On ne joue pas avec la nourriture !

Archive du Jeudi 12 février 2009

Mais ça ne m’a pas empêché de jouer avec le contenu de mon assiette avant de le dévorer. Voici donc Monsieur cassoulet que j’ai englouti mardi dernier à midi.

Alors pourquoi ce délire , Et bien juste pour annoncer que demain je vais chez le médecin pour commencer toutes une série de tests et surtout un régime draconien. Alors pour moi ce sera bientôt la fin des repas bizarres avec la nourriture déroutante et parfois étonnante de la cantine.

Et quand je ne joue pas avec, je la dévore en grosse quantité !

J‘ai la volonté, je tiendrai car j’ai encore des choses à réaliser sur ce plan de l’existence et cela ne sera pas possible si je n’accepte pas de prendre le temps de me soigner. Ces temps derniers mon cœur s’emballe beaucoup et ce n’est pas dû à des transports amoureux.

Aller chez le toubib un vendredi 13… Quelle drôle d’idée ai-je encore eu !

Douze ans plus tard, je ne m’amuse plus à la cantine vu qu’on ne mange plus à coté des enfants et que en ce qui me concerne, j’ai décidé de ne plus manger tout court faute de sécurité suffisante. Quant à cette énième tentative de régime, elle avait une fois de plus échoué. Ce n’est que quelques mois plus tard sous ma propre initiative et sans l’aide du médecin que j’avais perdu une trentaine de kilos en six mois… Je retenterai bien au printemps ! Allez, chiche ! 🙄

Rapide archive de jours heureux

Au moment de rédiger le sujet du vendredi, je suis souvent obligé de faire un choix pour le jour X, parmi les 5 années archivées. Cette semaine c’est tout le contraire, je poste l’archive du 5 février qui est la moins inintéressante… 😆 C’était ma première sortie photo à Strasbourg pour aller rencontrer en vrai les amis que je m’étais fait sur le forum photo argentique dont je suis encore aujourd’hui un membre actif. Par la suite d’autres rencontres allaient se faire avec les mêmes personnes puis avec d’autres mais toujours avec le même plaisir de rencontrer dans la vraie vie des gens avec qui j’avais échangé pendant des années. Ce jour là en plus des photos de groupe sympas, j’avais fixé un moment hallucinant que je montre ici :

Sinon oui, passer des échanges sur le forum à une rencontre dans la vraie vie avec repas et autres moments conviviaux, pour un forumeur c’est le passage à l’age adulte. On laisse le virtuel et on construit dans le réel.

Vivement que la situation sanitaire s’améliore car j’ai bien envie de retourner voir les copains de Strasbourg ! 🙄

Archive du vendredi 5 février 2010

Demain, je pars à Strasbourg pour la journée afin de rencontrer dans la vraie vie, des gens avec qui je passe beaucoup de temps sur Internet. Des photographes amateurs comme moi faisant partie du forum photo que je fréquente avec assiduité.

Je suis tout excité, ça va être dur de trouver le sommeil…

Archive électrique

Archive du lundi 29 janvier 2007

Cher Francis,

Le festival du film indépendant de Sundance aux USA est souvent l’occasion pour les minorités et les militants de tout poil de faire entendre leur voix. En Juin dernier, le « Michael Moore » de l’automobile, un certain Chris Paine, présentait un documentaire polémique baptisé « Qui a tué la voiture électrique ». Le film qui sort aujourd’hui en DVD, est basé sur l’enquête d’un avocat, Doug Korthof, qui explique comment les compagnies pétrolières ont sapé le développement des ventes de voitures électriques en empêchant les études et la diffusion des batteries à haute capacité.

