Nous n’irons plus au bois…

… Le banc est cassé !

Donc dur de s’assoir pour se reposer.

Photo faite avec mon Lumix FZ48 mardi pendant une sortie au bois avec les enfants de mon groupe, leur maitresse, ma collègue et une animatrice qui expliquait des tas de choses et racontait des histoires à des enfants qui ne voulaient qu’une chose : jouer avec des bâtons. 😆

Signes avant-coureurs du printemps

Mercredi matin en allant au travail j’ai vu deux jeunes s’embrasser sur le chemin du lycée. Ils étaient baignés dans une belle lumière et cela aurait fait une très belle photo. Mais au delà de cela, voir des gens sans masques célébrer leur amour sans masques et en balançant les gestes barrières à la poubelle m’a fait un bien incroyable.

Plus tard alors qu’avec mon petit groupe de musiciens nous étions en train de préparer une nouvelle répétition, une des gamines remarque un écureuil qui fait des acrobaties dans un arbre de la cour de l’école. Du coup c’est le groupe entier qui se retrouve collé à la fenêtre pour observer l’animal. Et là je me rend compte qu’il n’y a pas un écureuil mais bien deux, il s’agit d’un couple.

Et oui encore un autre signe du printemps qui arrive ! Mais là par contre j’ai réussi à faire les photos ! 😀

Trash week : Epilogue

Et non les chats ne sont pas des gentilles boules de poils qui ronronnent tout en nous donnant chaleur et affection mais sont avant tout par nature de féroces prédateurs qui comble de l’absurde, vu que nous les nourrissons, tuent pour le plaisir. Ce jour là mon siamois en avait déjà bouffé deux de la même taille. Ce pauvre rongeur était un surmulot, entre la souris et le rat, très présent dans les terrains vagues en campagne et hélas pas assez rapide pour échapper aux chats. Depuis mon siamois a pris sa retraite, il ne chasse plus, mais ce n’est pas le cas des autres…

Renaissance

J’ai fait cette photo hier avec le peu de neige restante afin de figer la beauté de ces perce-neige qui fleurissent chaque année dans le parterre le long de mon allée de garage. Ces fleurs courageuses qui poussent à travers la neige font face aux grands froids sans sourciller. Elles ne se plaignent pas non plus du fait que les primevères, qui arrivent bien plus tard, font croire avec leur nom qu’elles sont les premières fleurs (primo vere signifie au début du printemps en latin) alors que les perce neige, les pâquerettes (et sans doute des tas d’autres fleurs moins connues), fleurissent à la fin de l’hiver bien avant cette bande de délicates prétentieuses qui attendent le printemps pour se manifester.

Le monde des humains est finalement tout comme celui des fleurs, il se divise entre celles qui travaillent dur sans se pavaner et celles qui font les belles en s’arrogeant une réputation usurpée.

C’était une petit parenthèse enchantée, j’espère que vous en avez profité car à partir de demain et ce jusqu’à samedi prochain inclus, je lance ma semaine du mauvais goût. En clair de demain à samedi prochain je ne vais poster que des choses joyeusement macabres. Non je vais bien, c’est juste mon envie du moment, j’ai loupé ma semaine « j’aime pas l’amour » pour la Saint Valentin et je voulais faire au moins une semaine thématique par an. Vous voici prévenus ! 😈

L’oiseau

C’était mercredi, pour une fois il n’y avait pas réunion l’après midi et j’avais choisi de profiter de la belle neige fraiche tombée en relativement grande quantité ces deux derniers jours, en la regardant depuis la fenêtre de ma chambre, assis-couché dans mon lit, tout en sirotant un très bon whisky breton. J’avais un de mes appareil photo numérique pour prendre en photo cette petite déchéance.

Et c’est là qu’il s’est posé sur une branche de mon mirabellier en y restant assez longtemps pour que je puisse faire plusieurs photos à travers la vitre.

Alors oui, je pourrais prendre mon livre sur les oiseaux de ma région et trouver de quelle espèce il s’agit, mais j’ai décidé de ne pas le faire, j’en ai marre de cette manie d’étiqueter le vivant pour avoir une impression de contrôle par la connaissance de notre biotope. Cet oiseau restera donc un oiseau, nah ! :mrgreen:

Sinon même si ce n’est pas une pie, cette petite parenthèse enchantée de ma vie de confiné volontaire m’évoque une chanson de Mac Cartney, et tout spécialement son troisième couplet. « It’s beautiful outside, a magpie looks for food… »

Aprésent je vais tenter de me bouger un peu pour sortir faire d’autres photos mais cette fois avec mon matériel habituel, c’est à dire du film, histoire de tenter de produire quelque chose de nouveau et de présentable pour demain. 🙄

Here comes the flood

Photo prise vendredi à 16H43 au feu rouge à travers la vitre de ma voiture. Et oui ces deux cygnes sont en train de se demander si ils vont rester sur la rivière ou alors voyager sur la route vu que les deux sont quasiment au même niveau… 😆

Chaque année c’est pareil mais là même si j’ai honte de l’écrire, tant qu’il n’y a ni victimes ni dégâts graves, je trouve cette routine presque rassurante surtout en temps de crise où l’on cherche n’importe quoi d’habituel pour se raccrocher à une normalité qui vient tant nous faire défaut.

