Nous n’irons plus au bois…

… Le banc est cassé !

Donc dur de s’assoir pour se reposer.

Photo faite avec mon Lumix FZ48 mardi pendant une sortie au bois avec les enfants de mon groupe, leur maitresse, ma collègue et une animatrice qui expliquait des tas de choses et racontait des histoires à des enfants qui ne voulaient qu’une chose : jouer avec des bâtons. 😆

Archive hospitalière

Le lundi 12 mars 2007, j’amenais un jeune à l’hôpital. le pire c’est que je ne me souviens même pas de cet épisode que j’ai retrouvé dans mes archives. Je découvre même médusé que j’avais conduit une Twingo ! Comme quoi, un blog et ses archives ça sert parfois à retrouver la mémoire, enfin pas dans ce cas là car j’ai beau chercher je ne me souviens de rien et je ne peux donc que partir des faits relatés par mon moi d’il y a 14 ans pour retrouver plus de détails… Je pense que c’est tout juste impossible…

Archive du lundi 12 mars 2007

Cher Francis,

       Après avoir fait trois fois le tour du parking avec la petite Twingo, j’ai compris que je devais chercher une place ailleurs. C’est ainsi que je me suis dirigé vers les anciens bâtiments de l’hôpital et qui j’y ai enfin trouvé un endroit ou stationner ce drôle de petit véhicule. A coté de moi le jeune garçon était resté silencieux pendant tout le voyage, en scrutant son visage tuméfié je ne parvenais pas à lire autre chose que de l’indifférence vis à vis de ce qui venait de lui arriver.

Deux heures auparavant l’enfant avait été poussé par deux de ses camarades et était tombé lourdement à terre face la première. Son nez et son front étaient égratignés tandis que le reste de cette zone de son visage prenait une couleur bleu jaune.

Je suis son référent c’est donc à moi de l’emmener aux urgences enfin de couvrir l’établissement au cas où un symptôme post-traumatique devait apparaître. Je prends le jeune garçon par la main en tentant de le faire un peu rire pour détendre l’atmosphère mais je suis moi-même très tendu, sans doute plus que lui car habitué aux urgences, je sais que l’attente risque d’être longue et que le jeune garçon pourrait très bien devenir le témoin des blessures et des mutilations diverses qui sont si courantes dans ce service. Conscient de cela je l’entraîne à l’écart sur une petite table et je le fais asseoir le dos tourné au bureau d’accueil et au reste de la salle d’attente.  Ce soir, pour une fois, je suis content  d’avoir eu cette précaution.

Je m’assois face à l’enfant pour lui parler, ce faisant mon regard vient se poser sur cette petite antichambre des enfers. De nombreuses personnes sont déjà là, il y a ce couple en état de choc composé par un homme de la quarantaine plié en deux sur les genoux de sa femme, il se tord de douleur semble hurler sans pouvoir expirer le moindre son. Il se tortille depuis plus de 45 minutes quand enfin une infirmière arrive pour lui demander :  » vous avez mal monsieur?  » Incroyable… Je vois aussi cet homme avec la main enroulée dans un mouchoir sanglant, un autre homme sur un fauteuil roulant laissant traîner à terre un pied a moitié amputé  dont la couleur semble indiquer un état de gangrène… 

        Partout où mon regard se pose je ne vois que souffrance et tristesse. Les conversations entre les malades leurs familles et le personnel soignant viennent à mes oreilles dévoilant les drames à l’origine de la présence de ces individus dans ces lieux. C’est ainsi que par exemple je comprends que l’homme qui se tord de douleur a fait une tentative de suicide par médicaments…

       90 minutes plus tard, nous sommes enfin appelés par le personnel soignant, nous sommes installés dans une petite salle sans porte qui donne directement sur un couloir de l’hôpital, un axe de circulation, une veine de ce grand corps malade qui charrie un flot constant de malades poussés par des infirmiers. Le jeune garçon regarde ce spectacle étonné. Parfois un des brancards s’arrête devant l’ouverture de la salle où nous sommes et comme dans un mauvais film d’horreur un visage pâle dans lequel est planté un regard sans vie vient se poser sur nous. Je sens l’enfant à coté de moi de moins en moins rassuré, je tente de le rassurer en lui expliquant que ces personnes sont là pour être soignées et qu’elles vont aller mieux mais connaissant moi-même leurs situations, je manque de crédibilité assez pour que l’enfant s’en aperçoive. Un interne arrive enfin et examine le jeune garçon, les blessures ne sont pas graves mais des radios doivent être prises pour déceler d’éventuelles fractures. Je demande à accompagner l’enfant vers l’appareil et je reste en salle à coté du manipulateur pour regarder amusé l’image du crâne du jeune garçon diffusé en temps réel, la vision de ces os et de la vie qui les anime est un spectacle saisissant.

