Changements

Je connais mes défauts, chaque jour je tente de les changer mais ce n’est toujours pas assez. Ce soir j’ai passé du temps avec des collègues pour essayer de leur expliquer mon malaise, mais non ils ne veulent pas entendre, je suis Caliméro et c’est tout.

Du coup ce soir je ne sais plus quoi faire. Continuer à faire des efforts à baisser les yeux et à bredouiller tout en suivant les ordres des personnes qui ont le même diplôme que moi ou bien rester moi-même et refuser de me faire « basher ».

Demain j’y verrai plus clair…

J’adore avoir raison !

Voici donc la première neige de l’année susceptible de tenir quelques jours, voire de me laisser la prendre en photo ce weekend, soyons fous ! Au boulot ça panique, ça parle de fermeture de l’établissement demain si jamais il gèle cette nuit, bref la routine des gens de l’Est qui après quelques hivers sans neige et un confinement ont oublié comment on fait pour conduire sur la neige.

De mon coté j’ai tout de même annulé ma leçon de guitare de ce soir car même si j’ai confiance en ma conduite sur la neige, je ne peux rien faire face aux autres personnes qui non équipées paniquent et peuvent me percuter et tenter d’avoir les torts partagés.

Mais bon, foin de tous ces petits soucis, la neige est là et c’est une bonne nouvelle pour toute la famille ! 😀

While my guitar gently weeps…

Ce titre en anglais est le titre d’une chanson des Beatles écrite par George Harrisson. Et si c’est devenu le titre de mon article c’est juste pour partager avec vous lectrices et lecteurs de ces pages ce qui vient de m’arriver.

Alors comme tous les mardis je sors de mon cours de guitare/basse avec mon prof, un érudit de la musique qui fait aussi partie des personnes qui ont l’oreille absolue, enfin bref un monstre en jeu, composition et enregistrement sur de nombreux instruments.

Nous avons travaillé pour décrypter une chanson de Neil Young que j’adore : « Walk with me ».

Mais aussi doué soit-il, mon prof reste un homme exposé aux incidents de vie si fréquents chez les personnes qui ont cru au bonheur.

Car oui cela fait un an qu’il est séparé et son ex-femme lui annonce aujourd’hui qu’elle s’éloigne de plus en plus de son secteur pour garder le plus possible son jeune fils de 5 ans à ses cotés.

Alors oui; l’Alsace c’est pas non plus le bout du monde, mais dans sa position avec tous les frais et les autres soucis qui cette fois viennent de sa propre famille, là ça fait trop et ce soir il était à deux doigts de craquer. Son fils c’est tout pour lui, et il va tout casser si ils touchent au fruit de ses entrailles fallait pas qu’elle s’en aille (Air connu mais si fréquent de nos jours…).

Et moi dans tout ça ?

Et bien, il me raconte beaucoup de choses, je l’écoute, je tente de trouver des moyens de le rassurer de lui donner des moyens d’espérer, mais non ce soir j’aurai été mieux inspiré de lui dire encore plus de bêtises que d’habitude pour l’aider à décompresser, car là j’ai bien peur qu’il finisse par faire une grosse crise d’angoisse.

Tout comme moi c’est un sauvage, donc il ne voudra jamais sortir, ma seule façon de l’aider est donc de lui dire cette phrase à la con que l’on dit à tout nos proches qui traversent une mauvaise passe « Si tu as besoin de parler, je suis là » sauf que dans son cas, il ne me contactera pas et ma demande d’aide aussi sincère soit-elle restera lettre morte.

C’est donc la première fois que je regrette de ne pas avoir des bières en stock dans la voiture car oui l’alcool n’arrange rien, mais en petite dose avec la compagnie d’un ami, ça aide quand même à respirer un peu.

Courage à toi mon prof, mon ami…

Une lente gestation…

A partir d’aujourd’hui je reprends le cours normal de ce blog pour six semaines car par la suite j’aurai de nouveau des vacances. Et oui, encore! Je sais, j’exagère, surtout vu ce que j’en fais ! 😆

Du coup, normalement je devrais faire un bilan de ces vacances mais je ne préfère pas vu que cela se résumerai une fois de plus à faire une liste de regrets. Non, pour le coup je vais vous parler d’autre chose, d’une très longue gestation qui vous l’avez peut être devine concerne une de mes passions, la musique.

