Archive de jeune diplômé

Archive du lundi 2 juillet 2007

Cher Francis,

       La nouvelle est tombée après une après-midi d’accroc-branche. 

J’AI EU MON D.E JE SUIS ÉDUCATEUR SPÉCIALISÉ

Alors oui c’est très court comme archive mais je pourrais raconter des centaines de choses sur les circonstances autour de cet évènement fondateur de ma vie actuelle. Mais pas ce soir car là je tape ce message jeudi soir après un repas très spécial. Mais chuttt.. 😉

Musical week #6: Archive musico-photographique

Archive du Jeudi 25 Juin 2009

Samedi 30 mai dernier. J’étais dans les rues de Genève avec mon canon EF et son FD 85mm 1,8 SSC. Pendant que mon frère mon neveu et ma mère vont de magasin en magasin, je reste dans la rue et je photographie tout ce qui semble intéressant. La pellicule faite avec le Canonet sera un échec retentissant mais fort heureusement sur celle faite avec le reflex j’arriverai à trouver quelques bonnes prises comme ce double portrait que j’ai recadré de façon à jouer avec cette bordure de vitrine noire qui sépare l’image en deux faisant croire en une juxtaposition de deux portraits alors qu’il s’agit d’une seule et même photo.

Canon EF

FD 85mm 1,8 SSC

HP  sortie au XTOL stock   (9 minutes trois retournements doux toutes les trente secondes.)

Brut de scan.

Sinon aujourd’hui aura été une journée de merde…

Écrit vain…

Archive du dimanche 18 juin 2006

Cher Francis,

       Une fois de plus je me vois contraint de retarder l’évocation du sujet dont je voulais t’entretenir aujourd’hui. Ce serait trop long et je n’ai que très peu de temps avant que l’orage arrive m’obligeant à éteindre mes ordinateurs.

Je viens de passer un moment magique. En effet j’ai eu une longue conversation par clavier de mon coté et par micro de l’autre avec un ami que je n’avais jamais entendu et vu qu’en photo. Il s’agit d’un écrivain québécois que j’ai rencontré sur un forum de discussion avant d’atterrir sur le sien.

A cette époque je tapais un message par jour, c’est lui et ses amis qui m’ont tout appris sur Internet la programmation comment faire des sites… Alors être capable de le voir et de l’entendre après toutes ces années… Je ne sais pas ce que cela m’a fait…

Mais bon il me faut redescendre sur terre, j’ai encore la photo de la semaine à changer.

Il y a 15 ans j’avais cru que ces retrouvailles allaient me mener vers de nouveaux horizons relationnels et contribuer à m’ouvrir le monde de l’écriture que je rêve toujours d’aborder un jour. Mais hélas cette rencontre sur l’ancêtre de skype n’a été suivie d’aucun effet. Une fois de plus le monde virtuel montrait ses limites, cette fois-ci au vu des espoirs que j’avais fondé, peut-être de façon plus violente. Bien plus tard j’apprenais la mort de mon ami virtuel en septembre 2019.

Archive Nipponophile

Il y a 14 ans je passais des soirées et des nuits à parler avec des japonais sur un « tchat » . Je m’y étais fait ma place en tant que Watanuki j’avais même mon icône personnalisée. Puis les années ont passé je me suis rendu compte que ces amitiés n’étaient que virtuelles et ne déboucherai sur rien de concret.

Et passé 30 ans on veut du concret. Du coup j’ai pris mes distances et je me suis recentré sur la photo avec des amis forumeurs que j’ai rencontré dans la vraie vie pour certains et avec lesquels j’ai lancé des projets sympas. Bref du concret, du tangible !

Il n’empêche qu’il y a 14 ans jour pour jour un « ami » japonais prenait le contrôle de mon ordinateur Windows XP depuis le Japon pour installer une serveur qui tournait avec apache. C’était une époque pas très tangible mais complétement folle ! 😆

Archive du lundi 11 juin 2007

Cher Francis,

       J’en rêvais depuis longtemps et un ami japonais l’a fait pour moi cette nuit.

J’ai enfin mon serveur particulier !!!

Alors pour ceux qui ne savent pas ce que c’est je vais tenter d’expliquer très simplement. Un serveur c’est une ouverture de l’un de mes ordinateurs aux autres utilisateurs du Web. La différence d’avec un site c’est que quand on prend un fichier sur mon serveur on le prend directement sur mon ordinateur sans que j’ai besoin de l’envoyer chez un hébergeur comme la page que tu es en train de lire.

