Sur un air d’anthropophobie…

Samedi alors que je devais faire les courses, j’ai vécu une expérience des plus troublantes. Alors que je quittais le parking d’un supermarché, en voyant arriver des personnes masquées comme il se doit, je me suis mis à paniquer et je me suis engouffré si vite dans ma voiture que ces quidams l’ont remarqué et me l’ont fait comprendre à travers leurs regards amusés.

Plus tard dans un autre supermarché qui diffusait en boucle un message qui disait qu’il respectait les nouvelles mesures en limitant le nombre de personnes dans le magasin, j’ai eu d’autres mouvements d’évitement et de fuite dont l’intensité augmentait encore si il s’agissait de jeunes personnes.

Alors oui, je réalise que la pandémie par le truchement de mes peurs et névroses m’a transformé en une personne qui aura bien du mal à revivre de façon normale lorsque tout cela sera terminé (ce dont je commence à douter).

Du coup en attendant la suite, je réduis encore plus mes sorties au point de ne plus en avoir. Je n’ai plus vu une seule personne en dehors de mon travail depuis plus de six mois. Les voisins je leur parle de loin avec un masque. Les courses toutes les deux semaines au pas de course avec un masque FFP2 avant de passer une heure à nettoyer tous les emballages avec des lingettes désinfectantes. Lorsque j’achète du pain, je le repasse au four et de façon générale je ne mange rien que je ne peux soit nettoyer soit cuire. Je ne fais confiance à aucun commerçant.

Bref, je vis en mode « parano plus » mais la chose la plus inquiétante dans tout ça c’est que je m’y suis habitué très facilement.

Trop facilement même car je pense que lorsque les choses seront plus calmes, je serai bien tenté de garder le même comportement de fuite vis à vis des autres humains. Après tout mes relations avec les autres peuvent très bien se faire à travers le grand hygiaphone (Internet), non ?

Mais hélas je suis éducateur, je pratique un métier pour l’humain avec des humains alors je me dois de sortir à un moment donné de cette tentation de repli sécuritaire. Cet été si tout va bien, je vais d’ailleurs devoir organiser une exposition publique avec les photos faites par les enfants dans mon atelier photo et pour moi-même si je veux refaire des photos des gens il faudra bien que je réapprenne le goût des autres… 🙄

Histoire de vivre à l’étroit…

C’est à Londres qu’une maison très étrange fait parler d’elle suite à sa mise en vente.

Mais au lieu d’un long discours, je vous laisse regarder vous-même c’est la bleue au centre de la photo…

Alors oui, vous ne rêvez pas, cette maison qui est en fait un ancien magasin de chapeau ne mesure que 1m80 de largeur en moyenne pour une longueur dans les étages qui ne dépasse pas sept mètres..

Vu qu’elle fait trois étages en plus de l’étage inférieur prolongé par son jardin et d’une terrasse, cette bâtisse peu ordinaire offre une superficie totale de 96 m². Elle comporte deux chambres à coucher, une salle de bains, un bureau, une terrasse sur le toit et un joli petit jardin. À l’intérieur, les meubles et le reste ont été optimisés avec une grande ingéniosité pour offrir le plus d’espace malgré son étroitesse. Voici d’ailleurs le plan récupéré sur le site de l’agence immobilière WINKWORTH. Suivi d’un diaporama de photos prises sur le même site montrant l’intérieur de cette maison si peu commune:

Le plus marrant pour la fin : Cette maison achetée achetée en 2009 pour 812 993 dollars a été mise en vente par son propriétaire qui part s’installer à l’étranger pour la modique somme de 950 000 livres soit 1 million 76 mille euros au cours de ce jour. Le pire c’est qu’avec ce buzz, il risque d’y arriver très facilement. Alors si vous êtes intéressé(e)s pour vivre dans la maison la plus anxiogène que je puisse imaginer, et bien manifestez-vous très vite avant d’être supplanté(e)s par les hipsters londoniens. 😆

Tristesse

Kodak Retina, HP5 35mm, D76 et scan Nikon LS2000

Photo prise dans la rue il y a pas mal d’année de cela. J’avais donné un peu d’argent à cette pauvre dame et elle m’avait autorisé à la photographier. Le moment était si beau avec ce chat qui sentant sa tristesse tente de la réconforter en lui faisant un bisou de chat, que ça a donné une photo que je trouve très forte. Reste le sentiment de honte que je ressens encore aujourd’hui. Quand à cette dame elle a quitté la rue quelques semaines plus tard. j’espère que les autorités municipales lui ont trouvé un domicile pour elle et ses chats bien sûr.

