Régime extrême

Lorsque pour des raisons impérieuses de santé une personne doit rapidement perdre beaucoup de poids, il n’existait jusque là qu’une seule option : la chirurgie (anneau gastrique ou réduction de l’estomac).

Mais c’était compter sans les chercheurs de l’université d’Otago en Nouvelle Zélande qui viennent d’annoncer fièrement la création d’un dispositif magnétique qui est fixé sur la mâchoire par un dentiste.

Cette machine permet un écartement des mâchoires tout juste suffisant pour parler et bien sûr respirer mais empêche les personnes qui le portent d’absorber de la nourriture solide. Un outil spécial permet tout de même au porteur de déconnecter rapidement cette machine infernale en cas de soucis. Ah oui on imagine un peu les conséquences d’un vomissement par exemple…

Un test a été réalisé sur des volontaires dans la ville de Dunedin, le résultat est sans appel, les valeureux cobayes ont perdu en moyenne 6,36 kilos en deux semaines.

Selon Paul Brunton, le responsable de ce programme de recherche, le dispositif qui répond au doux nom de dental slim diet control (tout un programme), représente une alternative saine, sécure et économique à la chirurgie.

Mais au niveau des réseaux sociaux ce n’est pas vraiment la même chanson, les gens qui ont testé l’appareil évoquent tous une perte substantielle de leur qualité de vie et de leurs bien être tandis que d’autres décrivent le dispositif comme étant un vrai instrument de torture qui ne cadre pas avec l’éthique de la médecine moderne.

Bref, du buzz encore du buzz pour pas grand chose.

En effet, si pour maigrir il suffisait de ne plus manger de solides, ce serait bien simple d’y arriver. Les bons résultats des volontaires de Dunedin s’expliquent sans doute par le choc suivant la mise en place de l’appareil, en clair au bout de quelques semaines tout un chacun trouverai sa façon de se faire plaisir en contournant le dental slim diet control. La seule façon de maigrir est pourtant simple; il suffit de vraiment le vouloir et c’est tout.

Musical week #2: Danger Music

Après la photo du groupe Phenix publiée hier, je me suis dit que cette première semaine d’été était le moment idéel pour lancer une thématique musique sur ces sept jours. Et vu que c’est lundi c’est donc l’occasion de vous parler d’un genre très spécial de musique, la « danger music ».

Ce genre musical très minoritaire s’est développé en dans la mouvance du courant punk des années 80 et plus spécifiquement en lien avec la « noise music » ou en français la musique bruitiste, qui consiste à faire de la musique avec des objets qui ne sont pas des instruments de musique et surtout à n’utiliser que des sons désagréables et perturbants voire désagréables pour les assembler dans une composition.

Mais la danger music est allée bien plus loin, car comme son nom l’indique ce genre de musique utilisait des objets et machines improbables tout en mettant en danger la sécurité voire la vie du public. Dick Higgins est le précurseur de ce style et écrivait ses partitions sur des petits bouts de papier en voici un exemple gentil :

Tout cela reste bien sage et la danger musique ne semblait donc ne mettre en danger que les tympans ou la santé mentale du public mais c’était sans compter sur les japonais.

Dans les années 80 alors que le courant punk se déchaine au Japon, un groupe très spécial relance la danger music en la poussant dans ses retranchements. En 1984 à Osaka, Yamantaka Eye, le futur leader de Boredoms, et Mitsuru Tabata, le guitariste de Zeni Geva, forment le groupe Hanatarash. (En japonais ça se traduit par « morveux »)

Hanatarash était connu pour ses concerts durant lesquels le public se trouvait fréquemment dans des situations périlleuses. Au cours de l’un de leurs plus sinistrement fameux spectacles, Eye coupa un chat mort en deux à l’aide d’une machette et faillit se couper une jambe avec une scie circulaire qu’il avait fixé dans son dos ; le paroxysme fut atteint lorsqu’une partie de la salle fut détruite par l’utilisation malencontreuse d’un bulldozer sur scène.

Lors d’un concert à Tokyo en 1985, on demanda au public de signer une décharge à cause des possibilités de blessures occasionnées par le spectacle. Celui-ci fut arrêté car Eye s’apprêtait à lancer un cocktail molotov enflammé sur la scène. Le coût des réparations de la « performance » s’éleva à 600 000 yens (environ 4 000 euros).

Après plusieurs années de concerts intensifs, Hanatarash fut interdit dans la plupart des salles et ne put reprendre ses activités scéniques qu’après avoir abandonné ces pratiques périlleuses.

Alors que penser de tout cela ?

