Mes convictions en archives

Archive du lundi 10 septembre 2010

Cher Francis,

       Vu de loin comme ça ce petit aréopage n’a rien de particulier, ne ressemblent-ils pas à des gens ordinaires ? Cependant les personnes sur cette photo sont en danger, le groupe social auquel ils appartiennent menace en effet de disparaître dans les décennies à venir. Et je ne vais pas m’en plaindre vu qu’il s’agit de chasseurs.

Cette photo a été prise hier à bonne distance de ces gens que je ne réussis toujours pas à comprendre et encore moins à respecter vu que leur passion réside dans le fait de massacrer des animaux sauvages par plaisir et non par nécessité. Ces crétins malfaisants étaient en train d’inaugurer leur nouveau chalet, une luxueuse bâtisse protégée par une imposante clôture. Mais Où trouvent-ils l’argent pour leurs projets ? J’ai cherché des informations un peu partout pour tenter de répondre à cette question. Ce faisant j’ai découvert que nos « amis » chasseurs tuent en moyenne 50 personnes par an en pratiquant un loisir qui contrairement à ce qu’ils prétendent n’a aucune utilité vis à vis de l’environnement ni vis à vis de la société. Il apparaît à ce sujet que les générations actuelles rejettent la chasse et ses fausses valeurs qui ne suffisent plus à cacher le caractère sadique et superfétatoire de cette activité. La photo semble confirmer cela car je ne pense pas qu’il faille compter sur la petite fille pour prendre la relève, surtout qu’elle est en bonne position pour faire partie des 50…

11 ans plus tard, je n’ai rien à ajouter sinon noter qu’aujourd’hui j’ai encore vécu un ascenseur émotionnel avec mes petits jumeaux absents car leur grand frère est positif au COVID. La famille a été testée, les jumeaux sont négatifs, du coup nous allons pouvoir continuer à travailler la semaine prochaine avec les 10 autres enfants restant. 😎

Archive goût noisettes

Archive du lundi 3 septembre 2007

Cher Francis,

      En arrivant au travail ce matin j’ai vu cet homme âgé ramasser les noisettes tombées sur le trottoir. Ce spectacle somme toute banal m’a donné à réfléchir. Je ne pense pas avoir été le témoin de la lutte d’un pauvre vieillard pour survivre dans la citée anonyme, je pencherai plutôt pour une volonté de cette personne de profiter de ces fruits secs de saison afin qu’ils servent à autre chose qu’à remplir les poubelles municipales.

En effet, en ces temps d’abondance où tout nous est donné sans que nous ayons à faire le moindre effort, peu d’entre nous se donneraient la peine de ramasser ces noisettes. Par contre les anciens qui ont expérimenté la privation et qui ont été élevé de façon à respecter la nourriture et à éviter le gaspillage, savent qu’une telle opportunité ne doit pas être gâchée.   

Aux yeux des insouciants que nous sommes, leurs petits actes quotidiens sont souvent interprétés comme étant motivés par la pingrerie. S’activer ainsi pour récupérer quelques noisettes de mauvaise qualité peut être même considéré par la foule des bien-pensants comme un acte déviant. C’est ce que les regards des autres passants semblaient dire.

Allez c’est décidé demain je vais en ramasser aussi !!!

Archive des jours insouciants

Archive du mercredi 27 août 2008

Cher Francis,

       C’est noël avant l’heure !

En rentrant chez moi j’ai découvert avec une grande joie que j’avais reçu mon nouveau scanner spécial photo ainsi que deux beaux albums de bande dessinée et un film japonais déjanté.

Le tout acheté sur Internet bien sûr.

Après une bonne journée de retrouvailles avec l’équipe autour d’une choucroute (même si il faisait 26 degrés), c’est donc Noël avant l’heure !

Les premiers test du scanner sont concluants mais cette machine demande encore à être apprivoisée !

A suivre…

La suite et bien maintenant c’est que si je désire quelque chose, je dois vendre autre chose pour me l’acheter. Ce scanner Canon a d’ailleurs été revendu pour financer l’achat de son successeur que j’utilise encore aujourd’hui. Ma pédale boite à rythme a été financée en vendant à perte des films rares et pour le reste ce sera pareil et quand je n’aurai plus rien et bien j’aurai au moins de l’argent de coté et c’est très bien comme ça.

