C’est aujourd’hui que le second confinement se termine. Pour moi cela ne fait aucune différence vu que mon cercle social déjà très réduit a encore rétréci de ma propre initiative. Car oui je suis peut-être parano mais je ne compte pas suivre la politique sanitaire de ce gouvernement qui, et ça je le comprends hélas trop bien, tente de protéger notre économie en laissant les personnes retrouver leur pleine liberté au début de ce que vous connaitrez bientôt comme étant la troisième vague, celle qui fera le plus de dégâts avant une éventuelle diminution des contaminations qui sera peut-être le résultat des vaccinations.
Alors allez-y, ruez-vous dans les magasins allez retrouver vos ami(e)s sans masques, faites des apéros, contaminez vous et contaminez vos proches aux tables des repas de fête pour donner encore plus d’ampleur à cette troisième vague. Bref faites ce que bon vous semble tant que vous pensez à acheter un maximum de choses, si possible en ligne pour engraisser encore un peu plus les acteurs de cette économie inégalitaire, dérégulée et déshumanisée.
Par contre laissez-moi tranquille, je ne veux pas jouer avec vous. Pendant ces trois semaines de congés je ne sortirai que trois fois : pour les courses pour trois semaines, pour un cours de guitare dans quelques heures et demain pour amener ma mère chez son audio-prothésiste. Cette année pas de réveillon en famille car avec mon obésité je suis une personne à risque tout autant que ma mère avec ses 84 ans. Donc non, je ne veux pas passer une semaine à trembler pour voir si nous développons des symptômes. Cela fait hurler la famille mais c’est ainsi. D’un autre coté cela fait près de vingt ans que nous passons le nouvel an et beaucoup d’autres fêtes et moment importants seuls et cela ne les a jamais embêtés, alors merde, allez vous faire foutre vous et votre putain de tablée de Noël, cette année je ne serai pas l’accessoire bizarre, le raté de la famille qui après des longues études est devenu travailleur social. Non, pour ce Noël je ne vous aiderai pas à vous sentir supérieur, à croire en vos propres mensonges ou en vos illusions de bonheur.
Ma vie est simple et très humble mais je l’aime bien comme ça et j’ai pas mal de plans pour en profiter encore un peu, alors permettez-moi de vivre encore un peu au lieu d’étouffer dans un service de réanimation car j’ai envie de progresser en musique et de voir ce que ce pays, non ce monde, vont devenir suite aux prochaines catastrophes qui vont tomber sur l’humanité qui ne réalise pas encore qu’elle est en sursis sur cette planète qu’elle a tant blessé en quelques dizaines d’années.
Ces trois semaines de vacances, je veux les passer sans stress et avec le moins possible de masques FFP2 (KN95), je voudrais bien aussi voir mes mains cicatriser et soyons fou, me concentrer enfin sur la musique pour faire la paix avec elle et la laisser me discipliner pour enfin trouver mon pouls musical, cette fonction organique qui conjuguée aux mathématiques de la musique me permettra de jouer de façon correcte, non pas pour faire des concerts, mais juste pour me faire plaisir.
Voilà mon programme pour ces vacances, ça et la photo bien sûr, mais pour cette dernière je vais devoir ranger le labo qui est devenu une vraie poubelle remplie de sacs de commission pleins de choses à trier et surtout à jeter.
Car oui, je vais reprendre mon combat contre les choses mais de façon beaucoup plus zen en me préparant pour mon osoji (grand ménage à la japonaise) annuel. Mais cela ce sera l’objet de ma chronique du 29 décembre. Pour l’instant retour à mes gammes et modes avant d’aller retrouver mon prof, un être humain que j’admire encore plus depuis qu’il est devenu l’un des seuls que je vois encore en dehors du travail et de ma mère. Le genre de type qui peut vous changer la vie et qui en attendant rend cet exil volontaire tout à fait acceptable, voire avouons-le, agréable.






