Virus…

Après les menaces liées au climat qui se détraque, après les industriels qui empoisonnent notre planète et notre nourriture, après les terroristes et autres monstres qui veulent détruire notre société, voici donc ce que l’on attendait depuis un moment, une bonne vieille pandémie.

Je ne suis pas médecin alors je ne peux que raconter ce que je vis au travail. C’est assez folklorique et surtout très difficile à comprendre. L’Agence Régionale de la Santé ne demande rien de particulier aux écoles alors qu’à moins de 50km tous les établissements scolaires sont fermés pour deux semaines.

Par contre concernant nos enfants en établissement, l’agence préconise que nous prenions leur température deux fois par jour pour les renvoyer si ils ont de la fièvre et nous interdit toutes les sorties et activités à l’extérieur de l’établissement. Par contre la classe dans l’école qui est à 5km là ça ne pose pas de problème…

J’ai vraiment du mal à comprendre ce qui se passe et le pourquoi des décisions. Le plus inquiétant c’est de savoir que beaucoup d’enfants sont des porteurs sains du virus et peuvent ainsi le transmettre sans avoir eux-même le moindre symptôme. Du coup vu que j’en ai partout autour de moi, je me sens très exposé mais je ne m’inquiète pas pour autant, je garde mes distances et surtout je fais attention avec ma mère âgée.

A suivre donc mais pas de trop près ! 🙄

Arnaques

En ces temps de crise, force m’est de constater que l’on cherche à nous arnaquer tous les jours dans quasiment chacune de nos transactions.

Dernier exemple en date, hier je me rends dans un magasin pour acheter un four et une plaque de cuisson. J’avais fait des recherches longues et sérieuses sur le site Internet du magasin pour sélectionner le modèle qu’il me fallait et j’avais donc trouvé mes deux produits dont j’avais marqué les référence sur un papier.

J’arrive donc au magasine et là la dame qui s’occupe de moi vient me dire que le four que j’ai choisi n’est pas un four à pyrolyse alors que j’étais sûr du contraire. Elle cherche alors à me vendre un autre modèle 200 euros plus cher qui lui est un modèle pyrolyse.

Sur le moment j’hésite et je repas sans rien acheter, je retourne sur le site du magasin et sur le site du constructeur, non j’avais bien raison le four à 300 euros que je voulais acheter est bien un four à pyrolyse qui nettoie les saletés en chauffant à près de 500 degrés (et non un modèle catalyse comme la dame a tenté de me le faire croire).

Cette brave dame payée à la commission doit avoir des tas d’autres astuces dans sa manche pour augmenter le total de ses ventes et je trouve cela vraiment déloyal limite illégal. J’imagine ce qu’elle doit faire face à des personnes plus vulnérables et moins informées et je me fais peur en pensant que dans un avenir assez proche je serai sans doute déconnecté de la technologie et des pratiques de mon époque et que je serai moi aussi une de leurs victimes.

Niveau prix c’est aussi assez affligeant de voir la différence pour le même produit avec les mêmes garanties entre les prix sur le net et ceux en magasin.

Mais où est-il le commerçant expert, sympathique et loyal du temps jadis qui travaillait dans un petit magasin de quartier ? Ah oui il s’est fait couler par les grandes surfaces d’électro ménager qui elles se font à présent couler par Internet. 😈

Pour éviter de se faire avoir en magasin, il n’y a hélas qu’un seul moyen c’est de tout faire par Internet sans avoir des personnes qui vous manipulent, qui tentent de vous vendre des assurances couteuses et inutiles en plus de vos produits ou qui vous mentent pour vous fourguer un modèle plus cher.

Internet fait beaucoup de mal mais ce sera désormais mon choix pour l’électroménager. Tant pis pour le commerce en magasins réels dont les salariés et divers bénéficiaires ne devront pas se plaindre vers moi lorsqu’il n’y aura plus que des magasins en ligne.

En plus de ça je reste chez moi au chaud sans consommer du carburant sans risquer d’accident sur la route ou alors de me faire agresser ou contaminer. Non n’en jetez plus, Internet et son hyper choix c’est vraiment mon choix et tant pis pour ces commerçants qui m’ont dégoutté des transactions dans le monde réel.