Puis l’on nous demande de retourner en salle d’attente. Soudain j’entends le nom de l’enfant prononcé très fort par une voix de femme, la tante du jeune garçon a emmené sa propre fille victime d’un choc important à ta tête après un incident de roller. Cette tante appelle la mère de l’enfant qui arrive quelques minutes plus tard avec la grand mère… Du coup toute la famille se retrouve aux urgences à papoter. J’offre les chocolats que j’avais acheté en prévision de ce qui aurait put être une très longue attente. Le climat convivial qui se développe dans notre petit groupe redonne le sourire à l’enfant tout heureux de voir sa maman venir le voir aux urgences, je glisse à cette occasion le fameux  » vous savez votre grand garçon a été très courageux ».

Ce lieu comme tout lieu habité par l’homme est lieu de vie et de rencontres, un lieu improbable dans lequel tout semble possible, le pire comme le meilleur. Un endroit coupé de l’espace et du temps où chacun de nous peut atterrir d’un moment à un autre.

Mais en ce qui me concerne, je préfère rester simple accompagnateur…

Ils arrivent…

Cette semaine je vous présente une des très nombreuses vidéos tirée de la chaine de Boston Dynamics, les experts qui ont conçu les chiens robots « Spot » et qui s’amusent comme des petits fous avec leurs jouets hors de prix. Franchement je les envie, j’adore ce genre de machines et cette technologie.

Par contre le fait que ces robots aient été prêtés aux policiers de l’État du Massachusetts semble inquiéter l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) qui a appris l’engagement de Spot par la police. L’organisation a exigé des détails des autorités, qu’elle a en partie obtenus. Boston Dynamics a prêté plusieurs chiens-robots à la police de l’État du Massachusetts d’août à début novembre. Les machines ont notamment été testées par des équipes de déminage. La police s’est refusée à donner davantage d’informations, se contentant de dire que Spot avait été engagé sur le terrain lors de deux opérations réelles.

Face à cela et aux diverses questions sur les aléas de l’intelligence artificielle et de la façon dont elle jugera les questions ethniques qui posent tant de soucis aux États-Unis, la sympathique compagnie Boston Dynamics se veut rassurante et précise qu’elle refuse que spots et ses frères soient transformés en armes. Alors oui très bien mais jusqu’à quand ? En attendant, hier j’ai appris avec le reste du monde que Spot est en ce moment utilisé pour surveiller les voies de chemins de fer des CFF (trains suisses). Quand je vous dit qu’il va falloir s’habituer à eux ! 🙂

Tuto : visiter une collègue en arrêt

Hier je me suis rendu chez une de mes collègues de très longue date. La pauvre a fait une mauvaise chute et est immobilisée chez elle. L’usage dans ce genre de situation c’est d’amener un petit cadeau. Je me suis donc plié à cet usage mais en m’amusant un peu histoire de donner un exutoire licite et constructif à mes pulsions sadiques. 😈

Je lui ai donc trouvé un livre avec un titre évocateur, et j’ai ajouté une boite de mouchoir car le livre est triste et une grosse boite de nounours à la guimauve pour l’aider à se remettre de ses émotions. 😆

J’ai improvisé ce geste loufoque en cherchant des idées au supermarché et j’ai trouvé que cette petite tranche de vie serait bien plus sympathique qu’un énième atermoiement ou une autre séance d’introspection. :mrgreen:

Un gros buzz pour un toast

Cette semaine une photo tout à fait anodine a agité les réseaux sociaux. Il s’agit d’une scène où l’on voit des randonneurs trinquer avec des mignonnettes. Voici ce cliché, vous allez tout de suite voir ce qui cloche.

Et oui, le truc bizarre c’est que l’on ne voit que trois personnes alors qu’il y a 4 mini bouteilles.

La solution est pourtant simple. Vous l’avez peut-être trouvée…

Non ?

Et bien c’est que la quatrième personne qui est à gauche porte une veste camouflage dont la couleur et les motifs se confondent avec ceux du sol. Du coup son bras apparait comme invisible mais pas le gant qui tient la mignonnette.

Le plus drôle dans ce genre de photos que l’on trouve par centaines sur certains thread Reddit ou autres, c’est qu’elles sont prises de façon totalement accidentelle.

C’est ça la magie de la photo… 🙄

Signes avant-coureurs du printemps

Mercredi matin en allant au travail j’ai vu deux jeunes s’embrasser sur le chemin du lycée. Ils étaient baignés dans une belle lumière et cela aurait fait une très belle photo. Mais au delà de cela, voir des gens sans masques célébrer leur amour sans masques et en balançant les gestes barrières à la poubelle m’a fait un bien incroyable.

Plus tard alors qu’avec mon petit groupe de musiciens nous étions en train de préparer une nouvelle répétition, une des gamines remarque un écureuil qui fait des acrobaties dans un arbre de la cour de l’école. Du coup c’est le groupe entier qui se retrouve collé à la fenêtre pour observer l’animal. Et là je me rend compte qu’il n’y a pas un écureuil mais bien deux, il s’agit d’un couple.

