Archive photographique

Samedi 3 janvier 2009

Histoire de varier un peu mes sujets de photographie, j’ai essayé de partir à la découverte de quelque chose que je déteste profondément : la ville.

Mon idée était de me promener dans une ville bien particulière, la ville d’Audincourt, pour tenter de voir ce qui pouvait en faire la beauté, histoire de tenter de me réconcilier avec les espaces urbains.

C’est alors qu’en regardant la vile ville pour la première fois à travers le viseur de mon Zeiss Ikon LKE, j’ai découvert ce que j’appelle des « non-lieux ».

Par cette expression issue de mon imagination et de ma vie antérieure de juriste, je veux parler des espaces urbains caractérisés par des vides et où toute vie parait impossible. Ors cela est étrange dans une ville où le moindre espace se doit d’être construit, habité, fréquenté, rentabilisé. L’histoire de la cité, ancien gros village explique peut être cela.

Voilà c’était décidé, j’allais traquer ces espaces qui sinistres de premier abord, me parlent beaucoup de par ce qu’ils me racontent sur l’histoire de la ville et sur sa résistance aux changements.

Sans quitter le centre ville j’ai ainsi grillé une pellicule entière.

Avant de continuer ma quête, j’avais envie de partager avec vous un exemple de cette expérience en cours.

Alors, en toute simplicité malgré mon discours un peu lourd, voilà ma photo :

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Cet endroit est à Audincourt, en plein centre ville à coté de la maternité. Sur le forum de photo argentique, les vrais photographes m’ont aidé, conseillé et m’ont encouragé à poursuivre ce travail. A suivre donc…

 

C’est étrange, à l’époque je croyais vraiment être en capacité de faire un vrai travail photographique structuré et abouti. Quelle prétention de ma part… 😦

4 ans déjà…

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Aujourd’hui avec une bonne partie de la famille, je suis en PLS comme disent les jeunes. Pas envie de parler, de manger de sortir et encore moins de bloguer sur un anime. Je pense à toi et au vide que tu as créé en choisissant de nous quitter.

Ton départ reste inexpliqué c’est pour cela que chaque année ça sera pareil, voire pire.

Car si le temps efface certaines blessures, d’autres blessures effacent le temps et nous plongent dans une éternité de souffrances et de regrets.

Du rab de rite ? ^_^

Tous les 1er janvier après la messe pour la paix, le curé invite la quinzaine de paroissiens présents à l’office à la cure pour passer boire un coup à la cure. Du coup ce n’est pas tant la messe de la paix mais surtout la messe de l’apéro. 😆

Cette année François n’était pas là pour la chanson rituelle alors j’ai pris celle de l’année dernière. Bien oui, une séquence tournée comme dans « strip tease » (ancienne émission de France 3)  c’est une découverte du mercredi, non ? :mrgreen:

Voilà, j’avais juste envie de partager ce petit moment de convivialité… 😎

En quête de sens

Et voilà, le temps passe de plus en plus vite et c’est déjà de nouveau le 31 décembre, le jour va se coucher une dernière fois sur 2019 avant de se lever en 2020. Du coup cette très belle photo reçue il y a quelques jours dans le cadre de l’opération secrète « Envoyons tous des photos à Laurent » me semble de circonstance. 😎

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Alors non, je ne vais pas faire de bilan de l’année et encore moins jouer aux bonnes résolutions. Non je veux juste parler de quelque chose qui me tient à cœur, la recherche de sens dans les rites.

Ce soir des millions de français vont faire la fête se retrouver ensemble pour boire de l’alcool, se gaver, danser…

Je me souviens avoir été jeune et avoir apprécié ce genre de fête très arrosée avec les copains de la fac, notamment la fois où nous l’avons fait dans un chalet isolé avec des tonnes de neige tout autour de nous. C’était magique…

Mais hélas le temps passe et les séances de dipsomanie collective ne m’apportent plus aucune joie. Tout dernièrement j’ai même coupé mes derniers liens avec le pub où je passais beaucoup trop de temps et d’argent à chercher quelque chose qui n’était pas sur la carte : de la chaleur humaine.