Archive (un peu trop ) d’actualité

Archive du mercredi 20 août 2008

Cher Francis, 

       La nouvelle est tombée hier matin mais n’a été rendue officielle qu’en soirée. Dix soldats français ont été tués dans une embuscade en Afghanistan. 

Alors que je tape ces lignes j’écoute la radio. Les différents intervenants ne font que déplorer cette perte et personne n’ose bien sûr lancer de vraies polémiques aptes à lancer un débat démocratique. Seul l’age des soldats tombés (entre 20 et 22 ans) est retenu. Ce qui est à mon avis un faux débat destiné à cacher le nœud du problème.

Ces soldats sont tombés, cela fait partie des risques de leurs métiers, voire en temps de guerre de leurs fonctions de chair à canon, c’est dramatique mais c’est ainsi. Ce qui me pose question c’est la raison qui motive l’engagement de la France dans cette guerre loin de chez nous. Les discours libertaires ne sont que des mensonges étatiques comme l’histoire l’a si bien prouvé. L’alibi sécuritaire ne tient pas non plus car les talibans afghans ne menacent pas directement la France sur son sol. 

Les États ne se soucient pas d’aider un autre gouvernement sans avoir une idée derrière la tête, un plan, un intérêt. Il ne sont pas méchants ou gentils, au niveau étatique le manichéisme n’a pas lieu d’être. (sauf pour tromper les masses)

En l’espèce, la situation de l’Afghanistan est très particulière, la puissance étrangère qui domine ce pays de sable et de sang sera celle qui contrôlera une grosse partie des dernières ressources énergétiques notamment pétrolifères. Tu n’es pas sans ignorer que ce pays est traversé de pipelines et regorge de réserves de pétrole devenues significatives avec la crise. Et pas besoin de parler des plantations d’opium et de la fabrication de stupéfiants.

C’est pour cette raison que les puissances étrangère se pressent au chevet de la chancelante pseudo démocratie afghane en espérant pouvoir en finir avec les talibans pour se partager le pays en zone d’influence comme cela a été le cas pour l’Allemagne d’après guerre. 

Voilà le vrai visage de cette guerre.

Mais ça me fait mal pour les familles de ceux qui sont tombés d’entendre les politiques dire que cette guerre est « une cause juste » Même si les talibans ne sont que des terroristes utilisant la religion pour dominer par la peur, la vraie raison derrière ce conflit reste l’argent et si on pousse un peu le raisonnement, il s’agit de l’argent des grandes compagnies pétrolières qui sont les grandes gagnantes de ces conflits.

Mais qui aura le courage et avant tout le cynisme de marquer sur la tombe de ces jeunes soldats :

« Mort pour les bénéfices des actionnaires de TOTAL, ESSO etc… » 

Moi je me contente de l’écrire ici pour calmer un peu ma colère, mais au final ça ne fait que l’amplifier…

Nous sommes le 20 août, je suis au cyber café de Port la nouvelle; j’envoie cette dernière mise à jour. 

La suite samedi à mon retour.

Lorsque je relis ce billet d’humeur 13 ans plus tard, je me dis que finalement rien n’a changé, l’Afghanistan vient de retomber (oui c’est un nom masculin) sous le joug des islamistes après avoir été contrôlé par les U.S.A pendant presque 20 ans (cela avait commencé avec les attentats sur le sol américain en 2001 et le président Biden désire justement retirer les dernière troupes pour le 20ème anniversaire de ces tragédies). Mais si les médias se pressent pour se faire de l’argent en vendant les violences et les peurs d’un peuple sans cesse menacé, il est par contre très difficile de trouver une presse de qualité apportant l’éclairage nécessaire à une vraie compréhension du problème. Enfin, en cherchant avec certains mots clefs on finit par trouver des sources fiables qui confirment mes doutes quand au caractère idéologique des conflits en Afghanistan. Voici par exemple un extrait d’un article paru sur le site des échos le 17 aout dernier:

« Le pays reste surtout le principal producteur d’opium au monde, avec des champs de pavot de plus en plus étendus. Une économie illégale qui pourrait représenter jusqu’à un tiers de son PIB. Le pays disposerait aussi de nombreuses réserves de matières premières (cuivre, fer, mercure, cobalt, lithium et « terres rares » utiles pour les hautes technologies). Mais à peu près aucune mine n’est exploitée en raison de l’insécurité et de l’absence d’investissements.« 

CQFD…

Archive sociétale de bord de mer

Archive du mercredi 13 aout 2008

Cher Francis,        

Dans le but de relier la plage au village afin que les commerçants hors sable puissent eux aussi profiter de la manne touristique, la municipalité a mis en place une navette. Ce mini-bus d’une quinzaine de places assises fait une boucle de la gare à la plage en passant par le centre commercial et le village. Le ticket ne coûte que 50 centimes, le tarif n’a pas changé même avec l’explosion des coûts du pétrole, c’est un peu normal vu qu’il n’est pas fait pour être rentable de suite. Ce transport qui est bien pratique pour ma mère ainsi que pour moi aussi lors de mes jours de fainéantise, remplit aussi d’autres fonctions.

Les personnes âgées de plus de 70 ans ou handicapées ainsi que les enfants ne paient pas pour monter dans le minibus.

C’est ainsi que je me suis rendu compte en l’empruntant de nombreuses fois et en discutant avec les chauffeurs, que ce moyen de transport était devenu une navette.

Quand je parle de navette, cela ne se limite pas au fait que ce minibus fasse un trajet reliant les deux points opposés de la municipalité de Port la Nouvelle mais je vais plus loin en faisant le lien avec la navette, l’outil des tisserands qui en se glissant entre les fils du métier fabrique le tissu.

En effet, ce minibus est un vrai lieu de vie où l’on discute, où les habitués se connaissent et connaissent les chauffeurs qu’ils appellent par leurs prénoms. Les chauffeurs m’ont d’ailleurs parlé de personnes âgées esseulées qui profitant de la gratuité de la navette faisait des tours juste pour parler au chauffeurs et aux passagers. Les chauffeurs de bus devenaient donc des travailleurs sociaux sans le savoir, mais bien loin de réclamer double salaire, ces personnes semblent heureuses et fiers de faire le bonheur de leurs aînés. 

Pas de risques qu’ils deviennent travailleurs sociaux donc…

Et roule la navette de Port la Nouvelle créant à chaque tour un nouveau fil dans le tissu social qui ici semble mieux entretenu que dans ma région. Mais ce n’est là que l’avis d’un touriste, certes habitué des lieux mais touriste tout de même. La vérité n’est peu être pas si Idyllique. 

Peu importe, pour moi chaque voyage dans cette navette est une aventure croustillante pleine de surprises et d’imprévus, j’en souhaiterai presque être moi aussi une personne âgée pour y passer mes journées.

Pour l’article d’aujourd’hui j’avais le choix entre une chronique de la haine et de la stupidité survenue un autre 13 aout je me suis fait harceler par des abrutis car je promenais mon chat en laisse) et cet article un peu trop idéaliste à mon goût. Mais voilà j’ai envie de positiver alors j’ai balancé ce dernier. 😆

13 ans plus tard (décidément le chiffre 13 est très présent aujourd’hui) je sais que cette belle solidarité méridionale est dirons-nous plutôt limitée géographiquement et socialement et qu’il est impossible pour un vacancier de se créer des liens d’amitié avec les résidents de ces villes de bord de mer pour qui nous ne sommes que des envahisseurs, ce qui n’est d’ailleurs pas totalement faux. Passer ses vacances en bord de mer c’est comme décider d’aller habiter au Japon, malgré tous les efforts possibles nous restons toujours un étranger. 🙄

Écrire ces chroniques sur feu mes vacances est une vraie torture car même si je tente de toujours me consoler en mettant en avant les cotés négatifs des vacances en bord de mer, la mer et quelques autres choses continuent de me manquer cruellement… 😥

Archive de coup de gueule

Archive du Dimanche 6 août 2006

Cher Francis,

        Tu le sais j’ai pris la décision de ne pas actualiser la page de la photo de la semaine pendant les vacances craignant de ne pas pouvoir faire les mises à jour pendant ce mois au bord de la mer. 

