Cyanide et happiness est une chaine you tube américaine présentant des courts dessins animés avec une animation et un design très minimal mais doté d’un incroyable potentiel humoristique vu que leurs gags reposent sur l’absurde et bien souvent le mauvais goût, bref tout ce que j’aime. J’ai d’ailleurs vu et revu tous les épisodes.
Je n’en ai pas parlé jusque là car il n’existait pas de version française.
Mais voici qu’un groupe de passionnés s’amuse à faire des doublages non monétisés des meilleurs vidéos Cyanide et happiness, en voici un exemple ci dessous qui montre bien la « philosophie » des ces cartoons. Alors si vous aimez, laissez-vous tenter par d’autres cartoons de cette série décapante ! 😀
Ces temps derniers je ne vais pas très bien. Mon moral est vraiment très bas car à bientôt 48 ans j’estime que ma vie est un échec et que finalement passer une vie entière sans jamais avoir été aimé, ce n’est pas quelque chose que l’on peut souhaiter à son pire ennemi. Je regarde aussi mes raisons de tenir bon, les choses positives que l’avenir pourrait m’apporter, mais là encore il n’y a rien. Ce qui m’attend ce ne sont que des catastrophes qui vont bouleverser ma vie.
Bref, mon moral est très bas, ma solitude et les souffrances des enfants au travail et l’absence de solutions pour y répondre n’arrangent pas les choses. C’est une sale période.
Du coup pour survivre je fais comme tout le monde, je cherche des petits morceaux de bonheur. Je ne les cherche pas dans les bouteilles car c’est triste de boire seul, mais dans des plaisirs régressifs très communs chez les personnes qui comme moi ont de graves manques affectifs, bref oui, je collectionne.
C’est ainsi que je suis tombé dans le piège des pokemon (pas de « s » à pokemon car même si c’est un mot composé anglais, ça reste japonais). A force de regarder des vidéos sur You Tube tournées par des acteurs influenceurs qui trouvent sans cesse des trésors (des cartes rares valant plusieurs centaines d’euros), j’ai fini par vouloir tenter l’aventure et sur deux mois ce sont plusieurs centaines d’euros qui sont parties dans cette folie.
Ces histoires de cartes sont des arnaque bien huilées qui jouent avec les désirs et les rêves des personnes fragilisées par leurs vies de merde. Ce qui m’a fait mettre le pied à l’étrier c’est d’avoir trouvé une de ces cartes mythiques le 28 novembre dernier et depuis je continue à y croire et surtout à être accroc à cette ce minute de suspens lorsque j’ouvre un paquet de cartes. C’est le même plaisir que les quelques secondes que l’on passe à gratter un billet de loterie, un court instant magique pendant laquelle tout est possible jusqu’à ce que la réalité revienne et nous laisse un ticket à mettre à la poubelle ou des cartes en double. Et naturellement c’est devenu une addiction qu’il me faut combattre avant que cela tourne mal.
J’ai donc décidé d’arrêter d’acheter des paquets de cartes et de chercher les cartes manquantes des trois séries pokemon que je tente de compléter en m’interdisant de commencer d’autres collections. Je compte aussi vendre es doubles et remettre l’argent de ces ventes sur mon compte d’épargne.
Au final, cette addiction que je tente de contrôler est une honte mais c’est aussi une façon de plus de contrôler mes faiblesses histoire de survivre aux séismes multiples qui se préparent pour moi.
