Archive militante

Archive du samedi 10 mars 2007

Cher Francis,

       Toujours pas de nouvelles de Toshiyuki. (ma 309 GT)

       Je suis allé au supermarché pour refaire mes stocks de biscuits apéritifs coréens. Sur le parking j’ai découvert un autocollant bizarre sur une voiture près de la mienne. On y voyait une tête de cheval accompagnée d’un slogan : « non à l’hippophagie, un cheval ça ne se mange pas » Sur le moment j’ai été surpris puis amusé par cette déclaration en faveur des droits des équidés. En rentrant j’ai fait quelques recherches sur Internet afin de mieux comprendre quelles étaient les idées derrière ce mouvement discret mais bien réel.

Ce mouvement semble avoir été créé par des amoureux des chevaux qui ne supportent pas que leurs animaux mascottes soient traînés dans des wagons fermés avant d’être abattus et dépecés. Cette organisation s’est par la suite structurée en association, l A.E.C  (L’association éthique du cheval).

L’idée avancée pour dissuader les consommateurs de manger du cheval est de dire que cet animal est utile pour l’homme, il est son compagnon, son ami et que par reconnaissance nous ne devrions pas le manger…Je les comprends, moi-même je ne supporte pas que l’on fasse du mal à mes animaux préférés c’est à dire les chats mais dans mon cas mon indignation s’étend à toute forme de cruauté contre l’ensemble du monde vivant sans faire de distinction selon mes créatures fétiches.

Voilà précisément ce qui est drôle dans cette démarche, les humains sont appelés à limiter leur cruauté vis à vis des animaux qui leurs sont utiles et sympas. Ne serait-il pas plus juste de considérer que chaque créature est sensible et que la violence que l’homme exerce sur elle à des fins étrangères aux lois de la nature est inacceptable ? Un animal doit être respecté parce qu’il est un être vivant et j’en suis convaincu pensant, pas pour les services qu’il rend ni pour son image, car mis à part les chevaux et les animaux de compagnie conventionnels, aucun d’entre eux ne mériteraient d’être protégé si l’on suivait ce critère aussi absurde qu’anthropocentriste.

       C’est bien beau de chialer sur le sort d’un cheval abattu froidement dans un abattoir, mais qui s’intéresse aux grenouilles à qui l’on coupe les pattes avant de les laisser crever dans un seau? Aux gallinacés qui sont décapités? Aux cochons piqués à mort avant d’être saignés?       

       Et pourtant on peut faire de belles ballades sur le dos d’un cochon, nombre d’enfants de fermiers peuvent en témoigner !  Les oies de mon frère sont de meilleures gardiennes que bien des chiens, et les grenouilles consomment d’importante quantité d’insectes nuisibles à l’homme… Mais c’est sûr que ces créatures sont moins sympas que les chevaux et surtout moins propices aux transferts affectifs et aux projections de nos inconscients d’animaux malades…

C’est décidé, moi aussi je me lance dans la bataille je vais créer l’A.E.A : l’association éthique de l’araignée !!!

Quitte à être ridicule autant le faire avec humour…

16 ans plus tard, rien à ajouter. Je caresse même le rêve de devenir un jour vegan… 🙄

Tendres souvenirs…

Cher Francis,

Hier je te parlais de l’alcoolisme des jeunes, je dois avouer que je suis de mauvaise foi car le soir même j’ai fait découvrir la cuisine japonaise à ma nièce qui a dix ans et bon, il a bien fallut qu’elle boive du sake…

Mais non je rigole !!! c’est juste pour la photo quoique elle à l’air bien imbibée !!!

Mais elle a seulement senti l’odeur de ce breuvage, elle devra attendre de boire ses premiers soft-drinks pour boire pour de vrai… Mais bon Sarah, ne te presse pas trop !!!

C’est à la fois tendre et triste de retomber sur cette archive. De Sarah aujourd’hui décédée il ne me reste plus que des souvenirs et de belles photos, alors retrouver une page de vie et un souvenir qui va avec me rend à la fois heureux et triste… 😥