Alors concrètement cela me permet de partager des milliers de fichiers de taille importante et cela peut aussi me permettre d’avoir accès à tout un nouveau secteur d’Internet comme la création de forums.

Seule limite, le taux de transfert est très bas. Donc faudra pas être des dizaines à télécharger en même temps !!!

Mon serveur sera ouvert tous les jours de 19h00 à 22H00

Ben oui c’est écrit en japonais… Que veux-tu…

Blessures théâtrales

Archive du dimanche 4 juin 2006

Dimanche 4 Juin

Cher Francis,

       J’ai beaucoup de mal à t’écrire aujourd’hui car les doses massives d’aspirine que j’ingurgite afin de tenter de retrouver la santé pour demain m’assomment. Je vais devoir baisser les doses pour pouvoir prendre le volant demain.  

Alors pour le théâtre, c’était bien, tout le monde a adoré, nous avons déliré sur scène avec le jeu des petits mots à placer dans nos répliques. Moi je devais placer bouse. Alors dans une de mes tirades décrivant un champs j’ai placé bouse de vache. Ca a fait rire le public. 

D’ailleurs j’ai remarqué avec stupeur que les choses qui nous faisaient rire pendant la répétition n’étaient pas drôles pour le public et vice-versa. Il me faudra réfléchir la-dessus.

J’avais pris mes affaires pour passer la nuit sur place mais à la fin du spectacle la tristesse de voir cette belle aventure se terminer, les compliments dithyrambiques que j’ai reçu de la part d’une dizaine de personne ainsi que les volutes de fumées de cigarettes ont eu raison de mon envie de faire la fête avec mes camarades. Mon ingestion passive de tabac avait accéléré l’avancée de mon rhume de cerveau provoquée par une semaine de travail dans des locaux non chauffés. Je savais que si j’étais resté je n’aurais pas été capable de reprendre la route le lendemain matin. J’avais raison.

Je regrette juste de ne pas avoir été capable d’expliquer tout cela à mes comparses de crainte qu’ils ne me forcent à rester. J’apprécie de plus en plus leur compagnie, alors j’aurai sans doute accepté ce qui aurait eu des conséquences très dérangeantes pour tous lorsque je me serais réveillé le lendemain avec plus de 40 de fièvre.

Pour l’instant je suis à 39 C° autant dire que je ne souffre pas trop.

Une tristesse indicible me déchire les entrailles, je repense à mon personnage que j’ai joué sur scène, cet être imaginaire si proche de moi et dont les répliques me hanteront à jamais:

« …je ne vivais plus avec les gens mais à coté d’eux »

 » Si vivre c’est marcher droit vers la mort, autant y courir de suite »

« …Je me demandais si j’étais bien dans la vie et ce que j’y faisais moi spécialement »

Quand je pense que certaines personnes m’ont dit que grâce à ma performance d’acteur elle avaient pu me découvrir autrement, alors qu’en fait je jouais mon vrai moi. Quelle cruelle ironie…

Au terme de cette expérience très difficile pour moi, j’ai tout de même envie d’en tirer quelque chose d’autre que tristesse et regrets. En premier lieu je pense que cette expérience aura fait évolué favorablement les relations entre moi et mes camarades en nous permettant de mieux nous connaître.

Et si j’allais plus loin?

Et si je profitais de la mort d’Alex Roux ( mon personnage dans la pièce) pour tenter une fois pour toute de rompre avec mes blessures du passé? Et si je tirais un trait sur mon ancien moi pour changer en moi et vis à vis des autres et pour ainsi bénéficier une nouvelle identité? 

Chiche !!!

Bon je change la photo de la semaine et je retourne me coucher évacuer le reste de fièvre.

Archive de pubs décalées…

Archive du Dimanche 28 mai 2006

Cher Francis,

       J’ai passé cette journée à la ville, la grande ville de Besançon. J’étais chez ma sœur. A mon arrivée j’ai tout de suite été frappé par un écriteau dans la cage d’ascenseur. 

Sous une plaquette de plastique, une affichette sur laquelle figurait une photo en noir et blanc qui semblait tout droit sortie d’un film de Jacques Tati. On y voyait une petite dizaine de personnes entassées dans un ascenseur avec des expressions faciales marquées par la lassitude.