Tout a commencé un jour de mars 2020 en plein confinement. J’étais malade avec de la fièvre et de la toux et je pensais avoir contracté le virus tueur. A l’époque vu qu’il n’y avait pas encore de tests, je suis resté dans cet état pendant un bon moment avant de me décider à retourner chez le médecin pour faire le point et comprendre que ce n’était que ma pharyngite annuelle avec une bonne dose d’angoisse. Mais avant cette visite salvatrice, j’avais vraiment touché le fond, j’étais allé très loin dans les pensées noires et j’ai même eu un commencement de geste désespéré… Bref je n’étais pas bien du tout.

Je dormais aussi très mal et une nuit je me rappelle m’être levé à 3h00 du matin et avoir pris ma guitare. Et là de façon presque mécanique j’ai enchaîné 4 accords qui pour moi suggèrent une montée lyrique avant un accord qui vient fermer l’espoir comme un couvercle dans le ciel et me faire tomber à terre…

Depuis j’ai bossé le coté théorique et j’ai identifié la tonalité de ce début de morceau, je l’ai prolongé avec d’autres accords planants.

Le week-end dernier, presque deux ans plus tard pendant ces vacances, suite à une déprime qui a du bol (qui s’est donc terminée avec de l’alcool) je prends ma guitare pour refaire tourner ces accords et je commence à chantonner dessus le liquide à meilleure réalité supprimant mes inhibitions. Je me suis filmé pour rigoler mais le lendemain bien loin de rire je trouve que ma mélodie colle bien avec mes accords.

Aujourd’hui j’en reparle à mon prof qui me fait un cours ultra complexe sur la théorie autour de la composition et qui accepte de me montrer le chemin avec ce schéma qui vient délimiter les possibles (faire un changement de tonalité pertinent en utilisant les modes) tout en me donnant des conseils de fond. Il me suggère par exemple de composer un refrain simple et droit pour contraster avec mes couplets planants.

Donc oui, je suis en train d’écrire une autre chanson, une fois de plus…

Et à quoi bon ? Je ne serai jamais musicien, je ne suis qu’un rigolo sans talent ni courage.

Mais en fait, là je dis merde à mes états d’âme car cette mélodie créée une nuit de tristesse, je la porte en moi depuis bientôt plus de deux ans, alors il faut que ça sorte sinon elle va finir par me bouffer les tripes !

Je vais donc choisir un chemin pour mon refrain, finir d’écrire la mélodie puis composer des paroles qui parleront peut-être de cet épisode que chacun veut oublier ou plutôt de mes pensées noires mais avec une ouverture vers l’espoir.

Je suis aussi très motivé car mon prof semble aimer cette chanson, il la trouve intéressante et aime ma façon de chanter dessus, vu que c’est un musicien professionnel ainsi qu’une personne franche, ça m’encourage vraiment à aller au bout de cette aventure pour créer enfin une chanson qui me ressemble et non une petite mélodie joyeuse et rigolote pour les enfants comme c’est le cas de mes deux autres compositions.

Et si au bout du compte ma chanson finit par être validée par mon prof, je pourrai lui demander de m’aider pour caser les autres instruments et l’enregistrer (c’est son métier).

Non, je ne ferai pas d’albums, la musique n’est pas mon métier, mais je veux juste qu’elle sorte de moi et quitte à faire, que quelques personnes puissent l’entendre en la mettant sur un site de streaming. Je lui dois bien ça à cette gredine qui m’aura tenue éveillé tant de nuits ! Mais la route est encore longue avant de pouvoir y penser… 🙄

Petites frayeurs du jour

Aujourd’hui c’était un jour un peu spécial vu qu’après trois ans d’absence nous avons refait les ateliers de Noël à l’école. Le principe est simple, nous mélangeons les classes du même cycle (la classe de mon groupe est avec les petits) et les groupes ainsi constitués vont de salles en salles pour faire des activités avec les maîtres, maîtresses et éducs épaulés par quelques parents.

