Une fois de plus mon travail m’a aidé à sortir ma tête de mes épaules. Aujourd’hui cependant je me demande où était l’éducateur car c’est moi que les enfants ont aidé vu que je planais complètement. Je n’avais même pas remarqué que ma montre était encore à l’heure d’été ! D’où un certain égarement dans la conduite de mes activités.
Il y a aussi deux nouvelles stagiaires qui sont arrivées.
Stagiaire: définition: des êtres interchangeables très rarement masculins dont le but est de réaliser un stage et qui se font exploiter en remplaçant parfois entièrement un éducateur sans bien sûr être payées.
Les stagiaires, comme dirait l’autre, ça s’en va et ça revient. Mais aujourd’hui pour la première fois leur présence m’intéresse.
Je vais en effet réaliser un vieux projet en profitant du fait qu’elles encadrent le temps de récréation. Je vais partir avec quelques enfants qui ont besoin d’exercice pendant une demi heure après le repas et je vais leur demander de prendre des photos argentique avec un de mes vieux appareil. L’intérêt de cet atelier est multiple; bien être, lutte contre le poids, goût de la marche, autonomie en milieu urbain, gestion des dangers, expression artistique, apprentissage de qualités propres à la photographie comme la patience et la précision et surtout le désir d’offrir à ces enfants la possibilité de nous montrer le monde tel qu’il apparaît à leurs yeux en nous dévoilant leur regards à travers leurs clichés.
C’est pour cela que j’ai choisi de travailler en argentique, je veux qu’ils ressentent la photo qu’ils vont prendre sans avoir à passer par le biais d’une interface numérisée qui volera leur regard.
Et après bien sûr, exposition !!! Chouette programme non ?
14 ans plus tard, le bilan de ce projet est très positif, des centaines de photos faites par les enfants et partagées sur le panneau d’affichage ou sur nos deux blogs, trois expositions publiques et une cinquantaine de tirages soignés affichés un peu partout dans l’établissement. Mon projet continuait à prendre de l’ampleur grâce à une collaboration avec les Franca d’une ville d’à coté. Un groupe mêlant les enfants que j’accompagne avec des enfants du groupe Franca avaient fonctionné pendant plusieurs mois et une nouvelle exposition se profilait, mais la suite vous la connaissez… Virus…Confinement… Pause de tous ces beaux projets. 😦
J’ai pas mal hésité avant de montrer cette vidéo découverte en faisant des recherches pour préparer une vidéo personnelle pour mon forum photo.
Ce petit court métrage d’animation qui se présente sous forme d’un cartoon retro typé Betty Boop, dénonce avec force et émotion les travers de cet objet que nous avons tous dans nos sacs.
Attention, les images et les idées sont lourdes et déprimantes, alors si vous avez déjà les idées noires regardez-le plus tard.
Si comme moi vous avez des affinités avec la Russie et que vous vous posez des questions du genre « Pourquoi les tapis au mur? » ou alors « Pourquoi cette fascination des loubards russes pour les joggings Adidas? » ou bien « A quoi ça ressemble un Mac Do en Russie? »
Et bien cette chaine est faite pour vous. Je ne sais qu’une chose de ce Youtubeur c’est qu’il est né en Russie et qu’il y séjourne pas mal de temps. Je sais aussi qu’il tient une autre chaine axée sur la nourriture avec des explications sur les magouilles des marques, des tests de différents aliments dans différentes gammes.
Le tout est plutôt bien ficelé, sa vidéo sur les jus d’orange m’a permis d’y voir plus clair avec ce produit plutôt opaque. Du coup je vous mets une vidéo exemple de chacune de ses deux chaines que je connais :
J’étais censé écrire cet article dans le Haut-Doubs vu que je devais accompagner ma classe en classe verte. Mais voilà, alors que certains de nos responsables locaux pensaient que l’ouverture des centres de loisirs pendant le confinement faisait que nous pouvions partir, un mail de l’inspecteur reçu hier un peu avant 20h00 est venu tout annuler. Les nuitées posent problème ! Ah bon ? Mais n’était-ce pas si évident ? Pourquoi a-t-il fallut attendre que l’inspecteur vienne préciser ce qui somme toute est d’une logique évidente pour enfin accepter que partir en classe verte pendant un confinement n’avait pas de sens ?
