Hazy days

181218

Don’t know why I talked about this blog to some of my friends, but now I regret it, this space was meant to be a diary or at the most a bottle thrown at the sea. By giving away this adress, I lost my freedom to express freely what I have to tell to myself.

Guess what, I’m drunk. I had a beer, a large one and now I’m gazing at my screen wasting my time, biding my time watching nonsenses and reading bullshit informations.

For the upcoming two days I will stay home with no kids screaming and no team mates despising me. Gonna be nice so I start this with the eirie feeling brought by some good beer. Cheers !

Joker

Aujourd’hui journée de merde alors du coup je n’ai aucune envie de continuer de développer ma pensée surtout sur la nature humaine surtout après avoir joué à cache-cache pour échapper aux gilets jaunes. Rendez-vous la semaine prochaine. Là je vais me coucher car j’en ai plein la tête.

bed

Bis repetita

forge

A cette époque en France le peuple était divisé en trois groupes. le premier groupe était composé de nobles qui détenaient d’immenses richesses, gouvernaient, fixaient les lois et échappaient à la justice grâce à un statut particulier. A l’autre bout les plus pauvres vivotaient péniblement et supportaient des impôts et des taxes. Entre les deux, une bourgeoisie enrageait de ne pouvoir s’enrichir davantage.

La grogne montait chez le bon peuple français et des petits soulèvements éclataient sur tout le territoire.

Face à cette situation explosive, le souverain de l’époque tenta de calmer la révolte en proposant la rédaction de carnets de doléances. Hélas le bon peuple français ne se laissa pas faire et décida alors de s’en prendre à un symbole du pouvoir en place.

Et ce fut la prise de la Bastille me diriez-vous ?

Et bien non, car en fait je ne parle pas de 1789 ( les cahiers de doléance en 2018 c’est hélas réel comme l’impunité des plus riches malgré leurs méfaits exposés en détails dans la presse et les autres médias) mais de 2018 et c’est comme vous le savez, l’arc de triomphe qui a été la victime de cette colère.

Aujourd’hui je ne veux pas faire de politique et encore moins de politique je voudrais juste souligner la grande dichotomie propre aux humains qui imaginent dans leurs œuvres de fiction des sociétés égalitaires et qui dans la réalité ne parviennent même pas à mettre en place une vraie démocratie.

L’histoire ne fait que se répéter, les révolutions sont confisquées aux peuples qui les ont portées au prix d’immenses sacrifices et en 1789 comme en 2018 on se retrouve malgré quelques progrès sociaux face à des inégalités vertigineuses entre les personnes. Depuis une trentaine d’année, le modèle économique mondialisé vient fragiliser les plus faibles en polarisant l’emploi et en concentrant les richesses.

La raison de ce perpétuel échec est très claire pour moi, cela ne tient pas à l’économie ni à la sociologie ni à l’histoire, à le religion à la philosophie ou autre. Non le fait que l’humain soit condamné à échouer dans la création d ‘une société vraiment égalitaire s’explique de façon très simple : cette égalité personne n’en veut car elle est contraire à notre vraie nature. Car oui malgré toutes les histoires que nous pouvons nous raconter afin de nous mentir à nous-même, nous ne sommes que des animaux comme les autres mammifères mus par nos pulsions en lien direct avec nos instincts primaires.

J’ai déjà trop causé alors je développerai mon propos mardi prochain avec des sources théoriques afin d’étayer mon propos.

Entre routine et paresse

181127

Voici bientôt deux mois que j’écris chaque jour sur cet espace, mon domaine en .com dont je rêvais il y a de ça 20 ans alors que je développais mes premiers sites en HTML avec Frontpage. 🙄

Aujourd’hui ce rêve est devenu réalité ce qui devrait logiquement me pousser à m’investir à fond dans ce nouvel espace de jeu. La réalité est hélas toute autre, mon expression écrite a perdu de sa qualité (même si apparemment j’ai enfin appris à utiliser des ponctuations, désolé L.F Céline je quitte ta bande), je m’autocensure bien plus qu’avant pour ne pas que ce blog se mette au niveau des types qui refont le monde au comptoir (ça je le fais par autodérision, mais justement au comptoir du pub du village et non sur Internet) et surtout j’évite de parler de sujets sans m’être documenté avant.