Cependant si je devais choisir une photo pour aujourd’hui, ce serait sans doute l’imposante scène de la Française des jeux qui vient de se monter sur l’esplanade face à la mer.

Comme chaque été, la tournée de la française des jeux passe offrir son grand spectacle gratuit. Une bande de jeunes gens habillés en jaune distribuent à chaque personne dans la rue des cartes qui leur permettront de gagner un sac de plage en toi, un billet perdant de millionnaire ou le droit de faire tourner une roue pour gagner des cadeaux. Le même carton comporte aussi une grille de loto gratuite qui engage celui qui la reçoit à jouer en en payant d’autres pour augmenter sa chance.

Bref, une caravane publicitaire qui se camoufle en attraction afin de toucher un maximum de personnes fragilisés par la torpeur de l’été et par la télévision populiste qui leur a insufflé tout au long de l’année des rêves de gloire et d’argent facile.

Gloire et argent facile, cela résume parfaitement le fond de ce spectacle itinérant. En marge des petits jeux auto-promotionnels notre bien aimée française des jeux permet aussi à deux anonymes de se distinguer dans deux disciplines de pacotille. 

C’est ainsi qu’alors que je lors de mon exercice quotidien de natation j’entendais entre deux vagues le casting de l’animateur du soir ainsi que celui du chanteur ou chanteuse du soir.

Pour le premier il s’agit de trouver chaque soir un apprenti animateur puis de choisir parmi les finalistes le meilleur qui se verra offrir une année de cours dans une école de journalisme à Boulogne puis un stage de trois mois à RTL partenaire de la tournée de la Française… Ouaaaaaah…!!!

Le second concours est encore plus populiste puisqu’il surfe sur la vague des stars academy et autres émissions crétines qui imposent à un public d’abrutis des stars éphémères qui ont pour caractéristiques communes de chanter des chansons d’amour crétine avec quasiment la même orchestration en faisant vibrer leurs voix en fin de couplet comme les stars genre Dion ou autres… Chaque soir deux finalistes sont tirés au sort et se produisent sur la scène en se confrontant avec la star que la tournée trimballe avec elle. Pour info cette année c’est une certaine « Ginie Line » qui faisait partie du spectacle des dix commandements… Youpie…

Le vainqueur du soir gagne un sac plein de cadeaux ainsi qu’une guitare Yamaha partenaire de la tournée qui fournit aussi le clavier sur lequel sera joué les rares morceaux du spectacle qui ne seront pas en play-back…

C’est ainsi qu’en nageant j’ai failli me noyer au moins deux fois en entendant les pitoyables interprétations de prétendus chanteurs qui ne font que copier des chansons sans âmes toutes préfabriquées sur le même modèle. Ben oui ça me fait rire, et rire en nageant c’est dangereux…

Après avoir regagné le sol ferme et pris une bonne douche je pensais à fuir loin de la plage et de cette grande messe ou « grand mess » de l’anti-musique. Puis me rappelant que cela faisait deux ans que je fuyais cette daube, je décidai de prendre mon courage à deux mains afin d’assister à la fin du casting pour observer tel un sociologue les raisons qui poussent les gens à vouloir chanter.

Certains se lancent dans des chansons en anglais, d’autres restent au répertoire français le tout géré par un animateur débile qui utilise toujours les mêmes phrases comme lite motiv  » je rigoooole »… « ça c’est fait » L’autre titre de gloire de cet abruti aura été de plaisanter lourdement sur les origines ethniques d’un jeune franco-asiatique du nom de Chang…

A ce propos malgré que je méprise les chansons que ce jeune a interprété, je dois avouer qu’en ce qui le concerne, le talent et l’émotion étaient bien présents dans sa voix… 

Ce jeune garçon travaille dans un restaurant de la côte et se présente depuis deux ans au casting. Son talent est réel dommage qu’il ait choisit de se lancer dans le noble art de la musique par ce biais douteux… Sa volonté était si forte qu’il n’a pas bronché lors des commentaires à caractère réductifs et xénophobes de cet animateur cherchant sans doute par là à augmenter sa popularité en jouant sur les tendances racistes de la foule. En fait ce Chang est peut être plus malin qu’il ne semble puisque son attitude plaisante et détachée a mené l’autre abruti à se ridiculiser.