J’aurai peut-être mieux fait d’aller directement dans un crématorium car après tout ce temps passé là bas, je me rends compte que les gens au et derrière le comptoir ne peuvent pas devenir des amis car ils ne le cherchent pas, leurs objectifs sont de faire de l’argent ou de fuir quelque chose pendant quelques instants.

Alors laisser ma mère toute seule le soir de l’an pour aller fêter le réveillon avec eux et une foule d’inconnus et bien non, j’ai refusé de le faire. De toute façon comme je l’ai dit, je n’irai plus là bas. Je reste chez moi en cessant de fuir ou de chercher quelque chose qui n’existe pas là où je le cherche et je regarde ma réalité en face : je suis seul avec une mère de 83 ans qui fatigue beaucoup.

Alors dans ce contexte comment donner du sens au passage de la nouvelle année ? Et bien comme chaque fois depuis plusieurs années je vais encore emprunter un certain rite à la culture japonaise.

Et oui c’est reparti pour un osōji.

L’osōji est un rite qui tire ses racines d’un autre rite plus ancien le Susu Harai datant de l’ère Edo (1603-1868). A l’époque tous les 13 décembre les japonais nettoyaient à fond notamment leurs lampes qu’ils vidaient des suies. Plus tard cette tradition s’est étendue à toute la maison en devenant le grand ménage rituel connu aujourd’hui sous le nom d’osōji. Bien loin d’être un simple coup de balais, ce ménage en profondeur à deux sens très importants et selon moi très respectables voire admirables.

– Le premier sens c’est de chasser la poussière et les choses qui stagnent symbolisant la décrépitude et  la mort en laissant entrer la lumière et l’air frais et vivifiant de l’hiver. Après le triomphe de la lumière sur les ténèbres au solstice d’hiver, cette symbolique du renouveau voire de la vie qui vient chasser la mort est très belle.

– Le second sens se joue à un niveau encore plus personnel. Mettre de l’ordre autour de soi permet de mettre de l’ordre à l’intérieur de soi. Le rangement se fait aussi dans sa tête et il en va de même pour la chasse aux choses inertes et mortifères non matérielles comme les pensées tristes ou morbides.

Ce rituel dont la symbolique se décline à la fois sur les plans spirituels et psychologiques est une très belle expérience que je renouvelle volontiers chaque année. Cette fois manque de temps et avec mon rhume de cerveau, je vais me limiter à ma chambre mais je pense y passer la journée en ponctuant tout cela avec l’écoute de mes derniers vinyles.

Mais au final j’ai toujours le même pincement au cœur en constatant qu’il me manque toujours le troisième sens du rite (car oui il y en a troisième) qui est commun à tous les rites: le fait d’être ensemble et de partager l’expérience en communauté familiale ou autre. Les rites japonais shinto et autres sont de plus en plus connus en France et appréciés pour leurs valeurs mais il n’y a pas encore encore d’associations de gens qui veulent expérimenter l’osōji ou par exemple le hanami (festoyer sous les arbres en fleurs, une autre tradition que je fais mais qui a encore moins de sens quand on est seul).

Ainsi ma recherche de sens finit là encore par me renvoyer à ma solitude que je vis très bien vu que j’ai fini par l’intellectualiser (il faudra que j’en parle en 2020 tiens). Ma mère n’ayant ni la force ni ma fascination pour les rites japonais, ne peut pas et de toute façon ne désire pas participer à mon ménage japonais qui devient donc un exercice personnel bienfaisant mais bien moins amusant.

Mais qu’importe, je préfère mille fois mon osōji en solo à une soirée arrosée avec des personnes qui bien que chaleureuses n’ont pas assez de choses en commun avec moi pour susciter et entretenir des conversations menant à des relations vraiment amicales.

Je suis peut-être difficile mais pour moi un ou une ami(e) c’est une personne avec laquelle j’ai envie de passer une journée entière voire plus en sachant que je vais en apprécier chaque moment ou presque.

Oups il est 11h00, je vais donc commencer de tout sortir dans ma piaule avant de faire la poussière et si j’ai un moment dans mon rite je ferai une photo rigolote avec le monstre pour avoir un regard un peu sarcastique sur la nuit de la dipsomanie collective. :mrgreen:

 

La bonne excuse pour ne pas faire la vaisselle

Vous qui lisez ce blog savez que je suis fasciné par le Japon. Cependant peu à peu en vieillissant et en constatant la lenteur de mes progrès en japonais, je me sens de plus en plus attiré par un autre pays à peine plus loin : l’Australie.

