The Toshiyuki effect

C’est donc vendredi que j’ai enfin retrouvé un être cher, ma 309 GT plus connue dans ces pages sous son nom, c’est à dire Toshiyuki.

La voici photographiée moins d’une heure avant la mise en ligne de cet article.

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Je ne vais pas réexpliquer le lien très spécial entre cette voiture et moi, je ne vais pas non plus rappeler que cette voiture âgée de 34 ans me véhicule sans avoir eu la moindre panne depuis bientôt 15 ans…

Non, ce soir une fois de plus débordé par le travail et face à une certaine fatigue, je vais me contenter d’évoquer ce qui me fascine le plus chez elle. Car oui en dehors de son pouvoir de transporter des choses encombrantes et longues (aujourd’hui un grand écran de projection vintage sur pied ) de sa faculté de me faire revenir dans les années 80 (j’ai même fait installer l’auto radio Blaupunkt sans lecteur cassette qui était en série sur ce modèle de luxe), de sa manière de me faire prendre conscience de la vitesse, de l’inconfort et les deux mélangés, du danger… Bref en dehors de tout ça et de bien d’autre choses, son vrai pouvoir n’a jamais été évoqué.

Cette faculté incroyable réservée aux machines et objets dotés d’une âme est la suivante : lorsque je suis avec elle, même la plus périlleuse des journées devient un jour positivement mémorable.

Car oui la nuit dernière ma nuit a été courte et tourmentée car j’ai été convoqué avec ma nouvelle collègue, une éducatrice compétente et géniale pour entendre la décision de notre hiérarchie quant à notre affectation pour la rentrée prochaine. Nous étions ainsi tous deux très inquiets à l’approche de ce mercato du social, le matin j’avais encore une grosse boule au ventre, mais après avoir retrouvé les sensations incroyables apportées par les 105 chevaux très nerveux du carburateur double corps monté sur le 1,9 litre essence, j’avais retrouvé toute ma joie de vivre et arrivé dans le bureau avec ma collègue j’ai su avant que la porte ne se ferme que le résultat de l’entretien serai positif.

Et ça a été le cas ! nos responsables constatant notre bonne entente et les nouveaux projets que nous mettons ou allons mettre en place, ont décidé de renoncer à leur plan d’envoyer l’un ou l’une d’entre nous sur le groupe du collège. Nous allons donc passer une année très riche avec la maitresse des écoles qui fait équipe avec moi depuis plus de 15 ans… Le reste de la journée tout content de cette bonne nouvelle et en contemplant depuis la fenêtre l’agréable anachronisme de mon véhicule adoré, j’ai fait une très bonne journée avec notamment une petite séance de musique avec une jeune fille qui ce soir va s’endormir avec des envies de guitare !

Et en parlant d’instruments à cordes, je ferai bien d’arrêter de radoter pour mettre cet article en ligne et reprendre mes exercices de gamme pentatonique majeure sur ma basse ! :mrgreen:

Retour à la normale

Passer une bonne journée avec les enfants, sortir du boulot, aller acheter diverses choses dont des livres en librairie puis rentrer au village et voir que le pub est ré ouvert avec des terrasses accueillantes… Descendre deux pintes manger (car je ne mange pas le midi ni le matin) et finir devant cet écran…

C’est clair tout est redevenu comme avant.

Deuxième vague s’abstenir ! 🙄

It’s just another day…

Au travail et dans ma tête, tout devient confus et angoissant mais je n’ai pas envie d’en parler, du moins pas ce soir.

Non, là après une journée de travail et des courses assez compliquées, je suis rentré chez moi pour cueillir un panier de cerises chez mon voisin suisse allemand.

C’est juste un jour de plus, rien de bien intéressant mais un souvenir sympa ! Un beau panier de cerises rouges. 2020 année de merde mais pas pour les fruits.

La vie est belle

Voici donc deux jours que j’ai repris le chemin de l’école et le moins que je puisse dire c’est que travailler dans cette période post confinement est une expérience dont je me serai passé.