Le complexe d’Idéfix

Lorsque je regarde par ma fenêtre, j’ai la chance de profiter d’un très beau paysage. Vivant devant la chaine du Lomont qui forme pour moi un vrai mur avec lequel j’entretiens un rapport très particulier, j’ai passé de longs moments à contempler la succession des saisons et leurs déclinaisons chromatiques. Voici par exemple la vue devant chez moi en automne :

Le secteur vert sombre à droite de l’image ce sont bien sûr nos beaux et grands sapins comtois qui font notre fierté.

Mais hélas tout cela est du passé car le changement climatique a fragilisé nos conifères les rendant très fragiles aux scolytes et autres parasites qui eux pullulent grâce au températures très favorables. Du coup l’ordre a été donné de raser le flanc de ma belle montagne en abattant nos plus beaux sapins. 😥

Toute cette semaine, les tracteurs et tronçonneuses ont travaillé la journée entière en commençant très tôt c’est à dire en pleine nuit pour respecter le couvre feu.

Lorsque j’étais au collège j’avais écrit une rédaction sur la mort d’un arbre, un exercice qui m’avait bouleversé. Plus tard mon voisin d’en face faisait abattre pour de sombres raisons (faire plaisir à la fille d’un élu local qui vit dans notre quartier et qui voulait avoir plus de lumière sur sa propriété) un magnifique chêne centenaire qui bien que dans sa pelouse était le cœur du quartier. Voir princesse Mononoke le même jour m’a fait déprimer pendant de longs mois.

Oui je suis comme Idéfix le petit chien d’Obélix je ne supporte pas que l’on abatte les arbres. Cela me rend très triste…

Du coup je suis allé photographier le désastre et vu que c’est une photo numérique donc sans valeur pour moi, je me suis amusé à la modifier pour symboliser ce qu’elle montre vraiment : une blessure profonde faite à la nature, à ma montagne… Il y aura du reboisement mais combien de temps pour avoir de nouveaux arbres ? Et puis ne plus voir et pire, toucher renifler de sapins, ça risque d’être juste impossible pour moi…. waouoooooooooooooooo !!!

Archive électrique

Archive du lundi 29 janvier 2007

Cher Francis,

Le festival du film indépendant de Sundance aux USA est souvent l’occasion pour les minorités et les militants de tout poil de faire entendre leur voix. En Juin dernier, le « Michael Moore » de l’automobile, un certain Chris Paine, présentait un documentaire polémique baptisé « Qui a tué la voiture électrique ». Le film qui sort aujourd’hui en DVD, est basé sur l’enquête d’un avocat, Doug Korthof, qui explique comment les compagnies pétrolières ont sapé le développement des ventes de voitures électriques en empêchant les études et la diffusion des batteries à haute capacité.

Korthof avance que General Motors fut le premier à racheter les droits des batteries NiMh à Panasonic/Toyota. Ceux-ci furent cédés au géant pétrolier Texaco qui fusionna ensuite avec Chevron, une autre compagnie pétrolière.
Korthof accuse alors Chevron d’avoir tué le programme Toyota RAV4-EV (Electric Vehicle) grâce à la détention de ces brevets.

dans les années 90, GM étudiait un programme d’auto électrique, appelé EV1. Cette voiture fut le premier véhicule électrique de série produit par General Motors aux États-Unis et avant la Pontiac G6, fut le seul véhicule de l’histoire de cette société a porter la marque « General Motors ». Cette voiture était uniquement disponible en location longue durée et non à la vente. GM loua plus de 800 voitures EV1 sur les 1100 produites, les véhicules loués devant contractuellement être restitués à GM après le terme de la location de 3 ans. Elles étaient disponibles en Californie et en Arizona et pouvaient être louées et entretenue chez les concessionnaires Saturn.

