La grande baignoire

Mercredi matin vu qu’il ne pleuvait pas, je suis allé faire une sortie en ville avec mon groupe photo. Grosse erreur il faisait trop froid et sec et même très habillé je me suis enrhumé une fois de plus. Mais bon les gamins vont bien et ont profité des joies simples de l’automne qui suffisent à combler un cœur d’enfant comme ramasser de jolies feuilles mortes ou se faire un trésor en se remplissant les poches de marrons.

De mon coté j’avais un reflex Canon chargé avec une diapo périmée et le D700. C’est avec ce dernier que je me suis amusé à faire la photo ci-dessous.

Les bains douches sont des anciens bains publics reconvertis en restaurant/salle de concert et le fait d’avoir installé cinq canards de bain géants en plastique face à l’enseigne « bain douche », transforme ce paysage en gag visuel géant.

Dommage ça ne me fait plus sourire car cela fait déjà plusieurs années que cette installation est en place.

Mais si vous ça peut vous donner un petit rayon de soleil voire un léger sourire… 😉

Archive sentimento-naturiste

Archive Du Dimanche 16 octobre

  Cher Francis,

         Encore un dimanche passé à traîner dans la maison… J’érige la paresse en art de vivre glissant du lit à l’ordinateur remplissant ma boite crânienne de milliers d’images et de sons mis au point à l’autre bout de la planète pour cacher aux masses nippones la vacuité de leurs existences.

         Dans ce paisible delirium qui résume mon week-end  je n’ai pas vraiment envie de disserter sauf peut-être pour parler de mon angoisse naissante devant le progressif endormissement de ma grande amie et maîtresse; mère nature.

          En ce dimanche ensoleillé j’ai passé de longs moments à regarder impuissant le spectacle des feuilles qui tombent, de la canopée qui brunit, des grands rapaces migrateurs qui se rassemblent au dessus de ma chère montagne, profitant des derniers courants ascendants de cette chaude journée pour planer au cœur de l’azur avec une grâce inégalée. Plus proche de moi la grande épeire de mon balcon dévore avec appétit la mouche que je lui ai balancé dans sa toile. Mon admiration pour ces créature me laisse imaginer sur ce qui lui tient lieu de visage, une reconnaissance, un sourire complice. Elle semble me dire tout en boulottant sa moumouche « merci gars file moi en une autre !! » Ce splendide arachnide est trop primitif pour se rendre compte que sa vie va se terminer dans deux semaines lors des prochaines gelées.

       Et oui Francis! Ainsi va la vie en ce triste automne. Pour le naturaliste que je suis cette période est constituée d’une succession de deuils de plus ou moins grande ampleur. Des deuils qui demandent un travail d’acceptation et d’intériorisation afin de laisser entrer en moi la promesse d’un nouveau printemps dont la chaleur m’accompagnera tout au long de l’hiver.

Et le deuil de la moumouche que j’ai balancé à ma copine? ben je vais contacter mon assurance afin que ses 247 asticots puissent avoir une bourse d’étude…

Ce soir au moment de rédiger mon blog et de fouiller dans mes archives du 16 octobre, j’ai trouvé ce texte tout bête. 15 ans plus tard je rigole en me relisant, c’est tellement moi tout ça… J’aime toujours autant les araignées (que j’observe là où elles vivent sans les mettre en terrarium je précise) et je continue à observer la nature et ses cycles ainsi que hélas, ses symptômes de plus en plus criants. Mais bon c’est vendredi alors restons optimistes. 😉

Panne de temps…

Ce soir je voulais faire une gros article sur une série animée un peu trop connue, mais voilà, la réunion avec les parents s’est prolongée bien au delà du temps normal avec un gros travail pour tenter de les rassurer sur notre séjour classe verte en novembre.

Du coup je ne sais pas ce que cela va donner…

Par contre ce que je sais c’est que j’ai les yeux qui se ferment et que demain je dois faire musique le matin et animation crêpes l’après midi, alors bonne nuit et à demain après mon cours de basse ! 😉

Panne d’inspiration

Il est presque 20h00, je viens de finir mes corvées et mon repas et je me retrouve devant cet écran alors que notre président va annoncer de nouvelles mesures pour contrer la seconde vague de COVID.

Dans ces circonstances impossible de trouver un sujet et de le développer en faisant quelques recherches.