Mais non au lieu de ça j’ai contacté trois fois les parents… « On y va plus » puis « ah si en fait on y va » et puis ce matin « Non c’est mort pour de bon, là c’est sûr on ne part plus demain… » Quel manque de respect pour ces parents qui se matin étaient bien soulagés d’apprendre la fin de ce feuilleton stupide. Le pire c’est bien sûr pour les enfants de notre classe qui étaient tout heureux de partir, puis déçus, puis de nouveaux heureux avant d’être déçus pour de bon. En effet, même si à titre personnel cette annulation m’arrange car elle me permet de continuer à veiller sur ma mère âgée, je ressens la tristesse et l’incompréhension des enfants qui se rendent compte qu’en plus de passer une année difficile, ils ne peuvent plus faire confiance en la parole de l’adulte.
Ces enfants qui il y a trois semaines ne présentaient pas de danger de transmission et qui aujourd’hui doivent porter des masques à partir de 6 ans…
Dans ma classe ça se passe à peu près bien sauf pour mon petit dernier qui persiste à le porter en mode « couche de menton ». Un autre enfant ne porte son masque que parce que sa maman très maligne lui en fabriqué un avec un tissu imprimé dinosaure. Ce matin le voici qui se met à hurler « Mais pourquoi sont-ils si petits ces virus ? Je veux les tuer, les écraser !!! » Alors face à ça rassurer, réexpliquer, remettre du réel et aider les enfants à se projeter dans un futur hypothétiquement plus radieux… Manque de pot ils sont déficients et pour eux se projeter dans l’avenir est très compliqué, du coup j’imagine qu’ils doivent se sentir comme prisonniers d’un cauchemar sans fin.
Au bout du compte on peut se dire que oui, c’est ainsi et ce n’est que comme cela que l’on freinera la pandémie le temps que le vaccin soit prêt. Mais ce soir en rentrant du travail j’ai fait cette photo :
Le nombre de voitures sur la route et de gens dans la rue est tout à fait incompréhensible, nous sommes censés être en confienement mais mis à part quelques commerces, tout fonctionne comme d’habitude.
Ce nouveau type de confinement pensé pour protéger l’économie (ce qui est monstrueux mais légitime) me laisse à penser qu’il ne sera pas aussi efficace que le premier surtout si l’on considère la lassitude et parfois la colère des foules qui se révoltent contre cette nouvelle atteinte à leurs droits et qui feront pas mal d’efforts pour désobéir.
Ce qui risque d’arriver c’est que voyant que tout cela ne marche pas, les responsables politiques décident la fermeture des écoles dans quelques semaines et un retour à un confinement dur.
En résumé, les enfants auront souffert pour rien avant de se retrouver de nouveau séparés de leurs camarades et enfermés chez eux pendant un long hiver sans fêtes de noël en famille élargie.
C’est tout de même un prix un peu lourd à payer pour toutes ces incohérences… 😥
Suite à l’annonce du reconfinement en fin de semaine dernière, les supermarchés ont connu une nouvelle vague d’hystérie de stockage vidant entre autres les rayons pâtes, conserves et surtout ce qui reste une fois de plus le plus incompréhensible, le rayon papier toilette. 😯
C’est dans ce contexte qu’à Trouville-sur-Mer dans le Calvados, le restaurant Les Affiches, a lancé pour de rire une opération promotionnelle un peu spéciale avant la fermeture. Chaque client achetant un menu se voyait offrir un rouleau de papier toilette ! 😆 Même chose à Rennes où les deux disquaires de la boutique « Blind Spot» ont décidé d’offrir un rouleau de papier toilette pour chaque disque acheté. (cf. photo). L’opération a été lancée sur leur page Facebook en mettant en évidence l’album « La bamboche » pour faire un clin d’œil à l’expression « la bamboche est terminée » qui circule sur les réseaux sociaux pour exprimer la frustration de ce nouveau confinement.
Tout cela est plutôt marrant, mais pour être sincère je suis moi-même coupable d’avoir participé à cette vague d’hystérie car voyant le rayon se vider à très grande vitesse j’ai été obligé de prendre un pack pour ne pas être coincé. Je me demande d’ailleurs qui sont les vrais responsables de ces pénuries… Sont-ce vraiment les hystériques ou les gens moins angoissés qui plus nombreux se sentent obligés d’acheter pour éviter la panne ? 🙄
Une fois de plus, je n’ai pas eu le cœur d’aller au labo développer un nouveau film. Je me sers donc encore dans mes archives inédites en montrant des photos que je n’ai jamais mise en ligne.