Et bien en dehors d’un certain amusement à imaginer un musicien faire de la musique avec un bulldozer sur une petite scène au mépris de la sécurité du public, ce genre de découverte vient m’interroger sur ce qu’est vraiment la musique et sur la place réelle de l’aspect mélodique dans cette forme d’art.

Mais avant tout cela me donne une énorme envie de reprendre mes instruments traditionnels et d’oublier cette rencontre perturbante avec des personnes trop haut perchées ! 😈

Mon lundi insolite

Et si pour ce lundi je faisais une exception en parlant d’un fait local, et à vrai dire personnel ?

Je vous préviens c’est assez anecdotique mais je vais tenter d’en faire quelque chose d’intéressant.

Alors voilà, c’était ce midi pendant la récréation. Les enfants de mon groupe et les autres enfants de l’école jouaient gentiment (ça change) à faire des tours de kaplas lorsque tout à coup une petit fille est venue vers moi toute affolée.

Elle venait de trouver un oisillon tombé du nid sous le préau, selon un des animateur c’est un queue rouge. Alors du coup branle-bas de combat pour trouver une table poser une chaise dessus et monter sur ce fragile dispositif pour atteindre le nid sous le préau.

20 minutes plus tard l’oiseau retombe !

Toujours aussi vivace, il piaille appelle sa mère panique, ses promesses d’ailes l’ont aidé à tomber sans se faire de mal, il ne sait pas encore voler mais il sait atterrir.

Et là les enfants de mon groupe avec des histoires de vies difficiles se rassemblent autour de moi et commencent à verbaliser leurs projections, il s’identifient à l’oisillon et évoquent sa détresse (il a perdu sa maman, il est tout seul il est malheureux…Laurent, aide-le fais quelque chose !).

En clair les enfants sont touchés par cette boule de plume et mes blagues sur par exemple le fait de le tremper dans de la pâte à beignet pour en faire un nugget ne les font pas rire.

Alors du coup en dépit d’un emploi du temps chargé (le cadeau de la fête des pères) je me vois donc obligé de descendre une grosse table dans la cour et une chaise pour faire à mon tour la cascade de l’animatrice. Une fois l’oisillon reposé dans son lit j’observe avec les enfants ce qui se passe, la mère est revenue, elle semble le nourrir et il ne retombe pas. Les enfants sont soulagés et moi assez content de moi.

14h45 récré de l’après midi, à peine descendu dans la cour je découvre que mon oisillon a encore refait le grand saut, un grand nombre d’enfants jouent autour de lui mais mis à part les enfants de mon groupe qui courent vers lui et la gamine qui l’a trouvé en premier, ils semblent ne plus se préoccuper de ce comique à plume qui fait dans le tragi-comique de répétition.

Du coup je me retrouve pendant toute la récréation avec l’oisillon en main et je le remonte dans notre salle. A 16h30 au moment de partir je me dis que cet emplumé m’a assez gâché la journée et du coup je le pose dans un buisson car il arrive que les mère oiseaux viennent nourrir leurs oisillons tombés à terre me dit-on. Les enfants semblent croire en cette assertion non vérifiée, Moi beaucoup moins mais bon…

Je prends ma 309 qui a repris du service aujourd’hui en touchant le volant je me brûle les paumes et cela me renvoie des tas de souvenirs. Je fais 100 mètres et tout d’un coup je décide de me garer, la culpabilité est trop grande, je dois aller rechercher ce fichu oiseau et aller au bout de mes responsabilités, non pas pour en faire un nugget, mais bien pour tenter de le sauver.

Le souci c’est que nous avons une réunion importante, le nouveau directeur de l’établissement vient se présenter, vu que c’est un ancien collègue éducateur avec lequel j’ai bien déliré, j’arrive avec l’oiseau dans la main ce qui fait bien rigoler les collègues. Puis je pose l’oiseau dans un petit truc en plastique et le voici qui tente de sortir dans la cour. Je finis par le mettre dehors à l’ombre avec un objet pour l’empêcher de sortir de son nid en plastique.

La réunion se termine un peu avant 18h00 l’oiseau est toujours en pleine forme, je l’ai ramené chez moi et là je lui ai donné trois gros vers de faine coupés en deux dans le sens de la largeur.

Il couine appelle je vais lui redonner à manger.

Si demain il est encore vivant je réfléchirai à la suite à donner à cette histoire banale mais bien embêtante… 😈

Alors là je désespère…

Vendredi soir une enchère un peu trop spéciale s’est terminée sur Ebay. L’article proposé pour rigoler à 10 cents a fini par atteindre la somme folle de 99 997 dollars ! 😯

Alors oui c’est une belle somme mais pourquoi être choqué ?