Carnaval

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Aujourd’hui c’est donc Carnaval. C’est un jour assez spécial pour moi car il recèle plusieurs niveaux de nostalgie. En premier lieu, comme chaque année malgré ses soucis de santé, ma mère a fait une grosse tournée de  beignets. C’est la photo du jour faite un peu après la rédaction de ce billet que j’ai donc édité.

Poust avait ses madeleines moi j’ai mes beignets, cette douce odeur que je ne sens depuis quelques années qu’une fois par an chez moi, me transporte bien loin en arrière du temps de mon enfance et plus particulièrement des jours autour de Carnaval.

Ces carnavals de mon enfance,  se faisaient la plupart du temps avec les copains et les copines les pieds dans la neige (un machin froid blanc et marrant qui tombait du ciel de fin novembre à début avril). Nous avions cartographié notre secteur du village en repérant les personnes les plus généreuses et dès la fin de Noël nous pensions déjà à cette nouvelle occasion de nous remplir les poches de bonbons et de quelques pièces. Je me souviens avoir demandé aux gens de me donner une pièce de 1 centime car je rêvais d’en avoir une… Si jeune et déjà l’âme d’un numismate, heureusement que je me suis calmé avec ça. Donc je n’ai jamais eu de pièce de 1 centime et j’ai du attendre très tard pour en acheter une sur Ebay, disons trente ans… 🙄 A la fin de notre promenade dans la neige nous avions parfois plus de 5 francs ! Une vraie fortune que nous allions dépenser en bonbons à la boulangerie. Nous n’avions pas dix ans mais nos parents nous laissaient trainer dans les rues et dans les bois à plusieurs kilomètres de nos maisons et cela ne posait aucun problème. Niveau costume, c’est souvent ma mère qui me les fabriquait, un de mes derniers costumes a été celui d’Esteban dans les mystérieuses citées d’or, un dessin animé dont aujourd’hui encore je suis toujours fan. Mais sinon la papeterie du village vendait des dizaines de petits masques en plastique si fins qu’ils ne duraient qu’un jour. Nous regardions avec envie les premiers masques en latex, dont un de sorcière. Un jour ma voisine me l’a offert, c’était magique, je l’ai gardé plus de vingt ans. Enfin, je parle de moi mais une fois de plus nous étions toute une bande et ce temps était vraiment fait pour les enfants sans surveillance particulière.

Aujourd’hui Carnaval tombe pendant les vacances scolaires donc pas un seul enfant dans la rue et même si il y a des enfants les parents sont derrière et vérifient tout ce qui se passe. La population a changé, les villageois du temps jadis sont morts, leurs enfants sont partis trouver du travail ailleurs et en règle générale Carnaval n’est plus qu’une fête de tout petits hyper protégés par les néos ruraux angoissés à force de regarder les informations à la TV et de lire des nouvelles anxiogènes sur leurs réseaux sociaux.

L’autre raison qui faisait que l’on aimait Carnaval c’était que le lendemain toute la joie disparaissait. Il fallait suivre une longue messe pendant laquelle on recevait des cendres pour symboliser l’entrée en Carême. Pour nous les enfants cette période était pénible car elle voulait dire beaucoup moins de bonbons et l’obligation de mettre des sous dans une tirelire pour les donner à des enfants pauvres. Le geste était beau mais personne ne faisait de réels efforts pour nous expliquer l’utilité de nos privations, alors nous serrions les dents jusqu’au dimanche des rameaux où l’on avait les œufs en chocolat vendus au bénéfice des écoles privées (ça existe toujours) puis une fois passée cette horrible semaine sainte avec toutes ces messes en soirée c’était la magie de Pâques avec les œufs lapins et poules en chocolat suisse planqués dans le jardin.

Alors oui, je ne parle que de bouffe ou presque, mais bon lorsque j’étais au primaire mes seuls plaisirs ne passaient que par  la nourriture et les dessins animés du mercredi. Je n’ai jamais eu de loisirs organisés ou autres et j’étais déjà assez exclusif au niveau de mes amitiés. Du coup ce qui me revient en tête ce sont les choses liées à la nourriture des jours de fête. Sans doute une clef de compréhension pour mes soucis actuels…