J’aime cette école, les enseignants, les enfants sont tous géniaux mais la reprise de mon travail me donne une sensation horrible, celle de chausser mes bonnes vieilles pantoufles et d’y trouver de la pourriture qui vient se loger entre mes orteils en me faisant perdre mon équilibre. Désolé pour l’image très visuelle et dégoutante mais elle est parlante.

Car oui, je veux bien comprendre et accepter tous les gestes de distanciation, les marquages au sol, le lavage de mains et tout le reste mais ce qui me dérange c’est que toutes ces mesures et les interdits qui les accompagnent sont venus réduire à néant le plaisir de jouer des enfants et compliquent grandement mon travail éducatif et tout ça hélas pour rien car les enfants étant des enfants, et notre vigilance ayant des limites, la distanciation continuelle relève de la plus crétine des utopies.

Mais si il n’y avait que ça… Tandis qu’en façade (hier les autorités et les journalistes sont venus tout photographier pour des articles dans la presse) on met en place tous ces gestes et tous ces interdits, on nous oblige à manger à 17 dans une petite pièce en nous interdisant d’aller manger dehors ! Demain nous nous retrouvons à 20 pour une réunion qui aurai pu avoir lieu par visioconférence. Je l’avais demandé mais les collègues ont dit que non  : c’est plus sympa en « présentiel » Je hais ce mot …

Je ne supporte plus ces contradictions, des règles exigeantes et strictes qui viennent gâcher la vie des enfants sans vraiment les protéger et de l’autre coté au niveau des adultes le n’importe quoi constant. Demain c’est la réunion de la semaine, je vais mettre mon poing dans ma poche et me taire car dans le cas contraire ma colère accumulée  ainsi que mon absence de filtre et d’auto censure pourraient faire des ravages.

Alors histoire de finir cet article de façon plus positive, je vous montre la petite création land art fait sur le sol de la cour de récréation par une jeune fille de mon groupe.

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L’aube d’une drôle de période

Cette semaine au travail nous organisons le travail d’accompagnement que nous allons proposer aux enfants à partir de lundi prochain et cela n’est pas sans m’inquiéter un peu. En effet tout est encore très flou mais ce que je sais c’est que je vais devoir travailler dans une école en suivant des règles très strictes pour éviter les contaminations et plus compliqué, en devant apprendre à des enfants en situation de handicap mental à les suivre également.

En clair je vais devoir faire comprendre à ces enfants qui ne se sont pas revus depuis plus de deux mois qu’ils n’ont pas le droit de se toucher ou de se rapprocher les uns des autres, bref encore une mission impossible surtout qu’apparemment je serai seul avec un groupe de sept enfants plusieurs fois par semaine vu que leur maitresse doit avoir du temps pour faire la classe virtuelle pour les 5 autres restés chez eux.

Les tensions sont aussi très présentes, la peur de la contamination sur le lieu de travail, les accusations de légèreté dans l’application des consignes sanitaires et les autres griefs habituels exacerbés par le confinement et la peur de la mort qui flotte tout autour de nous, bref tout cela contribue à créer un climat à la fois tendu et anxiogène.

Du coup ma joie de revoir les enfants lundi est un peu amoindrie.

Mais voilà, je ne peux qu’aller de l’avant, on verra bien ce qui va se passer surtout que tout ce cirque risque de ne durer que deux jours si jamais le reconfinement est décidé le 2 juin… 👿

Plus toucher le sol…

Ce matin je me suis mis devant mon écran et j’allais commencer à écrire un mot sur  la pluie et sur mes ressentis mais très vite j’ai été happé par les exigences du télétravail avec plein de choses à écrire et des dizaines d’appels téléphoniques à passer avant de rédiger d’autres écrits. Là il est 17h00 et mon esprit est vide. 😦

Je ne sais qu’une seule chose c’est que je vais sans doute bientôt retrouver la moitié des enfants de mon groupe et que Jeudi c’est cuisine japonaise avec mon petit démon. 😀

Bref, la vie va reprendre ce qui n’est pas pour me déplaire. J’espère juste que ce ne sera pas une parenthèse avant une nouvelle punition collective… 🙄

Génération virus

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Bientôt deux mois sans sortir et bizarrement je continue à supporter cela sans soucis particuliers si ce n’est les petites inquiétudes du quotidien et derrière elles, les grandes craintes encore floues pour l’avenir.