Pour ce dimanche cet épouvantail est pour moi un très bon résumé en image de mon actualité et de mon état d’esprit actuel. Car oui je vais aller en classe verte à 50km de chez moi de mardi à vendredi, c’est là que j’avais photographié cette effigie humaine censée faire fuir les oiseaux.
L’épouvantail est aussi sorti de mon disque dur aujourd’hui pour symboliser la peur qui m’étreint par rapport à ce séjour qui bien que court se veut extrêmement anxiogène. Non ce n’est pas pour moi que j’ai peur, enfin pas seulement, mais avant tout pour mes proches.
J’ai organisé les choses, le téléphone va marcher mais voilà je pars la peur au ventre car des rêves troublants me mettent face à de grosses angoisses.
L’une de ces angoisses est celle de ne pas être capable de mettre mes peurs de coté pour accompagner au mieux les douze enfants qui eux vont vivre ces quatre jours comme une chance d’échapper au confinement. Je me dois de me ressaisir pour eux, mais ce n’est pas facile…
Second jour de confinement, c’est aussi Halloween. Je me demande ce qui se passe dans la tête des personnes qui dans ma rue et ailleurs ont décoré leurs maisons avec des squelettes et d’autres représentation de la peur et de la mort. En cette période de pandémie dans le creux de la seconde vague tout devrait nous dissuader de rigoler avec la grande faucheuse, non ?
Mais cela serait juger sans vraiment réfléchir, car lorsque l’on a des enfants et lorsque l’on cherche à les rassurer en leur donnant les repères habituels, je comprends qu’à contre cœur ou non on cherche à retrouver un peu de normalité avec cette fête aux racines plus complexes qu’une simple opération marketing made in U.S.A.
Pour ma part cette année je n’ai vraiment pas envie de voir des films d’horreur en mangeant du popcorn comme je le fais d’habitude tous les 31 octobre. Non, ma seule concession à Halloween pour cette année sera le partage de cette photo faite avec mon téléphone portable à la cantine de l’école.
Il s’agit de l’ombre sur la table d’un bricolage sur vitre plus connu (du moins pour moi) sous le nom de windows colors. Il s’agit de peinture spéciale que l’on fait sur une vitre pour la décorer, la couche est plastique et épaisse et peut donc se décoller à la spatule lorsque l’on en a marre. Cette photo c’est donc l’ombre de Bambi personnage bien connu du dessin animé éponyme de Walt Dysney.
L’image est inquiétante voire ouvertement effrayante et est donc parfaite pour cet Halloween très spécial. Au delà du relatif effroi suscité par cette image, la symbolique est encore plus intéressante. Dans certaines circonstances des choses bien mignonnes et anodines peuvent devenir de vrais cauchemars, ce windows colors regardé sur la vitre est assez réussi et mignon mais son ombre déformée sur la table est cauchemardesque.
Le dessin animé dont il est tiré est lui aussi un très bon exemple. Pour moi cette histoire est d’une si grande violence psychologique (après une longue séquence pour que l’enfant s’identifie à Bambi, on arrive au meurtre de sa mère en mode suggéré pour rendre la scène encore plus anxiogène), que Walt Dysney a traumatisé toute une génération d’enfants dont je fais partie. Jouer avec les angoisses de séparation des enfants n’est qu’un autre méfait de cette firme que j’abhorre.
Plus tard les dessins animés japonais un peu trop réalistes et sérieux dans leurs thématiques achevaient de nous démoraliser. Je me plais à penser qu’il y a un lien avec la très forte consommation d’anxiolytiques et autres médicaments du même genre en France…
Bon, je mets ça de coté, il fait beau je vais faire une sortie autorisée et tenter de développer un film pour la photo de demain… 🙄
Petit rappel : Le vendredi je m’amuse à ressortir les archives du blog que je tenais de 2005 à 2009. A l’époque je programmais moi-même mon site avec des scripts trouvés sur Internet et du coup même si mon blog n’est plus en ligne, il me reste un dossier dans lequel toutes mes pages de cette époque sont stockées en HTML avec leurs fichiers liés.
Le reste, vous le savez bien, c’est que depuis que je me suis remis à bloguer, chaque vendredi je vais piocher dans ces 5 années d’archives pour ressortir sans tricher l’article de la date du jour qui me semble le plus intéressant.