Crier au loup

Archive du vendredi 24 février 2006

Cher Francis,Hier soir alors que je travaillais dans la salle en haut avec mon ordinateur portable, j’écoutais d’une oreille distraite un reportage d’envoyé spécial sur le loup et les dangers qu’il représente. Je dois dire que ce sujet m’a mis dans une colère noire.Je ne vais pas entrer dans le débat autour de cette question car je n’ai pas toutes les informations sur ce sujet. Mon avis est que le loup est un animal qui avait sa place dans l’écosystème avant d’être exterminé par l’homme et que ce dernier doit accepter que cet animal prélève son tribu légitime. Mais bon à l’époque où l’on manipule les génomes des êtres vivants pour augmenter leur potentiels commerciaux, un tel langage ne peut être entendu par le berger qui ose prétendre qu’il comprend la nature. Je vais arrêter là ce débat avant de m’énerver pour m’attacher non pas au fond du reportage mais à sa forme.En effet ce prétendu sujet d’information utilisait des procédés cinématographiques propres aux films d’horreur ( plans au ras du sol, images brouillées, musique flippante) afin de faire passer le loup pour un monstre venu de l’espace. De longues interviews et séquences montrant les bergers en train de pleurer ou d’agresser des écologistes caricaturaux complétait ce travail aberrant. Mais bon, ce n’est qu’une nouvelle illustration de la mercantilisation de l’information qui pousse les journalistes à renoncer à toute éthique et impartialité pour faire du sensationnel au détriment de l’information. Les chaînes de TV en cautionnant et en encourageant ce dévoyage de l’information ne font que démolir un peu plus la crédibilité du service public tout en redonnant au loup le statut qu’il avait au 19eme siècle.Et oui mon cher Francis, à l’heure où la société toute entière repart sur bien des plans au siècle dernier, pas étonnant que comme à cette époque nous cherchions de nouveaux boucs émissaires à stigmatiser. Le loup, animal des plus méconnus, remplit très bien cette fonction.

17 ans plus tard, le loup est de retour de façon vérifiée et parfois massive, reste à savoir si ce retours sera accepté ou si l’histoire se répétera pour le dernier des grands prédateurs.

Archive d’une cruauté désabusée

Cher Francis,

Voici donc un exemple des massacres journaliers commis par mon chat siamois.

♫♪♫♪♫

Une souris morte,

♫♪♫♪♫

Qui gisait à ma porte.

♫♪♫♪♫

Je l’attrape par la queue,

♫♪♫♪♫

Mon dieu que c’est dégueu !

♫♪♫♪♫

Et tu veux que je te dise ?

♫♪♫♪♫

Trempée dans l’huile ou dans l’eau,

♫♪♫♪♫

Mon siamois reste un beau salop !  

Rien à ajouter sinon que je crois me souvenir que la photo du rongeur s’arrête là où finissait son corps… 🙄

Archives à venir

Ce soir je suis allé au pub et j’ai longuement parlé avec un prof de physique chimie au lycée, après je suis allé chez mon ami Pascal pour raconter des âneries avec sa gamine survoltée, donc en rentrant à 23h00 ne me demandez pas de sortir une archive, on verra ça demain ou pas ! 😆

BON OK on édite !

Flagrant délire

(titre inspirée par Bastien)

Depuis le début de l’année, j’anime chaque lundi matin un atelier photo argentique avec les enfants de l’établissement où je travaille. L’un de mes buts était de leur permettre de s’exprimer avec la photo et de montrer leurs œuvres à un plus large public possible.

Hélas, les panneaux réalisés et présentés lors de la fête de Noël sont certes sympas mais n’ont occasionné aucun retour pour les enfants qui travaillent avec moi sur ce projet.

Il me fallait donc trouver une idée nouvelle pour que l’on entende enfin parler du club photo argentique.

Avec les enfants nous avons donc inventé une histoire avec mon lapin en laine. Un récit inscrit dans la réalité de leur accompagnement à l’I.M.P, une fable que nous sommes en train de préparer en la montant sous forme de roman photo. La photo ci-contre est un extrait, un teaser.

L’histoire est rédigée et les premières photos argentiques vont être visibles demain, ce projet devrait donc être mené à bien.

A suivre…

La suite et bien c’est un roman photo de dix pages qui aujourd’hui encore reste un beau souvenir d’une activité rigolote et très intéressante sur le fond comme sur la forme. 🙂

La reprise de ma passion vinyle

Archive du mardi 27 janvier 2009

Mes galettes, je les aime noires

Aujourd’hui le facteur m’a encore apporté un colis.

Cette fois il ne s’agissait pas d’un article en rapport avec la photo argentique mais d’un disque vinyle neuf acheté 10 € sur EBay.

Quel plaisir de recevoir un si bel objet et de découvrir pour la première fois la qualité du son d’un disque neuf tout juste sorti du plastique ! Avec ma platine Bang Olufsen et sa pointe diamant je vais vraiment passer un très bon moment à découvrir cet album de bon rap français.

14 ans plus tard, mon amour du disque vinyle me pousse à acheter de temps à autres des albums que je découvre après coup ou au moment de leur sortie. Car oui aujourd’hui les musiciens qui se respectent sortent tous leurs nouveaux albums en vinyle histoire de laisser leurs fans les soutenir tout en répondant à leur besoin d’aller contre cette fichue dématérialisation aussi débile que dangereuse pour l’avenir de la culture, mais ça c’est un autre débat. 🙄

Lucky thirteen

Archive du vendredi 13 janvier 2006

Cher Francis, C’est aujourd’hui vendredi 13. Comme d’habitude la française des jeux en fait un argument publicitaire. Publicité largement relayée dans les médias. Ce qui est drôle c’est de se rappeler que d’une part le chiffre 13 est censé porter malheur et que d’autre part l’origine de cette superstition est religieuse, Juda qui a trahi Jésus étant le treizième apôtre. C’est ainsi que selon les personnes ce jour est soit un jour de chance soit un jour de malheur.