Bref, rien de neuf.

Nous ne sommes pas tous égaux dans le confinement et cela bien au delà du simple confort matériel. En ce qui me concerne, je vis cette période paisiblement car pour moi elle ressemble à mes nouveaux étés sans vacances c’est à dire deux mois passés à la maison sans rien faire, sans sortir et sans voir personne.

Enfin sans rien faire, pas tout à fait vu que je continue de faire mes exercices à la basse et que mon télétravail me prend pas mal de temps y compris cette semaine où je suis censé être en « vacances ». Mais je ne me plains pas car plus je suis occupé, moins j’ai le temps de céder aux angoisses.

Désormais je peux même écouter les informations inquiétantes comme par exemple pour aujourd’hui, l’explosion du chômage en France et la remontée du nombre de mort. Je fais aussi beaucoup de recherches pour trouver une idée pour me protéger dans la perspective encore très irréaliste d’une reprise de mon travail. Je cherche des sites sérieux vendant des vrais masques et hélas je ne trouve que des faux sites d’arnaqueurs sans scrupules. J’ai fini par dépenser une centaine d’euros pour deux masques très spéciaux dont j’attends la livraison.

Au delà de ma petite personne, en discutant avec les parents des enfants que j’accompagne (je leur téléphone chaque semaine) et en consultant des articles en ligne sérieux sur des sites faisant autorité, je me suis rendu compte d’une vérité qui risque de devenir très évidente dans les mois à venir…

Les enfants d’aujourd’hui forment une nouvelle génération dont les modes de vie, les choix et avant tout la mentalité générale, seront façonnés par les catastrophes sanitaires mondiales présentes et à venir dont le COVID-19 n’est que le début. L’histoire donnera un nom à cette nouvelle génération. Génération virus ?

Il est encore difficile de pouvoir imaginer les répercussions de cette nouvelle réalité mais sur les aspects les plus concrets nous pouvons imaginer une quasi fermeture des frontières, moins de voyages, une importante diminution des contacts humains et des rassemblements, des contrôles médicaux renforcés, une vraie culture de l’hygiène et des gestes barrière, le port du masque obligatoire… Bref un important reculs des droits et libertés et tout ça dans un contexte économique en crise perpétuelle.

Tout cela va façonner des individus très particuliers. Les pulsions animales et l’instinct de préservation qui s’y rattache nous poussent vers l’égoïsme tandis que notre intellect et la conscience de notre responsabilité dans le désastre actuel nous aideront à rester solidaire et à envisager d’autres modes de vie pour enfin venir à bout des zoonoses.

Nous sommes tous face à ce grand écart, moi le premier avec mes stocks stratégiques de nourriture et ma quête de masques qui contrastent violemment  avec ce que je suis en train d’écrire.

L’avenir est encore très incertain, le confinement dont les modalités seront annoncées tout à l’heure, apparait pour beaucoup comme une erreur ou au mieux comme une grave prise de risque pour redémarrer l’économie et sauver nos institutions. Ce qui se passera par la suite façonnera à jamais les générations à venir et mettra en évidence une nouvelle société.

Car oui j’en suis certain, nous ne retrouverons plus jamais le monde d’avant avec son équilibre entre intérêts publics et égoïsmes particuliers. Le futur sera soit une sombre plongée dans l’anomie soit un nouvel age d’or pour l’humanité. Au vu de la nature humaine on pourrait craindre le pire, mais en y réfléchissant, les intérêts commerciaux publics et privés et l’incapacité pour les élites d’imaginer d’autres modèles de société  mèneront peut-être enfin à des changements positifs devenus obligatoires pour préserver nos institutions et nos conforts de vie.

