Archive de perfection relative

Archive du mercredi 9 septembre 2009

La fin d’une quête

Aujourd’hui était un jour très spécial, le neuvième jour du neuvième mois de la neuvième année. J’accorde beaucoup d’importance au chiffre 9 qui est un de mes chiffres préférés, fascination asiatique oblige.

Je m’attendais donc à des tonnes de bonnes choses aujourd’hui mais hélas rien ne s’est produit. J’avais acheté deux tickets à gratter et là non plus rien ne s’est passé. Enfin presque, car sur l’un d’eux il était écrit : sachez provoquer votre chance, chose dont je ne suis presque pas capable.

Alors faute de chance, j’ai décidé de me faire plaisir en faisant imprimer la fameuse photo que j’essaye de faire depuis deux ans , la voici donc dans sa forme finale avec ces bleus ultra saturés sur un support de 60cm sur 30.

Ma quête est enfin terminée, demain je l’accroche dans ma salle d’activité sur le mur en face de mon bureau.

Mais pas le temps de mourir en paix pour autant, il me reste encore des tonnes de choses à faire dont beaucoup qui n’ont aucun rapport avec la photo.

Archive de jours heureux

Archive du dimanche 2 septembre 2007

Cher Francis,

       La journée est enfin terminée. Comme les autres membres actifs de notre association, je suis exténué après avoir passé la journée à servir boissons et gâteaux aux marcheurs de la randonnée. Le résultat de cette année est encore en hausse et les félicitations des randonneurs sur la qualité du circuit et du balisage n’ont jamais été aussi sincères et nombreuses. J’admire la bande de joyeux retraités qui vont encore travailler demain pour enlever les marquages, mes deux petits jours de travail et mes petits efforts sont bien peu par rapport au courage et au dévouement dont ils auront fait preuve. Avec mon commandant de police nous avons accueilli les 134 personnes qui ont osé faire le parcours des 20 km. Le flot ininterrompu des randonneurs ne m’a pas permis de lancer une discussion avec lui sur des sujets à polémique. Dommage…  La prochaine fois peut-être…

Les randonneurs se sont montrés quand à eux assez marrants dans l’ensemble, entre les deux seuls qui ont réussi à se tromper, ceux qui racontent des blagues de Toto et de gendarmes sans savoir à qui ils sont affaire, ceux qui nous offrent du bon vin et de la goutte ( Miam! Cette prune 94 elle a un goût de reviens-y !), j’ai vu passer pas mal de gens intéressants et drôles.

Alors ce soir je suis crevé oui mais content !

15 ans plus tard je me dis que je n’ai pas assez profité de ces jours heureux où le village était uni par une vie associative très forte et où les années étaient rythmées par ces rendez-vous tous plus sympas les uns que les autres. Bien des amis sont décédés, d’autres ne sortent plus de chez eux et cela n’a rien à voir avec le virus, c’est l’époque qui veut ça… :roll:

Archive ferroviaire

Archive du samedi 26 août 2006

Cher Francis,

       Tu le sais, je t’ai déjà écris depuis de nombreux endroits différents, ma maison, l’école, le bord de mer…

Cette fois c’est dans le train qui me ramène en Franche-Comté que je rédige ces quelques lignes. Les vacances sont terminées pour cette année. La mer que je viens de quitter me manque déjà.

Dans ce double wagon qui ressemble à un grand couloir, toutes les places sont occupées. Je suis assis entre des chinois et des alsaciens. C’est l’heure du repas des effluves de pâté et de pain mou et humide se répandent. 

Chaque fois que le contrôleur arrive et pointe un problème, la personne concernée devient une attraction qui vient rompre la monotonie du voyage. Voyager en train c’est apprendre à tuer le temps par de multiples moyens. 

Pour certains ce sont les sodokus pour d’autres se sont les livres ou encore les regards intrusifs et parfois maladroit sur les activités des autres prisonniers volontaires et temporaires de ce grand serpent d’acier…

Voilà la batterie va me lâcher alors je vais m’arrêter là…

Le train lui est en gare de Mâcon

A demain

Pile poil pour l’archive de la semaine !

Mon Internet est réparé enfin bon c’est moche et provisoire mais voilà ça marche. Plus de détails demain.

Archive du mardi 8 Juillet 2008

Cher Francis,

       Aujourd’hui, j’ai été fou

– Fou de me lancer dans le rangement de ma salle.

– Fou de décliner une invitation à un anniversaire pour rassurer ma mère.

– Fou d’être allé passer la soirée avec les gens de mon groupe de parole avec qui je me suis ennuyé à mourir.