Aujourd’hui pour ce premier jour du second confinement, j’ai hésité entre deux archives, celle de 2007 qui est un coup de gueule un peu prétentieux et celle de 2009 qui n’est qu’un souvenir anecdotique mais plein de tendresse et avec un peu d’humour.
Du coup aujourd’hui je vais mettre les deux en ligne en commençant par l’archive mignonne, comme ça si vous voulez rester sur quelque chose de positif ne lisez pas la suivante qui parle des aspects commerciaux de Noël et de la notion de bonheur.
Bon, et bien c’est parti !
Archive du vendredi 30 octobre 2009
Suivez le guide !
Fujica ST 801 Fujinon 50mm 1,8 Fuji 400, scan de négatif.
Un conseil : Si vous avez un neveu, ne le suivez jamais dans la forêt en lui demandant de vous amener au pied d’une montagne située à trois kilomètres de chez lui. ^^
C’est ce que j’ai compris, hélas trop tard, ce vendredi là lorsque Dimitri 10 ans à qui j’ai demandé de me montrer le sentier qui mène au grand Môle, un moyen sommet de Haute Savoie, m’a fait descendre plusieurs kilomètres d’un sentier escarpé avant de comprendre qu’il ne connaissait pas vraiment le chemin et de se vexer.
J’aurai dû me douter que l’on trouvait rarement des sommets de montagnes en descendant des sentiers… Mais bon je ne voulais pas froisser son jeune égo.
Ce jour là je n’aurai pas eu la chance de monter sur cette montagne et de tester ma nouvelle endurance engendrée par ma perte de poids mais il me reste un bon souvenir et quelques photos dont celle-ci que j’aime beaucoup.
Archive du mardi 30 octobre 2007
Cher Francis,
Mon remède de cheval m’a aidé à aller beaucoup mieux ce qui me permet de traîner dans la pièce du bas devant mon ordinateur. Il est à présent plus de 22h00. Je viens de passer des heures devant l’écran à contempler des reflets de mon passé à travers des vidéos en ligne. Je pourrais rester ainsi une vie entière. Cependant je ne céderai pas à la tentation de vouloir faire durer les bonnes choses.
Je ne veux pas me laisser enterrer dans le passé car ce n’est pas ainsi que je trouverai le bonheur.
Mon époque ne cesse cependant de me décourager. Il me suffit d’allumer le poste radio ou de sortir faire une course en ville pour découvrir un nouvel exemple de l’insolente vacuité de la société dans laquelle j’évolue. Ce matin en me rendant à Montbéliard pour aller chercher des photos de vacance miraculeusement retrouvées par le magasin qui les avait égaré, j’ai photographié ces ouvriers en train de mettre en place des décorations de noël dans la rue piétonne.
Dans les magasins, les armées de jouets attendent patiemment de lancer leurs offensives concertées sur les porte feuille des parents. Ces derniers quant à eux se sont rendus, vaincus par la publicité qui a transformé leurs enfants en zombies consommateurs de vide. Ce n’est pas là non plus que je trouverai le bonheur.
Mais au fait monsieur le marchand, vous préparez noël alors que la Toussaint n’est pas encore passée ?
– Foin de ces repères vieillots, derniers vestiges d’une religion qui se meurt ! Nous sommes ici sur terre pour consommer car le bonheur voyez vous monsieur ça existe ! si si si! En douze fois sans frais après acceptation du dossier ! Alors laissez nous, nous les gentils marchants vendeurs de bonheur vous donner un nouveau calendrier. Noël ? c’est de novembre à janvier !
Le recul de la religion et l’effondrement de nos valeurs devant l’anomie qui règne en maître, ont permis aux marchands de récupérer les grandes fêtes et de s’en servir pour augmenter leurs profits. Pourtant, préparer Noël en novembre ne me rempli pas le cœur de joie, pas plus que la perspective de convaincre ce qu’il me reste de famille de m’aider à financer l’achat d’un autre objet couvrant un autre de mes besoins putatifs. Le bonheur ne se résume pas à une succession de plaisirs mais réside dans ces rares moments où l’on est en paix avec soi-même. Cependant, nous nous interdisons de nous considérer vraiment heureux dans l’instant car nous attendons toujours une plus-value qui ne viendra jamais, nous courrons ainsi après le » grand Bonheur » qui ne peut être atteint vu qu’il s’agit d’un idéal.
