Tuto surprise

Cette semaine mon tuto n’est pas prêt car j’ai du faire des courses et j’ai été très ralenti par Gilles et John…

J’actualiserai donc ce post demain quand j’aurai tourné et monté ce qui sera le troisième tuto de ma nouvelle chaine You Tube.

Bon, en même temps vu l’audience de ce blog (et c’est très bien comme ça) ma petite tricherie n’est pas très grave et me permet de conserver ma routine. 🙂

Archive de solitude

soltilude

Cette semaine je remonte 13 ans en arrière pour republier ce que j’ai écrit le 23 novembre 2005.

Coïncidence ou non, c’est dans le prolongement de ce que j’ai écrit mardi. Est-ce la fin de l’automne et l’arrivée des fêtes qui me dépriment ?

 

Mercredi 23 novembre 2005

Cher Francis,

Si tu n’existais pas je donnerai à chacun de mes messages quotidiens un titre différent. Par exemple ce soir mon titre serait ; Retour à l’anormal. Ce serait un clin d’œil à la reprise du trafic SNCF ainsi qu’une allusion à la nature des discussions que je vais avoir avec toi à partir de ce soir.

En effet j’ai décidé de te reparler de moi. Ce soir dans le train j’ai rencontré des collègues qui m’ont posé certaines questions qui ont remué des choses difficile mais intéressantes sur mon identité et mes problèmes.

Ainsi pour commencer je vais te parler mon cher Francis, de ma constante volonté quasi inconsciente de me faire rejeter du groupe.

Après avoir été dans ma petite enfance, admiré comme un enfant prodige j’ai peu a peu glissé dans le rejet au point de n’avoir connu que la solitude de 10 ans à maintenant. Bien sûr par solitude j’entends l’absence de relations avec les personnes de mon age et dans un cadre autre que professionnel.

Ce que je veux t’expliquer ce soir c’est que n’ayant connu que la solitude, mon comportement inconscient en partie est orienté de façon à reproduire constamment des mécanismes aptes à déboucher au rejet de ma personne par le groupe.

J’arrive à cela en adoptant un comportement fantasque, en étant lourd, grossier… sur le moment la désapprobation du groupe me procure un plaisir de l’ordre de la perversion. Cependant mon but inconscient est bien celui de me faire rejeter afin de rester dans ce que je connais depuis presque toujours, c’est à dire la solitude.

Les rares groupes qui parviennent à déjouer mes techniques n’ont cependant jamais été jusqu’à m’aider à sortir de ce système. En effet lorsque nous étions de sortie je ralentissais afin de pouvoir m’éclipser du groupe sans me faire remarquer. Pour moi être accepté dans un groupe était vraiment trop difficile car je n’avais pas connu cela depuis longtemps.

Ainsi demain je continuerai l’introspection pour me clarifier et pour t’exposer les raisons qui font que je n’ai pas le goût des autres.

 

Enfin non on va arrêter là pour cette semaine car oui, l’introspection c’est bien, mais c’est encore bien mieux lorsque l’on arrête de la pratiquer!

Mushishi, un anime contemplatif

Lorsque comme moi on consomme un très grand nombre d’animes japonais avec de l’action, de la violence graphique ou non et des contenus axés sur le divertissements voire le fan service, on est content de trouver une oasis qui permet d’accéder à la partie zen de l’animation japonaise.

Lorsque j’ai découvert Mushishi, un anime avec un rythme très lent, et une richesse extraordinaire, je me suis ressourcé tout en éprouvant un bien être hallucinant.

Cette série en deux saisons et un film « live » (bientôt une troisième saison) se déroule dans un univers japonais d’avant l’ère Meiji où un genre de médecin ambulant un Mushishi vient régler les problèmes créés par les Mushi (toujours pas de « s » aux mots japonais) c’est à dire des créatures qui évoluent à la frontière entre notre monde et l’au delà. En japonais le mot mushi est assez proche du mot anglais « bug » c’est un terme générique qui se raccroche un peu à notre mot à nous : « bestioles » mais avec une acception bien plus riche car ce mot désigne aussi bien la petitesse de la créature que le fait qu’elle nous échappe, qu’elle soit inconnue. Dans cet anime, les personnages sont complexes et le rythme de l’anime fait que l’on met du temps à comprendre leurs motivations.