Mais fou de joie de lire sur Internet et dans la presse que de plus en plus de journalistes prétendent avoir des preuves selon lesquelles l’Ingrid a été relâchée moyennant le paiement d’une énorme rançon et que la libération était une mise en scène. C’est bon d’avoir raison, parfois…

Archive botanique

Archive du mercredi 1er juillet 2009

Un rare et spectaculaire miracle nocturne
      
Ce matin alors que comme à mon habitude j’allais me coucher bien après minuit, je senti une odeur très forte et suave qui venait de la salle de bain. Je précise que je suis fortement enrhumé depuis plusieurs jours et que la porte de la salle de bain était presque fermée, ce qui montre l’intensité de cette fragrance. J’ai d’abord cru que le siamois avait cassé une bouteille de parfum avant de découvrir émerveillé un spectacle que je guettais depuis plusieurs jours, la floraison de cette plante grasse qui se trouve si bien dans notre salle de bain. Cette plante nous a été offerte par des amis qui l’ont ramené du Sénégal, voilà près de six ans qu’elle est chez nous mais elle n’a fleurit que deux fois. Les fleurs ne s’ouvrent que quelques heures à la tombée de la nuit avant de mourir aux premières lueurs de l’aube. La plante me fait vaguement penser à un Schlumbergia de par sa morphologie mais par contre les fleurs sont immenses (près de 15 cm). La première fois je ne l’avais même pas vu. C’est sans doute pour cela que cette fois-ci j’ai mis le paquet coté photo et film pour fixer ce moment car je ne sais pas si je serai encore là pour la prochaine floraison. La nature est si bien faite…

Archive dipsomaniaque… Encore…

Archive du Samedi 24 Juin 2006

Cher Francis,

       Encore une journée très éprouvante. Le matin aider les gens de l’association à dresser les chapiteaux pour la pétanque de demain, du rire mais de la fatigue… Puis foncer à Montbéliard à l’école pour tenir un stand jeux à l’ordinateur et découverte du site Internet qui comme à l’accoutumé n’a pas attiré grand monde…

Et c’est alors que sur le point de partir en pensant échapper au pot d’adieu d’une institutrice, je me fais chopper par cette dernière qui me force à rester. La voici qui offre un luxueux buffet de traiteurs bien arrosé aux membres de l’équipe. 

Là j’ai abdiqué , mon hypocritomètre a explosé…

Moi je n’avais même pas put mettre une pièce dans sa tirelire de départ, étant toujours sans le sou et n’osant pas m’abaisser à demander à ma mère. La dèche totale je suis à 30 euros de mon déficit maximum autorisé… Alors forcément mes principes à la con m’ont forcés à regarder ce fantastique buffet sans oser manger un seul morceau… Cela était d’autant plus dur que je n’avais pas eu le temps de manger et que je n’avais pas non plus mangé la veille trop occupé à tenter de faire les mises à jour… Vu l’intérêt suscité par le site on peut dire que j’ai vraiment perdu mon temps!

Quand au reste même pas envie de parler car cela irait contre ma résolution de ne plus parler de mes états d’âme…

En rentrant chez moi je découvre des morceaux de feuillage partout sur la route. Arrivé chez moi je me retrouve au plein cœur de l’hiver. Vers 18h00 un orage très violent a envoyé ses grêlons recouvrir le sol. Les mots sont impuissants à décrire le carnage, les photos de demain y arriveront mieux…  Disons seulement qu’il y avait tant de glace par terre, des grêlons énormes, que la température était descendue à 20°C. 

Avec le verre de blanc de ce matin cela me fait deux sensations agréables pour la journée…

La jardin lui a moins apprécié…

Bon y’a plus qu’à noyer tout ça, allez Francis fait péter le bouchon…

L’absurde en archive

Archive du samedi 17 juin 2006

Samedi 17 Juin

Cher Francis,

       Nous vivons dans un monde de fous, et pire encore de fous qui en plus de la raison ont perdu le sens de l’humour… Si tant est qu’ils l’eussent eu un jour.

Ce matin je suis allé à la gare pour acheter des billets de train pour partir en vacances. Comme tu le sais mon chat siamois fait partie du voyage. C’est alors que j’apprend que le chat doit payer sa place. Jusque là rien de bien anormal vu le contexte actuel de cette chère SNCF si décriée dans ces pages. Par contre j’ai été surpris que le chat se voit décerner son propre titre de transport…

Constatant qu’il s’agit d’un billet identique au mien je demande oisivement si le chat doit le composter. Le guichetier me répond « oui » sur un ton sévère. je me fend d’un sourire imaginant mon siamois, perché sur une valise,  debout sur ses papattes arrières le billet dans la gueule cherchant à atteindre le composteur.

Trouvant la situation cocasse je continue de taquiner le pauvre guichetier:

– Et si jamais le chat il n’arrive pas à composter ? il aura une amende ? 

– Ben bien sûr monsieur !