Au final tout ceci reste très flou. A ce jour je suis heureux de ne pas avoir d’enfants même si mon métier et au delà mon rôle d’éducateur fait que je devrait accompagner enfants et jeunes pour qu’ils puissent vivre et participer à ce nouveau monde, je serai responsable de cette mission mais à l’inverse d ‘un parent, seulement pendant la durée de mon accompagnement. Je pense d’ailleurs déjà à ce à quoi mon travail va ressembler, j’imagine donner des cours d’hygiène et de mener des activités de distanciation… Bref tout est à réinventer pour le meilleur et le pire. Qui vivra verra. 🙄

 

 

Aux confins du confinement

Je ne sais pas si c’est l’annonce du prochain déconfinement ou les belles journées qui se succèdent dans ma jolie Franche Comté, mais voilà je ne subit plus le confinement, je commence vraiment à en profiter.

Je joue de plus en plus de guitare, j’invente des licks que je trouve sympas mais qui sont sans doute très nuls, et j’ai même commandé une vraie basse active 5 cordes car j’ai toujours aimé cet instrument et les vidéos tuto que j’avale en boucle m’ont fait franchir le pas.

Ce genre de caprice puéril et stupide va sans doute se finir par un instrument qui prend la poussière dans un coin mais en attendant le fait d’avoir de nouveau craqué et réalisé un achat à 200 euros montre que quelque chose a évolué dans mon état mental.

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 Par ailleurs je commence à envisager la fin du confinement non pas comme une joie mais comme une épreuve. Je pense que le jour venu je vais regretter de ne pas avoir réalisé plus de choses et plus de progrès notamment en musique. Je vais aussi regretter de ne pas avoir pris le temps de faire du tirage sous agrandisseur dans mon labo alors qu’il y a tant à faire. Pour le labo cependant le fait est que je me suis forcé à y aller alors que je n’étais pas encore tout à fait guéri, ma séance a été ainsi très désagréable surtout au vu des résultats obtenus, du coup l’envie d’y retourner se fait attendre.

Hier une dame du CSA m’a contacté pour faire un sondage. La brave dame commence à déballer son speech avec une voix pleine de sollicitude en me disant

« – Désolé de vous déranger dans ces moments difficiles » 

Mon sang n’a fait qu’un tour, je l’ai vite reprise en ces termes :

Difficile ? Mais non pas du tout ! Je vis tout ça très bien ! J’ai de la nourriture, un toit, je fais du télétravail, personne de mon entourage n’est tombé malade et j’ai plein de temps pour faire des choses liées à mes loisirs ! « 

Du coup la dame a été impressionnée et m’a félicité sur mon état d’esprit.

Mais cette petite discussion m’a poussé à réfléchir sur la façon dont les personnes vivent le confinement. En dehors du confort matériel, pour certains cette expérience est plus pénible que pour d’autres car leurs relations avec les autres sont centrales dans leurs vies. Pour les personnes qui comme moi vivent depuis toujours en mode solitaire pour de multiples raisons, ce confinement est presque une bénédiction.

Ah, si je n’avais pas cette angoisse vis à vis de la pérennité de mon emploi… Je ferai la fête tous les jours!  Car au vu des écrits aussi denses que variés que je rédige à ma hiérarchie pour justifier mon télétravail, je n’ai aucun sentiment d’être payé à ne rien faire. Mon télé travail est réel, j’ai d’ailleurs eu des félicitations pour l’ampleur des tâches que je me coltine, et du coup j’ai depuis quelques temps le sentiment de mériter mon salaire et donc aussi de mériter pleinement de profiter des bons cotés du confinement.

