Petit drame du 11 novembre

Une fois de plus, perdu entre le travail et la musique et surtout empêché par la pluie incessante, je n’ai pas eu le temps de faire une nouvelle photo pour ce dimanche. Du coup quitte à plonger une fois de plus dans mes archives, autant aller un peu plus loin que d’habitude en présentant cette photo prise le 11 novembre 2018 en marge de la commémoration des cent ans de l’armistice de 1918.

J’étais en train de tester le nouveau film diapo Ektachrome Kodak avec mon Fujica ST 801 équipé avec son 55mm 1,4 EBC. Le ciel était terne et du coup le rendu est encore plus proche de la défunte (sauf dans mon congélateur) Kodak Ektachrome EG.

Une gamine avait fait un malaise et un pompier s’occupait d’elle. Et là, bizarrement sans réfléchir et passant outre le regard de la mère interloqué, j’ai fait la photo. Personne n’a été blessé et personne ne m’a grondé ou ordonné de ne pas le faire. Reste le problème de savoir pourquoi j’ai voulu fixer ce moment anodin mais un peu privé sur film…

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Fujica ST 801, 55mm 1,4 EBC, nouvelle Ektachrome Kodak développée et scannée  par mes soins

Toshiyuki, le retour enfin !

Aujourd’hui à 14h00 je vais enfin récupérer ma 309 après deux ans passés dans un garage pour des réparations qui se sont éternisées. J’espère ne pas tomber en panne en remontant…

Il y a douze ans jour pour jour j’avais des soucis d’embrayage avec cette voiture, je venais de payer une facture de 608 euros, mais ce n’était pas le sujet essentiel du jour car je parlais de la chose suivante  :

Archive du jeudi 5 juin 2008

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Cher Francis,

Je viens de récupérer une pelloche faite en quatrième vitesse pour rigoler avec ma nièce, les résultats sont très bons, si bons que j’ai commandé de suite un nouvel objectif pour mon canon AE1 acheté le mois dernier en Haute Savoie.

Mais pour ce soir, je préfère te montrer la photo d’un homme qui mendie devant le magasin ou chaque mois j’achète un sac énorme et onéreux de nourriture de luxe pour mon chat.

Ce n’est pas un faux mendiant, pas un jeune confortablement installé dans des baskets onéreuses, non, ce n’est qu’un homme brisé pour qui je n’ai pu donner que trois euros ainsi que quelques mots hésitants et maladroits de réconfort.

Mes euros l’aideront peut être à se sentir mieux avec quelque chose dans le ventre ce soir. J’espère que mes mots lui serviront a sentir encore humain. C’est si simple de donner une pièce sans oser le regard ou une parole, si simple et si cruel à la fois…

Ma galère d’embrayage et de photos loupées n’est rien par rapport à ses soucis alors lui donner mon superflu m’aide à me sentir moins bête et moins détestable.

Je sais c’est idiot, mais au moins je ne triche pas avec moi-même.

Plus besoin d’acheter un métronome !

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Que ce soit Google ou d’autres sites, Internet est plein de métronomes virtuels gratuits qui fonctionnent très bien. Celui de Google sonne comme un métronome classique et propose une palette de rythme de 40 à 216 battements par minutes ce qui me va très bien. Mais j’ai vu des tas d’autres sites qui proposent des métronomes virtuels avec des sons plus secs ou plus creux et de cadences plus rapides…

Encore une ressource de plus pour musicien isolé !

Ceci écrit, avoir un vrai métronome vintage ça a aussi son charme, et en plus ça marche sans ordinateur, téléphone ou piles !  🙄

Retour à la normale

Passer une bonne journée avec les enfants, sortir du boulot, aller acheter diverses choses dont des livres en librairie puis rentrer au village et voir que le pub est ré ouvert avec des terrasses accueillantes… Descendre deux pintes manger (car je ne mange pas le midi ni le matin) et finir devant cet écran…

C’est clair tout est redevenu comme avant.