Sous cette photo une diatribe que je peux hélas citer de mémoire: « Profitez de ce moment dans cette cage d’ascenseur pour parler à vos voisins, vous aurez peut être besoin d’eux un jour »

J’ai trouvé cela incroyable qu’une société d’entretien se mêle de placarder un tel message. Mais au fond le geste reste intéressant. Seul problème chez ma sœur personne ne s’est rendu compte de la présence de l’affichette. En effet les gens préfèrent lors de leurs trajets ascendants ou descendant vérifier leurs coiffures ou leurs maquillages dans la glace plutôt qu’inspecter les murs… Ah vanité, vanité … Autre problème, autre question, les relations entre les personnes dans un même immeuble sont-elles à ce point inexistantes que l’on se mette à faire de la pub pour les voisins?

En voyant ce genre de détails j’ai peur pour le tissu social… C’est vrai qu’à force de tirer dessus il va bien finir par se déchirer pour de bon…

Autre lieu plus tard, un multiplex cinéma. Je déteste ce genre de supermarché du cinéma mais bon je ne vais pas partir là dessus sinon on va en avoir pour trois paragraphes sans ponctuation. Le film était une grosse daube qui a massacré au propre comme au figuré mes héros d’enfance et d’aujourd’hui; les flamboyants X-men. Mais bon la encore je ne m’étale pas.

Par contre chose incroyable, impardonnable, inadmissible, un spot de publicité d’une audace malsaine incroyable. Tout commence par un beau paysage de nature verte, un jeune qui se balade avec un arc à poulie, un autre jeune avec un fusil… Un gros plan sur un vol de canard sauvages… 

C’était un spot de publicité fait par les chasseurs de haute Saône et adressé aux jeunes. Il se terminait par une formule que je peux là encore retranscrire de mémoire: « La chasse, pourquoi pas? »

Quand je pense au prix d’un spot de publicité au cinéma je me dis que ces personnes que je méprise doivent vraiment se sentir menacé d’extinction comme les animaux qu’ils buttent joyeusement dans nos campagnes. Quitte à être abrutis ils auraient pu par exemple utiliser un autre slogan plus proche de l’univers du cinéma dans lequel passe leur pub. Genre:

« Vous avez aimé le peuple migrateur ? Vous adorerez venir buter pour de vrai ces jolis canards sauvages, inscrivez-vous à la chasse » Là au moins le message aurait été mieux perçu par le public cible de cette activité sur laquelle je ne m’étendrai pas non plus.

Mais au bout de tout ça, je vais changer la photo de la semaine et cette fois m’étendre pour de bon, mais sur mon lit, car demain commence le marathon final pour notre troupe de théâtre. 

15 ans plus tard, j’ai toujours la même haine des chasseur faute d’en avoir rencontré qui méritent mon respect. Pour le reste la troupe de théâtre dont j’ai fait partie c’était celle très éphémère de ma formation d’éducateur. Encore des souvenirs mi-amers mi-édulcorés. 😎

Sombre archive

Archive du lundi 14 mai 2007

Cher Francis,

       Lorsqu’un bébé vient au monde il sort du ventre de sa mère les poings fermés. Sans doute sait-il de façon instinctive qu’il devra se battre toute sa vie. Moi des gnons j’en ai déjà encaissé pas mal et je sais que ce n’est que le début.

 La vie me fait mal. 

Ces temps dernier mon corps me réclame l’apaisement de toutes les tensions que je lui fait subir mais la seule façon de lui donner satisfaction serait de faire le grand saut. Si la vie c’est marcher tout droit vers la mort, autant y courir de suite… L’idée est tentante surtout en cette période chargée de stress et de désespoir mais je n’y céderai pas. Ce n’est pas la lâcheté qui m’en empêche mais le fait qu’il me reste encore des liens. 

Même si l’un d’entre eux s’est rompu tôt ce matin, instant tragique dans un monde virtuel devenu triste et froid. 

Je vais donc continuer à avancer en faisant semblant de croire à la sincérité des quelques liens que je pense avoir en dehors de celui qui m’unit à ce qui me reste de famille proche. Puis le moment venu lorsque ma grande amie drapée de noir aura fait son œuvre me privant de mes dernières attaches, ou je l’espère de ma propre existence, je serai enfin délivré des tourments inhérents à ma chétive, fugace et insignifiante existence.

Mais là encore avec ma malchance, je te parie que je vais découvrir au moment de mon trépas que la réincarnation existe…

Waouh, je n’allais pas bien du tout à cette époque, c’était avant d’accepter mon sort et d’y découvrir ses avantages c’est pour ça ! Aujourd’hui je vais mieux et j’écris avec moins de points de suspension aussi. 😆

Approche sociologique des vide greniers

Archive du dimanche 7 mai 2006

Dimanche 7 mai

Cher Francis,

       La journée se termine sur un bénéfice de 84 euros. C’est la somme que j’ai réalisée en vendant quelques vieux DVD que j’avais en double ainsi que divers autres objets.