Korthof avance que General Motors fut le premier à racheter les droits des batteries NiMh à Panasonic/Toyota. Ceux-ci furent cédés au géant pétrolier Texaco qui fusionna ensuite avec Chevron, une autre compagnie pétrolière.
Korthof accuse alors Chevron d’avoir tué le programme Toyota RAV4-EV (Electric Vehicle) grâce à la détention de ces brevets.

dans les années 90, GM étudiait un programme d’auto électrique, appelé EV1. Cette voiture fut le premier véhicule électrique de série produit par General Motors aux États-Unis et avant la Pontiac G6, fut le seul véhicule de l’histoire de cette société a porter la marque « General Motors ». Cette voiture était uniquement disponible en location longue durée et non à la vente. GM loua plus de 800 voitures EV1 sur les 1100 produites, les véhicules loués devant contractuellement être restitués à GM après le terme de la location de 3 ans. Elles étaient disponibles en Californie et en Arizona et pouvaient être louées et entretenue chez les concessionnaires Saturn.

Les modèles Gen 1 pouvaient parcourir entre 91 et 150 km avec les batteries à acide manufacturées Delco et ce, en une seule charge de batterie. Les voitures EV1 Gen 2 pouvaient parcourir 120 à 240 km dans les mêmes conditions avec les batteries hybrides nickel et métal Ovionic et 120 à 160 km avec les batteries Panasonic. Un prototype EV1 modifié est parvenu à détenir le record de vitesse des véhicules électriques en se déplaçant à une vitesse de 295 km/h en 1994.
L’EV1 était un véhicule conçu spécialement pour l’électrique et non pas l’adaptation d’un véhicule existant . GM utilisa plusieurs technologies avancées dont :

– Châssis en aluminium 
– Panneaux latéraux résistant aux chocs 
– Freins avec système anti-blocage 
– Contrôle de la motricité des roues avant 
– Pompe à chaleur au lieu de l’air conditionné 
– Démarrage et allumage sans clef 
– Verre n’autorisant l’échange thermique que dans un sens ce qui permet une meilleure isolation 
– Le système de freinage permet de recharger la batterie lorsque les freins sont actionnés 
– Pneus anti-crevaison 
– Coefficient aérodynamique très faible (=0.19) 
– Jantes en alliage extra-léger 
– Pneus à faible résistance 
– La plupart de ces technologies avaient pour but d’améliorer l’efficacité globale de l’EV1.

L’expérience de posséder un tel véhicule était unique et une réelle récompense suite aux difficultés subies par les personnes qui réussirent à se les faire louer. Le EV1 avait la plus faible résistance à l’air de tous les véhicules jamais créés. Les conséquences de cela étaient que, aux vitesses que l’on pouvait atteindre sur l’autoroute, le seul son audible correspondait le plus souvent aux vrombissements réguliers créés par les roues; le moteur et le mouvement du vent sur la carrosserie n’en produisait aucun. A des vitesses plus faibles, et à l’arrêt (notamment à ceux qui sont forcés par les feux de croisement), on ne pouvait entendre aucun son. Les performances étaient excellentes avec un passage 0-60 times en un intervalle de temps de 8 s. La vitesse maximale était limitée à 125 km/h même si le système de propulsion du EV1 et sa forme aérodynamique autorisaient théoriquement d’atteindre 300 km/h. Ces données ainsi que d’autres étaient affichées au tableau de bord dans un style futuriste enjambant un trait incurvé en haut du tableau de bord.

MAIS…

En 2001, à la surprise générale, GM annula le programme EV1. Malgré des listes d’attente de clients et un retour positif des locataires, GM prétexta qu’il ne pourrait écouler assez de voitures pour rendre ce programme rentable et qu’une liste d’attente de 5000 personnes ne générait que 50 clients réellement disposés à louer. Cependant, chaque EV1 offerte à la location, trouva preneur. Le prix du véhicule utilisé pour le calcul des loyers variait de 33 995 $ à 43 995 $, ce qui représentait des loyers mensuels de 299$ à 574$. Un officiel de l’industrie automobile déclara que chaque EV1 coûtait à GM environ 80 000$, incluant les coûts de recherche et de développement. Le prix de location des véhicules dépendait également des remises pratiquées par les états. A l’époque. Le coût de l’électricité utilisée comme énergie du véhicule équivalait à l’époque entre 1/3 et 1/2 du coût équivalent en essence. Les clients en cours et sur liste d’attente ne cessaient d’augmenter. Cependant malgré les certitudes de profit à moyen terme, General Motors décida d’arrêter net le programme sans même tenter de prolonger de quelques mois les contrats de location pour éponger les pertes, la firme perdit en effet plus de 2 milliards de dollars dans le projet à la suite de cette décision absurde et inexplicable.

