Aujourd’hui je voudrais partager avec vous cette vidéo qui évoque avec brio le fait que la cuisine russe n’existe pas et qu’elle est en fait constituée de plats empruntés aux pays alentours. C’est peut être un peu niais de ma part mais je trouve cela très intéressant surtout dans le contexte actuel.
L’horreur
Depuis quelques jours je ne peux m’empêcher de penser à mes cousines qui sont sous les bombes russes. J’ai de plus en plus d’échanges avec Oksana sur Facebook et les nouvelles ne sont pas rassurantes. Vous le savez si vous avez suivi les informations, une colonne de 60km de blindés russes se dirige vers Kiev. Les deux enfants de ma cousine sont à l’abri à la campagne avec leur père qui est son ex-mari, mais mes deux cousines sont coincées à Kiev.
Ma cousine souffre d’être séparé de ses enfants et aujourd’hui son discours semble changer, elle m’a dit chercher à les sortir de là et moi du coup je lui ai dit que nous étions prêts à les accueillir.
Car oui je suis inquiet pour eux et les savoir ici en sécurité serait une très bonne chose pour tout le monde y compris pour leur père et leur mère qui sont restés à Donetsk.
Mon frère et sa femme Ukrainienne qui vivent dans le Haut Jura vont peut-être accueillir chez eux le petit fils âgée de deux ans de cette dernière.
Ces derniers jours j’ai l’impression d’être dans un cauchemar éveillé, je n’arrive pas à réaliser que l’Ukraine a été envahie par la Russie. Du coup je me fais des films, j’imagine déjà la vie avec mes cousines et leurs enfants sous notre toit. Ce serait pas simple et cela nous demanderai pas mal de sacrifices mais qu’importe, je serai si heureux que cela se réalise pour eux et pour moi, que je suis prêt à en payer le prix.
Mais pour l’instant j’arrête de me faire des films sur ce futur possible mais non certain. Il me faut être à l’écoute de mes cousines pour vérifier que tout va bien et leur apporter tout le soutien moral possible en attendant de pouvoir faire plus.
C’est une bien drôle de période de ma vie qui s’ouvre mais qui sait…
Pas envie de rire ce soir
Oui, comment faire un article sur un truc loufoque pendant que ma famille d’Ukraine est divisée (les enfants à l’abri dans la campagne) et sous les bombes. Du coup ce soir je préfère vous faire un copié-collé de ce que ma cousine Oksanna a eu le courage d’écrire aujourd’hui sur son Facebook.
J’ai enfin eu la force d’écrire… Je parlerai les deux langues, très difficile, mais j’espère qu’ils me comprennent, qui ne veut pas, partir.. plus loin.
Des jours comme dans un tire-bouchon. Je ne me souviens plus quel jour, numéro. Larmes, peur, anxiété folle mélangée à un sentiment de patriotisme et de fierté pour l’Ukraine !
Moi avec ma sœur et son fils à Kiev, enfants avec Yura au village près de Gostomel ! Pas d’électricité, pas de communication, sous des bombardements constants !
Je suis de Donetsk, mais je suis à Kiev depuis plus de 15 ans. Mes parents, ma sœur ont déjà vécu cette horreur et cette douleur.. maintenant leur âme se brise avec la douleur pour nous petits-enfants. Accrochez-vous, mes chers ! On va s’en sortir ! Dieu est avec nous.
Prier pour les enfants chaque minute !
Tiens bon mon ange ces rares moments que je peux communiquer j’essaie de ne pas montrer mes larmes Appel téléphonique yegor gostomels ʹkim kíborg, dis qu’il est courageux, protège sa mère, sa sœur et empêche l’ennemi de venir à Kiev ! Cela lui donne force et fierté pour sa bravoure !
Les amis que Dieu sauve nos familles, nos enfants et la terre !
