile d’objets offerts pour la vente une sacoche contenant un vieil appareil photo avec toute une série d’objectifs. Amusé à l’idée de jouer aux paparazzi, j’achetais le tout à un prix très bas.
Ce robuste appareil entièrement manuel était muni d’une cellule que je devais manipuler savamment pour trouver les bons réglages de lumière et la mise au point se faisait en tournant l’objectif jusqu’à ce que l’image devienne nette.
Cet appareil m’a ainsi permis de prendre des clichés magnifiques, des portraits plein de lumière et des paysages très bien rendus.
J’aimais tant cet appareil que je le prenais de plus en plus souvent avec moi. Je commençais donc à l’amener sur mon lieu de travail et avec l’autorisation de mon supérieur à photographier les enfants de près ou alors de loin avec le téléobjectif.
Ces photos étaient merveilleuses et sont encore exposées dans pas mal d’endroits de l’établissement.
J’étais comme possédé par le démon de la photo, je prenais même des clichés pendant les temps de réunion. Mes collègues me le firent remarquer et je décidais de ne plus emmener cet appareil au travail.
Une nuit, un voleur s’introduisit dans l’établissement en brisant une fenêtre. Se coupant avec les tessons, il éventra le luxueux fauteuil de la secrétaire pour s’en faire un pansement avant de voler diverses choses dont notre appareil photo.
Grâce à ce voleur je suis depuis installé sur une jolie chaise (je l’ai récupérée et réparée moi même) mais à cause de lui et de ma trop grande et stupide gentillesse, l’histoire se termina mal pour moi.
Le jeudi nous avions prévu de faire une sortie à Belfort, j’avais besoin de l’appareil de l’établissement pour faire des photos pour illustrer notre site qui allait connaître un certain succès par la suite.
Cette situation me servit d’alibi pour ramener mon Fujica sur mon lieu de travail.
Et pendant la sortie une jeune fille dont j’étais le référent se jeta sur moi pour me faire un câlin et fit tomber de mes mains mon précieux appareil qui se fracassa sur les pavés froids et indifférents de cette ville.
Je ne voulais pas flancher devant la pauvre gamine toute embarrassée, mais le soir en rentrant je me souviens avoir versé quelques larmes. Aucune indemnité possible ( appareil trop vieux) même chose au niveau des assurances. Mais qu’importe l’argent, ce que je voulais c’était retrouver cet appareil. Depuis ce jour j’ai cherché partout avec ténacité jusqu’à ce que je le retrouve enfin.
Dimanche soir ma sœur a acheté pour moi aux enchères sur Ebay un autre Fujica mais d’un modèle un peu différent pour moins de trente euros. Je lui ai demandé de me rendre ce service car cet appareil est vendu avec trois objectifs différents et une série impressionnante d’accessoires adaptables sur tous les FUJICA dont le mien.
Dans le même temps mon frère m’annonce qu’il me fait don de son canon EOS 620 d’un autre boîtier et d’un objectif motorisé !!!
J’ai encore mon Minolta srt 303 et un Kiev et le vieil appareil de mon père.
C’est donc une pluie d’appareils photos qui me tombe dessus !!!
Mais peu importe Mon cœur ne bat que pour mon Fujica STX 1 N.
La suite dans les jours qui viennent. Je compte bien scanner des clichés que je vais prendre cette semaine.
Les vacances commencent bien pour non, non ? ^^
13 ans plus tard, après une folie qui m’a poussé à accumuler des centaines d’appareils photo argentique, à monter mon labo et à me lancer dans le grand format jusqu’au 8×10 (négatif de 25x20cm), j’ai rationalisé mon arsenal tout en restant toujours aussi passionné.
Le Fujica STX 1N reste mon appareil de cœur, j’en ai d’ailleurs utilisé un pour un projet complétement fou, faire le tour du monde en l’envoyant à des volontaire du forum de photo argentique que je fréquente depuis bientôt 20 ans. Chaque volontaire devait faire un portrait. L’appareil a ainsi fait plusieurs pays d’Europe avant de partir pour le Japon et de faire escale au Canada. Là il a été perdu pendant presque deux ans, j’ai alors relancé un autre appareil, les deux Fujica (pas de « s » aux noms japonais c’est ma politique) me sont revenus avec des petits cadeaux et deux films desquels j’ai tiré une cinquantaine de portraits.
Tout cela a servi pour une exposition photo avec mon collectif (photo ci-dessous). C’était un moment très sympa et j’ai bien envie de relancer l’idée !