Little wonders

Mes centres d’intérêts sur le tube sont si diversifiés que je suis abonné à beaucoup de chaines différentes. L’un d’elle a ensoleillé ma journée de lundi en me montrant une nouvelle vidéo le matin avant de partir au travail.

Mais bon là je pense que je vais perdre les deux personnes qui me lisent car je vais annoncer que cette chaine est celle d’un croate qui élève des tarentules. 👿

Une fois de plus pour moi ce sont les personnes qui ont peur des araignées qui ont un souci, pour ma part les voir me fait beaucoup de bien car elles me fascinent, pas au point d’en élever des espèces exotiques comme ce croate, mais les observer et m’imaginer en train de les manipuler suffit à me donner le sourire. Désolé c’est comme ça. :mrgreen:

 

Strange days

Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas. Aujourd’hui j’ai passé ma journée à rire car au niveau de mon travail, les situations absurdes se sont enchainées avec une telle célérité que la seule réaction saine était d’en rire ouvertement et de bon cœur en plus de ça ! Car non, je l’affirme aujourd’hui je n’ai pas ricané ni ironisé ni même balancé de sarcasmes, j’ai juste simplement rigolé des absurdités du jour.

Aujourd’hui c’était l’exercice de confinement et j’ai passé presque 20 minutes au sol comme les enfants je devais rester couché et silencieux pendant qu’un prof qui jouait le méchant, secouait la poignée de la porte d’entrée et tapait sur les portes et les vitres.

Le genre d’exercice absurde et inefficace vu qu’un vrai assaillant défonce les portes et ouvre le feu. Du coup jouer à faire les cibles idéales au sol c’était déjà très drôle mais voir mon petit démon que je devais garder dans cette classe se tortiller et faire toute la salle en rampant était au début gênant mais au final, constatant mon impuissance à l’immobiliser vu que moi-même je ne devais pas bouger, la situation a fini par me faire rire intérieurement mais très fort quand même.

A la fin de l’exercice j’ai appris avec consternation que la porte de ma salle ouverte a permis à l’agresseur comédien de massacrer (fictivement) deux classes dont celle de Claude. Je n’ai pas vraiment assuré sur ce coup là et à présent je fermerai toujours ma salle chose que je n’ai jamais faite.

Et puis toutes ces difficultés des enfants qui se répètent et auxquelles nous apportons les mêmes réponses, ces cris, ces regards vagues et notre impuissance face à tout cela et bien là encore aujourd’hui j’ai trouvé ça drôle. Non je ne me suis pas moqué, je respecte bien trop les enfants leurs différences et leurs difficultés. En y réfléchissant, c’est de moi que je riais comme si d’un coup je sortais de mon corps pour me contempler au milieu de cette situation ubuesque tentant en vain de mettre du sens et de l’ordre avec mes outils d’éducateurs.

Écrire tout cela m’aide beaucoup car au bout du compte je pense avoir compris ce qui m’est arrivé aujourd’hui. En fait (les enfants adorent dire « en fait » quand ils commencent à parler aux adultes comme si ils avaient compris que ces deux mots sont des mots d’adultes qui fixe leur attention et rend leurs discours crédibles à leurs oreilles). Donc oui, en fait, je pense que je viens de développer une nouvelle faculté, une mutation secondaire qui fait qu’à présent je suis capable de prendre du recul et de dédramatiser les choses. Une qualité indispensable dans un métier comme le mien où l’on doit mettre de coté les grandes espérances, accepter les limites de notre action et être conscients du temps nécessaire pour que le moindre progrès soit réalisé.

Ne pas se crisper, rester calme, serein et maitre de ses émotions tout en restant attentif et bienveillant, tout cela devient donc possible avec un sourire. Je vais tenter de retenir la leçon, cette page de mon blog m’y aidera. Ou pas ? 🙄

 

 

Burger watching

Cette semaine, les lundis insolites nous emmènent en Islande, un pays connu entre autres choses pour être un des seuls pays en Europe à ne pas avoir de Mac Do sur son sol. Car oui cette firme courageuse et vertueuse avait fuit le pays lors de la grande crise économique de 2009. Le 31 octobre de cette année-là, juste avant la fermeture des trois restaurants encore en exploitation, un islandais, Hjörtur Smarason achète un menu et décide de le mettre sous cloche pour la symbolique et pour vérifier si ce genre de nourriture ne se décompose pas comme le prétend la légende.