Les modèles Gen 1 pouvaient parcourir entre 91 et 150 km avec les batteries à acide manufacturées Delco et ce, en une seule charge de batterie. Les voitures EV1 Gen 2 pouvaient parcourir 120 à 240 km dans les mêmes conditions avec les batteries hybrides nickel et métal Ovionic et 120 à 160 km avec les batteries Panasonic. Un prototype EV1 modifié est parvenu à détenir le record de vitesse des véhicules électriques en se déplaçant à une vitesse de 295 km/h en 1994.
L’EV1 était un véhicule conçu spécialement pour l’électrique et non pas l’adaptation d’un véhicule existant . GM utilisa plusieurs technologies avancées dont :

– Châssis en aluminium 
– Panneaux latéraux résistant aux chocs 
– Freins avec système anti-blocage 
– Contrôle de la motricité des roues avant 
– Pompe à chaleur au lieu de l’air conditionné 
– Démarrage et allumage sans clef 
– Verre n’autorisant l’échange thermique que dans un sens ce qui permet une meilleure isolation 
– Le système de freinage permet de recharger la batterie lorsque les freins sont actionnés 
– Pneus anti-crevaison 
– Coefficient aérodynamique très faible (=0.19) 
– Jantes en alliage extra-léger 
– Pneus à faible résistance 
– La plupart de ces technologies avaient pour but d’améliorer l’efficacité globale de l’EV1.

L’expérience de posséder un tel véhicule était unique et une réelle récompense suite aux difficultés subies par les personnes qui réussirent à se les faire louer. Le EV1 avait la plus faible résistance à l’air de tous les véhicules jamais créés. Les conséquences de cela étaient que, aux vitesses que l’on pouvait atteindre sur l’autoroute, le seul son audible correspondait le plus souvent aux vrombissements réguliers créés par les roues; le moteur et le mouvement du vent sur la carrosserie n’en produisait aucun. A des vitesses plus faibles, et à l’arrêt (notamment à ceux qui sont forcés par les feux de croisement), on ne pouvait entendre aucun son. Les performances étaient excellentes avec un passage 0-60 times en un intervalle de temps de 8 s. La vitesse maximale était limitée à 125 km/h même si le système de propulsion du EV1 et sa forme aérodynamique autorisaient théoriquement d’atteindre 300 km/h. Ces données ainsi que d’autres étaient affichées au tableau de bord dans un style futuriste enjambant un trait incurvé en haut du tableau de bord.

MAIS…

En 2001, à la surprise générale, GM annula le programme EV1. Malgré des listes d’attente de clients et un retour positif des locataires, GM prétexta qu’il ne pourrait écouler assez de voitures pour rendre ce programme rentable et qu’une liste d’attente de 5000 personnes ne générait que 50 clients réellement disposés à louer. Cependant, chaque EV1 offerte à la location, trouva preneur. Le prix du véhicule utilisé pour le calcul des loyers variait de 33 995 $ à 43 995 $, ce qui représentait des loyers mensuels de 299$ à 574$. Un officiel de l’industrie automobile déclara que chaque EV1 coûtait à GM environ 80 000$, incluant les coûts de recherche et de développement. Le prix de location des véhicules dépendait également des remises pratiquées par les états. A l’époque. Le coût de l’électricité utilisée comme énergie du véhicule équivalait à l’époque entre 1/3 et 1/2 du coût équivalent en essence. Les clients en cours et sur liste d’attente ne cessaient d’augmenter. Cependant malgré les certitudes de profit à moyen terme, General Motors décida d’arrêter net le programme sans même tenter de prolonger de quelques mois les contrats de location pour éponger les pertes, la firme perdit en effet plus de 2 milliards de dollars dans le projet à la suite de cette décision absurde et inexplicable.

À l’échéance de la concession, les voitures furent entreposées dans une installation à Burbank, Californie. GM a fait don d’une petite fraction de la totalité des EV1 à des collèges et universités à des étudiants en ingénierie, ainsi qu’à de nombreux musées, incluant la Smithsonian Institution. En date du 19 juin 2006, la voiture était retirée de la Smithsonian. En mars 2005, les dernières 78 entreposées ont été transférées aux GM Desert Proving Grounds à Mesa, Arizona, pour êtres broyées, concassées et recyclées. Par la suite, les derniers locataires de ces incroyables machines ne purent s’opposer à la reprise de leurs véhicules et assistèrent médusés à la destruction de ces engins futuristes. Aujourd’hui la dernière EV1 est exposée dans un musée mais ce n’est qu’une carrosserie vide sans moteur ni équipement.