Souhaitez-moi bonne chance dans ma guerre contre moi-même… 🙄
J’ai la flemme alors du coup pour ce lundi insolite, une news australienne sur un mouton retrouvé avec 35 kilos de laine sur le dos. Je ferai mieux la semaine prochaine, peut-être… 🙄
Et non les chats ne sont pas des gentilles boules de poils qui ronronnent tout en nous donnant chaleur et affection mais sont avant tout par nature de féroces prédateurs qui comble de l’absurde, vu que nous les nourrissons, tuent pour le plaisir. Ce jour là mon siamois en avait déjà bouffé deux de la même taille. Ce pauvre rongeur était un surmulot, entre la souris et le rat, très présent dans les terrains vagues en campagne et hélas pas assez rapide pour échapper aux chats. Depuis mon siamois a pris sa retraite, il ne chasse plus, mais ce n’est pas le cas des autres…
Aujourd’hui était mon premier jour de congés, je l’ai passé à errer dans ma maison traînant mes yeux d’un écran à l’autre, essayant de trouver ce qui pourrait combler le vide de plus en plus grand qui se forme en moi. Je sais qu’il existe une solution très simple pour combattre ce sentiment, une solution résidant dans l’absorption de différents liquides dont la force s’exprime en degrés. J’en ai des stocks impressionnants à la maison mais je ne vais pas me laisser avoir si facilement que ça…
Alors, histoire de me changer les idées, je suis allé faire un tour en voiture pour acheter des sushi au supermarché et trouver les deux derniers paquets de biscuits apéritif coréens…
Je rentre, je suis seul dans la maison, je fais chauffer un grand verre de sake que je bois doucement en dégustant ces merveilleux morceaux de poisson cru sur du riz collant. Je me régale mais je me sens toujours aussi vide à l’intérieur…
Maintenant je vais aller me coucher et regarder des heures de films mais là encore je sais que je ne trouverai rien pour me remplir…
Je pense très fort à mon autre voiture que je vais devoir attendre encore deux semaines.
Je m’ennuie, je me morfonds, je n’ai pas envie de travailler mais je n’ai pas le droit de me plaindre car je suis vivant (Youpie!!!) et en plus ou moins bonne santé.
Lorsque j’étais à la Fac dans les années 90, Internet faisait ses premiers pas et était disponible pour les étudiants qui pouvaient le consulter sur des ordinateurs situés dans la grande bibliothèque universitaire.
C’est là que j’ai créé ma première adresse mail sur hotmail.com (adresse que j’ai encore) mais c’est aussi là que j’ai découvert en écoutant les rumeurs, le site Internet le plus répugnant qui puisse exister. Ces pages étaient regroupées dans un domaine dont le nom à lui seul était un programme : « rotten.com » en clair pourri.com. Sauf que « rotten » en anglais est un mot bien plus fort que le mot français « pourri » l’idée de mort marquant profondément l’acception de ce terme.
Ce site était alimenté par des médecins, des policiers et d’autres professions qui s’exercent dans des contextes macabres et ces personnes au mépris total de toutes déontologie envoyaient des photos vraiment atroces.
Du coup regarder rotten.com avec les copains était un peu comme un jeu idiot d’adolescent attardé, un jeu auquel j’ai participé non pas pour faire partie de leur bande mais bien pour faire un travail sur la réalité physique et psychologique de ces sacs de viande en lente putréfaction que l’on nomme les humains.
Je me souviens avoir vu des crânes éclatés comme des pastèques, avoir lu des histoires de morts atroces ou stupides, bref je me souviens de ces jours pendant lesquels j’ai nagé dans ce que l’humanité a de pire sans que cela ne m’affecte car je le faisais à petite dose avant de finir par cesser de le faire en comprenant que j’avais fait le tour de la question, que je n’étais pas un voyeur malsain et que mes défenses psychiques et mes facultés de résiliences étaient montées au maximum.
Ce flirt avec l’innommable aura duré pendant 20 ans et aujourd’hui il ne reste plus que quelques articles sur wikipédia et des captures d’écrans de la page d’accueil. On trouve bien quelques archives ça et là mais plus aucun morceau authentique de l’ancien site censuré par le gouvernement américain qui a interdit à juste titre le contenu (obtenu de façon illégale) du site jusqu’à son extinction totale en octobre 2017.
Aujourd’hui avec le recul je me dis qu’en dehors des questions morales et déontologiques soulevées par l’existence de ce site, ces pages n’étaient au bout du compte qu’un freakshow moderne. Dans un pays étouffé par son puritanisme à deux vitesses et où l’idée de mort est niée de très nombreuses façons, consulter ce site était doublement transgressif et donc très jouissif.