Et bien tout simplement parce que cet article n’est en fait qu’un nugget de poulet qui faisait partie d’un menu BTS (groupe de Kpop mondialement célèbre) et qui avait la forme d’un personnage d’un jeu vidéo lui aussi mondialement célèbre, le fameux « Among us ». Il résume donc à lui seul deux grosses tendances actuelles de la pop/gaming culture, c’est peu dire !

Ce bout de poulet va être livré avant sa péremption et sera donc comestible, le buzz autour de cette croquette a d’ailleurs été si intense que le vendeur propose même d’offrir un très rare paquet de sauce Szechuan la fameuse sauce mythique vendue pendant une très courte durées dans les Mac Do.

Il faut se faire une raison, nous sommes entrés dans le siècle des lobotomisés qui se laissent influencer et berner par les réseaux sociaux et les autres acteurs du web. La folie Pokemon qui m’a aidé à mettre un terme à mes débuts de collectionneur en est une belle illustration.

Bref pour vivre un peu plus heureux et libres, vivons débranchés ! 😈

L’amour du métier et vice-versa

Pour ce lundi insolite nous repartons dans un pays dont nous avions parlé il y a quelques mois à l’occasion de la sortie d’un dessin animé reposant sur les exploit d’un homme et de son phallus. Oui souvenez-vous de ce cartoon pour enfants qui avait fait un petit tollé sur place et un gros buzz dans les autres pays.

Nous revenons donc au Danemark, pays qui semble avoir un rapport à la sexualité plutôt décomplexé.

Nous sommes le 24 mai dernier, c’est à dire il y a une semaine jour pour jour. Il est 8h30 et un reportage très spécial va être diffusé. Louise Fischer, une journaliste de la station danoise radio 4 a en effet décidé de couvrir la réouverture des clubs échangistes en allant visiter l’un d’entre eux histoire d’évoquer les ressentis des habitués face à cette nouvelle phase du déconfinement tout en voulant donner un aperçu de ce qui s’y passe vraiment. En début de reportage un message demande d’éloigner les enfants et les oreilles trop prudes du poste de radio non pas à cause de ce qui va être dit mais plutôt de ce qui va être fait.

De sa propre initiative, la reporter a en effet décidé de sauter le pas en se faisant expliquer les règles de ce type de lieu avant de se livrer elle-même à des ébats sexuels tout en continuant d’enregistrer son sujet. « Peux-tu décrire ce que tu vois juste maintenant ? », l’entend-on demander à son partenaire, au milieu de sons explicites et de commentaires salaces.

Cette affaire bien loin de mettre un terme à la carrière de Louise a eu un effet inverse. La journaliste a en effet reçu jeudi dernier les lauriers de ses chefs pour son sujet. « Je trouve que c’est bien quand nos reporters essaient d’expérimenter le journalisme de façon différente », a défendu Tina Kragelund, la responsable des programmes de Radio 4. « On peut toujours faire ce qui est attendu par les auditeurs mais aussi les surprendre et leur donner de nouveaux angles et le faire de façon nouvelle », a-t-elle raconté au quotidien Jyllands-Posten.

Pour ma part je trouve cela très courageux pour une femme d’afficher sa sexualité de façon si forte et directe mais avant tout sans vouloir être prude ce qui n’est pas mon cas, je me demande pourquoi il était si important de diffuser le reportage à 8h30… 😯

Fly me to (watch) the moon

Je ne sais pas si c’est pour sauver l’entreprise de la banqueroute ou pour soulager le moral de certains riches australiens isolés du reste du monde, mais voilà que la compagnie aérienne australienne Quantas s’apprête à clôturer une série de vols vers nulle part.

Oui vous avez bien lu, Qantas organise des vols pour aller nulle part, les passagers montent dans l’avion, font un tour dans le ciel et atterrissent là ils avaient décollés. Un genre de baptême de l’air mais en Boeing 787 (photo ci dessus).

Le dernier vol d’observation de cette série se déroulera le 26 mai et aura pour but d’admirer la pleine lune au dessus des nuages avec l’astronome Vanessa Moss qui en plus d’avoir conçu la trajectoire optimale suivie par le Boeing, sera également à bord pour commenter l’évènement.  

Hélas contrairement à un baptême de l’air en Cesna, les billets pour ce voyage quasi immobiles sont plutôt onéreux. entre 320 et 950 euros en première classe. Cela n’a pas empêché la compagnie de vendre tous ses billets sur Internet en 180 secondes, un record !