À l’échéance de la concession, les voitures furent entreposées dans une installation à Burbank, Californie. GM a fait don d’une petite fraction de la totalité des EV1 à des collèges et universités à des étudiants en ingénierie, ainsi qu’à de nombreux musées, incluant la Smithsonian Institution. En date du 19 juin 2006, la voiture était retirée de la Smithsonian. En mars 2005, les dernières 78 entreposées ont été transférées aux GM Desert Proving Grounds à Mesa, Arizona, pour êtres broyées, concassées et recyclées. Par la suite, les derniers locataires de ces incroyables machines ne purent s’opposer à la reprise de leurs véhicules et assistèrent médusés à la destruction de ces engins futuristes. Aujourd’hui la dernière EV1 est exposée dans un musée mais ce n’est qu’une carrosserie vide sans moteur ni équipement.

Un reportage diffusé sur la chaîne publique PBS en juillet 2006 accuse les lobbies pétroliers et l’administration Bush d’avoir poussé GM à arrêter le programme de l’EV1 et à en faire disparaître toute trace. General Motors croyant avoir réussi à faire oublier le projet EV1, a osé pousser le cynisme en présentant il y a quelques mois au dernier salon de Detroit une voiture électrique « révolutionnaire » n’ayant que 50 klm d’autonomie alors que l’EV1 pouvait dépasser pour certains modèles 200klm d’autonomie!!! De qui se moque t-on ? Autres lobby pointé du doigt dans le film, les garagistes et les revendeurs de pièces détachées qui n’ont aucun intérêt à voir débouler des autos dont l’entretien ne requerrait plus autant de visites par leurs officines.

C’est ainsi que les derniers développements de la recherche automobile se focalisent sur des modèles hybrides mi essence, mi-électrique qui comme cela a été prouvé, consomment bien plus d’essence que des petites cylindrées et permettent aux concessionnaires de réaliser de gros profits dans leurs réseaux de service après vente. 

Alors que faut-il retenir de tout ça ? Je viens de te prouver à travers des faits réels et vérifiés que tu peux retrouver dans le film documentaire « Who killed the electric car? » sorti en DVD aujourd’hui, que les technologies pouvant sauver la planète existent depuis les années 90 mais que la forme actuelle du capitalisme et les intérêts de quelque-uns, font que ces projets sont ralentis voire enterrés lorsque comme dans le cas de l’EV1, ils s’avèrent trop en avance sur leur temps.

Que dire de plus ? consternation, colère… ou alors lassitude de rigueur… Je ne sais même plus comment réagir en apprenant de telles choses. Je rêve juste d’un procès mondial des responsables de ce carnage.

Mais là, il ne faut pas rêver…

14 ans plus tard, il est encore moins possible de rêver. Nous sommes à présent tout à fait réveillés et informés sur la question des voitures dites « vertes ». Alors au risque de verser dans un ultracrépidarianisme de petit blogueur, je voudrais évoquer le fait que de nos jours face à la raréfaction des énergies fossiles, les industries automobiles et de l’énergie sont en pleine reconversion et misent tout sur l’électrique en se donnant une image de sauveurs de planète (en un mot le greenwashing). Hélas, ces acteurs économiques ne le font pas par conviction mais seulement par obligation pour continuer de contrôler la partie tout en maintenant leurs lucratifs monopoles.