Du coup pour ce soir j’utilise mon joker ! Demain par contre il va y avoir du lourd… :mrgreen:

Un problème de poids

Depuis que mon petit démon (une gamine que j’accompagne et qui présente des troubles du comportement parfois très violents) reprend son traitement, ce petit concentré d’explosif sur pattes se pose et se met à me chambrer en utilisant ses petits dessins. Et bien sûr ce dont elle aime le plus se moquer vis à vis de ma personne c’est mon poids. Hier en me dessinant en maillot de bain avec des cœurs (je ne vais pourtant plus à la piscine depuis deux ans) elle m’a fait un corps plus rond qu’une pomme avec une tête minuscule sur le dessus.

Petits rires plus ou moins partagés, je lui rappelle que se moquer des adultes ça peut parfois ne pas passer, bref je fais mon boulot d’éduc avec un sourire derrière mon masque car oui j’aime bien ce genre de délire et je suis content et rassuré de la voir à nouveau faire de l’humour.

Mais bon, ce soir on ne va pas parler d’elle, mais bien de moi et du rapport étrange que j’entretiens avec ce corps que je traine et que je hais.

Je fais 135 kilos pour 1m85 et même si je suis un comtois aux épaules larges, j’ai un ventre de grand buveur de bière. Du coup je ne sais plus depuis quand j’ai cessé de pouvoir courir et chaque fois que je me baisse j’ai le souffle coupé.

Cependant en dépit de ces signes alarmants répétés, l’image que j’ai de mon corps n’est pas connectée au réel. Cette prise de poids graduelle m’a sans doute poussé à mettre en place un mécanisme plus ou moins conscient de fuite vis à vis de ce problème. Je ne me sens pas gros, je ne m’imagine pas gros et ce même quand il me faut une minute pour reprendre mon souffle après avoir mis mes chaussettes le matin.

Je n’ai par ailleurs aucune motivation pour maigrir, perdre du poids en me privant des derniers plaisirs de ma vie ne m’enchante guère et le fait d’être entouré de bonnes femmes qui se croient toutes être diététiciennes suffit à souligner l’absurdité des multiples régimes proposés ici et là. Consulter une vraie diététicienne serait très utile mais le fait de devoir manger le midi à la cantine et le soir avec une mère âgée qui ne mange que le soir, me bloque toute possibilité de faire des repas avec comptage de calories.

Bref que cela soit au niveau de mes motivations ou de mes possibilités réelles je suis bloqué. Bloqué dans ce corps qui ne m’est révélé que lorsque je suis pris en photo ou dessiné par une gamine douée pour le dessin. Je me retrouve aussi face à cette réalité lorsque je dois acheter des fringues. Mais bon, tant que Kiabi a encore des jeans à ma taille et bien je temporise, je passe à la caisse et j’oublie.

Il y a dix ans j’avais fait un régime spectaculaire que j’ai laissé tombé faute de ne pas avoir été coaché. Cela prouve donc que je peux maigrir. Hélas aujourd’hui alors que j’approche la cinquantaine et avec tous les soucis que j’ai évoqué plus haut, je sais que me lancer de nouveau dans cette aventure serai un combat perdu d’avance.

Ah si seulement je pouvais trouver une autre motivation… Envie de séduire, envie de vivre plus longtemps, envie de me mettre au sport…

Mais non il ne faut pas rêver, les concepts de séduction, de qualité de vie ou de goût pour l’effort physique sont pour moi des symptômes de psychopathologies.

Mais je me m’excuserai pas d’être qui je suis, cela ne sied pas à un gentleman ! :mrgreen:

A poil à la messe !

Je ne suis pas toujours fin et raffiné dans mes titres, parfois mon coté paillard remonte à la surface d’où ce titre un peu provocateur, désolé… :mrgreen:

Car oui, ce sont les animaux qui étaient à poils (plus quelques autres bestioles dans une autre livrée comme cette année des scarabées) et ce à l’occasion de la messe annuelle de bénédiction des animaux dans l’église Sainte-Catherine d’ Honfleur dans le Calvados.

Cette cérémonie qui a lieu chaque année a pour but de toucher plus de fidèles en ouvrant l’église à ceux qui aiment leurs animaux au point de vouloir qu’ils reçoivent une bénédiction, mais c’est aussi une façon pour le Père Pascal Marie de célébrer la création et de rendre grâce pour tous ces animaux qui entre autres choses nous nourrissent, nous donnent leurs forces pour travailler et nous tiennent compagnie. 🙄

C’est sans doute pour cette raison que cette année ce prêtre a tenu à ce qu’un représentant des chevaux soit présent afin de rendre justice aux équidés suite aux massacres et tortures de masse de ces animaux, des crimes qui restent grandement inexpliqués. C’est donc le poney Udine qui s’y est collé. « Cela peut paraître étonnant, mais je voulais qu’un poney soit présent. Après les violences gratuites qu’il y a eues envers les équidés, c’est l’occasion de dire qu’il faut faire attention à la création de Dieu », explique le Père Pascal Marie. 