Pour les gens sans sensibilité et qui recherchent les animes qui bougent, Mushishi c’est ça :

Mais pour moi Mushishi c’est ça :

Regarder Mushishi et l’apprécier c’est une porte ouverte à la contemplation avec ces paysages magnifiquement rendus par un dessin très pictural et avec une musique dépouillée et pleine de silences qui distillent des émotions bouleversantes. Cet anime force également la réflexion sur la nature humaine et son lien avec le reste de la création. Chaque épisode est comme un tableau vivant, un hommage à notre mère nature avec parfois un discours alarmant qui renvoie aux préoccupations écologiques actuelles.

Car oui je l’avoue, certains épisodes m’ont amené la larme à l’œil. Les mushi,  êtres surnaturels, primitifs et donc inconscients de leur influence sur les être vivants provoquent souvent des drames humains poignants même lorsque, et c’est le cas dans quelques épisodes, les hommes tentent de vivre avec eux en symbiose. Par le biais de ce thème fantastique, c’est toute la beauté et la fragilité de la condition humaine ainsi que son conflit avec la nature qui sont mis en avant de façon vertigineuse.

Bref chaque épisode de Mushishi est à couper le souffle avec une réalisation d’un niveau encore inégalé, un anime rare qui fait partie des œuvres qui vous transforment pour le meilleur.

Alors si vous êtes capable de regarder le ciel et d’imaginer des choses dans les nuages, si vous aimez écouter le vent et si vous avez un lien fort avec la nature, cet anime est fait pour vous et vous procurera un bien-être intense et sans cesse renouvelé.

C’est malin, en écrivant ces lignes je ressens l’envie de revoir les 48 épisodes… 😆

Une chaine un peu spéciale

C’est l’histoire un peu folle d’un type qui avait ouvert une chaine sans aucun contenu et avec pour seule raison d’être, la volonté de montrer la progression des abonnés.

Une blague sans doute, mais cela a aussi pour mérite de montrer les incohérences des grands sites de streaming qui sont des machines à faire de l’argent avant d’être un lieu de culture et d’échange. Le nombre d’abonné et donc d’espace disponible pour vendre de la pub est plus important que le contenu.

Hélas, il y a trois mois, Kevin annonçait la fin de la plus vieille blague du tube avec la vidéo ci-dessous. Dommage… 😦

Chère solitude…

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Bien qu’étant de caractère jovial et ouvert, en capacité de converser de façon décomplexée avec tout un panel de personne, je cache un terrible secret;  Je n’aime pas la compagnie des autres.

J’adore être seul avec une personne mais quand un troisième larron arrive je me sens tout de suite négligé, rejeté. C’est comme si on me disait : je t’ai causé car il n’y avait que toi mais là il y a quelqu’un de plus intéressant que toi alors laisse moi tranquille.

C’est hélas bien vrai, j’ai une si mauvaise image de moi que j’analyse, dissèque tous les comportements humains autour de moi avant de les interpréter de façon à nourrir mon petit délire d’exclusion qui à chaque fois me pousse à repartir plus profond dans ma solitude.

Du coup au quotidien je n’ai que très peu d’amis vu que je n’arrive pas à les partager et que je ne supporte pas le fait de devoir évoluer dans des grands groupes où je serai forcément mis de coté.

J’écris « délire d’exclusion » mais en fait je devrais parler de mécanisme d’exclusion car la tendance répétée que j’ai à être marginalisé dans un groupe n’est pas un délire ni une exagération mais bien une réalité objective mise en lumière de façon répétée dans des accidents successifs tout au long de ma vie.

École, collège, lycée, fac, école de formation, travail, club photo, collectif, comptoir du bar… A chaque fois c’est la même chose, je finis par provoquer de façon plus ou moins inconsciente les événements qui me marginalisent.

Cela est devenu si courant et habituel que je n’arrive même plus à prendre du recul afin de savoir si c’est en tentant d’attirer l’attention sur moi que je me plante et que je me fais rejeter ou si mon dégout des autres me pousse à tout faire pour me faire rejeter afin de retourner à ma chère solitude.

Oui chère solitude ! Lorsque je suis seul, je n’ai pas de comptes à rendre,  c’est la liberté totale dans mes paroles et mes actes et surtout je ne suis plus face à l’autre pour me comparer à lui et l’envier à tort ou à raison.

Mais en attendant une éventuelle retraite ou je me retrancherai chez moi, je dois continuer à faire comme tous les autres, faire société alors qu’en fait je ne suis qu’un loup solitaire déguisé en chien de meute.