Au final je raconte peut-être des bêtises et je risque de faire face à une grave désillusion professionnelle et personnelle lorsque tout sera terminé, mais bon, confiné ou con fini, une chose est sûre c’est que je commence à prendre gout à cette réclusion semi-consentie et que fort de cette nouvelle attitude je compte vraiment la faire fructifier.

Et si je commençais par me bouger pour perdre du poids ?  😈

 

Téléducateur

Une de mes grandes passions dans ma vie c’est d’inventer des mots. En ce moment je dois aussi réinventer mon métier d’où ce nouveau mot « téléducateur » qui me servira désormais à redéfinir ce que je suis devenu, professionnellement parlant, pendant cette période confinement qui va encore durer plusieurs semaines.

Mon quotidien est le suivant, je travaille sur les mêmes horaires que je dépasse allégrement d’ailleurs mais qu’importe. Dès 8h00 je suis devant mon ordi et soit je téléphone aux onze familles des enfants de mon groupe pour prendre des nouvelles soit je fais des écrits pour formaliser les informations ainsi recueillies ainsi que des écrits pour décrire tout ce que je fait histoire de mériter encore un salaire.

C’est vrai qu’au début inventer ce métier de téléducateur me semblait relever d’une imposture, comment fournir un vrai travail éducatif alors que je ne suis pas physiquement avec les enfants ni avec leurs familles?

Au bout de quelques jours mes réserves se sont vites dissipées car j’ai vite compris ce qu’il fallait mettre en place en dehors du travail de formalisation et de synthèse de mes interventions. Ce travail de relation avec les parents demande en effet une grande disponibilité, de bonnes capacités d’écoute, d’avoir aussi pas mal de ressources pour trouver des solutions et des conseils face aux difficultés générées par le confinement.

Mais ce qui est le plus important c’est peut-être de réaliser qu’un téléducateur intervient de façon très systémique c’est à dire en se mettant en relation avec l’enfant dans un cadre très global qui passe par sa famille, son entourage, et les partenaires qui peuvent apporter leurs aides. Je ne suis plus éducateur d’enfants en situation de handicap intégrés en milieu scolaire ordinaire mais je suis devenu éducateur conseil pour leurs familles toute entière.

Expliquer à un père qu’il ne doit pas sortir sans autorisation, lui envoyer le bon formulaire, expliquer l’assouplissement des sorties pour les personnes handicapées, trouver les informations pour une maman sur ce qui fonctionne encore au niveau de l’état civil, rassurer une autre maman pour qu’elle ose aller chez le médecin suite à une blessure à l’épaule, trouver des solutions pour les parents qui sont submergés par les mails de l’éducation nationale, leur dire comment trouver de l’encre pour imprimer, déminer des fakenews… Et puis tout simplement leur parler même si c’est pour les écouter le plus respectueusement possible refaire le monde et l’histoire dans le plus pur style comptoir de bar…

Téléducateur c’est un drôle de mot et c’est aussi un drôle de métier que nous sommes en train d’inventer mes collègues et moi. Je ne sais pas comment tout cela va se terminer mais pour l’instant une seule chose est sûre c’est que continuer à travailler même avec cette approche un peu empirique et expérimentale est sans doute ce qui me permet de tenir bon voire d’espérer qu’un jour une vie un peu plus normale reprenne son cours.

Pour finir vendredi et mardi je me suis porté volontaire pour travailler avec une petite de mon groupe qui en quelques mois a vu sa vie s’effondrer avant de voir la planète s’enfoncer à son tour dans des jours très sombres. Deux mois qu’elle est avec sa mère, j’ai insisté pour que l’on puisse l’accueillir deux journées. Elle est donc devenue prioritaire juste après les enfants du personnel médical.

Retravailler comme un vrai éducateur et non pas comme un téléducateur va sans doute me faire le plus grand bien mais là j’espère avant tout que cela va aider la petite à comprendre qu’un monde nouveau arrive après la crise et qu’il ne se fera pas sans elle et que nous sommes tous là pour l’aider à s’y préparer. 🙂