Au delà de ma personne, force m’est de constater que Carnaval n’existe presque plus. Cette fête religieuse dont l’origine de son nom « Carne vale » signifie l’adieu à la viande, était dans les temps anciens une grande fête populaire théâtre de beuveries et de débordements en tout genres. On se faisait plaisir une dernière fois avant de se priver pendant les quarante jours du Carême et on en profitait pour laisser échapper de la vapeur en relâchant quelques pulsions. C’est encore un peu le cas dans les carnavals historique des grandes villes de France qui restent très vivaces et surtout en  Amérique latine sauf que cette année, les brésiliens divisés ont moins le cœur à la fête. 🙄

Par la suite, heureusement ou non, la religion a commencé à reculer et du coup faute de respecter le carême, Carnaval s’est vidé de son sens et est devenu dans nos villages une fête pour les enfants. Aujourd’hui seuls les chrétiens très, (trop) convaincus font encore un carême à base de privations sèches sans dimension solidaire. Pour les modérés ce temps est plus un temps de réflexion et de rapprochement avec Dieu et les autres à travers des actes de partage porteurs de sens. Lorsque je faisais le caté je demandais aux enfants d’amener des ingrédients payés avec leurs sous pour faire des gâteaux ensemble que nous allions vendre à la sortie de l’Église avant de donner le bénéfice de notre travail à un organisme sérieux et efficace. Cela avait du sens puisque c’était une occasion de comprendre la valeur du travail et de ressentir la satisfaction de faire quelque chose d’utile pour d’autres enfants dont je pouvais leur expliquer les difficultés avec le support d’Internet.

Au bout du compte, cette lente déliquescence de Carnaval n’a été que le premier domino d’une suite de disparitions de moments heureux et porteurs de sens. Plus de Carnaval car plus de carême donc la fête de Pâques n’est plus qu’un Noël bis ou la dinde est remplacée par du mouton et où les chocolats ont une autre forme. Fini le folklore des cloches qui partent pour Rome avant de revenir chargées de chocolats…

Tous ces petits moments de bonheur vécus entre enfants autonomes et à qui on faisait confiance dans des communautés (village, paroisse, association…) ont été remplacés par des plaisirs procurés de façon individuelle dans chaque maison où les enfants restent derrière leurs écrans « sousveillés » par des parents qui ne comprennent pas que les dangers du virtuel et de l’Internet sont biens plus grands que ceux du monde extérieur.

Face à ce vide on pourrait encore mettre du symbolique en expliquant par exemple pourquoi on donne des œufs à Pâques (La vraie arrivée du printemps le retour de la vie tout cela est résumé par l’œuf qui symbolise cette vie nouvelle). Mais non, le symbolique a été jeté avec la religion comme on jette le bébé avec l’eau du bain.

J’ai été long ce soir et je suis plus nostalgique que jamais, je vais donc finir mon travail pour demain et aller boire quelques bières histoire de faire un carnaval abusif comme autrefois et être assez mal demain matin pour avoir envie de faire un carême païen pour retrouver un peu de santé en perdant un peu de poids. Bon carnaval !  😀

 

 

Relâchement

La tension des semaines précédentes est enfin en train de tomber. Ma mère va mieux et bouge de plus en plus même si elle se plaint encore de la douleur de la zone non cicatrisée de son pied brulé. Ma chaudière ronronne et me tien bien au chaud, le chat continue à être con et à faire des saletés, bref les voyants semblent se remettre peu à peu au vert.

Et alors que vais-je faire grâce à ce relâchement dans mes malheurs ? Vais-je enfin me remettre à la photo de façon plus appuyée en explorant de nouveaux territoires ? Vais-je me lancer dans de nouveaux projets pour les gosses ? (une enchère qui se termine dans 20 minutes va en décider en grande partie). Ou alors vais-je continuer à me bousiller la santé et le moral jusqu’à ce que mon corps ou mon esprit finissent par craquer ?

Mardi c’est le carnaval du calendrier, celui que tout le monde a oublié. Alors pourquoi ne pas raviver les anciennes coutumes liées à la religion et faire carême pour essayer de me retrouver et tenter de me rapprocher un peu des autres, en passant par exemple des coups de fils histoire d’aller griller du plan film ici et là ?

Mais il faudra que je le fasse avec un petit budget pour rester en phase avec mes engagements de mettre un maximum d’argent de coté.  Alors voilà je dis ça mais il y a ci qui fait que ça est compromis… Et au final encore cette impression de ne rien contrôler dans ma vie et de ne faire que les mauvais choix dictés par la peur ou les besoins futiles.