Du coup tout le monde rigolait, musique de Noël sourires, rencontres sympas avec les parents…. Et c’est donc bien sûr à cet instant que le rectorat a décidé de lancer un exercice d’intrusion. On coupe la musique on ferme la porte à clef on se couche au sol pendant 20 minutes avec la directrice qui vient taper aux portes… Pas besoin de dire que l’exercice n’a pas été très brillant…

Pas comme le macadam en rentrant…

Une pluie verglaçante si intense que la route a été transformée en patinoire, je suis rentré avec un crochet chez mon dentiste en perdant le contrôle de ma voiture plusieurs fois. Plus de peur que de mal mais encore une autre frayeur pas si simple à gérer !

Demain les transports pour les enfants sont annulés, si je n’arrive pas à descendre en ville, il faudra que mes collègues se passent de moi ce qui serait une première car même en temps de neige je suis toujours allé au travail.

Je n’y comprend rien ma voiture est équipée de pneus neiges neufs de haute qualité mais elle ne tient pas plus qu’une grand mère…

Ce soir j’ai donc fait mon plein de petites frayeurs la pire étant celle de ne pas encore savoir ce qui va m’arriver demain. Mais bon, c’est assez rigolo en soit, pour l’instant personne n’est blessé alors je réagis comme tout à l’heure quand j’ai failli tomber au sol en sortant de la pharmacie; je rigole ! 😆

Le rituel du sociologue amateur

Depuis que j’ai repris les cours de musique avec un homme que j’admire et dont j’espère un jour mériter l’amitié, je me livre à un petit rituel des plus réjouissants. Je passe les 30 minutes d’attente avant mon cours dans un petit tabac juste à coté de la salle où je torture les cordes de mes instruments.

Ce petit tabac est très orienté jeux de hasard mais vend aussi beaucoup d’alcool de mauvaise qualité, ces fameuses bières soit légères et parfumées pour les ados ou sombres et très alcoolisées comme ce que boivent les poivrots. Ce grand écart entre les binouzes n’est cependant pas une erreur mais est bien représentatif de la faune disparate qui passe par cet endroit.

Et franchement entre la mamie qui rêve de gagner à l’Euromillion, le collégien qui tente de faire croire qu’il est majeur pour s’acheter des cigarettes et qui finit par monter une histoire loufoque avec sa tante, les fans de foot qui viennent se chamailler autour de leurs pronostics, les joueurs maladifs qui claquent des centaines d’euros dans des jeux perdants, des artisans qui hurlent sur le coût de la vie et vous prennent à témoin de leur détresse… Bref en une demi-heure on voit passer une bonne partie de ce que certains politiciens ont appelé la France d’en bas, les derniers de cordée pour qui ont n’hésitera pas à couper la corde.

Et moi dans tous ça, alors que je pense détester les gens, me voilà qui leur parle, qui les écoute… Non je me sens bien avec eux car avec leurs rêves brisés et leurs coups de gueules, ils sont plus proches de moi que bien du monde. Eux aussi me remarquent de plus en plus et se mettent à parler avec moi de sujets que je maîtrise (les cartes pokemon) ou non (le foot) et dans un cas comme dans l’autre je me sens bien, souriant, apaisé, considéré… Le pied !

Car oui cette France d’en bas c’est ma France, celle à laquelle j’ai plus ou moins choisi de consacrer ma vie, mon industrie et ma passion pour tenter d’influencer positivement le destin de leurs enfants que je rencontre sur mon lieu de travail. C’est peut-être très prétentieux de prétendre cela vu que socialement je fais partie de leur caste, alors je tempère en précisant que ces petits rendez-vous de sociologie participative sont avant tout une bouffée d’air frais pour moi car je me retrouve face à des personnes que je n’estime pas dangereuses pour moi ce qui n’est pas le cas de beaucoup de mes collègues de travail.

Je me trompe peut-être, mais en attendant je rigole bien !

Alors vivement mardi prochain ! 😀

Déguisé en pas moi

Ce matin après avoir été tiré du lit par mon tyran à forme féline, la radio s’est allumée à 6h00 très précise, pile-poil pour le flash info de cette radio suisse que j’écoute tous les jours. La première nouvelle de cet édito consistait à évoquer le fait qu’aujourd’hui l’UNESCO allait faire entrer la baguette française dans le patrimoine immatériel de l’humanité.

Du coup je me suis dit que ce sujet serait juste parfait pour ce soir, histoire de relancer la guerre du pain en avançant que le vrai art de la baguette non industrielle n’est plus à la portée de tous les consommateurs bernés par des fausse boulangeries qui leur vendent du pain de moins bonne qualité que celui des supermarchés.