Un reportage diffusé sur la chaîne publique PBS en juillet 2006 accuse les lobbies pétroliers et l’administration Bush d’avoir poussé GM à arrêter le programme de l’EV1 et à en faire disparaître toute trace. General Motors croyant avoir réussi à faire oublier le projet EV1, a osé pousser le cynisme en présentant il y a quelques mois au dernier salon de Detroit une voiture électrique « révolutionnaire » n’ayant que 50 klm d’autonomie alors que l’EV1 pouvait dépasser pour certains modèles 200klm d’autonomie!!! De qui se moque t-on ? Autres lobby pointé du doigt dans le film, les garagistes et les revendeurs de pièces détachées qui n’ont aucun intérêt à voir débouler des autos dont l’entretien ne requerrait plus autant de visites par leurs officines.

C’est ainsi que les derniers développements de la recherche automobile se focalisent sur des modèles hybrides mi essence, mi-électrique qui comme cela a été prouvé, consomment bien plus d’essence que des petites cylindrées et permettent aux concessionnaires de réaliser de gros profits dans leurs réseaux de service après vente. 

Alors que faut-il retenir de tout ça ? Je viens de te prouver à travers des faits réels et vérifiés que tu peux retrouver dans le film documentaire « Who killed the electric car? » sorti en DVD aujourd’hui, que les technologies pouvant sauver la planète existent depuis les années 90 mais que la forme actuelle du capitalisme et les intérêts de quelque-uns, font que ces projets sont ralentis voire enterrés lorsque comme dans le cas de l’EV1, ils s’avèrent trop en avance sur leur temps.

Que dire de plus ? consternation, colère… ou alors lassitude de rigueur… Je ne sais même plus comment réagir en apprenant de telles choses. Je rêve juste d’un procès mondial des responsables de ce carnage.

Mais là, il ne faut pas rêver…

14 ans plus tard, il est encore moins possible de rêver. Nous sommes à présent tout à fait réveillés et informés sur la question des voitures dites « vertes ». Alors au risque de verser dans un ultracrépidarianisme de petit blogueur, je voudrais évoquer le fait que de nos jours face à la raréfaction des énergies fossiles, les industries automobiles et de l’énergie sont en pleine reconversion et misent tout sur l’électrique en se donnant une image de sauveurs de planète (en un mot le greenwashing). Hélas, ces acteurs économiques ne le font pas par conviction mais seulement par obligation pour continuer de contrôler la partie tout en maintenant leurs lucratifs monopoles.

Mais le pire dans tout ça , et là je vais sans doute choquer, c’est que les énergies vertes n’existent pas. En décembre dernier, le documentaire  » La face cachée des énergies vertes  » de Guillaume Pitron et Jean louis Pérez dévoilait le prix à payer pour ce beau rêve d’énergie propres et renouvelables. Ce très bon reportage n’est hélas plus en ligne ni sur le site d’Arte ni sur sa chaine YouTube (ben voyons) mais il montrait le prix de l’extraction des métaux rares en Chine et en Amérique du sud sur lesquels repose les énergies vertes: pollution, cancers, exploitation des pauvres… Ce documentaire est accablant et nous aide à réviser nos conceptions en nous faisant comprendre que l’invention des énergies verte se résume en grande partie par l’exportation de la pollution créée pour les générer. Une fois que vous comprenez cela, vous avez moins envie de vous la jouer écolos avec votre voiture électrique.

Du coup aujourd’hui bien loin de pleurer sur le triste sort d’EVA1, je me dis que la seule énergie verte c’est celle que nous économisons, et vu nos modes de vie de plus en plus consommateur d’énergie, je pense que mon assertion péremptoire est vérifiée : l’énergie verte n’existe pas.

S.O.S dépanneur !