La prochaine fois que je ferai un crédit je m’achèterai sans doute un fauteuil très cher et hautement confortable car vu que j’ai de plus en plus l’impression d’être le spectateur passif de ma propre vie, autant la voir s’éteindre confortablement assis, non ?

My messy Valentine

Alors oui c’est la semaine de la saint Valentin et comme chaque année je devrais sans doute me défouler sur cette fête commerciale et au delà sur les sentiments amoureux que j’apparente au mieux à une forme de psychose.

Mais là j’ai eu une journée bien pourrie et j’ai des tas de trucs à préparer.

Alors on lui fera sa fête au Valentin, mais plutôt vendredi avec les archives. 😈

Ma vie en vrac…

Il aura donc suffit d’une maladresse de ma mère pour que ma vie montre sa fragilité et son absurdité. Ce soir il y a une nette amélioration mais ce n’est pas encore tout à fait ça, il va passer pas mal de temps avant qu’elle puisse remarcher correctement et d’ici là elle aura sans doute perdu encore un peu plus de mobilité.

Mais qu’importe je ferai face et ce sans déprimer puisque je suis tout heureux d’avoir appris à faire les lessives et bientôt le repassage. Encore un bastion féminin qui tombe ! Et franchement je ne trouve pas que c’est une corvée, en écoutant la radio c’est même très agréable, mais bon là n’est pas le sujet.

Je me demande ce à quoi va ressembler ma vie d’aidant à domicile. Avant l’accident je n’avais déjà pas d’amis ni de loisirs, et bien là vu que je vais devoir mettre fin à toutes mes petites dépenses de plaisir pour faire face à un avenir où je serai seul et menacé, (j’ai d’ailleurs commencé à vendre du matériel photo et je vais sans doute tout vendre vu que je suis comme mort à l’intérieur) je pense que je vais vivre une demi vie pleine de privations plus ou moins consenties.

Donc mettre plein d’argent de coté et crever d’une maladie bien médiatique avant d’en avoir profité. Voilà ce à quoi ma vie va ressembler. Plus jamais de vacances, plus de loisirs, plus de plaisirs… Une demi-vie dont les seuls moments agréables seront les instants que je passerai devant mes écrans pour regarder des veilles séries.

J’ai du le deviner en remarquant ma chemise à gros carreaux, je suis devenu un vieux solitaire et ronchon. Mais bon qu’avais-je donc à perdre, je n’ai vraiment jamais vécu faute de ne jamais avoir été aimé. Je pense que je vais me faire un testament pour que l’on écrive sur ma tombe ci-git l’homme dont la vie a été la plus inutile, ça fera au moins un fait remarquable sauf si ma tombe est en carton et l’inscription au feutre lavable.

Électrochoc

L’autre jour je parlais avec la mère d’un copain dont je n’avais plus de nouvelles depuis quelques temps. Il avait rencontré une jolie fille suisse avec une belle situation et passait la moitié de la semaine avec elle et l’autre moitié de son temps libre à travailler sur de belles et couteuses voitures américaines qu’il avait importé de là-bas dans le but de les revendre. Du coup faute de nouvelles de sa part je m’attendais à le voir débouler pour m’annoncer son mariage, mais les nouvelles que je viens d’avoir de sa mère sont tout autres. Ce jeune homme n’ayant pas réussi à mettre sa passion des voitures américaines au second plan et tardant toujours plus pour s’engager vis à vis de sa copine avait fini par se faire lourder par cette dernière.

Je suis vraiment désolé pour les deux car cette fille était très sympa et je trouvais qu’ils allaient très bien ensemble. Pour lui la rupture a été aussi très difficile à gérer et semble avoir agit comme un électrochoc. En effet quelques jours après, le voici qui annonçait qu’il revendait toutes ses voitures et qu’il mettait un terme à cette passion.

De mon coté mon électrochoc a été la panne de ma chaudière. En voyant ma mère fortement impactée par la baisse des températures et en comprenant l’urgence de la situation, j’ai été obligé de mettre au placard mes divers projets. Je suis même en train de vendre à perte diverses choses dont du matériel photographique afin de retrouver l’argent que j’avais de coté et que j’ai utilisé pour payer les 30% d’acompte sur les prix total de la chaudière et bien sûr faire transiter tout ça sur le compte de ma mère pour que le chèque et la facture soit à son nom si jamais une aide exceptionnelle venait à lui être accordée.