Mais le pire dans tout ça , et là je vais sans doute choquer, c’est que les énergies vertes n’existent pas. En décembre dernier, le documentaire  » La face cachée des énergies vertes  » de Guillaume Pitron et Jean louis Pérez dévoilait le prix à payer pour ce beau rêve d’énergie propres et renouvelables. Ce très bon reportage n’est hélas plus en ligne ni sur le site d’Arte ni sur sa chaine YouTube (ben voyons) mais il montrait le prix de l’extraction des métaux rares en Chine et en Amérique du sud sur lesquels repose les énergies vertes: pollution, cancers, exploitation des pauvres… Ce documentaire est accablant et nous aide à réviser nos conceptions en nous faisant comprendre que l’invention des énergies verte se résume en grande partie par l’exportation de la pollution créée pour les générer. Une fois que vous comprenez cela, vous avez moins envie de vous la jouer écolos avec votre voiture électrique.

Du coup aujourd’hui bien loin de pleurer sur le triste sort d’EVA1, je me dis que la seule énergie verte c’est celle que nous économisons, et vu nos modes de vie de plus en plus consommateur d’énergie, je pense que mon assertion péremptoire est vérifiée : l’énergie verte n’existe pas.

Archive de jours pénibles

Archive du lundi 22 janvier 2007

Cher Francis,

       Panique générale, au niveau de la formation les échéances d’examens tombent comme des mouches, je vais avoir à avaler l’intégralité de trois années d’étude pour un examen qui aura lieu dans un mois… En rentrant je découvre que mon chat est malade… Dans le monde ce n’est guère brillant, L’abbé Pierre est mort ce matin à 5h30, Hulot l’écolo annonce qu’il ne se présente pas pour les présidentielles et le petit teigneux est toujours vivant.

Pour le monde je ne puis rien faire, par contre je vais tenter de remettre de l’ordre dans ma petite vie histoire de faire face à ce soudain vent de panique. Sinon en cours nous nous sommes faits traités de « frares » un mot alsacien qui veut dire insolents d’après ce que mes collègues m’ont expliqué…

C’était bien là la seule chose drôle de la journée…

14 ans plus tard, j’ai toujours cette peur viscérale des examens qui fait qu’aujourd’hui encore dans les périodes de doute je fais le même cauchemar : je dois passer un examen important et je n’ai rien révisé. J’ai pourtant décroché tous les diplômes que je visais ( maitrise en droit privé et diplôme d’état d’éducateur spécialisé) mais rien n’y fait je me réveille encore après ces cauchemars en me disant que je n’ai rien et que je dois repasser des épreuves. Bref, encore un traumatisme avec lequel j’ai appris à vivre. Si seulement c’était le seul… 🙄

Archive Nipponophile

Archive du dimanche 15 janvier 2006

Cher Francis,

Chaque jour qui passe me déconnecte un peu plus du réel. C’est ainsi que ma surconsommation d’animation japonaise qui a pour but de combler mes manques et mes angoisses, m’éloigne peu à peu de ma propre culture et en fin du compte de la réalité.

Tout ce qui concerne le japon me fascine, j’ai ainsi passé la soirée d’hier à chercher des recettes de cuisine du pays du soleil levant à réaliser avec l’appareil de cuisson de riz que je viens d’acheter. Voilà encore un élément qui montre si besoin en était que je ne contrôle plus grand chose; acheter un ustensile de cuisine tout simplement parce qu’on le voit dans les films et animes japonais…

J’apprends chaque jour de nouveaux mots de cette langue qui devient pour moi si familière, je suis chaque jour l’actualité du pays, j’en parle systématiquement dans mes conversations avec autrui… Bref tout ce qui concerne le Japon est devenu pour moi une véritable obsession. 

Cependant mes sentiments à l’égard de ce pays sont mitigés, cet état est l’un des derniers à chasser les baleines en prétextant des études scientifiques et de plus prévoit d’augmenter ses quotas de chasse. D’autre part la société japonaise est malade, tiraillée entre son passé féodal, son traumatisme post-nucléaire, ses rapports ambigus avec la technologie et les effets dévastateurs de la récession économique. Des incidents significatifs comme l’incendie provoqué par un vieil SDF dans une gare se produisent chaque jours, ce vieil homme avait fait cela afin d’être mis en prison pour échapper au froid de l’hiver très rude que le japon connaît en ce moment.