Manquerait plus que la photo de dimanche soit aussi un cygne… Là on aurait un triplé ! En attendant de voir ça je vous laisse avec une chanson très peu connue, que j’ai en tête lorsque je pense aux inondations de plus en plus fréquentes et à ce qu’elles signifient pour l’avenir de la planète.

Le complexe d’Idéfix

Lorsque je regarde par ma fenêtre, j’ai la chance de profiter d’un très beau paysage. Vivant devant la chaine du Lomont qui forme pour moi un vrai mur avec lequel j’entretiens un rapport très particulier, j’ai passé de longs moments à contempler la succession des saisons et leurs déclinaisons chromatiques. Voici par exemple la vue devant chez moi en automne :

Le secteur vert sombre à droite de l’image ce sont bien sûr nos beaux et grands sapins comtois qui font notre fierté.

Mais hélas tout cela est du passé car le changement climatique a fragilisé nos conifères les rendant très fragiles aux scolytes et autres parasites qui eux pullulent grâce au températures très favorables. Du coup l’ordre a été donné de raser le flanc de ma belle montagne en abattant nos plus beaux sapins. 😥

Toute cette semaine, les tracteurs et tronçonneuses ont travaillé la journée entière en commençant très tôt c’est à dire en pleine nuit pour respecter le couvre feu.

Lorsque j’étais au collège j’avais écrit une rédaction sur la mort d’un arbre, un exercice qui m’avait bouleversé. Plus tard mon voisin d’en face faisait abattre pour de sombres raisons (faire plaisir à la fille d’un élu local qui vit dans notre quartier et qui voulait avoir plus de lumière sur sa propriété) un magnifique chêne centenaire qui bien que dans sa pelouse était le cœur du quartier. Voir princesse Mononoke le même jour m’a fait déprimer pendant de longs mois.

Oui je suis comme Idéfix le petit chien d’Obélix je ne supporte pas que l’on abatte les arbres. Cela me rend très triste…

Du coup je suis allé photographier le désastre et vu que c’est une photo numérique donc sans valeur pour moi, je me suis amusé à la modifier pour symboliser ce qu’elle montre vraiment : une blessure profonde faite à la nature, à ma montagne… Il y aura du reboisement mais combien de temps pour avoir de nouveaux arbres ? Et puis ne plus voir et pire, toucher renifler de sapins, ça risque d’être juste impossible pour moi…. waouoooooooooooooooo !!!

Œuvre éphémère

Comme vous le savez, les lieux de culture sont fermés et les écoles ont un protocole encore renforcé qui interdit le sport et limite les sorties.

C’est sans doute pour ça que je me suis retrouvé au musée avec une classe de l’école ou je travaille ! 😆

Ce musée d’art moderne accueille en ce moment les œuvres de Christian Lhopital (lien sur wikipedia pour ceux que ça intéresse) qui a passé un weekend entier à dessiner une œuvre sur le grand mur du hall du musée. Cette création est éphémère et sera détruite par une bonne couche de peinture blanche dans quelques semaines. Du coup pour l’immortaliser, et donc pourrir la démarche artistique du bonhomme (lol) je me suis dit que cela serait sympa de la poster ici comme photo de la semaine. La voici donc ci-dessous, vous pouvez cliquer dessus pour la voir en encore plus grand. Si vous voyez les coquelicots et bien bravo ! Pour le reste ce sont des petits spectres difformes enfantins et inquiétants et tout ce que la paréidolie fera naitre dans vos esprits ! Brrr…

Le trop bon homme de neige

Il était une fois dans une école de quartier deux classes d’enfants un peu différents. Enfin pas tant que ça vu que ces enfants comme tous les enfants adoraient jouer avec la neige.

Et la neige justement il est était tombé pas mal ce vendredi 15 janvier, de la neige humide certes mais facile à rassembler et à modeler, bref du matériel de premier choix pour un bonhomme de neige.

Aidé par un adulte qui garde une âme d’enfant ces enfants commencèrent par ériger un petit bonhomme qu’ils nommèrent Olaf avant qu’il ne s’effondre. Le grand enfant leur ayant montré la technique pour rouler une énorme boule de neige, les enfants loin de se décourager décidèrent de créer un autre bonhomme bien plus grand et de l’ériger contre le tronc du grand merisier de la cour de l’école pour tenter de prolonger son espérance de vie. Il le nommèrent tout naturellement Olaf II.

Hélas pour lui Olaf II était né avec deux grands défauts, sa trop grande bonté et sa totale incapacité à se défendre.

C’est ainsi qu’âgé d’à peine dix minutes il fut massacré par une bande d’enfants sans cœur (ceux-là même que Freud nomme les pervers polymorphes) qui pillèrent la neige dont il était constitué pour la disperser dans des jeux régressifs et interdits par le règlement de l’école.

Repose en paix Olaf II, puisses tu renaitre un jour dans un lieu qui te permette de vivre quelques jours et quitte à faire, tente de devenir un peu plus agressif ! Mais peut-être pas en mode méchant Jack Frost tout de même ! 😆