Gloire à l’Ukraine ! La victoire sera à nous ! ![]()
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Rien à ajouter, courage petite cousine… 😥
Spectres marins
Il fut un temps où j’allais en vacances et où j’avais des amis avec qui discuter boire et faire ce genre de photo rigolote avec le plaisir d’un grand gamin que je suis. Tout cela n’est hélas même plus un souvenir, juste un lambeau de rêve sur lequel je suis tombé en rangeant une boite de plans films. Oui désolé c’est encore une archive mais je n’ai rien de montrable dans ce que j’ai développé cette semaine. J’espère mieux pour dimanche prochain. 🙄
Famille en péril
Alors que les événements en Ukraine deviennent de plus en plus violents, je pense très fort à ma famille qui s’est rassemblée à Kiev après avoir perdu leurs biens à Donetsk. Sur cette photo on voit mon grand oncle Volodia, ma grande tante Galia, au centre Oksanna ma cousine et ses deux enfants, Nastia mon autre cousine et il y a aussi Lena (ma troisième cousine) et ses enfants qui ne sont pas sur la photo. J’ai de leurs nouvelles par Facebook, ils tentent d’aider les gens en relayant les informations utiles comme par exemple où trouver un abri, de la nourriture et des soins dans ce pays qui tente de résister à cette terrifiante invasion russe. Je me fais beaucoup de soucis pour eux et j’espère pouvoir les aider un jour autrement que par mes pensées et mes prières… 😥
Archive de premiers contacts
Un premier contact dans le jargon des films de science fiction que j’aime tant (Star Trek en tête) c’est la première rencontre entre deux races ne vivant pas sur la même planète, en vue d’établir des relations de coopération.
Le hasard fait qu’aujourd’hui je célèbre les 12 ans du premier contact de mon groupe avec le milieu scolaire ordinaire. Je m’en suis souvenu grâce à cet article qui du coup est une archive de choix pour aujourd’hui.
Archive du jeudi 25 Février 2010
Premiers contacts
Aujourd’hui nous avons comme prévu passé une première journée avec 12 enfants dans une école élémentaire de la ville. Les enfants étaient vraiment très heureux et ça me faisait vraiment plaisir de les voir jouer avec d’autres enfants et ce, même si ces autres enfants étaient en fait plus petits qu’eux.
Au niveau des adultes, nous ne nous sentons pas spécialement très bien accueillis. Il n’y a pas d’hostilité mais pas non plus de mains tendues. C’est vrai que pour Sylvaine notre institutrice les contacts sont plus faciles avec ces collègues mais de mon coté j’ai l’impression que l’entrée d’un éducateur dans l’école n’est pas simple.
Au delà de mon ressenti personnel, que j’espère contraire à la réalité, force m’est de constater au hasard de quelques remarques des enseignants et des animatrices, que notre arrivée n’a pas vraiment été préparée ni du coté des professionnels, ni du coté des parents.
Mais bon, il y a tout de même quelques sourires et quelques personnes qui semblent intéressées par ce que nous faisons au point que nous pensons que des échanges seront bientôt possibles.
En attendant, à nous de faire des efforts entre adultes responsables pour surmonter les incompréhensions mutuelles du genre de celle lancée cet après-midi : « Pourquoi vous venez ici? vous n’étiez pas bien chez vous ? »
Heureusement que les enfants s’entendent très bien entre eux malgré quelques petites difficultés qui commencent à se manifester. Pas besoin de longs discours pour sympathiser, quand on est un enfant, un ballon ou une corde à sauter suffisent. La socialisation secondaire semble possible sauf pour quelques uns des enfants du groupe pour qui cela prendra plus de temps.
Enfants ou adultes, nous allons tous devoir rassembler notre courage mais nous y arriverons.