Mais ce qui a été le plus enrichissant dans cette journée a bien sûr été comme tu peux t’en douter, l’observation des personnes et de leurs comportements. 

En effet, j’ai passé mon dimanche à admirer le manège des acheteurs-vendeurs s’affairant autour de leurs affaires tout en modifiant leurs conduites habituelles afin de réaliser leurs objectifs. 

C’est ainsi que j’ai vu de nombreux maghrébins arriver sur la place de ce village et se faire entreprendre par les vendeurs. Cependant ces personnes n’achètent pas comme les français. Les hommes et les femmes vont chacun de leur coté, ils ne peuvent acheter sans marchander et ne sont intéressés par des objets de la vie courante.

Sans vouloir être pessimiste, je pense que le comportement de ces acheteurs est en général interprété d’un point de vue ethnocentrique et osons le dire raciste.

En effet, allez faire comprendre aux gens dans un village qui vote à plus de 40% front national que sur un vide grenier les couples maghrébins se séparent pour être plus efficaces et non parce qu’ils considèrent leurs femmes indignes de les accompagner. Impossible non plus de leur ouvrir les yeux sur le fait que marchander n’est pas une mesquinerie mais une tradition pleine de sens et de considération pour la personne avec laquelle on contracte. Pour ce qui est de leurs choix d’achats les villageois ont compris qu’ils cherchaient des objets de la vie courante pour les utiliser chez eux, cependant peu d’entre eux doivent comprendre que dans un cadre plus large, ce qui pour eux n’est qu’un hobby dominical est pour les familles maghrébines un besoin vital.

Au final si on ajoute à ces incompréhensions l’agacement des vendeurs face aux talents d’acheteurs déployés par ces personnes, le constat de la journée n’est pas bon pour les relations entre les communautés. Ce dimanche aura au moins eu le mérite de les rassembler…physiquement. 

Mais sur le fond ce fut tout de même un moment riche pour chacun même si dans un sens je regrette que le vendeur d’à coté ne commence vraiment à exister que lorsque l’on range les affaires. 

C’est à ce moment que le gars qui vendait en face de moi réussi après avoir bu une bouteille entière de vin blanc alsacien, à rassembler le courage nécessaire pour me parler.

– « Z’avez presque touut venduuuu? vindiou ! pour combiiiiien ? barf moua hj’ai fais 150 euros !!! »

Moi qui croyais faire un vide grenier pour me faire un peu d’argent et pour rencontrer les gens dans un cadre particulier… En fait c’était une compétition à l’insu de mon plein gré comme dirait l’autre…

Sinon pour en finir avec ces histoire de vide grenier je voudrais te confesser que j’ai eu un plaisir pervers à exposer  mes goûts pour la première fois à travers les objets que je vendais. Voir le visage dégoutté et effrayé des personnes du village qui croyaient me connaître en découvrant certains de mes DVD, ou faire blêmir d’effroi les femmes en leur expliquant que si je revends ce microscope de gamin c’est que j’en ai à présent un vrai pour mes recherches en arachnologie…

Vivement le prochain vide-grenier en septembre !!!

Archive satyrique

Archive du mardi 30 avril 2008

La fable du corbeau et du lapin

Cher Francis,

       Afin de finir ce joli mois d’avril dans la bonne humeur, j’éviterai d’aborder les sujets qui fâchent ou ceux qui inquiètent.

Ce soir je préfère te livrer une gentille petite fable patronale qui circule sur Internet :

Le corbeau et le lapin

Le corbeau sur un arbre perché
Ne foutait rien de la journée.
Le lapin voyant le corbeau
L’interpella et lui dit aussitôt:
Moi aussi, comme toi, puis-je m’asseoir
Et ne rien foutre du matin jusqu’au soir?
Le corbeau lui répondit de sa branche:

Bien sûr, ami à la queue blanche,
Dans l’herbe verte tu peux te coucher
Et ainsi de la vie profiter.
Blanc lapin s’assit alors par terre,
Et sous l’arbre resta à ne rien faire,
Tant et si bien qu’un renard affamé,
Voyant ainsi le lapin somnoler,
S’approcha du rongeur en silence,
Et d’une bouchée en fit sa pitance
 
Moralité :
Pour rester assis à ne rien branler
Il vaut mieux être très haut placé…