Colère fluo

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Weekend de colère et de blocages en France, avec des gens qui, pour protester contre la montée du prix de l’essence, créent de gigantesques embouteillages ce qui les oblige, eux et les autres, à consommer plus d’essence et donc à payer plus de taxes.

Oui parfois l’insolite il ne faut pas le chercher très loin.

Pour ma part j’ai trouvé une façon de protester ruineuse pour l’état français et bénéfique pour mes finances : je retourne faire mon plein en Suisse ! Aujourd’hui sur le SP95 c’est 15 centimes de moins au litre, l’état français ne touchera pas un centime de taxes sur ce que je mettrai dans le réservoir et avec la différence j’ai du bon chocolat gratuit. 😈

Vulpix

Sinon, autre fait insolite du jour…

En France un homme de 45 ans reçois une peluche Pokemon achetée 100 euros au Japon !  🙂 Il n’est pas mignon à croquer mon goupix d’Alola ? 😎

 

 

Émilie, Fille du bokeh

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Graflex Pacemaker améliorée, Heliar 240mm ouvert à F9, plan film HP5 4×5 scanner sur système rotatif et au final un de mes plus beaux portraits, Merci Émilie !

Cette photo date un peu mais j’avais envie de la remontrer aujourd’hui car d’une part je n’ai pas eu le temps de mettre un pied dans le labo cette semaine et ce weekend cela ne sera pas non plus possible et aussi pour présenter un autre genre de photo qui me tient beaucoup plus à cœur; le portrait.

Hélas réaliser un portrait en grand format avec une chambre comme ici, cela devient de plus en plus compliqué. Cette façon de photographier est très exigeante pour le photographe et encore plus pour le modèle qui doit jouer la statue avec une grande précision surtout lorsque comme ici on travaille avec une profondeur de champ très réduite (F9/240mm sur plan film 4×5 délimite une zone de netteté de quelques centimètres). Ajoutez à cela la difficulté que l’on a à trouver des modèles tout court sans déclencher une vague de suspicion (c’est pour quoi faire ? pour mettre sur Internet… ?) Merci d’ailleurs aux dérives des réseaux sociaux qui ont hystérisé le rapport des personnes à leur image et à son utilisation dans l’espace public en le résumant à son éventuelle utilisation à des fins négatives.

Mais qu’importe, je caresse l’espoir de me remettre un jour au portrait en trouvant comme modèles d’autres personnes que les collègues de travail ou les membres de ma famille qui sont d’ailleurs trop difficiles à photographier car je les connais trop bien pour les mettre en scène en utilisant le grand format.

Tuto 02 : Reproduire une image en très grande taille avec un projecteur de diapositives

Une fois de plus, j’ai le plaisir de présenter un de mes tutos perso que j’ai monté ce matin même avant de le transférer sur la chaine You Tube de ce Blog. 😎

Que cela soit pour décorer une pièce, pour créer un poster, un décor, voire comme c’est le cas ici, un accessoire de théâtre pour des enfants, il est souvent difficile de dessiner en grand surtout lorsque l’on n’est pas doué pour les arts graphiques.

Ma méthode simple et rapide utilise un appareil que l’on trouve souvent dans nos caves et greniers; un projecteur de diapositives.Il suffit d’un ordinateur, une imprimante, du papier calque ordinaire, de caches diapo et bien sûr d’un projecteur de diapositives.

Ici j’utilise un projecteur moyen format ( mon Rollei P11 format 6×6) mais ma méthode fonctionne aussi très bien avec un projecteur  de base 35mm (24×36). On peut aussi utiliser un rétroprojecteur, mais ces appareils sont bien plus difficiles à trouver que les projecteurs de diapositives que l’on trouve dans nos maisons ou sur tous les vides greniers et ce, à très bas prix. 🙂

Ce travail de reproduction sur un support de grande taille exige bien sûr que le support vertical soit bien plan et reste immobile. La meilleure façon est de clouer ou punaiser son support sur un mur ou comme ici sur une armoire en bois. Il faut aussi penser à utiliser des feutres épais ou comme je l’ai fait ici pour ce projet très simple, une craie.

Je précise enfin que la précision de l’image projetée en noir et blanc ou en couleur permet de réaliser des projets bien plus détaillés et donc plus ambitieux que cette petite voiture simpliste, il faut juste plus de temps pour le faire.