En septembre 2016, suite à des ouvertures de classe nous avons changé d’école primaire pour intégrer une autre école primaire dans un quartier plus populaire à 800 mètres de l’autre établissement. Là nous nous sommes très vite sentis accueillis et comme faisant part à part entière de l’école comme n’importe quelle classe. J’ai même développé des liens d’amitiés avec certains enseignants au point de réfléchir à des projets communs notamment basés sur la musique. Six ans plus tard, c’est donc toujours le même enthousiasme avec l’intensification des scolarité partagées qui font tant de bien aux enfants avec lesquels nous travaillons. Pourvu que ça dure ! 😎
Guerre froide
Les événements se précipitent avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Je me fais du soucis pour ma famille ukrainienne dont j’espère des nouvelles par Facebook mais en attendant je tente de penser à autre chose en regardant par exemple ce court d’animation très choupi bien que de circonstance.
Le retour de Babybeard
J’ai toujours eu des sentiments très contrastés vis à vis du Japon mais si je suis sûr d’une chose c’est que je rigole bien avec leurs délires pop. Alors quand un ancien catcheur décide d’aller à fond dans le n’importe quoi en portant des robes et en faisant des chorégraphies de malade avec deux chanteuses danseuses, oui vous avez bien lu, et bien je ne peux qu’adorer et me le passer en boucle en rigolant même si cette musique électro typée jeux vidéo est aux antipodes de mes gouts.
En mode shonen
Aujourd’hui a été une bonne journée, j’ai rentré le lézard arc en ciel après plus d’un an de traque mais j’ai hélas replongé en achetant 9 paquets de cartes pokemon mais vu le prix et ce que j’y ai trouvé je me dis que pour une fois j’ai bien fait. C’est d’ailleurs le cas puisque je vais pouvoir vendre facilement ces cartes que je ne collectionne pas pour plus de 50 euros et que je revendrai les paquets non ouverts le double de leur prix d’achat dans quelques mois.
Mais là n’est pas le sujet.
Aujourd’hui était une très bonne journée car j’ai fait un cours de basse supplémentaire qui se solde par un verdict partagé par moi et mon prof : j’ai beaucoup progressé. Les bouts de mes doigts sont couverts de corne, je n’ai plus de sensation de toucher à ce niveau mais qu’importe je suis heureux comme tout de voir que cette fois j’ai franchi un nouveau palier.
Du coup j’ai l’impression d’être dans un dessin animé japonais du genre de ceux dont je me gave, et tout particulièrement un dessin animé de type « shonen ».
Le shonen est un type destiné aux jeunes garçons qui utilise toujours les mêmes ficelles : un ou des personnages pathétiques qui décident de se prendre en main et qui finissent par triompher de toutes les adversités jusqu’à des fins exagérées comme gagner une coupe du monde, trouver un trésor, devenir le roi des ninjas…
Écrit comme ça, on pourrait penser que le shonen est un genre classique, une formule pensée et calculée pour faire de l’argent et c’est un peu vrai car au Japon comme ailleurs le succès doit avant tout être commercial. Mais certains animés comme « Kono Oto Tomare » que je regarde en ce moment qui raconte l’histoire d’une bande de bons à rien qui décident de se mettre à la musique traditionnelle japonaise pour participer à un concours national, est une mine de réflexions pointues et d’encouragements chargés d’émotions. Les personnages passent par les mêmes étapes que moi dans mon apprentissage de la musique du coup je m’identifie très fort à eux et j’aime encore plus regarder cet anime qui est en français sur amazon prime en accès gratuit.
J’ai raconté tout ça à mon prof qui a rigolé en me disant « Ah toi tu es en mode Shonen ! » car oui lui aussi connait le monde des animés japonais.
Bon à présent il est temps de laisser ça de coté car je vais cuisiner… des sushis !!! 😆
Le grand bain
Ce weekend une photo prise sur les remblais des Sables d’Olonne fait bien rire sur les réseaux sociaux:
Il ne s’agit apparemment pas d’une farce mais bien d’une erreur des services de la voirie., une bévue aussi incompréhensible que stupide.
Ce panneau qui indique une déviation demandant aux véhicules d’aller vers la plage ou la mer, était encore en place ce lundi matin et continue ainsi d’amuser les passants qui rient de cette directive saugrenue. Après tout, les occasions de rire sont rares alors autant en profiter.