Deuxième vague s’abstenir ! 🙄

L’Australie, si loin et si proche…

Vendredi dernier en matinée, un automobiliste empruntant une petite route qui traverse la forêt du Gâvre en Loire Atlantique a eu la surprise de sa vie en découvrant un wallaby qui se déplaçait tranquillement le long de la chaussée. Ce père de famille résidant à Marsac-sur-Don revenait de l’école où il venait de déposer son enfant. En voyant l’animal le brave papa se doutant que quelque chose ne tournait pas rond s’est alors saisi de son téléphone pour filmer l’animal qui est tranquillement retournée dans la forêt.

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Ce qui est étrange dans cette affaire c’est qu’aucun parc animalier ou zoo possédant une quelconque espèce de marsupiaux n’est proche de cette forêt. L’hypothèse d’un particulier détenant de façon illégale ces animaux est donc envisageable surtout qu’en 2017, un autre Wallaby a été retrouvé mort près de la ville de Pornic située à moins de 80 km de cette forêt. En 1990 toujours dans la même forêt on avait retrouvé un kangourou mais là il avait été établi qu’il s’était échappé d’un cirque.

Ce fait divers reste relativement mystérieux, un enquêteur a été dépêché sur place pour tenter de récupérer l’animal. En ce qui me concerne j’espère que l’on trouvera d’autres animaux australiens chez nous à commencer par les araignées de type huntsman. :mrgreen:

Souvenir de jours heureux

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Rolleiflex T de 1945, HP5 120, Ilfotec HC 1+31, Scan V 700

Cette photo prise au Rolleiflex il y a presque pile-poil dix ans est un souvenir des jours heureux où je faisais partie d’une association qui organisait des fêtes et autres évènements pour lever des fonds destinés à soutenir un village en Roumanie.

Les joyeux papys sur la photo étaient toujours là pour travailler très dur et aussi pour lever le coude après avoir bossé pendant des heures. A l’époque je venais souvent pour aider moi aussi, j’aimais cette ambiance virile et festive. En plus de ça mine de rien j’apprenais pas mal de choses avec eux.

Sur cette photo parmi ces papys en plein effort pour décoincer une barre en métal de la structure du chapiteau, deux sont décédés et les autres ne donnent plus signe de vie depuis que l’association a été dissoute suite à la mort de son président.

Mais ce qui a précipité la fin de l’association c’est avant tout le fait que le village roumain que nous avions aidé pendant près de 15 ans nous a fait comprendre qu’il ne voulait plus de notre aide.

C’était une belle époque, mais si on y réfléchit bien notre association humanitaire avait pour vocation première non pas d’aider les roumains (même si des dizaines de milliers d’euros ont été levés et versés suite à nos efforts) mais bien de faire du lien entre les villageois. Et ça, ça me manque hélas beaucoup… 😥

Transformer un mauvais guitariste en bassiste débutant

Hier j’ai donc pris mon premier cours de basse, comme prévu je m’en suis pris plein les dents, tout ce que je me suis appris est incompatible avec un jeu correct et progressif en basse. Je dois donc faire des déliateurs merdiques qui ne sont même pas de la musique et j’ai une semaine pour apprendre à les faire avec deux doigts (index et majeur) et bien sûr en alternance et en rythme… Mais dans quoi me suis-je donc embarqué ? 🙄

Si seulement je pouvais montrer cette vidéo à mon prof :

J’ose ?

Archive écolo

Jeudi 29 mai 2008

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Cher Francis,

       Au fin fond du paléolithique il y a environ 500 000 ans, dans des conditions qui aujourd’hui encore restent mystérieuses, l’homme découvre le feu puis les aliments cuits. C’est une rupture radicale dans l’évolution. Aujourd’hui encore, nous sommes les seuls sur cette planète à consommer des produits cuits. Le reste du règne animal se contente de manger ce qui l’entoure tel quel sans pour autant s’en comporter plus mal. 