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Au début Hjörtur le laisse trainer dans son garage puis cette « œuvre » est accueillie au musée national d’Islande avant de continuer son trajet dans une auberge puis dans une maison d’hôtes à Thykkvibaer, dans le sud de l’Islande.

Aujourd’hui, c’est à dire dix ans plus tard, ce menu est devenu un peu moins présentable (cf.ma capture d’écran plus bas) mais n’est toujours pas décomposé, à priori à cause de l’absence d’humidité dans l’air. Le plus insolite dans tout ça c’est que vous pouvez surveiller son état en vous branchant sur le site de la maison d’hôtes qui l’abrite et qui le filme en temps réel : https://snotrahouse.com/last-mcdonalds/ Pas sûr que ce genre de publicité soit du goût du roi de la malbouffe… 😆

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Aux nouveaux commencements…

Aujourd’hui est un jour un peu spécial, c’est la fin de mes vacances pendant lesquelles je n’ai vraiment rien fait (même pas honte) mais c’est aussi le jour des nouveaux commencements. 😎

J’explique. Un de nos plus fidèle lecteur qui se reconnaitra m’a offert son aide ses compétences et sa vue meilleure que la mienne pour que je puisse enfin utiliser pleinement  mon scanner professionnel Quatographic Pro 42 ! La qualité de cet outil va enfin me permettre de scanner avec une bonne qualité mes plans films notamment les plus grands (13×18 et 8×10). Alors un grand merci à toi Claude !!!  😀

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Du coup, histoire de mettre une bonne couche de symbolique lourdingue, pour la photo de ce dimanche j’ai décidé de scanner le tout premier plan film que j’ai exposé il y a de ça plus de dix ans. J’avais juste posé ce cher M Lapin sur une chaise et j’avais utilisé ma Linhof Color et ce bon vieux Tele Arton 240 à pleine ouverture et sans mouvements ce qui explique les zones de flou mal posées. Et oui, en même temps c’était mon premier plan film alors… 😆

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Et en version 3XL pour bien voir les performances du scanner sur la zone nette (le ventre) et bien c’est ici qu’il faut cliquer.

 

Tuto spécial Halloween :Faire un remake de film d’horreur avec les moyens du bord.

C’est donc le moment de clore cette semaine Halloween avec ce tuto.

Voici une incroyable démonstration des frères Mase qui sont bien français en dépit des apparences et qui n’ont utilisé que des choses dans la maison et leur imagination pour refaire le trailer de Chucky II plan pour plan.

Un seul mot : Génial !  😎

Tous un dans la mort à venir (archive)

Mercredi 1er Novembre 2006

Cher Francis,

       Cette Toussaint 2006 est des plus contrastée. A l’extérieur la chaleur et la lumière intense ainsi que ce léger vent donnaient à ce jour une brillance très particulière que j’aurai bien aimé fixer sur pellicule argentique avec mon attirail de reporter de guerre. Dans mon esprit par contre, de la pluie, des nuages et de grandes incertitudes tout cela causé par le fait de penser une fois de plus à la mort.

Un tour sur le cimetière pour voir les gens se presser autour des tombes puis le retour au foyer en buvant un thé d’Amsterdam au fort goût boisé accompagné de scones (biscuits secs traditionnels d’Écosse). Une petite virée dans l’espace sur l’Enterprise suivi d’un petit somme et me revoilà devant mon clavier. Cette fois cependant je suis dans la pièce du bas.