Au final je me retrouve comme aujourd’hui avec des tas de choses à faire à la maison (développer mes films en retards) et sans avoir assez de temps pour lancer un sujet long et documenté évoquant, par exemple, ma vision éthologique de l’humanité et ce que j’entrevois de son avenir. (Spoiler inside) 😆

Reste donc ma volonté de m’accrocher à ma routine quotidienne d’écriture, motivé non pas par le besoin de satisfaire un public ( pas ou peu de visites -cf. capture d’écran ci dessus- car je ne fais rien, voire moins que rien pour rendre mon espace visible et attractif), mais par le plaisir simple et égoïste qui consiste à ordonner ma pensée en écrivant ces lignes.

Cet espace évoluera peut-être un jour en quelque chose d’intéressant mais pour l’instant, victime de ma paresse et de mon attachement à ma routine quotidienne, il demeure à un stade embryonnaire à l’image d’un petit marsupial dans sa poche qui grogne et remue en restant caché bien au chaud et à l’abri des regards. Et c’est très bien ainsi !  🙂

Chère solitude…

181120

Bien qu’étant de caractère jovial et ouvert, en capacité de converser de façon décomplexée avec tout un panel de personne, je cache un terrible secret;  Je n’aime pas la compagnie des autres.

J’adore être seul avec une personne mais quand un troisième larron arrive je me sens tout de suite négligé, rejeté. C’est comme si on me disait : je t’ai causé car il n’y avait que toi mais là il y a quelqu’un de plus intéressant que toi alors laisse moi tranquille.

C’est hélas bien vrai, j’ai une si mauvaise image de moi que j’analyse, dissèque tous les comportements humains autour de moi avant de les interpréter de façon à nourrir mon petit délire d’exclusion qui à chaque fois me pousse à repartir plus profond dans ma solitude.

Du coup au quotidien je n’ai que très peu d’amis vu que je n’arrive pas à les partager et que je ne supporte pas le fait de devoir évoluer dans des grands groupes où je serai forcément mis de coté.

J’écris « délire d’exclusion » mais en fait je devrais parler de mécanisme d’exclusion car la tendance répétée que j’ai à être marginalisé dans un groupe n’est pas un délire ni une exagération mais bien une réalité objective mise en lumière de façon répétée dans des accidents successifs tout au long de ma vie.

École, collège, lycée, fac, école de formation, travail, club photo, collectif, comptoir du bar… A chaque fois c’est la même chose, je finis par provoquer de façon plus ou moins inconsciente les événements qui me marginalisent.

Cela est devenu si courant et habituel que je n’arrive même plus à prendre du recul afin de savoir si c’est en tentant d’attirer l’attention sur moi que je me plante et que je me fais rejeter ou si mon dégout des autres me pousse à tout faire pour me faire rejeter afin de retourner à ma chère solitude.

Oui chère solitude ! Lorsque je suis seul, je n’ai pas de comptes à rendre,  c’est la liberté totale dans mes paroles et mes actes et surtout je ne suis plus face à l’autre pour me comparer à lui et l’envier à tort ou à raison.

Mais en attendant une éventuelle retraite ou je me retrancherai chez moi, je dois continuer à faire comme tous les autres, faire société alors qu’en fait je ne suis qu’un loup solitaire déguisé en chien de meute.

Le plus beau, le plus gros !

Hier c’était la visite médicale de la médecine du travail. Une fois de plus je me suis fait plaisir en racontant des tas de choses à l’infirmière qui m’a reçu et aussi en jouant un peu sur la séduction avec un discours optimiste de travailleur social passionné. 🙂

Cerise sur le gâteau, cette année je n’ai pas eu droit au couplet « il faut maigrir monsieur » 😡

Dommage car j’avais prévu de leur répondre ça 😆  :

 

Loco Motion

deudeuche

Aujourd’hui notre président tente de calmer les foules en colère après l’annonce de nouvelles taxes sur les carburants pour automobiles. De mon coté j’ai deux voitures à essence avec de relativement gros moteurs qui consomment beaucoup, je vais donc être fortement impacté par cette nouvelle hausse des prix.