Le néandertalien s’éteignit parce que son alimentation se composait à 90% de viande, son goût pour la chair animale lui fut fatal car dès que le nombre de proies diminua, la fin de l’ère néandertalienne sonna, il fut remplacé par un petit nouveau, Homo Sapiens, qui survécu certes grâce à son intelligence, mais aussi grâce à son appétit varié.

Mais ne nous sommes nous pas de nouveau engagés dans une impasse évolutive avec notre nouvelle consommation de viande qui ne cesse de croître? 

« Homo numericus » est en train de gaspiller les ressources limitées de sa planète pour nourrir son appétit grandissant pour la chair animale. Depuis que l’homme s’entête à industrialiser la production de viande, il dévie ses propres ressources vers la population animale qui ne cesse de grandir. depuis 1950, la quantité de bétail destinée à être consommé par l’homme a été multipliée par 5 dépassant ainsi en nombre la population humaine. Nous sommes aujourd’hui un plus peu de 6 milliards d’êtres humains sur cette planète et les animaux destinés à être servis dans nos assiettes sont au nombre approximatif de 15 milliards.

Pour arriver à l’age d’abattage, ces derniers ont besoin d’eau, de graines, et de céréales.

Alors voici quelques chiffres étourdissants qui valent le détour:

– Pour produire un kilo de blé il faut 1000 à 2000 litres d’eau alors qu’ il faut 10000 à 13000 litres d’eau pour produire un kilo de bœuf

– Pour produire un kilo de viande de bœuf prête à être consommées, il faut lui fournir 13 kilos de nourriture, 13kg pour 1kg !

– Pour chaque kilo de viande de bœuf consommable, l’animal produit 40 kilos de déchets; excréments, os, tendons, liquides qui ne seront pas consommés par l’homme.

– L’industrie de la viande consomme plus de 45% des céréales mondiales

– Depuis 1950 nous sommes passés d’une consommation par an et par habitant de 18 kilos à 35 kilos en 1990 et ce chiffre ne cesse d’augmenter. En chine on passe de 20 kilos de viande par personnes et par an en 1980, à 50 kilos en 2007.

Cela créé une forte demande de plus en plus intensive sur les moissons et laisse de moins en moins de place à la culture destinée à la consommation humaine directe. 

Au final, la viande est produite au détriment des plus pauvres, une grande partie des terres cultivées qui servaient à les nourrir est aujourd’hui déviée à la nourriture réservée au bétail.

Bien loin d’augmenter la capacité à produire de la nourriture pour les humains, l’industrialisation de la production de la viande la réduit.

Et évidemment elle augmente les profits des gros producteurs.

Le bétail, qui se nourrissait tout seul en broutant l’herbe alentour, est maintenant alimenté par l’homme, graines, céréales, farines et mélanges de protéines issues des carcasses d’animaux. 

Conclusion logique : En mangeant de la viande, nous ne faisons qu’affaiblir notre capacité à nourrir la population humaine en constante augmentation, sans parler du fait que la production intensive de viande requiert l’usage d’énergie fossile pour le transport, de fertilisant synthétiques, d’engrais et surtout d’eau. 

– 1 kilo de bœuf, a pour effet secondaire, l’émission de 24 kilos de CO2 alors qu’un kilo de céréales en émet moins d’un kilo.

Nos besoins en protéines, argument avancé pour cette production excessive de viande, pourrait parfaitement être couverts par une nutrition végétarienne et équilibrée. S’abandonner à la consommation excessive de viande parait donc un total non-sens surtout qu’une alimentation trop riche en protéines est à l’origine de nombreux problèmes de santé tels que perte de calcium, déshydratation chronique, troubles cardiaques, problèmes de foie et de reins. 

En cherchant des solutions à la crise des prix qui flambent et à la nature qui se déchaîne suite à nos émissions excessives, « homo numericus » ferait mieux de se poser une question essentielle:

 » Mais qu’est-ce que je bouffe ? «