C’est cette perpétuelle quête inconsciente qui nous empêche de savourer sur le champs nos petits bouts de bonheurs dissimulés dans nos instants de vie. Ces instants précieux nous ne réalisons les avoir vécu qu’après qu’ils soient passés.
Nous ne sommes jamais vraiment heureux, tout au plus nous nous rappelons rétrospectivement l’avoir été, un peu.
Puissions-nous saisir à pleines mains ces multiples souvenirs épars afin de nous rappeler que nos morceaux de bonheur ne sont pas une question « d’avoirs » mais avant tout une question « d’être ». Ne laissons donc pas ce système économique moribond nous convaincre du contraire et refusons ses diktats déguisés en bonnes intentions vis à vis des consommateurs. Laissez-nous donc célébrer les fêtes de la Toussaint que vous dédaignez car elles ne sont lucratives que pour les fleuristes. Permettez nous de saisir le rappel de cette fête religieuse pour ouvrir, un peu plus que d’habitude, nos cœurs aux souvenirs de nos proches défunts sans avoir à subir à la même époque vos techniques agressives de marketing de Noël.
Il est 23h 45, je termine ce message qui ce soir m’a donné toute satisfaction. Je caresse l’espoir de découvrir plus tard que des morceaux de bonheurs étaient glissés entre les touches de mon clavier alors que je le composais.
Treize ans plus tard, mon constat sur l’agressivité économique des fêtes de Noël est hélas encore plus d’actualité, mais loin de moi la volonté de fustiger les petits commerçants qui faute à ce second confinement vont passer de très mauvais moments tandis que les GAFAM vont devenir encore plus puissants, enrichis dans des proportions encore inimaginables, suite aux très nombreux achats en ligne de biens et services qui se feront pour les fêtes.
Vis à vis des fêtes de la Toussaint, suite aux nombreux décès dans mon entourage et à ma culture rurale et religieuse, mon attachement à cette célébration est resté intact avec peut-être une dimension plus positive qui transcende l’idée de mort que l’on associe un peu à tort à cette fête. La Toussaint ce n’est pas seulement poser des fleurs sur la tombe des proches mais pour les vivants c’est aussi le moment d’être « tous un » c’est à dire de nous rendre compte que malgré nos différences nous sommes tous semblables dans nos conditions d’êtres mortels et que nous tendons tous à trouver une partie de bonheur dans nos vies.
Le bonheur, pour moi aujourd’hui reste un idéal, quelque chose que l’on ne peut atteindre vu qu’il signifierait vivre une perpétuelle plénitude ce qui est contraire aux réalités de notre condition d’êtres humains dont le fonctionnement physique et psychologique repose sur le manque. Par contre le petit bonheur qui nous fait tenir chaque jour face aux difficultés et souffrances de nos vies, et bien ce bonheur là existe bel et bien et est simple à atteindre. Il suffit de faire l’exercice qui consiste à trouver dans nos vies de chaque jour des petites miettes de bonheur par exemple dans le sourire d’un enfant, dans la contemplation de la beauté de la nature et bien sûr dans cette nouvelle période de confinement, dans le souvenir des moments passés entre proches saupoudré d’espoir bien réel de bientôt les retrouver en sortant enfin de ce cauchemar en plusieurs épisodes.
Alors que le second confinement va commencer cette nuit, j’ai trouvé cet anime dont le point de départ est une ville immobilisée et qui se termine avec un message que je trouve presque personnel pour moi, photographe démotivé… Bref un court idéal pour ce dernier jeudi animé avant le reconfinement !
Je n’irai jamais au Japon car entre la situation sanitaire, le coût d’un tel voyage et mes motivations pour ce projet qui ne cessent de baisser, je commence à rêver de l’Australie, un pays vraiment fait sur mesure pour moi.
Mais bon cela ne m’empêche pas de continuer à jouer les prolongations de mon rêve d’ado en regardant des dizaines de documentaires sur le pays de la déesse Amateratsu.
Et ce que j’aime encore plus ce sont les vidéos des youtubeurs qui ont une vraie connaissance du Japon et qui montrent la réalité de ce pays comme si on y était. En voici un bon exemple à savourer en ces périodes où les voyages deviennent de plus en plus hypothétiques… 😦