Pourtant je tiens très fort à ma vieille 309 1,9 litre qui est en train de se faire soigner chez le garagiste. Le total des réparations/améliorations monte à plus de 3000 euros. Cela est étrange voire stupide pour une voiture de trente ans mais c’est mon choix car je ne supporte pas l’idée d’acheter des voitures qui du fait de leurs équipements et technologie embarquée ne pourront pas atteindre l’age de ma bonne vieille 309. J’aime aussi ce modèle de voiture pour des raisons à la fois affectives et pratiques, j’aime aussi les voitures qui ont une âme, une histoire, mais toute cela passe au second plan car la vraie raison de cette folie c’est que ma 309, entre elle et moi c’est à la vie ! Je ne l’ai pas choisie c’est elle qui m’a choisi !

Il faut aussi penser à la nouvelle limite de vitesse : 80km/h sur les routes, 50 mais le plus souvent 30 en agglomération.

Du coup je commence à me dire que face à ces nouvelles réalités du monde automobile et pour un type comme moi qui doit faire 50km par jour pour aller au travail, le choix d’une troisième voiture un peu spéciale devient pertinent.

Oui je commence à envisager très sérieusement l’achat d’une 2 chevaux, d’une coccinelle  ou d’une Renault 8, bref une voiture des années 70 sans électronique, donc réparable à peu de frais et à l’infini grâce à une grande offre en pièces détachées (les pièces pour ces modèles emblématiques qui attirent les passionnés sont toujours en fabrication) Un véhicule avec un petit moteur qui consomme moins de 6 litres pour 100 kilomètres et le tout avec une assurance collection qui ne coûte presque rien et qui fait que le contrôle technique n’a lieu que tous les 5 ans. Bref, une voiture attachante avec laquelle je pourrais faire les trajets travail-maison notamment en cas de neige car les pneus étroits des vieilles françaises offrent une adhérence bien supérieure à tous les bidules technologiques. De la technologie je ne garderai que le traitement antirouille et l’allumage électronique.

Alors oui cette idée est un peu folle (loco) mais j’y pense très fort mais il me faudrait faire des essais avec ce type de véhicule pour voir en premier lieu si je tiens dedans.

Si j’en viens à concrétiser cette idée, je rajouterai une dose de militantisme histoire de lancer un nouveau courant philosophico-social : la décroissance vintage !  Je ferai imprimer une banderole à coller sur le pare brise arrière sur laquelle j’écrirai : La route à 80KM, l’essence à bientôt 2 euros le litre, l’assurance et la maintenance de plus en plus chères : voici ma réponse, je roule vintage. 😆

Humeur maussade

Alors que la mort tourne autour de la maison depuis plusieurs jours en tentant de me convaincre que son hurlement lugubre n’est que la chanson du vent d’automne, je suis là, seul, triste et déprimé.

Du coup si je continue l’introspection du mardi ça va mal finir. Alors pour cette semaine tentons autre chose.  A vrai dire, mon humeur du jour se résume à merveille avec une vidéo. La chanson est de Bunny, un artiste fantôme dont j’ai eu la chance de trouver l’album avant que toute référence à son égard ne disparaisse d’Internet.

Quand au sens de la chanson pour les non-anglophone c’est de dire :

Tu es comblé de biens matériels mais il y a tout de même quelque chose qui te manque, alors ne me ment pas, en vrai, tu te sens comment ? Tu peux te permettre de faire semblant que tout va bien tant que ton sentiment de liesse ne s’efface pas. Tu es fier de tous les trophées que tu as amassés mais en fait tu y as plus perdu que tu n’y as gagné. Alors ça te fait quelle impression quand tu finis par te sentir misérable ?

Des mots forts qui retentissent en moi venant m’interroger une fois de plus sur le sens de la vie et surtout sur le sens que je veux donner à la mienne.

Sauf que moi contrairement à la personne à qui la vidéo est adressée, je n’ai rien, ni possessions, ni victoires, ni même un gentil chien comme dans le cartoon de promotion pour cette chanson.

Je pars donc avec un sérieux handicap.