Il faut dire qu’en plus d’être le dernier vol de ce genre, la pleine lune du 26 mai sera assez spéciale vu que vue depuis l’Australie, l’astre prendra une teinte rouge.

Un bien beau programme et une idée originale, mais bon, le plaisir de quelques nantis vaut-il vraiment un tel gaspillage de carburant ? 🙄

Bob éponge les dettes

Voici Noah, un petit garçon de 4 ans qui vit à New York avec sa mère. Noah présente des troubles du spectre autistique (oui je suis un professionnel en la matière, j’emploie donc les termes adéquats 😉 ) Noah adore le dessin animé bob l’éponge et aime encore plus manger les glaces à l’effigie de son personnage préféré.

Et Noah a aussi appris à l’insu de sa maman comment utiliser son ordinateur ainsi que le compte Amazon qui y est connecté en permanence.

Je pense que vous devinez ce qui s’est passé en fin de semaine dernière….

Et oui, ce qui devait arriver arriva, Noah a commandé 51 boites de ces glaces bob l’éponge ce qui représente 918 glaces et a même été assez malin pour les faire envoyer chez sa tante pour cacher tout cela à sa mère.

Cette pauvre maman a ainsi découvert le problème en consultant ses mails et en voyant la facture qui s’élevait à presque 2 700 dollars, une sommes énorme pour cette mère célibataire en cours de formation pour devenir travailleuse sociale. Bien sûr Amazon a refusé de reprendre les boites de glace qui avaient déjà été livrées chez la tante de Noah. L’age et les difficultés de l’enfant n’ont pas non plus été prises en compte par ce géant de la livraison à domicile qui n’a fait que prétendre chercher une solution au problème.

L’histoire si elle se terminait là serait bien triste mais nous sommes aux U.S.A où ce fait divers n’aurait été relayé qu’en cas de « happy ending » Et cette fin heureuse est devenue réalité par le même biais que l’origine du problème c’est à dire par Internet et plus précisément par la plateforme de crowdfunding « GoFundMe » qui a permis à des milliers de personnes de verser un peu d’argent pour aider la maman de Noah. La tirelire ainsi constituée avoisine en ce moment les 15 000 dollars. La maman de Noah ayant précisé que ce qui restera après avoir payé Amazon servira à l’éducation de son fils autiste.

Au final mis à part ce mega happy end, je me pose tout de même trois questions :

  • Pourquoi est-ce que dans un pays aussi axé sur la loi n’est-il pas possible d’annuler un contrat conclu par une personne qui n’en avait pas la capacité ? En France, un enfant autiste de 4 ans ne peut contracter !
  • Pourquoi est-ce qu’aucun journaliste ne soulève le problème de la sécurité de ces plateformes qui permettent de commander en un clic voire par la voix avec un assistant de type Alexa ou autre ? Le coup du perroquet qui faisait des commandes chez Amazon a plus fait rire qu’autre chose et c’est bien dommage.
  • Enfin et là c’est ma question méchante, est-ce que le fait de publier ces histoires de happy ending rendus possibles par la générosité des internautes ne va pas pousser les personnes à être moins vigilants en se disant qu’en cas de soucis il y aura des gens qui épongeront leurs dettes si ils viennent se plaindre ou pleurer ? Dans le cas de la maman de Noah c’est un accident qui je pense aura appris à sa mère à ne pas laisser son compte connecté, mais dans certains cas, le crowdfunding vient au secours de personnes qui ne méritent peut-être pas cette aide.

A méditer… 🙄

Insolence insolite

Aujourd’hui au lieu de vous parler d’un gars qui s’est fait pincer avec des pinçons dans son pantalon à pinces (dommage c’était marrant comme info et comme formule) j’ai envie de vous montrer ce qui se passe vers chez moi. Car oui dans le Haut Doubs on a pas beaucoup de moyens mais pas mal d’idées et d’esprit rebelle pour faire ce genre de sketch qui fleure bon l’accent et les expressions bien de chez nous.

Dans ce court vous verrez aussi les youtubeurs franc comtois les plus connus dont le fameux Morille qui est un vrai cliché sur pattes et notre gloire locale la Madeleine Proust qui a une renommée qui dépasse de très loin notre région.

Du coup ça me donne une idée; faire une semaine thématique sur la franche comté ! C’est ti point une bonne idée ? 😆

Plus blanc que blanc !

Histoire de ne pas toujours rapporter que des bêtises ou des non informations le lundi, voici une nouvelle qui sous des dehors de prime abord un peu farfelus est en fait une grande découverte scientifique.