Pour moi cela aura été une journée agréable puisque j’ai le sentiment d’avoir assez bien réussie ma dissertation sur la toxicomanie et que j’ai vécu des moments agréables auprès de mes camarades de promo qui m’ont accueilli et réconforté vis à vis de ma souffrance de stagiaire.

Cependant pour ma mère cela aura été une très mauvaise journée puisqu’elle a bousillé le pare choc de sa voiturette sur le portail. Les réparations vont être onéreuses. Ainsi son malheur se communique à moi qui suis triste de la voir souffrir et qui vais devoir supporter moi aussi les conséquences financières de cette réparation.

Conclusion : Foin de toute superstition vis à vis de ce vendredi 13, cela aura été une journée de merde dans sa globalité… N’en déplaise à la française des jeux.

17 ans plus tard, ce soir je me suis amusé à provoquer la chance en achetant trois paquets de cartes Pokemon… Et ça a étonnement bien marché !
😯

Plaidoyer pour les films de genre

Archive du vendredi 6 janvier 2006

Cher Francis,

Hier je te parlais de mes dernières acquisitions de DVD de films d’horreur. Tu dois te demander ce qui peut m’intéresser dans ce genre de cinéma. Je vais tenter de te répondre. 

Tout d’abord il me faut procéder à une définition des genres de cinéma:

– Le cinéma fantastique : Film construit autour d’un élément surnaturel (monstres fantômes), pas ou peu de violence.

– La science fiction : Film construit autour d’une technologie imaginaire (vaisseaux spatiaux)

– Le cinéma d’horreur : Élément fantastique, violences et morts violentes

– Le cinéma gore : Multitude de morts violentes avec des effets sanglants très exagérés.

– Le cinéma d’anticipation : Vision du futur, de la société et des technologies telles qu’elles pourraient être.

Je suis un amateur de ces genres de films surtout des trois premiers et ce pour plusieurs raisons:

Tout d’abord ce genre de cinéma me procure de grandes sensations qui me scotchent sur mon siège ou à mon matelas quand je les regarde dans ma chambre. Jouer à se faire peur est un jeu aussi vieux que l’humanité. En effet, le cinéma d’horreur n’est que la version moderne des histoires que l’on se racontait jadis autour du feu pour se terroriser. De nos jours, l’homme a d’autres moyens pour jouer à se faire peur comme les manèges à sensations ou les sports extrêmes.

Alors Francis tu vas me demander pourquoi l’homme s’amuse-t-il à se faire peur. Et bien selon moi il y a déjà une explication physiologique, le corps se rappelle quand les émotions ont été fortes et nous tentons toujours de les reproduire pour faire revivre à notre corps ces moments. Ces sensations ne sont appréciées par le corps qu’en fonction de leur intensité, la notion de péril ou de morale est exclue de ces mécanismes de reproduction inconscients. 

C’est ainsi que je cherche sans doute à reproduire l’effroi que j’avais ressenti en étant enfant en regardant en cachette mon premier film de morts vivants… Je connais pas mal de gens qui aiment ce genre de films pour les mêmes raisons.

Une autre raison plus intellectuelle expliquant mon attachement aux films de genre réside dans leur faculté à aborder par le biais du fantastique certains débats ou conflits éthiques qu’un film restant dans le réel ne pourrait traiter. Certains films d’horreur comme Alien abordent ainsi le thème des dérapages de la science et développe un vrai débat dans des conversations entre acteurs, ce qu’aucun film restant dans les limites du réel ne pourrait faire. C’est ainsi qu’un grand nombre de films de genre ne se limitent pas à des divertissements mais proposent un second niveau de lecture souvent très riche. De plus au train ou le réel rattrape le fantastique par le biais du progrès scientifique bon nombres de films de genre sont devenus rétrospectivement des films d’anticipation…

Enfin troisième et dernière raison que j’évoquerai dans ce plaidoyer pour le cinéma de genre : L’évasion que procure ces films qui l’espace de 90-120 minutes nous aident à rêver à un ailleurs en occultant pour un temps le monde réel et ses préoccupations… Tout comme le besoin de terreur il s’agit d’un autre besoin physiologique…

Je termine ici ma petite dissertation le soleil brille je vais laver ma voiture avant de reprendre le travail dans ce triste monde réel… 

Aujourd’hui je continue de regarder ce genre de films mais je n’éprouve plus très souvent le plaisir de découvrir une oeuvre vraiment originale et remuante car ce qui aujourd’hui compte avant tout est la rentabilité. Nous sommes donc entrés dans un age de merde où les films de genre sont soit des suites soit des copiés collés de formules qui marchent pour un public décérébré d’américains moyens… 🙄