Nisewashi

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Été 2017, Port la Nouvelle. Joute traditionnelle de bateaux sur le chenal, Ilford fp4 et Yashica mat 124G.

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Le terme « nise » en japonais désigne quelque chose de faux, comme par exemple « Nisekoï » qui veut dire faux amour (un faux couple).

Dans le petit monde des passionnés de l’argentique, une mode a été lancée avec un film qui vient du Japon et dont l’émulsion est posée non pas sur un film plastique mais sur du papier de murier. Ce film au rendu très spécial se nomme le washi.

Hier en développant 5 films noir et blanc 120, j’ai découvert que pour une raison inconnue, un de mes film avait souffert d’une usure qui sous le scanner a donné ce rendu peu banal qui rappelle le rendu du washi. J’ai donc créé le nisewashi ! 😆

Bateau pilote

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Fuji 6×9 GSW690 65mm, film Kodak Ektar 100, développement et scan maison

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Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai toujours été très intéressé par les bateaux pilotes qui ont entre autres tâches de guider de gigantesques cargo pour leur faire traverser le chenal qui mène au port industriel. Je n’ai aucune idée précise de la technicité et de la précision requise pour mener à bien ces missions mais qu’importe, j’admire ces frêles esquifs devançant ces gigantesques bâtiments flottants.

Sur cette photo, développée il y a quelques jours et prise cet été en bord de mer, j’aime aussi la texture du ponton et de l’eau. Tout semble métallique et froid tout le contraire de ces vacances caniculaires.

Reste que cette photo est plus une carte postale avec un intérêt limité qu’une photo qui fera date, mais ce n’est pas grave car je l’assume pleinement.

Coralie en très grand et en grand format

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Sinar P 13×18, plan film Astia 13×18 Apo Ronar 360 à F9 Traitement par un pro

 

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Sinar F2, plan film Portra 4×5 Commercial Ektar 305mm (12″) à F11, Traitement perso

Je continue donc sur ma lancée vu que mes portraits intéressent plus mes rares visiteurs que je remercie d’ailleurs du fond du cœur pour leurs encouragements.

C’était l’été dernier, Coralie une ancienne collègue de travail  et avant tout une amie passionnée de photo, était venue poser chez moi en grand format juste avant un repas de famille. Ce jour là, je voulais à la fois utiliser pour la première fois en portrait ma chambre Sinar P 13×18 et histoire de compliquer les choses tester mes très précieux plans films Astia 13×18, des films diapo d’une très grande valeur vu qu’ils n’existent plus que dans les congélateurs d’une pincée de passionnés dont j’ai la chance de faire partie.

J’ai aussi utilisé du plan film Portra 160 et la Sinar F2 4×5 pour être sûr d’avoir quelque chose de correct sans prendre trop de risques, c’est le second portrait.

Utiliser de la diapo périmée même conservée au frais est un vrai défi, alors le faire en 13×18 sur du portrait là ça devient du grand n’importe quoi ! Mais qu’importe j’avais tellement envie de tester ma P et ces plans films que j’ai tenté le coup sans trop y croire.

La séance s’est très bien passée avec la complicité habituelle entre Coralie et moi. Histoire de la mettre encore plus à l’aise je lui ai proposé de me photographier moi aussi. Bref nous passons un bon moment. Le lendemain au sortir de la cuve, je découvre avec une grande joie un plan film diapo très prometteur et je décide donc de l’amener chez un ami photographe professionnel qui dispose d’un matériel de pointe et de connaissances pour en tirer un maximum.

Après des heures de post traitement pour combattre les dérives de couleur dans les ombres, mon ami Florian me présente alors le résultat final.

Car oui réaliser un portrait surtout à mon petit niveau technique c’est avant tout un travail d’équipe, une aventure humaine qui va bien au delà de la simple collaboration vu la dimension profondément symbolique de la démarche du portrait.

Sur le plan technique tout est parfait grâce à Florian mais sur le plan esthétique je regrette un peu la pose figée et ce corps coincé dans ce format 13×18 qui est vraiment trop oblong pour le portrait.

Du coup je préfère encore ma version en 4×5 surtout que dans ce cas là je suis fier et rassuré d’avoir tout fait moi-même avec beaucoup moins de stress à la prise de vue ce qui fait sans doute aussi la différence. 😎

Il me reste donc encore beaucoup de travail pour atteindre un résultat plus naturel et plus convaincant en matière de pose et de composition.

J’ai le matériel, le temps de l’utiliser, reste plus qu’à retrouver un peu de motivation et surtout des modèles avec lesquels j’aurai envie de partager. 🙄

Émilie, Fille du bokeh

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Graflex Pacemaker améliorée, Heliar 240mm ouvert à F9, plan film HP5 4×5 scanner sur système rotatif et au final un de mes plus beaux portraits, Merci Émilie !