Une telle journée ne m’a laissé que très peu de temps pour méditer sur le sujet préoccupant du jour; la mort. De toute façon vu que je t’en parle très régulièrement, il n’y a pas de raisons d’en dire encore plus en ce jour. Enfin si, peut-être…

Je voudrais juste te dire que pour cette Toussaint 2006 la mort se fait vraiment très pesante et vient ternir cette belle journée non seulement à travers les différents rites qui me rappellent que parmi les miens nombreux sont ceux qui s’en sont allés avant l’heure, mais aussi à travers la grande campagne médiatique en cours sur les dégradations irréparables subies par l’environnement. La Toussaint 2006 s’impose donc comme une bonne cuvée macabre.

En ce jour j’ai pris conscience d’être un être mortel sur une planète qui se meurt, victime après des millions d’années d’évolution d’une forme de vie devenue assez puissante pour tout anéantir en moins de 100 ans, et ce, avant de succomber elle -même des conséquences de sa propre folie destructrice.

Mais avant cela, nous allons devoir suivre les derniers soubresauts des humains qui tels des insectes nécrophages continueront à pulluler sur ce cadavre de planète jusqu’au jour où il ne leur restera plus rien à assimiler. Fort heureusement les programmes spatiaux ont été fortement ralentis, il y a ainsi de bonnes chances pour que cette infection reste en quarantaine dans ce quadrant avant de disparaître dans le néant sans avoir pu envoyer d’autres représentants sur d’autres planètes terraformées.  

En attendant, nous voici condamnés à être les spectateurs frustrés et démunis des différents événements qui s’annoncent sur la grande scène. Les famines, les guerres, les catastrophes naturelles, les images quotidiennes de ce monde à l’agonie… Enfin tous ces signes avant coureurs du grand final qui nous empêchent d’espérer autre chose que la non-existence de la réincarnation.

Préparons-nous donc Francis, la grande Toussaint approche, celle qui ne laissera ni tombes, ni fleurs, ni visiteurs du premier novembre…

13 ans plus tard, à la lumière des catastrophes écologique et économiques imminentes, mon texte est malheureusement encore plus d’actualité. De quoi bien saper le moral. Désolé mais moi aussi je préfère quand j’ai tort. 😥

Higurashi, un anime dérangeant

Je continue donc cette semaine spéciale Halloween et si je croise l’horreur et les animes, et bien j’ai énormément de choses à présenter. Choisir c’est renoncer, je vais donc mettre de coté les animés trop fantastiques avec des monstres ou des démons car le coté imaginaire fait qu’au final ces histoires ne sont pas si effrayantes.

Par contre il existe un certain nombre d’animés très dérangeants qui repose sur la méchanceté, la perversion voire la maladie mentale, l’instabilité, la transformation psychologique, des phénomènes bien réels qui font que les animés que les évoquent deviennent tout de suite bien plus horrible voire ouvertement dérangeants.

Higurashi en est un bon exemple. Cet anime se passe dans un petit village et met en scène une bande d’adolescents dont certains sont très jeunes (la plus jeune a 11 ans) histoire d’augmenter le malaise. Keiichi Maebara, vient emménager avec sa famille. Il va très vite se lier avec quatre de ses camarades de classe, quatre jeunes filles nommées Rena Ryūgū, Mion Sonozaki, Rika Furude, et Satoko Hōjō, qui l’acceptent dans leur club d’amateurs de jeux de société. Hinamizawa paraît être un village normal, paisible et rural ; cependant, tout bascule après la fête du Watanagashi, fête pendant laquelle est célébrée la déité locale, Oyashiro. Keiichi apprend que depuis 4 ans déjà, une personne disparaît et une autre est retrouvée morte le lendemain de la fête.

La série est divisée en 8 arcs à la fin de chacun de ces chapitres, ces jeunes finissent assassinés de façon très violente et très graphique par un ou deux d’entre eux devenus fous. Par la suite, au début du chapitre suivant, l’histoire repart à zéro comme si rien n’était arrivé avec une nouvelle histoire sanglante qui se met en place petit à petit.

Car oui, une des choses les plus déstabilisante avec cet anime c’est la façon avec laquelle les créateurs de la série passent d’un univers tout mignon, drôle et ensoleillé à l’horreur psychologique la plus profonde et violente. On finit par se sentir comme l’un de ces psychopathes capable de porter un masque de normalité voire de séduction tout en se préparant à commettre les pires atrocités.