Dans ce pays ainsi que dans d’autres contrées voisines, les enfants sont vénérés et ont tout les droits. Cette spécificité culturelle découle du fait que l’entrée dans l’adolescence confronte l’individu à une intense pression sociale dans le but de prévenir ou d’entraver l’échec scolaire. De nombreux jeunes ne supportent pas cette violence et décident de se murer dans leurs chambres pour fuir la réalité de ce monde qui les blesse. Face à cela leurs parents aussi démunis qu’eux et ne trouvant aucun moyen de les rassurer, n’ont pour autre choix que de leur fournir à manger en leur tendant chaque jour un plateau dans une porte entrebâillée. C’est ainsi que des milliers d’adolescents en majorité des garçons sont cloîtrés dans une petite pièce où ils passent leur temps à dormir, regarder des animes ou des films et bien sûr surfer sur le web. C’est le fameux syndrome du Hiki-Komori, un trouble que certains psychologues tentent d’apaiser en intervenant à domicile. Il y a fort à parier que tout comme les pokemon (pas de « s » à pokemon) cette nouvelle pathologie psychosociale finisse par s’exporter elle aussi dans nos pays. Encouragée par la crise de l’économie et des valeurs, par des effets de mode stupides ainsi que par le désengagement des nouveaux parents, le Hiki-Komori à la française ferai très vite de très nombreuses victimes.

Au  terme de ce petit exposé un peu bancal dans lequel j’aurai encore tant de choses à ajouter, je me rends compte, mon cher Francis, que mon attachement pour le Japon va bien plus loin qu’un simple fantasme. Mon rêve japonais ne prend pas la forme d’un karaoké à Tokyo comme d’autres rêveraient d’une chevauchée sur la route 66 en Californie. 

En fait la raison qui explique ma fascination pour ce pays s’explique par le fait que plus je l’étudie, plus j’y retrouve mes propres problèmes et mes propres souffrances ainsi que les mécanismes et stratagèmes que je mets en place pour en minimiser les effets.

Cette prise de conscience empathique faute d’être constructive, m’aide à prendre de la distance par rapport à mes problèmes. En effet découvrir que mes frustrations et mes peurs sont vécues par d’autres personnes dans une société si loin de la mienne légitime mes propres souffrances tout en m’aidant à en comprendre les raisons et quelquefois à espérer.

14 ans plus tard, mon attachement pour la culture japonaise reste le même. Je suis allé assez loin dans l’étude de la langue japonaise et je comptais commencer à aborder l’écrit et les constructions de phrases mais entre ma situation familiale et mon nouveau regard sur le Japon, je me suis rendu compte que j’avais perdu toute envie d’y voyager un jour. Du coup j’ai laissé tomber mon apprentissage de la langue mais il m’en reste encore assez pour comprendre des choses simples en regardant les films et animes nippons. Cependant mon regard est de plus en plus critique vis à vis des travers socialement tolérés dans ce pays. La différence culturelle c’est intéressant mais pas lorsqu’elle est source de souffrances, d’injustices et de mise en danger de l’environnement. Enfin, j’avais raison pour les hiki-kimori, à présent il y en a en France, je l’ai vu dans un reportage récent. Il est donc peut-être temps de prendre encore plus de distance avec cet amour de jeunesse tout en continuant à déguster des morceaux choisis de cette riche culture. Bref, entre le Japon et moi le divorce est acté mais pas la séparation de corps vu qu’il continue de me posséder. 😈

Arch’hiver

Archive du vendredi 8 janvier 2010

La grande glissade

Pour la première fois, conduire sur la neige ne m’a pas amusé. Je n’ai pas eu peur et ma brave Toshiyuki a fait honneur à son nom en affrontant la situation avec courage. Mais là franchement en fin de semaine et sur le trajet retour, en montée donc, c’est vraiment agaçant.