J’espère avoir un jour des retours de personnes ayant tenté de mettre en pratique mon tuto ! 😉

Archive sinistre

yukichi

Cette semaine je déterre un texte que j’avais écrit il y a 13 ans ! 😯

A cette époque j’étais en formation et dans un module on nous avait demandé d’écrire un texte d’une certaine taille en utilisant tous les mots d’une liste donnée à part. 🙂

Ce jour là je m’étais bien défoulé… 😈 je me souviens du regard angoissé de la formatrice et du silence des mes collègues de promo. C’était ma façon, un peu perverse je l’avoue, de les secouer après avoir malmené des mois durant par leur indifférence glaciale.

 

Mercredi 16 novembre 2005

  Cher Francis,

Aujourd’hui j’ai retrouvé un plaisir depuis longtemps oublié, celui d’écrire un texte sans contraintes ni directives scolaires. Il fallait juste utiliser douze mots (en gras dans le texte). Voici ce que ça a donné avec mon humeur du jour:

NEIGE ÉCARLATE

Le jugement venait de tomber. Un homme venait de se faire condamner à mort pour le vol d’une brioche. Les personnes présentes à l’audience ne semblaient même plus s’étonner de l’étrangeté de tels verdicts. En ce mois de décembre 1794 sous le régime révolutionnaire de la terreur, cette situation était loin d’être anormale. Le pire était encore à venir. Robespierre dans sa folie meurtrière allait encore accentuer la violence de la répression refusant tout forme de dialogue avec ceux qu’il considérait comme étant les ennemis de la révolution.

Les mots prononcés par le juge résonnaient encore dans le petit tribunal de district. Le prévenu tomba à terre terrassé par l’émotion. Cet ancien paysan s’était installé en ville avec sa famille. La perte de son emploi et de toute source de revenus avait mené à la perte du domicile familial ainsi qu’à l’apprentissage de la faim et du désespoir.

La semaine dernière le père avait décidé de vendre son dernier bien, une splendide montre à gousset en argent dont il avait hérité de son oncle. Hélas, un marchand malhonnête avait profité de son état de faiblesse pour lui en donner un prix ne représentant que le dixième de la valeur réelle. L’argent avait disparu en quelques jours dans l’achat de nourriture. A présent les biens de la famille se limitaient aux habits rapiécés qui couvraient bien mal leurs corps meurtris par la faim et par la dureté des pavés sur lesquels ils dormaient la nuit.

Le père de famille cherchait du travail en ville mais sa quête demeurait vaine, personne ne semblait vouloir donner du travail à un loqueteux inconnu. Face à cette situation, sa femme n’avait plus eu d’autres choix que de mendier dans la rue. Blottis contre ses enfants afin de trouver un peu de chaleur, elle passait sa journée à tendre la main en implorant la charité chrétienne des passants là aussi en vain.

Les braves gens qui les avaient observés ces derniers jours leur avaient collé l’étiquette de mendiants paresseux ne daignaient même pas les regarder. A cette époque où triomphaient les théories libérales, l’exclusion était aux yeux des biens pensants un phénomène volontaire que la charité ne faisait qu’encourager.

Bien loin de cette conception politiques, les deux petites filles du couple ne comprenaient rien à la situation. Ce qu’elle avait pris au début pour un jeu ne les amusait plus du tout. A présent l’expression impassible de leur mère et son silence face à leurs questions suscitaient en elles de profondes angoisses que leur langage d’enfant ne pouvait plus verbaliser. Elles préféraient à présent recroqueviller leurs petits corps affaiblis par la faim et la fièvre contre celui de leur mère en espérant entre deux quintes de toux se réveiller de cet atroce cauchemar.

La nuit arriva et comme une voleuse s’empara des derniers espoirs du condamné. Il avait bien tenté de se défendre avec toute sa rage et sa passion, avançant que ce vol était un acte désespéré face à l’état d’urgence dans lequel se trouvait sa famille. En dépit de tous ses efforts le juge avait maintenu sa condamnation à mort. Il devait être guillotiné le soir même sur la place publique avec d’autres mécréants. À présent ses pensées allaient vers ses filles et sa femme elles devaient se demander pourquoi il ne revenait pas s’allonger près d’eux pour passer une autre nuit sur le pavé dur et froid. L’arrivée du bourreau mit un terme à cette pensée, alors qu’il prenait place dans la charrette des condamnés l’homme ne songeait plus qu’à sa mort imminente espérant que le fer de la guillotine qui allait séparer sa tête de son tronc ne le ferai pas trop souffrir.