Ce cycle horrifique est réellement éprouvant et en y repensant je me dis que non, je n’ai sans doute pas terminé cet anime bien trop glauque même pour quelqu’un avec de solides défenses comme moi. Reste que ça faisait un bon sujet pour Halloween. 😈

PS : Cette nuit j’ai retrouvé l’intégrale de cette série je vais voir jusqu’où je vais aller dans le visionnage des épisodes. 😈 😈

Pour préparer Halloween

Voici une chaine You Tube consacrée à des histoires horrifiques fictives (les fameuses creepy pasta), exagérées, romancées mais parfois totalement réelles.

En voici un extrait facile à classer dans l’une des catégories ci-dessus.

Attention, les histoires vraies sont très dérangeantes alors évitez de les regarder, ça ne sert à rien d’évoquer le mal et la souffrance réelle. L’imaginaire par contre, dans les histoires inventées donc sans victimes réelles a une fonction de divertissement voire de protection contre toutes ces choses aussi horribles que réelles.

Peur

Pour cette humeur du mardi spécial Halloween je pensais publier une de mes histoires écrites il y a bien longtemps mais non, au final j’ai trouvé que dévoiler un pan hélas bien trop réel de ma personnalité serait bien plus effrayant.

La peur, ma plus vieille amie

C’est bientôt Halloween et juste après la Toussaint, deux moments qui en dépit du merchandising pour l’un et des discours positifs des prêtres pour l’autre nous rappelle notre condition de mortels voués à une mort certaine précédée de souffrances physiques et/ou morales. Bref c’est la semaine idéale pour évoquer cette peur qui me talonne depuis que je suis enfant et qui m’a façonné en venant limiter mes choix.

Car oui ma vie n’a été jusque là qu’une succession de renoncements face à toutes les occasions qui m’ont été offertes.

Voici quelques exemples : Dans ma petite enfance, de très grosses angoisses de séparation ont fait que j’avais peur de m’éloigner de mes parents pour vivre et découvrir d’autres choses avec les autres enfants, bref pour me socialiser. Plus tard peur d’aller voir le concert le plus important de ma vie alors que j’avais mon billet, plus récemment peur de laisser ma mère âgée et veuve seule pour partir une semaine en Californie alors que là aussi j’avais les billets…

Cette peur qui me colle à la peau depuis toujours et qui a bousillé les plus belles occasions de ma vie est ma pire ennemi ou alors peut-être ma meilleure amie allez savoir… Peut-être que mes reculades n’ont été que des expressions d’intuitions d’auto protection de ma personne ?

Au final peu importe, le résultat est le même je vis sous une tonne de regrets et avec ce sentiment d’un immense gâchis. Cette peur m’empêche aussi de me projeter dans quelque chose de positif, de toute façon ma vie est si pauvre et ce sur tous les plans que je ne trouve pas vraiment de choses positives à attendre.

Mais il existe bien pire comme peurs, mes pires sont les peurs de choses à venir. Elles sont bien plus terribles car elles sont concrètes et reposent sur des évènements inéluctables ou alors très probables. Alors il y a la mort de ma mère qui fera que je serai sans domicile, la maladie qui touche mes proches ou moi-même, une forme ou une autre d’effondrement de la société et de ces institutions protectrices, la perte d’emploi et bien sûr ma propre mort qui en fait au bout de toutes ces épreuves sera plus une délivrance qu’une mauvaise chose.

Au final mon existence passée présente et future n’est qu’une succession de peurs qui m’ont gâché, me gâchent et me gâcheront la vie. Ces pensées noires mijotent dans ma tête sur le feu de l’actualité et de son cortège de mauvaises nouvelles, le mauvais temps n’arrange pas non plus les choses. J’ai perdu tout appétit pour la création photographique et pour toute activité plus ou moins artistique, je ne suis plus qu’un zombie terrifié planqué derrière son écran.

Du coup je pourrai mourir demain car qu’aurais-je donc à perdre à part justement cette peur qui me colle à la peau depuis le début ?