Mais non pas envie d’en dire plus, le pain j’aime ça mais je dois encore faire pas mal de recherches et consulter pas mal de vrais boulangers acceptant de me dire la vérité sur leur secteur pour pouvoir comprendre et rapporter mes découvertes en la matière. 🙄

Non ce soir, une fois de plus je suis très fatigué.

Fatigué par mon age ? Par mon métier parfois trop intense ? Par mes petits soucis de santé ?

Non, rien de tout ça. Je suis juste fatigué par les efforts perpétuels que je fais pour ne plus être moi.

L’ancien moi était certes exécrable et très largement insupportable, lourd et maladroit, malaisant et haïssable, mais le nouveau n’est juste pas naturel et est en train de me consumer de l’intérieur. Mais voilà, nous sommes à l’époque du politiquement correct et je ne peux plus me permettre ni de faire de l’humour ni d’exposer mes penchants ouvertement misanthropes et encore moins toute cette noirceur qui vit en moi. Au bout du compte je me sens comme Mercredi Addams enfermée à Disneyland.

Il n’en reste pas moins que je suis encore au stade de l’apprentissage, je fais les essayages de ce costume qui me gratte et afin de faciliter les choses, je tente de fuir le plus possible les tailleurs qui me l’ont mis sur le dos, ma tâche étant facilitée par l’aversion qu’ils manifestent vis à vis de ma personne.

Mais en leur compagnie je dois faire comme la marquise de Merteuil dans le roman « Les liaisons dangereuses » de Laclos, c’est à dire pratiquer le détachement en m’entraînant à sourire pendant que sous la table j’enfonce une fourchette entre ma peau et mes ongles. Bon, d’accord je ne le fais pas vraiment, mais l’idée est parlante, non ? 😆

Alors oui cette transformation en cours est fatigante car je dois toujours tout rigidifier en moi, et surtout veiller à parler le moins possible. C’est donc fini les blagues débiles pendant les réunions, les interventions intempestives pour exposer mes idées déviantes ou pour céder au doux plaisir de mettre les gens en face de leurs contradictions. Non, je ne serai plus un bouffon. Mais je ne suis pas triste pour autant car je pense pouvoir m’adapter et survivre.

Je n’espère et n’attends aucune félicitations car ce nouveau moi n’est qu’un simple costume, quand je rentre chez moi je peux redevenir qui je suis vraiment et respirer tranquillement.

Non, tout ce que je désire c’est que l’on me laisse tranquille, je fais de gros efforts pour m’intégrer à la société des bien pensants alors en échange de ma bonne volonté, j’exige que l’on me laisse décider ce que je veux faire de mes temps libres.

C’est donc pour cela que je n’irai pas au pot de fin d’année au travail.

Une sacrée tirade pour une décision anodine ! 😈

On refait le match

Journée difficile voire très difficile au travail, du coup ce soir je suis allé au pub qui était exceptionnellement ouvert pour la diffusion du premier match de l’équipe française tenante du titre dans cette coupe du monde au Qatar.

Photos détails et impressions demain car là il va être 23h00 et demain j’ai du travail.

Alors zou ! Au lit !

Froid…

Je suis rentré de mon cours de musique, nous avons bouclé les dernières modifications de la chanson que nous allons jouer et chanter avec les enfants dans trois semaines. Mes deux musiciens ont eu du mal à s’y remettre, mais ils sont si courageux et volontaires que je sais qu’ils seront prêts. Nous répéterons tous les jours pendant dix minutes et pendant une heure le vendredi et nous arriverons à quelque chose de sympa. Pas pro et parfait, mais sympa et surtout gratifiant pour ces enfants qui sont au cœur de ce beau projet. Et pour vous, les quelques gens qui lisez ces lignes, sachez que je ferai un enregistrement de cette chanson avec mon prof pour le partager avec vous.

Mais pour arriver à faire tout ça je dois faire attention à une chose importante :

Ne pas rester en bas devant mon écran car il y fait très froid ! Je vais donc arrêter là, je manque de sommeil et mes idées ne sont pas claires pour développer autre chose que cette petite page de mon travail.

Ah, un truc à ajouter…

J’ai une nouvelle stagiaire ! Donc bientôt en photo sur ces pages ! 😆