Cette semaine, un autre site très utile puisqu’il permet de trouver dans toute la France les dépanneurs tout près de chez vous. J’ai testé en regardant ceux de mon village et je peux dire que le site est très complet ! Alors si comme moi vous n’êtes pas polyvalent et que vous vous trouvez face à un souci domestique, pensez donc au site http://www.allo-reparateurs.fr/ 😎

Musique

Cette année, je prends le travail à 11h00 le lundi matin. Ce lundi en partant vers 10H00 de chez moi, je passe devant la porte de la salle du bas où est installé mon matériel musical et j’observe amusé que pour des raisons qui m’échappent un peu, un arc en ciel se dessine sur le mur tout près de la basse de Sarah.

Alors est-ce un petit coucou d’outre tombe de la part de ma nièce ou juste une diffraction de la lumière causée par le double vitrage? Hélas étant rationnel je connais la réponse. Reste le symbole. Bibliquement l’arc en ciel est un symbole d’alliance (facile de comprendre pourquoi ce pont de lumières multicolores entre deux lieux mal définis évoque ce concept) mais plus prosaïquement c’est aussi un symbole de bonheur voire de richesse pour celles et ceux qui ayant gardé leurs âmes d’enfants, imaginent un pot d’or censé se trouver à une extrémité de l’arc coloré.

Cet événement banal quoique mâtiné de rêveries est le point de départ d’une réflexion que je mène ce soir afin d’utiliser ce blog pour faire le point sur un aspect important de ma vie.

Car oui depuis le premier confinement, la musique s’est replacée au cœur de ma vie me poussant à prendre des cours de guitare et de basse. Mon prof de guitare me donne aussi des cours d’harmonie pour m’aider à comprendre l’art de la composition afin de me permettre de terminer ce morceau de musique entamé en mars dernier alors que je pensais que le monde allait s’écrouler. Je suis donc à fond dedans et avec ma nouvelle discipline d’emploi du temps, je trouve davantage de temps disponible pour m’entrainer et étudier la théorie et le solfège musical.

Mais hélas tout cela n’est pas si simple et parfait et ma quête d’apprentissage butte sur de nombreux obstacles. Le premier réside dans mes limites intellectuelles et mes difficultés de raisonnement, celles-là même qui ont fait de moi un littéraire malgré mon amour de toujours pour les sciences. La musique étant très mathématique je suis donc parfois obligé de recourir à des dessins pour reposer les choses pour pouvoir les comprendre et ce alors que je n’en suis qu’au début de l’étude du solfège. J’ai aussi des soucis de mémoire car je vois beaucoup de choses qui font appel à de la mémoire visuelle qui m’a toujours fait défaut, mes fichues gammes que je n’ai pas travaillé depuis un mois sont donc oubliées et je vais devoir me les remettre en tête. Une autre de mes difficulté réside dans les douleurs au niveau de mes mains. Ces tortures sont le fruit de ma vieillesse qui commence à se manifester mais aussi comme le disent mes profs de mes rigidités de guitariste qui a travaillé seul pendant bien trop longtemps et prenant des habitudes dommageable pour ma progression et pour la santé de mes articulations.

Si j’ajoute à cela la frustration et la honte que je ressens chaque fois que je n’arrive pas à réussir un exercice imposé au point d’en pleurer parfois, et bien je me demande pourquoi je m’accroche encore à ce projet musical.

Et là j’ai beau me poser la question tous les jours de ma vie ou presque, la réponse se manifeste invariablement en mon fort intérieur, la musique a sauvé ma vie en mars dernier lorsque je touchais le fond et continue de faire vibrer toute mon âme, au point de vouloir la faire découvrir aux enfants avec lesquels je travaille. La musique c’est une amie sincère et exigeant qui vous renvoie toujours au visage vos pires faiblesses et défauts tout en se rendant indispensable à votre bien-être. Une fois que l’on décide de voyager avec elle et ce peu importe la durée du trajet que l’on décide de faire, il devient difficile d’abandonner ce périple en la plantant en cours de route sans perdre une partie de son âme.

Je suis donc condamné à poursuivre mes apprentissages pour atteindre mes objectifs en trouvant toujours plus de temps et de moyens pour progresser au prix de serrages de dents et de larmes refoulées édulcorées par quelques moments de grâce dont la très grande rareté en font un met d’une saveur divine.