Et si j’allais faire bénir mon siamois ? Si cela pouvait avoir un effet sur ses défauts j’irai en courant ! 😆

Notre petit orchestre…

Hier matin je me suis levé très tôt pour terminer l’installation de mes instruments dans la salle de classe où je travaille. J’ai utilisé cette veille armoire vitrée dans laquelle j’ai vissé trois supports pour tenir la basse 3/4, Ma guitare pour le travail et mes cours du mardi (la blanche au centre) et la guitare 3/4 ainsi que la batterie électronique, l’orgue et les deux amplis.

Une guitare ou basse 3/4 est un instrument au diapason court qui convient aux enfants de par sa taille réduite.

Notre projet c’est d’interpréter (musique et chant) une version parodique d’un tuve des années 80, histoire de dédramatiser un peu nos quotidiens marqués par l’épidémie et surtout de ramener un peu de sourires et d’espoir. Ma collègue a presque fini l’écriture des paroles, notre batteur progresse bien ainsi que notre bassiste qui accepte enfin d’avoir mal aux doigts. 😆

Ce matériel c’est de la récup (l’orgue) du prêt (l’ampli, merci Claude ! 😉 ) mais pour le reste c’est mon argent car bien sûr pas de budget. Je ne demande d’ailleurs même plus, quand je crois à un projet j’en parle pour qu’il soit approuvé mais par la suite je fais ce qu’il faut pour le réaliser, quitte à payer moi-même. Là entre l’achat des instruments et les frais de luthier il y en a pour un peu moins de 400 euros.

Alors oui ça fait hurler, surtout que la nouvelle guitare doit encore passer chez le luthier car elle est injouable en l’état. Mais bon, ces instruments restent ma propriété, je pourrais toujours les revendre une fois le projet terminé. Et surtout et ça je ne l’avoue à personne, je me fais beaucoup plaisir en achetant des choses, pour moi je me l’interdit de plus en plus car j’ai tout ce qu’il me faut, alors du coup acheter pour un projet c’est une façon de contourner cette interdiction auto-affligée. Ce raisonnement est bien tordu mais j’espère que vous le comprendrez, sinon c’est pas grave pensez que je suis un type bizarre à l’image des choses que je raconte dans ces pages les mardis et à présent les vendredis. :mrgreen:

L’ambition en archive

Archive du 9 octobre 2007

Cher Francis, 

       Une fois de plus je rentre très tard du travail. Cette fois c’était pour la réunion du conseil de la vie sociale. J’ai porté mon joli costume que j’exhibe sans vergogne sur la photo ci-dessus.

En même temps cette journée a été marquée par une découverte importante, le salaire d’un chef de service. Du coup j’ai envie d’arrêter de faire l’andouille et de plaisanter pour avoir une chance d’arriver un jour à une telle position voire au delà. Pour l’instant mes collègues et supérieurs m’ont bloqué au poste de plaisantin, de boute-en-train. Il faut dire que mes facéties les y ont aidé grandement. Mais comme ces derniers disparaissent petit à petit il me reste peut être une nouvelle chance de faire bonne impression avec des personnes différentes surtout au niveau des cadres. Mais est-ce vraiment ce que je désire? faire du papier et ne plus être avec les enfants? L’argent est-il devenu ma seule priorité? D’un autre coté, gagner 1300 euros après neufs ans d’efforts constants ne suffit plus à me motiver à aller plus loin.

A suivre donc…

Mouhais là c’est vite vu, 13 ans plus tard je suis éducateur diplômé avec un salaire de 1780 euros nets par mois et sans aucune envie de me retrouver dans un bureau à faire des papiers. Je m’éclate bien trop dans mon travail pour ça ! :mrgreen:

Pris de court…

Ce soir je rentre tard et j’enchaine sur une autre réunion, du coup je vous laisse avec un court mais pour me faire pardonner un court plutôt long, voire très long et de très haute qualité qui peut aussi servir de porte d’entrée dans le monde de l’animation japonaise… A vous de voir ! 😉