Au dehors la neige s’était mise à tomber, La lumière émanant des demeures bourgeoises animées faisait briller les flocons comme des petits diamants dans le sombre écrin de la nuit glaciale. Les deux petites filles restaient indifférentes à ce spectacle, elles fixaient à présent leur mère de leurs regards vide en cherchant à comprendre pourquoi ce corps tant aimé avait cessé de leur procurer de la chaleur. La clameur d’une foule venant de la place située en haut de la rue pavée ne réussit pas non plus à les faire sortir de leur mutisme.

Sur le point d’entrer dans leur dernier sommeil, ces deux petits être fragiles sentirent une douce chaleur envahir leurs corps que la vie quittait, une chaleur comparable à celle qu’elles ressentaient en prenant leurs bains dans la bassine.

Un liquide chaud et poisseux coulait le long du trottoir dessinant le lit d’un ruisseau écarlate dans la neige qui avait commencé à s’amonceler. Le sang de leur père mêlé à celui des autres condamnés avait descendu la rue comme animé d’une volonté propre. Il étreignait à présent la femme et ses enfants en imprégnant leurs habits de sa tiède rougeur.      

Cet ultime baiser paternel avait réussi à réunir dans son linceul cramoisi cette petite famille que la misère et l’indifférence des hommes avait jeté dans la rue sans ménagement.

La neige, complice muette de la cruauté des hommes redoubla d’intensité et se mit à recouvrir avec empressement les protagonistes de ce nouveau drame humain. Il est vrai que les cadavres gelés et ensanglantés d’une femme et de deux petites filles faisaient quelque peu désordre.

 

K-On !

La semaine étant très orientée musique, continuons sur cette lancée avec les jeudis animés. A ce titre, ce qui est bien avec les animes japonais c’est que l’on peut en trouver sur tous les thèmes ou presque.

C’est donc bien naturellement que l’on trouve un très grand nombre d’Anime consacrés à la musique et ce dans de multiples registres.

Cependant les codes du shonen font que bien souvent ces animes sont exagérés et mettent ainsi en place des progressions fantaisistes ou parsèment le récit d’événements improbables.

Mais il y a des exceptions ! Dans cet univers quasi fantaisiste, K-On ! vient apporter une immense fraicheur en racontant en toute simplicité les petites histoires au quotidien de quatre filles qui font de la musique pop dans leur collège. Cet anime va donc suivre les péripéties musicales de quatre-cinq copines(Mio, Yui, Tsumugi, Ritsu et Azusa qui débarque dans la seconde saison de l’anime. Ici pas de miracles ni de grandes attentes, elles rêvent juste de passer au festival Budokan et non de signer sur un gros label. Pas non plus de rencontres avec des stars ou de situations dramatiques. Non ce sont juste quatre jeunes filles un peu fofolles et superficielles qui ont du mal à s’auto-discipliner et qui au fond préfèrent manger du gâteau ensemble que répéter.

Bref un anime bien ancré dans le réel et qui apporte une bonne dose de bonheur à tous ceux qui comme moi pratiquent la musique sans grande assiduité mais avec conviction et l’envie de se faire avant tout plaisir.

A ce titre j’ai beaucoup aimé les premiers épisodes où la plus jeune des filles, Yui,  choisit d’apprendre à jouer de la guitare et cherche à acheter son premier instrument. Au lieu de rendre cela possible avec la fortune de la jeune fille riche du groupe (et oui , il faut bien garder au moins un des poncifs du genre) c’est tout le groupe qui se met à faire des petits boulots pour lui permettre de financer son instrument. Du réel parfum guimauve, un « fluffly fluffy time » qui est le titre de l’une des chansons du groupe.

D’un autre coté cet anime tend à faire des jeunes filles des personnages asexués vu que aucun épisode n’évoque ouvertement la vie affective de ces collégiennes. Ce choix est assumé par les scénaristes mais du coup, là c’est clair, on s’éloigne du réel. C’est peut-être la faiblesse de cet anime qui reste tout de même un très bon divertissement. On se prend à s’attacher à ces filles un peu fofolles et superficielles dans le bon sens du terme c’est à dire qu’elles ne se prennent pas la tête et vivent leurs passions à fond. 😎

Cet anime a connu deux saison et un anime long métrage. Hélas je n’ai pas trouvé de lien vers un épisode complet seulement le générique de fin…