Mais tout d’abord un petit rappel de physique, la lumière du soleil apporte de la chaleur aux objets. L’ensemble des rayonnements émis par le soleil (ultraviolet, visible et infrarouge) sont ainsi des rayonnements thermiques. Cependant la couleur de la matière joue un rôle important puisqu’elle est de nature à absorber ou à réfléchir ces rayonnements. En clair plus vos habits sont clairs et proches du blanc, plus ils renvoient la lumière du soleil et plus ils sont rafraichissants. A l’inverse porter du noir un jour chaud et ensoleillé est très déconseillé.

C’est donc sur la base de cette expérience que nous avons toutes et tous faite un jour ou l’autre qu’un groupe d’ingénieurs de l’université de Purdue dans l’Indiana s’est fixé comme but de créer la peinture la plus blanche possible. Et non, n’en déplaise à Coluche, le résultat est tout sauf du gris clair.

Xiulin Ruan, professeur d’ingénierie mécanique tient dans ses mains un panneau peint avec cette nouvelle peinture qui renvoie 98,1% de la lumière du soleil. Cette peinture utilise le sulfate de baryum, ce qui n’est pas nouveau. Ce qui l’est, c’est le processus qui a permis de maximiser l’effet réfléchissant en optimisant avec une très haute précision la taille des particules de cette substance dans le mélange.

Le groupe d’ingénieur a ainsi constaté que leur peinture pouvait garder les surfaces 4,4 C° plus froides que leur environnement vers midi quand le soleil est au plus fort.

Cette ruée vers la couleur la plus ultra-blanche est tout sauf un passe-temps de passionnés, les enjeux environnementaux sont juste immenses. Concrètement, un immeuble peint avec cette peinture ultra-blanche limiterai son recours à l’air conditionné et économiserai ainsi beaucoup d’énergie. Une généralisation de cette couleur dans les bâtiments d’une ville où l’air conditionné est très présent aurait donc un impact très positif sur l’environnement.

Cette idée est tout sauf de la théorie car dans les faits, Certaines villes peignent déjà les toits en blanc pour économiser de l’énergie. New York, par exemple, a récemment peint 929 000 mètres carrés de toits en blanc. Selon la BBC. Les scientifiques envisagent également la possibilité d’utiliser la peinture pour refroidir la planète en peignant des grands panneaux qui serait disposés sur de très grandes surfaces dans des zones inhabitées. D’après les calculs de l’équipe de l’université de Purdue, recouvrir ne serait-ce que 1% de la surface du globe en ultra-blanc réduirai le réchauffement climatique. Avec la fonte des glaciers c’est hélas l’exact opposé qui se produit en ce moment.

Tout aussi impressionné que je le suis par cette nouvelle ( j’imagine déjà avoir un déflecteur ultra-blanc pour faire du portrait grand format en extérieur), je me dois tout de même de relativiser l’efficacité de l’ultra-blanc dans le temps. Car oui tout comme les voitures et les habits le blanc est très salissant, alors l’ultra blanc devient très vite blanc avant de devenir plus foncé. Mais ceci écrit, l’ultra-blanc est tout de même 10% plus rafraichissante que les peintures les plus blanches utilisées actuellement.

Les recherches sur les couleurs se font aussi ailleurs et dans l’autre sens. En 2014 des chercheurs britanniques ont ainsi inventé l’ultra-noir qui absorbe 99,9% de la lumière visible. Nommé « Vantablack », ce produit n’était au départ ni une peinture, ni une couleur mais un revêtement issu d’un processus de fabrication ultra complexe. Ce procédé a été médiatisé lorsqu’il a été très partiellement achetée par Anish Kapoor un artiste qui détient désormais le droit de l’utiliser pour son art. En 2017, des chercheurs ont trouvé un moyen de pulvériser le Vantablack comme n’importe quelle peinture et ont ainsi peint divers objets. Le Vantablack n’est presque pas visible pour l’œil humain et si on fixe son regard sur un objet qui en est recouvert, ses dimensions disparaissent. Un ballon recouvert de Vantablack s’est ainsi transformé pour ses observateurs en un cercle plein. Cela donne l’impression que l’on est en face d’un vide abyssal, un gouffre dans l’espace, bref cela revient à regarder un trou noir ce qui doit être plutôt déstabilisant.

Alors à présent je n’attends qu’une seule chose c’est que cet artiste ait l’idée de créer une œuvre mélangeant l’ultra-blanc et le Vantablack pour créer le contraste ultime. Allez chiche ! 😀