Les autres concurrents ne faisaient que faire vibrer leurs voix sans mettre d’émotions sur des chansons qui à la base sont déjà dépourvues de cœur. Ces personnes semblent vouloir chanter non pas par amour de la musique et pour communiquer des sentiments mais seulement pour briller en public l’espace d’une seconde en montant sur cette scène aussi illusoire et éphémère que la célébrité qu’elle pourrait engendrer.

Célébrité et argent facile… Je pense très fort aux paroles prophétiques d’Andy Warrohl; dans les temps à venir chaque personne aura ses deux minutes de célébrité…

Cela serait un bien triste état des lieux de la chanson française si l’on oubliait que loin de ce star system à la noix, de nombreux artistes de notre pays font de merveilleuses choses et attendent d’arriver à la postérité poussés non pas par une machine commerciale mais par leurs grands talents. C’est le chemin le plus difficile mais c’est aussi à mon sens le seul vrai itinéraire pouvant mener à la réussite d’une carrière.

Les artistes de pacotilles engendrés par le star system ne durent jamais bien longtemps sauf si, comme dans le cas d’Olivia Ruiz, ils quittent l’industrie pour se lancer sur le chemin ardu. 

Le casting se termine, je gagne avec les différents bulletins ramassés une demi douzaine de sacs de plage remplis de prospectus ainsi qu’un ticket perdant de millionnaire. Il faut dire que les tickets sont des éditions spéciales dont le taux de tickets gagnants a dû être encore réduit. Le but n’est pas de faire gagner les personnes mais de leur donner l’envie de gratter et de se livrer aux conduites addictives de jeux.

Sur le petit podium, certains veinards lancent la roue des cadeaux, une roue bien étrange puisque dans le cas d’une jeune fille de 14 ans pour qui l’animateur du jeu avait déclaré vouloir la faire gagner, l’engin est reparti trois fois dans des sens différents avant de faire tomber la boule sur la case du gros lot, un lecteur DVD portable. Une petite tricherie bien sympathique qui fait sourire au premier abord mais qui me mène à m’interroger sur l’honnêteté de cette grande machine d’état qui a pour but de collecter des impôts indirects. Qui vole un œuf vole un bœuf, qui triche sur la petite roue pourrait bien tricher aux niveaux supérieurs. Je t’ai déjà parlé de ça il me semble…

Célébrité illusoire, argent facile et tricherie…

Voilà ce qui résume bien la française des jeux…

La maxime de ce blog réfute la notion de hasard. Et aujourd’hui je n’avais que cet article de disponible, les autres articles écrits un 6 aout étaient soit inexistants soit sans aucun intérêt. J’ai donc été obligé de ressortir ce texte qui a eu des conséquences inattendues. A l’époque j’avais mis mon mail sur mon blog et j’avais reçu deux jour après avoir posté ce billet d’humeur, un message d’un des participants de cette opération de découverte de talents par la française des jeux. Alors oui il était un peu fâché par ce que j’avais écrit et avait pris le temps de me faire voir les choses depuis son point de vue. j’avais donc bien été remis à ma place et cela m’avait vraiment fait du bien. J’ai toujours autant peu d’intérêt pour ce genre de concours mais au moins je respecte désormais les gens qui y participent.

Archive de vacance (encore)

Archive du Dimanche 30 juillet 2006

Cher Francis,

       Ce soir un orchestre joue sur la place du village touristique quelques tubes arcordéonesques du genre les amants de St Jean ou alors Piaf…

Je regarde les gens passer dans la rue, certain lèvent la tête et semble s’étonner de la présence d’un hyper obèse torse nu qui semble taper quelque chose sur le clavier d’un portable au lieu d’aller dans un restaurant manger un plateau de fruits de mer. 

Et l’accordéon trivial continue d’emplir l’air de ses notes de musique biscornues accompagnée par une chanteuse amatrice… amateur ?

La journée a été très fructueuse, grâce aux hurlements de mon siamois, je me suis réveillé vers 8 heures du matin. Cela m’a permis de me rendre au village pour amener ma mère à la messe du dimanche et d’en profiter pour passer un bon moment au cybercafé en buvant un litre de Guinness tiède et en parlant de plein de choses avec la femme du tenancier, une institutrice très sympathique et conviviale.