En Australie tout essaie de vous tuer et on y trouve beaucoup de gens très intéressants qui restent stoïques en acceptant de vivre dans ce qui pour beaucoup de personne est un enfer sur terre (alors que pour moi, ce pays où se trouvent les plus beaux spécimens d’araignées et de serpents qui en plus s’invitent chez vous, correspond plus à l’idée que je me fais du paradis  :mrgreen: ).

Dernier exemple en date, le weekend dernier un couple vivant à Paris Creek dans le sud de l’Australie a appelé un spécialiste pour régler un souci avec leur lave vaisselle…

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Et oui, ce n’est pas un bout du joint qui s’est barré et qui gigote, il s’agit bien d’un serpent dans le lave vaisselle. 😯

L’animal a été délogé avec le plus grand soin par un herpétologiste qui l’a plus tard identifié comme étant un serpent brun, Pseudonaja textilis, un serpent comment dire… assez connu ! 🙄

Wikipedia : Le serpent brun est le serpent terrestre le plus venimeux au monde juste après le Taïpan du désert (Oxyuranus microlepidotus), endémique de l’Australie. C’est un serpent qui évite le contact humain mais qui a un venin qui peut être mortel pour l’homme à cause de sa toxicité neurologique (neurotoxine) et hématologique (facteurs de coagulation).

Sinon voici la vidéo de l’extraction :

Ah ! vivre en Australie avec des araignées grosses comme des assiettes qui se baladent sur les murs, des requins dans les eaux bleues et à présent des serpents dans le lave-vaisselle… Si ça n’était pas si loin j’aurai déjà réservé pour mes prochaines vacances ! 😀

La tour de contrôle de l’écluse de Niffer-Kembs par Le Corbusier

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Sinar F2, trépied Berlebach, super Angulon 120mm  MC, HP5 4×5 Ilfotec HC 1+47

Le plan film est à peine sec, donc oui j’ai tenu mes promesses j’ai enfin publié du neuf ! :mrgreen:

Mais bon c’est bien trop petit, voici donc la version XXXL pour mieux voir les détails de cet impressionnant équipement qui m’évoque un bateau et qui est toujours en service. 😯

Un grand merci à l’ami Florian sans qui je n’irai jamais aussi loin pour faire des photos. 😎

Archive d’entre-deux fêtes

Voici ce que j’écrivais le 27 décembre 2007, il y a douze ans donc…

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Cher Francis,

Les jours qui suivent les fêtes comportent leur lot de corvées. Aller jeter les cartons, débarrasser les bouteilles, nettoyer la maison…

Ces activités aussi épanouissantes que chronophages ne laissent que peu de temps pour cuisiner. De plus, après les agapes du réveillon, l’envie de manger est moindre. On se prend à rêver de repas uniquement composés de légumes, de fruits et de thé vert… Mais hélas… Ils sont là…

Eux ce sont les restes, des kilos de nourriture restant du repas. Mauvais calcul de la ménagère ou manque d’appétit des convives, peu importe la raison de leur existence. Une seule chose est sûre c’est que chez nous comme dans beaucoup d’autres foyers, il est impossible de jeter le moindre morceau de gâteau.

C’est ça avoir des valeurs de respect de la nourriture. Mais franchement, je suis lassé de manger les mêmes restes hyper nourrissants. J’aurai envie de laisser mon estomac se reposer voire de lui redonner un peu de santé en mangeant du natto ( Frigo plein, sept boites dans la cave au risque de m’intoxiquer).

Pour le nouvel an il n’y aura aucun excès d’aucune sorte et c’est bien comme ça. Ce que je préfère dans les fêtes, c’est le moment où elles se terminent.

Douze ans plus tard et trente kilos de plus, je suis encore plus dégoutté de la nourriture et des festins familiaux. J’ai festoyé de façon limitée hier midi, rien mangé hier soir et aujourd’hui je ne mangerai rien non plus. J’aimerai profiter de cette nausée des fêtes pour entamer un vrai régime. Mais à chaque fois ça loupe car mon équation est incomplète, il me manque l’exercice physique, celui que je ne peux faire faute de temps disponible et de climat. 🙄