– Mais comment il va la payer ? en faisant de la pub pour la bouffe en boîte ? c’est qu’il aime pas ça mon chat vous savez… Alors il faudrait le payer cher… Remarquez ça simplifierait le problème…

Ne remarquant toujours aucun sourire chez ce guichetier coincé dans la plausible sécurité de ses procédures je décide pour satisfaire un plaisir pervers de continuer le délire…

Au fait sur le billet du chat il n’y a pas marqué la correspondance à Narbonne… Si jamais le chat il se perd dans le train comment il va savoir qu’il doit changer à Narbonne? 

– Les chats ça ne sait pas lire !

– Ben en tout cas le mien vous le pensez capable de composter les billets !!! alors il l’est peut-être assez pour lire? vous avez pas des tests d’intelligence pour chat dans votre bureau ?

A ce moment voyant le bonhomme se raidir je décide à contrecœur de m’arrêter. 

– Bon, je vous dois combien ?

Je sais Francis ce n’est pas très gentil et au fond ce n’est peut être pas si drôle mais moi ça me fait encore sourire au moment où je te tape ces lignes. N’est-ce pas le plus important ?

Archive jeuniste

Archive du Samedi 10 Juin 2006

Cher Francis,

       Hier soir, lors d’une réunion je me suis rendu compte une fois de plus de l’effroi des adultes face aux jeunes. Les personnes en parlaient comme des délinquants en puissance, des inutiles, des êtres que plus rien n’intéresse, des irresponsables.

Et oui une fois de plus je constatais que le fossé entre les générations s’agrandissait, accéléré par les représentations erronées que chaque camps a sur l’autre.

Bien sûr en tant que travailleur social en formation, j’ai pris la parole et j’ai invité les personnes qui s’exprimaient à changer leur regard en leur donnant d’autres clefs de lecture.

Cependant ce n’est pas avec mes maigres notions de psycho et de socio simplifiées à l’extrême que j’arriverai à changer les choses. D’un autre coté vu que je refuse de voir le tissu social se désagréger davantage dans mon petit village, je pense que dans un avenir proche je tenterai de mettre en place avec d’autres personnes des projets pour rassembler un peu tout le monde.

Mais pour l’instant, et ce jusqu’à la fin de ma formation, je continuerai à expliquer aux personnes qu’elles ne doivent pas craindre les jeunes et refuser de jouer leur rôles d’adultes structurants vis à vis d’eux. Les concepts ont sans doute du mal à passer mais le sentiment d’espoir que cherche a partager, est lui bien mieux accueilli. 

Pour en finir avec ce propos, j’espère mon cher Francis que la vie associative dans laquelle je prendrai bientôt plus de responsabilités, me permettra de concrétiser mes grandes idées. Cela pourrait commencer par un geste tout simple, comme inviter les jeunes qui traînent dans un abribus à monter avec les adultes du village les chapiteaux et structures lors de l’une de nos manifestations culturelle ou sportive…

Vivement donc la fin de ma formation.

Espérons qu’entre-temps, la région et le pays tout entier ne sombrent pas encore plus profond dans la déprime. 

Archive de crackosaure

Archive du mardi 3 juin 2008

Cher Francis,

       Et bien voilà, je l’ai fait, j’ai sauté le pas…

Depuis quelques minutes je suis devenu membre d’Ebay le fameux site d’enchères. Je m’étais promis que je ne le ferai jamais mais j’ai eu un coup de cœur pour un charmant petit appareil photo télémétrique.

Et là mon palpitant s’affole comme pour un examen car dans moins de 50 minutes maintenant je saurai si oui ou non je réussirai à remporter l’enchère…  Croise les doigts pour moi !

14 ans plus tard j’ai acheté et revendu des dizaines d’appareils exposé des centaines de films et tout ça pour n’avoir qu’une vingtaine de photos dont je suis fier. Comme tout ceci parait stupide et dérisoire! Ça me rend malade, envie de tout bazarder ce qui me reste.

Brève archive

Chaque vendredi je pioche dans les archives de mon ancien blog et je trouve parfois des choses sympas que j’ai envie de remonter. Cette semaine hélas je ne trouve que des articles barbants traités n’importe comment, du coup je préfère partager une archive bien simple, courte et parlante, celle du 27 mai 2007, c’est à dire la période pendant laquelle j’ai passé mon Diplôme d’État d’éducateur spécialisé.

Archive du Dimanche 27 mai 2007

Cher Francis,

       Le D.E approche vu que c’est  mercredi. Chose étrange je n’ai pas peur. C’est comme si tout cela ne voulait plus rien dire. J’ai révisé du mieux que j’ai pu les trois ans de cours mais j’ai encore pas mal de choses que j’ignore sans compter les matières dont j’ai été exempté et pour lesquelles je n’ai pas de cours.

Vais-je subitement me mettre à paniquer demain matin ?

Bon je retourne à mes révisions. Je t’ai laissé une nouvelle photo de la semaine.