Je pense que mercredi je ferai une mise à jour à partir du cybercafé… On verra…

Puis en rentrant vu que le soleil tapait très fort et qu’il devait faire près de 37 degrés, j’ai dégusté quelques sardines au barbecue offerte par l’office du tourisme avec un ver de rouge glacé… Un pur délice…

J’observais les touristes qui venaient eux aussi goûter aux sardines. J’étais amusé de les voir embarrassés en découvrant que cette collation dominicale était entièrement gratuite… Même pas une boite pour faire un don !!! Comme le disais si justement je ne sais plus qui, il n’y a rien de plus onéreux qu’une chose offerte gratuitement.

En effet la gène de certaines personnes semblait relever de la contraction d’une dette symbolique. La dette symbolique c’est celle dont l’extinction est impossible quoique celui qui l’a contracté puisse faire. 

Sans en arriver à cet extrême, la gène des personnes recevant gratuitement ces poissons grillés était bien réelle. Un don gratuit dans un environnement où tout est fait pour leur faire dépenser le plus d’argent possible, voilà une expérience bien troublante…

Bon, je suis sur batteries et je pense arriver au bout de l’autonomie du système… L’accordéon lui a encore la pêche… J’imagine l’esplanade remplie de joyeux retraités en train de se trémousser sur cette musique populaire voire populiste.

Bon je vais me reboire un muscat bien frais en regardant les gens passer. Et toi Francis ? Tu soignes ta dipsomanie ou bien ???

C’est vrai que depuis quelques semaines je critique pas mal les vacances à la mer et leurs cotés sombres et vains, mais observer les gens qu’est-ce que ça me manque ! Le mieux c’était les observer sur la plage, certains d’entre eux sont si pitoyables que cela me redonnait confiance en moi. 😈

Les grognasses en archive

Archive du lundi 23 juillet 2007

Cher Francis,

       Mes petits ennuis de santé aussi risibles que bénins m’ont amené à fréquenter plusieurs fois la pharmacie de mon village. Ce commerce est le seul de son genre pour tout le plateau. Cela explique qu’aujourd’hui encore, face à l’impressionnante file d’attente, j’ai du faire une fois de plus la queue dehors. Qu’importe il faisait beau. A l’intérieur par contre ce n’est pas vraiment la même chose.

Les deux grognasses qui tiennent les guichets ne sont pas du tout souriantes sauf lorsqu’elles servent leurs amies grognasses, et dans ce cas il vaut mieux être patient et tolérant car nous avons droit à de longs récits de leurs vies de grognasses. Après avoir pris congé de leurs amies elles redeviennent sombres, froides et distante en appelant d’un ton parfois courroucé le client suivant qui parfois hésite, assommé après avoir entendu la conversation entre les grognasses.

Et là pas de sourire, pas de petit service… Rien ! Surtout lorsque l’on a mon physique et ma réputation… ohhh j’ai le cœur brisé de penser que je ne pourrai jamais sortir avec une pharmacienne grognasse… Ah… ça vient de passer…

Au guichet à coté de moi, une femme qui ne me reconnaît pas mais que moi je connais bien. Elle est venue avec sa mère pour une ordonnance. Là encore les grognasses dans toute leur splendeur parlent à voix haute pour que chacune des 8 personnes attendant leur tour, ne perdent pas une miette des ennuis de santé de la pauvre cliente qui bien que femme n’a pas la chance d’appartenir au clan très fermé des grognasses.

C’est comme ça que j’ai appris avec sans doute le reste du village que cette femme d’une famille bien connue bien connue dans le village était enceinte et avait des problèmes liés à sa grossesse…

Il faut croire que pendant leurs formations les grognasses ont une dispense de cours de d’éthique professionnelle… Dans un village comme le notre où tout le monde connaît tout le monde et où le sport local le plus apprécié est le colportage de ragots, la discrétion est importante surtout dans ce lieu où une part importante de la vie privée des personnes est révélée. Le patron conscient de cela parle à voix basse et en se penchant vers son client qu’il s’agisse d’une prescription pour une angine ou pour expliquer la posologie du subutex. Mais pas ses vendeuses.