Le problème c’est que ces pages étaient référencées par les moteurs de recherches et encore plus par les rumeurs étudiantes, du coup de nombreux esprits jeunes et fragiles ont été exposés à des images et à des idées pour lesquelles ils n’étaient pas prêts.
Alors au moment de conclure cette page consacré à un site qui n’existe plus, et bien je me dis que pour une fois c’est une bonne chose. Que rotten.com finisse de pourrir en enfer, Internet ne s’en porte que mieux. 🙄
J’avais prévu de publier une de mes histoires d’horreur mais hélas je n’ai pas eu le temps de finir et du coup je vous fais découvrir un duo d’humoristes anglais de très mauvais goût histoire de continuer la semaine sur la même lignée. 😈
Dans le très bon film d’horreur « Une nuit en enfer », écrit par Tarentino, on peut voir une scène mémorable où des musiciens vampires jouent sur des corps humain démembrés et transformés en instruments de musique.
J’ai toujours aimé ce délire mais j’étais loin d’imaginer qu’un jour il allait connaitre une expression dans le monde réel…
Voici donc l’histoire d’une guitare très spéciale et de son créateur, un guitariste de heavy metal qui se fait appeler le Prince de Minuit.
Ce musicien a été initié à cette musique alors qu’il vivait encore en Grèce, c’est son oncle Filip (photo ci dessus) lui aussi guitariste qui lui avait fait écouter ses premiers riffs de métal qui déchire. Hélas cet homme allait par la suite décéder très jeune dans un accident de voiture. Son corps avait été légué (à la demande du défunt) à une école de médecine. Mais voilà, au bout de 20 ans cet établissement n’avait plus besoin des restes de l’oncle Filip et dans ce pays très croyant, la crémation n’existe quasiment pas. Du coup, les restes de cet homme avait été déposés dans une caisse et son neveu, le Prince de Minuit, devait donc payer une grosse somme pour que son oncle soit inhumé de façon décente.
Ne pouvant ou ne voulant pas payer le cimetière en Grèce, son cher neveu a alors entamé une procédure compliquée pour se faire livrer les restes de son oncle en Floride où il réside. La suite c’est le Prince de Minuit qui la raconte lui-même :
“So, I got the box of bones from Greece and didn’t know what to do at first. Bury them? Cremate them? Put them in the attic? All seemed like poor ways to memorialize someone who got me into heavy metal.
“So, I decided to turn Uncle Filip into a guitar, which proved to be challenging. I did a lot of research and no one has ever made a guitar out of a skeleton. So, I did it. I started out consulting with two guys in Dean Guitars’ wood shop in Tampa but they got cold feet.
“Anyways, now Uncle Filip can shred for all eternity. That’s how he would want it. I’m super proud of the project and how it serves to honor him, his life and his influence on me.
Et oui, pour ceux qui ne lisent pas l’anglais, cet homme a décidé de transformer les restes de son oncle en guitare électrique et est très fier de son projet qui, selon lui, honore la mémoire de Filip et l’influence qu’il a eu sur sa vie. Il ajoute à son argumentation le fait que son cher tonton peut à présent jouer de la musique qui déchire pour l’éternité !
Si vous vous posez la question, d’après le prince de Minuit cette guitare fonctionne parfaitement et a un son formidable. Elle a même un nom : Filip Skelecaster avec le « F » de Filip inversé en forme de 7 comme le logo Fender, une marque qui a peut être moyennement apprécié cette publicité macabre pour sa célèbre Telecaster.
Ces explications étant données, je peux donc vous montrer l’instrument et si vous le désirez vous pouvez même l’écouter dans la vidéo en dessous. Car non, ce n’est pas une fake new mais bien un fait vérifié.
C’est sans doute ce fait divers qui m’a donné l’envie de célébrer le mauvais goût et l’horreur avec cette semaine trash et je ne veux porter aucun jugement sur le projet du Prince de Minuit car je ne le connais pas ni lui ni son oncle. Je m’étonne juste que les lois en vigueur en Floride n’interdisent pas l’utilisation des restes humains. 🙄