Cette photo date un peu mais j’avais envie de la remontrer aujourd’hui car d’une part je n’ai pas eu le temps de mettre un pied dans le labo cette semaine et ce weekend cela ne sera pas non plus possible et aussi pour présenter un autre genre de photo qui me tient beaucoup plus à cœur; le portrait.

Hélas réaliser un portrait en grand format avec une chambre comme ici, cela devient de plus en plus compliqué. Cette façon de photographier est très exigeante pour le photographe et encore plus pour le modèle qui doit jouer la statue avec une grande précision surtout lorsque comme ici on travaille avec une profondeur de champ très réduite (F9/240mm sur plan film 4×5 délimite une zone de netteté de quelques centimètres). Ajoutez à cela la difficulté que l’on a à trouver des modèles tout court sans déclencher une vague de suspicion (c’est pour quoi faire ? pour mettre sur Internet… ?) Merci d’ailleurs aux dérives des réseaux sociaux qui ont hystérisé le rapport des personnes à leur image et à son utilisation dans l’espace public en le résumant à son éventuelle utilisation à des fins négatives.

Mais qu’importe, je caresse l’espoir de me remettre un jour au portrait en trouvant comme modèles d’autres personnes que les collègues de travail ou les membres de ma famille qui sont d’ailleurs trop difficiles à photographier car je les connais trop bien pour les mettre en scène en utilisant le grand format.

Vestiges industriels en grand format

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Je passe devant cette usine désaffectée cinq jours par semaine, c’est donc tout naturellement qu’un samedi je suis décidé à la photographier en grand format sur plan film Portra 160 4×5 un peu périmés.

Le grand format est un outil, non !  Un langage photographique, qui ouvre des possibilités qui échappent au moyen et petit format. Les mouvements qui permettent de compenser les contre-plongées et le cérémonial autour de l’objet photographique apportent autant de richesse que de plaisirs à la pratique photographique. 😎

Mais c’est difficile de comprendre tout ça en regardant un fichier de 800 pixels sur un écran. Du coup voici les versions XXL :

De face

Coté droit

Sinar F2 Super Angulon MC 120mm et Grandagon N 90mm  à bague verte, plans films Porta 160 périmés de 5 ans et développés hier chez moi

Le Rocher du Bourbet

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Moskva 6×9, portra 400, scanner Nikon et retouches par un copain pro

Et en version XXL et bien ça donne ça : (cliquez ici pour voir)

 

C’était en Octobre 2010. A l’époque j’avais intégré un club photo où je commençais à me sentir plutôt bien jusqu’à cette sortie où j’étais venu avec un vieux folding russe.

Les participants me raillaient, se moquaient de ce matériel étrange et désuet. Au début c’était bon enfant et moi-même je souriais mais très vite le ton s’est endurci avec des phrases peu acceptables du genre « Pourquoi  t’es venu avec cette quincaillerie ? ».

Traiter Maéva (mon Moskva) de quincaillerie était inacceptable. Du coup le soir je m’étais lâché sur Internet. Ce fut une erreur car un des membres du club photo lisait mon blog et était allé tout raconter au président de l’association en faisant monter la sauce.

Une semaine plus tard je m’étais fait vivement réprimandé pendant une réunion du club par ces personnes qui m’accusaient d’avoir diffamé l’association. Je rétorquais en disant que je ne supportais pas que l’on se moque de moi à cause de mon matériel ce à quoi le président, qui pourtant pratiquait l’argentique, avait répondu que c’était de ma faute, je l’avais bien cherché car j’avais fait de la provocation en emmenant mes vieux appareils.

C’est là que j’ai compris que je ne pouvais plus rester dans une telle association composée de personnes qui jugeaient les photographes non pas sur leurs photos mais sur leur matériel. Cela reste pour moi un souvenir pénible d’autant plus que la photo faite ce jour-là a été une de mes plus belles photos… 😥

 

Ruelle anonyme

L’année dernière à la même époque, je consacrais tous mes mardis après midi  à arpenter les rues de la ville avec mon Yashica Mat baroudeur pour chercher des endroits isolés et intéressants. C’est ainsi que je me suis retrouvé dans des endroits isolés et insolites pourtant proches du centre. Cette quête a duré quelques temps mais s’est arrêtée provisoirement faute au temps (pluie) et faute de temps.

Voici un extrait de cette série encore en cours :

street

Yashica Mat 124G, HP5, Ilfotec HC développement rotatif à 1+47