Histoire de planter le décor…

imagireel

Depuis quelques jours je ressens une fatigue d’une rare intensité. Il faut dire que travailler toute la journée avec des enfants présentant des problématiques diverses et variées, et ce, sans avoir eu de vacances depuis la reprise le 22 aout dernier, et bien ça fait long ! 🙄

Alors ce soir je dois parler de quelque chose de personnel tout en restant court afin d’éviter de m’écrouler sur mon clavier.

Alors tiens pourquoi ne pas commencer par me présenter dans les grandes lignes ? J’ai la quarantaine bien sonnée, juriste de formation (maitrise en droit privé), je suis tombé par hasard dans le social et faute de trouver un emploi voire de décrocher un simple entretien d’embauche dans le secteur du droit (et ce,malgré presque une centaine d’envois de CV), j’ai décidé après quelques moments agréables d’en faire mon métier en passant un D.E

Voilà c’est tout, rien d’autre, père décédé je suis resté avec ma mère pour ne pas la laisser seule et aussi pour continuer à vivre dans la seule maison que j’ai toujours connue.

Le reste ? ben rien, des goûts peu originaux, des passions multiples et peu productives du fait de ma paresse, et surtout une très grande solitude pas totalement choisie mais entièrement assumée. Un seul ami que je vois tous les deux mois, pas de relations sentimentales car après deux échecs amoureux et baignés des idées de certains philosophes, je ne crois plus ni en l’amour ni en la fidélité.

Ajoutons à cela une tendance à me sentir toujours jugé par les autres, que du coup j’évite d’autant plus, une multitudes de complexes et pour couronner le tout un physique en accord avec le tout.

Bref, le genre de gars qui doit utiliser le grand hygiaphone (Internet) pour parler aux autres.

Ce ne donne pas envie de lire la suite, c’est clair. Mais voilà, je ne veux pas mentir sur qui je suis : Je n’ai rien réussi de formidable dans ma vie, je ne possède rien ni aucun talent. Je ne suis rien et je ne ressemble à rien.

Face à mes échecs et à cette peur omniprésente qui gouverne ma vie il ne me reste qu’un espoir, écrire pour moi-même afin de faire quelque chose avec mes riens.

Ce qui est d’ailleurs le slogan de ce blog.

A trop bientôt pour la suite !

Un été sans fin

181016

Ce soir encore je suis devant mon écran en T shirt, il est 18h14 la porte fenêtre est ouverte et un air sec et chaud (25 degrés) s’est installé dans mon petit QG.

Ayant en mémoire près de quarante automnes je n’arrive pas à me souvenir d’une telle situation et bien sûr je pense comme le premier quidam au réchauffement climatique, parfait coupable pour cette étrange situation.

Mais voilà, selon les spécialistes, ce genre d’évènement n’est vraiment inquiétant voire alarmant, que si il se répète plusieurs années de suite. Pour l’instant cette succession exceptionnelle d’anticyclones n’est donc pour les scientifiques qu’un caprice de la nature

Caprice de la nature, un terme que l’on ne va tout de même pas utiliser pour parler des onze morts dans l’Aude suite aux inondations des deux derniers jours…

Quant à moi je ne suis pas météorologue ni climatologue mais les hivers de plus en plus doux sont à mes yeux suffisants selon les critères de ces scientifiques (répétition) pour comprendre que notre planète atteint ses limites.

Le pire dans tout cela c’est de penser que les gaz à effet de serre responsables de la situation présente sont ceux que l’homme a produit de 1970 à 2000. Alors imaginez ce qui va se passer quand les émissions de carbone de 200 à 2030 vont se pointer au guichet pour présenter leur douloureuse addition…

Niveau conséquences, plus de neige, donc plus besoin de changer de roues en hiver ça c’est sympa, mais par contre plus de repos pour la nature et au final, sans doute un gros dérèglement à prévoir du coté du vivant animal comme végétal.

Bref ce monde est en train de mourir.

Je suis bien content de ne pas avoir d’enfants et j’espère que lorsque l’homme sera arrivé au bout de son auto-destruction, la planète reprendra vie fermant derrière elle la douloureuse parenthèse des grands singes à poils ras.