Ah, je les connais bien les grognasses de la pharmacie, pour elles mises à part leurs amies grognasses nous ne sommes que des paysans, des gens ignares qui n’ont pour but que de les embêter, ces pauvrettes venues de la ville…

Le mystère c’est pourquoi le pharmacien, un homme si gentil et si professionnel au demeurant a pu embaucher de telles grognasses. Le pauvre n’a pas du avoir le choix, ni ces grognasses qui ne pensaient pas se retrouver pharmaciennes dans un village.

Alors tout le monde grogne et c’est le client qui trinque.

Voilà qui me donne des idées pour leur jouer des tours pervers… Mais non, leur patron est un ami de longue date…

Je suis donc condamné à supporter ces grognasses condamnées à travailler dans un village de bouseux au service d’un patron condamné à supporter leurs incompétences et leur manque de respect des clients. 

Dommage que Sarkozy ait mis fin aux amnisties du 14 juillet…

14 ans plus tard les choses ont bien changé. Ces vendeuses sont parties ailleurs remplacées par des professionnelles aussi compétentes, intentionnées que sympas. En fait depuis quelques années j’adore aller dans la pharmacie du village qui sent si bon et j’adore encore plus rigoler avec les vendeuses qui sont bonnes clientes de mon humour bizarre voire parfois un peu noir. Bien sûr je ne fais ça que quand nous sommes seuls dans la boutique car après tout quand on va dans une pharmacie c’est que l’on est malade ou qu’un proche l’est. On n’est donc pas forcément enclin à rigoler. 😆

Archive d’éduc

Archive du lundi 16 juillet 2007

Cher Francis,

       Aujourd’hui notre petit groupe d’enfants est allé au zoo de Mulhouse. Une fois de plus j’ai pu admirer la tristesse des animaux en cages. Une fois de plus penser que les zoos sont les derniers endroits où les animaux sauvages auront le droit de vivoter. Une vie terne coupée de la nature et de leur propre nature, réduits à être taquinés, blessés, voire tués à petit feu par les visiteurs imprudents ou sadiques.

L’un des enfants que nous accompagnions a tenté de lapider une grue, j’ai laissé mon collègue reprendre car sinon je pense que je l’aurai vraiment scotché à la cage. Je ne tolère pas les actes de cruauté commis sur les animaux.

Je déteste les zoos et je rêve d’un établissement tenu par des extra-terrestres dans une galaxie et dans un temps éloignés , un zoo dans lequel il y aurait des humains condamnés à partager le sort des animaux qu’ils ont privé de liberté pour en faire des attractions rentables.

Vivement que cette semaine se termine car je suis obligé de suivre un programme qui m’a été imposé sans que je puisse donner mon avis sur son bien fondé. Avec l’argent du zoo dans lequel nous ne sommes restés que 55 minutes pour n’y voir qu’une demi douzaine d’animaux communs et malheureux, nous aurions pu acheter de l’équipement pour le bricolage et passer cette belle journée à faire une promenade aussi vivifiante que gratuite… Mais non, il faut aller au zoo…

Bon, courage! Vendredi à midi ce sera la fin de cette semaine et de cette année en pointillés.

Archive de pâtisserie dégueu

Archive du mercredi 9 juillet 2008

Cher Francis,

       Ce matin avec quatre enfants je me suis remis à la pâtisserie. Nous avons fabriqué un gâteau quelque peu inspiré du Singapour que j’ai nommé « momonatsu » ce qui en japonais se traduirai par pêche d’été. 

C’est vrai, la crème pâtissière avait une drôle d’allure, en absence de gousse de vanille j’ai utilisé de l’extrait de vanille, un liquide brun foncé qui a donné cet aspect brunâtre à la garniture composée de deux brugnons coupés en très petits morceaux par les enfants.

Nous avons beaucoup rigolé et les enfants étaient très contents de faire une recette compliquée, je souriais en voyant leurs visages émerveillés devant notre génoise parfaitement réussie.

Plus tard en réunion j’ai appris le nom des sept enfants que je vais avoir en référence l’année prochaine.

Ça promet…