11 ans plus tard, Toshiyuki (c’est le nom de ma vieille 309) se repose au garage en attendant la suite de ses réparations et la neige tout comme la vie sans les masques semble n’être plus qu’un lointain souvenir. Le surnom de ma voiture est composé de deux kanji l’un qui évoque la neige « yuki » et l’autre une idée de force « toshi » .

Quelques flocons aujourd’hui dans la cour de l’école et des enfants qui en sont réduits à faire un bonhomme ne mesurant que 50 centimètres et constitué de neige noire car pleine de saletés vu que le précieux matériel a été raclé sur le sol. Du coup j’en viens à regretter les hivers d’il y a dix ans où je rentrais avec ma vielle guimbarde sans chauffage et en risquant l’accident. 🙄

Archive de nouvelle année

Archive du lundi 1er janvier 2007

Cher Francis,

       Il est 6h00 du matin j’ai tenu ma résolution et je suis là dans la pénombre de la salle du bas à t’écrire ce premier message du premier jour de l’an. 

Tel un veilleur j’attends l’aurore mais pour l’instant je vis des instants feutrés au sein d’une nuit qui a des allures d’éternité. Devant moi le vieil ordinateur  » Dellia » peine pour m’accompagner dans mon marathon nocturne. Le bourdonnement habituel de son ventilateur est devenu dans ces instants silencieux un vacarme assourdissant auquel se rajoute un bruit de tonnerre, celui de mes doigts fatigués tapant sur le clavier.

Je suis assis à moins de deux mètres de la grande porte fenêtre, j’ai tiré les rideaux qui d’habitude cachent ma présence quasi continue devant mes machines. Ainsi je peux scruter le ciel à la recherche du premier signe de lumière. Pour moi l’année 2007 ne sera vraiment là que lorsque le soleil aura déchiré le voile sombre de cette nuit sans étoiles.

Pour l’instant la pluie tombe à flot sur ma nouvelle vieille voiture garée dans l’allée, le réverbère qui éclaire le coin de la rue la fait étinceler de milles feux. C’est ainsi que ce bon vieux tas de tôle brille dans cette nuit agonisante tel un bijou placé dans un écrin noir garni de velours pour rehausser son éclat.

Si mon regard cherche à aller plus loin mes yeux se retrouvent comme aspirés par les ténèbres qui ont recouvert le paysage d’ordinaire planté comme un décor devant ma demeure. Mais où sont les montagnes? les arbres? les prairies ? existent-ils vraiment en dehors du jour ?

Soudain une angoisse irrationnelle surgit en moi; et si le soleil ne se levait pas ?

Amusé et inquiet à la fois j’ai lâché mon clavier pour coller mon visage à la vitre froide, très vite je constate rassuré que le haut du ciel est passé de noir à gris anthracite profond, la grande mécanique céleste est donc toujours en marche.

« longue pose de contemplation le nez plaqué contre la porte fenêtre »

Soudain un son familier vient s’ajouter à celui du bourdonnement de l’ordinateur, l’église du village vient de sonner sept coups. Me voici encore un peu plus rassuré, le soleil va bientôt se lever et la réalité existe encore en dehors de cette pièce où je me suis enfermé…

Enfermé ? Quel idiot je suis ! je vais louper ce que je tente de te décrire !!! bon je t’enverrai ce message dans une heure puis j’irai me coucher…

ah j’oubliais…        Bonne année 2007 !!!

Je dois avoir la même tronche que le gars sur le dessin sauf que moi ce n’est pas du champagne ou de l’aspirine qui est dans mon verre mais un genre de red bull (boisson à base de taurine) qui m’a aidé à passer la nuit sans dormir. Vu que j’en ai bu deux litres je pourrais faire une deuxième nuit blanche, mais je pense que je vais arrêter là. Morphée ! Morphée ! T’es où ?