Et oui encore un autre signe du printemps qui arrive ! Mais là par contre j’ai réussi à faire les photos ! 😀

Archive de « fail » commercial

Archive du lundi 5 mars 2007

Cher Francis,

       Une fois n’est pas coutume, je vais te parler ce soir de ce que l’on fait avaler à mes concitoyens et ce, au propre comme au figuré. En allant faire des courses ce matin pour trouver des enjoliveurs pour ma vieille 309, je suis tombé sur une publicité qui je ne sais pourquoi m’a énervé au plus haut point. Il s’agit d’un nouveau produit lancé par l’industrie alimentaire.

Mais à qui veut-on faire avaler ça ? Sans doute à certaines personnes qui croient aussi aux vertus des crèmes anti-rides et aux horoscopes. De toute façon le marché est porteur et ça le groupe Danone l’a compris depuis longtemps.

Cependant prétendre que des aliments peuvent servir de médicaments en exagérant leurs vertus à des fins publicitaire est un acte qui selon moi relève du dol. En clair la commercialisation de ce produit par le biais d’une campagne publicitaire qui à mon avis a de grandes chances d’être mensongère ne devrait pas, le cas échéant, être autorisée par les pouvoirs publics.

Là encore de qui se moque-t-on? D’un coté les pouvoirs publics encadrent les consommateurs allant jusqu’à les surprotéger quitte à les faire passer pour des abrutis et de l’autre ils laissent les grands groupes alimentaires leur vendre à prix d’or des yaourts camouflés en médicaments. 

Il est sûr cependant qu’un groupe affichant en 2006 un chiffre d’affaire en progression de +9.7%, soit plus de 14 milliards d’euros, n’est pas soumis dans notre beau et grand pays démocratique, aux même règles de droit que les autres acteurs économiques plus modestes. Vas donc essayer de commercialiser un yaourt qui hydrate la peau et tu verras la commission de répression des fraudes te tomber dessus avant que tes produits soient dans les linéaires ! 

Un groupe riche comme Danone n’a aucun problème pour engager des scientifiques peu scrupuleux qui donneront leur aval à des produits testés dans des procédures contestable. Là encore le scientifique corrompu fait partie de notre héritage français, entre celui qui prétend que les nuages radioactifs s’arrêtent en plein vol ou l’autre qui professe que les explosions nucléaires souterraines sont sans danger pour les habitants de Mururoa, nous avons appris à prendre du recul par rapports aux « experts » présentés comme tels par les médias et les pouvoirs publics.

Certains consommateurs éveillés ont aussi appris à se méfier des promesses des industriels de l’alimentation. l’exemple récent donné par le cœur de cible du yaourt anti-cholestérol le montre bien. Devant le bilan morose de la campagne sur les produits anticholestérol de DANONE (Danacol) et UNILEVER (Fruit d’Or Pro-activ) : ‘seulement 5 200 acheteurs en 2006), les assurances AGF et MAAF qui s’étaient engagées à un geste financier pour récompenser la consommation de ces produits visant à prévenir les maladies cardiovasculaires, ont mis fin à leur partenariat. AGF s’était engagé à rembourser les achats de yaourts Danacol et la MAAF accordait une réduction de 10% des cotisations aux consommateurs de la gamme Fruit d’Or Pro-activ.

Comprenant que les anciens avaient plus de jugeote que prévu, nos amis de Danone ont donc mis au point une nouvelle arnaque visant cette fois-ci les femmes avides de beauté et de bien-être. En cas de succès de ce produit nous pouvons donc nous attendre à voir débarquer des yaourts anti-rides, des yaourts qui protègent de la grippe aviaire et bientôt le beurre qui aide à retrouver un travail !

La balle est donc dans le camp des consommateurs, la campagne pour ce nouveau produit sera un bon test pour voir l’étendue du pouvoir de la télévision sur les masses… 

Deux ans plus tard en mars 2009, ce yaourt disparaissait des rayons malgré une campagne de lancement de 9,2 millions d’euros. Les causes étaient multiples : Incapacité à fidéliser une clientèle (60% des acheteurs avaient fini par lâcher le produit au bout d’un an), texture est trop grasse et pas assez gourmande.

Mentionnons aussi le goût trop sucré qui pouvait faire penser qu’il fallait prendre du poids pour hydrater sa peau. Autres raisons : Essensis avait pour cible initiale les trentenaires alors que certains des ingrédients (bourrache, Oméga 6 et vitamine E) sont plutôt destinés aux femmes ménopausées. Le prix, le format en petit pot non adapté pour une utilisation quotidienne et surtout le fait que l’UFC que choisir avait fini par remettre en cause son efficacité.

La « cosmétofood » qui marche si bien en Asie et ailleurs n’a donc pas pris en France. Alors peu importe les raisons de ce sympathique ratage, cela fait du bien de savoir son pays à l’abri de ces idioties. 😆