13 ans plus tard j’ai choisi cet article du premier janvier 2007 car les autres années je parlais de mes résolutions idiotes, celles que l’on fait pour ne jamais les tenir… J’aime bien ma poésie maladroite du début de texte, à cette époque je rêvais d’écrire des histoires mais je me suis vite arrêté de rêver en constatant les limites de mon expression écrite et mon incapacité à structurer un récit. Bon qu’importe, aujourd’hui j’ai tant d’autres choses à explorer et à abandonner ! 😆

Allez, bonne année 2021 avec tous mes meilleurs vœux de bonheur et de santé à toutes les personnes qui viennent encore visiter ces pages. 😀

Archive de Noël

Archive du 25 décembre 2008

Quand John Lennon chantait cette chanson de Noël et que je l’écoutais en étant enfant je ne faisais pas attention aux paroles et à leur sens réel, Je pensais que c’était une jolie chanson de Noël avec des clochettes et des paroles à la guimauve.

Maintenant que parle anglais et que je connais l’œuvre et le combat de Lennon, je comprends la portée et le sens réel de cette chanson.

Ce n’est pas de l’ironie ni un sarcasme, aujourd’hui nous fêtons Noël souvent dans une joie béate sans nous soucier de ce qui se passe dans le monde, ce monde qui s’achemine vers un destin qui ne cesse de s’assombrir de jour en jour…

Douze ans plus tard, alors que nous arrivons à la fin de cette année 2020 qui, en attendant pire, restera comme une des plus horrible de nos vies, cette chanson pleine de colère face aux injustices et aux violences dans le monde me semblait être un bon choix comme archive de Noël. A vrai dire le reste était plutôt inconsistant… 🙄

Je reste bloqué sur la phrase :  » Joyeux Noël et bonne année, espérons que ce soit une bonne année sans aucune peur » J’ai presque envie d’y croire…

Bon et bien joyeux Noël tout de même à celles et ceux qui ont la chance d’aimer encore cette fête ! 😀

Éduc dans la neige…

Archive du vendredi 18 décembre 2009

Koni Omega, super Omegon 90mm Portra 400 NC

Et oui, une fois de plus le mois de décembre n’est pas très riche en archives. Au fond c’est normal car à cette époque de l’année (les deux semaines avant Noël) , je suis toujours occupé par le spectacle de Noël au travail. Du coup j’ai ressorti une photo prise en 2009, à l’époque je m’entendais bien avec mon Rapid Omega 100 et j’exposais des dizaines de rouleaux de films dans la cour de l’école.

Ce jour là c’est mon collègue et ami Sylvain qui s’y était collé en prenant une pose sympa. Onze ans plus tard il travaille toujours dans mon équipe mais lui est resté à l’établissement où il fait des merveilles en s’occupant des enfants les plus en difficultés. Sylvain est très expansif, il fait du théâtre en amateur et utilise ses talents dans des activités éducatives qu’il met en place pour stimuler les enfants.

Avec la pandémie et les changements dans notre travail, nous nous voyons moins mais de temps à autres en sortant des réunions, nous nous installons sur le perron de notre lieu de travail en nous discutons avec la pincée de professionnels dont nous nous sentons proches. Il nous arrive parfois de sortir une bouteille et de faire ce que j’ai appelé des « apérrons » (apéros sur le perron). Voilà c’est ça la vie d’éduc en « off ». 😎

Archive photographique (encore)

Les apprentis photographes

Archive du jeudi 11 décembre 2008
Zeiss Ikon LKE, HP4, développement maison.

Ce matin, lorsque j’ai regardé ce que j’avais écrit les 11 décembre, je n’ai rien trouvé de vraiment intéressant. Alors du coup j’ai choisi le 11 décembre 2008 et une photo qui montre le début de mon atelier photo avec les enfants au travail. Chaque année je les amenais sur le marché de noël et ils rapportaient de très belles photos.

Cette année pas de marché Noël et pas non plus de sorties photo. Merci au virus…

Reste que je suis toujours autant impressionné par le rendu de mon LKE, un petit appareil rigolo que du coup j’ai bien envie de ressortir. Mais pour l’instant je dois monter un spectacle de Noël en DVD, plusieurs jours de travail vont être nécessaires. Mais c’est bien pour ça que je suis en vacances un jour plus tôt que ma semaine d’ancienneté ! 😀