Du coup comme mon copain je fais un bilan sur ma vie, à 47 ans je n’ai rien à moi si ce n’est deux voitures et maintenant des dettes. Cet électrochoc me sonne donc une seconde fois et me fait comprendre qu’à présent je dois vivre comme un moine. Finis les vacances, les sorties, le bar (bon là c’est le cas depuis un mois) et il faut que je vende un maximum de choses pour retrouver des économies dont la présence me rassurera en cas d’autre coup dur. Je suis seul et je n’ai en vérité aucun besoin auquel je ne puisse renoncer en dehors de mes besoins vitaux. Je n’ai aucune envie de m’acheter un nouveau téléphone ou un nouvel ordinateur, les choses je les répare et je les fait durer, bref je suis un très mauvais consommateur. Je vais donc commencer un nouveau chapitre de mon existence plein de dénuements et de renoncements et je n’ai même pas peur !

Dans la vie il faut toujours se préparer au pire pour être surpris dans le bon sens si jamais le futur se montre moins cruel que prévu. Mais bon lorsque l’on est heureux ce n’est que le malheur qui sommeille. Le pire est donc de rigueur.

Et si je découvrais une nouvelle forme de bonheur dans cette nouvelle vie ?

Ça serait presque ironique, non ? 🙄

Les ennuis volent toujours en escadrille

Samedi matin notre chaudière a rendu l’âme, depuis chauffage par radiateur électrique et toilette au lavabo avec une bassine d’eau chauffée à la bouilloire.

Pour la changer je ne peux faire confiance à personne, Internet est rempli d’escrocs j’en suis donc rendu à m’en remettre à mon prestataire habituel.

Et du coup, pour la remplacer par une autre chaudière au fioul mais plus moderne ça coûte 6200 euros. Je vais donc prendre un crédit, pas le choix.

Mon collègue vient de décrocher un poste de chef de service, je suis content pour lui mais l’enseignante et moi nous nous retrouvons seuls et un peu désemparés…

Les situations des enfants sont de plus en plus complexes et sordides, je me fais du souci pour eux…

J’ai un collègue gravement malade et là aussi je me fais du souci pour elle.

Bref, l’année 2020 commence mal, mais c’est bon j’ai l’habitude ! 🙄

Grosse fatigue

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Est-ce l’age, l’hiver déguisé en printemps, les soucis ou tout ça à la fois ? A vrai dire je n’en sais rien mais par contre mes symptômes sont évidents. Je fatigue j’ai du mal à me lever le matin, je respire mal, bref ma carcasse commence à flancher et ce n’est que justice vu ce que je lui fait subir. Du coup ce soir je tente de me réconcilier avec mon corps malmené en allant me coucher. De toute façon aujourd’hui je n’avais pas envie de causer… :mrgreen:

Solitude hivernale

slenderme

Tout petit déjà dans la cour de l’école mon camarade préféré c’était le banc car j’ai très vite compris que dans ma vie les amis, tout comme lui, je pouvais m’assoir dessus. En grandissant j’ai fini par cultiver cet art de la solitude en allant jusqu’à l’intellectualiser pour l’accepter voire l’intérioriser.

Tout allait bien dans ma petite vie de reclus jusqu’au moment où je ne sais pourquoi j’ai commencé à faire de la photo et donc à rencontrer pas mal de gens avec lesquels j’avais cette passion commune. Des personnes qui pouvaient m’apprendre certes des tas de choses sur la photo mais aussi et peut-être avant tout, qui pouvaient me redonner l’envie de renouer des contacts amicaux avec mes semblables.

Avec eux j’ai été poussé à sortir de chez moi, à découvrir des tas de choses, à rencontrer plein d’autres personnes… J’adorais nos sorties car tout était possible en leur compagnie, un peu comme du temps de ma jeunesse à la fac où les fêtes un peu folles se terminaient parfois dans des lieux insolites. Restaurant, alcools fins ou non, rigolades, découvertes, voyages… Tant de choses si passionnantes…

Mais la vie faisant ce qu’elle fait, ces amis se font de plus en plus rares et ces deux derniers mois les voici qui ont disparus de mon horizon me laissant seul avec ma passion photographique qui du coup perd de sa force.

Alors oui, je sais qu’ils ont des soucis, je devine aussi les effets de certains bouleversements dans leurs vies mais est-ce un caprice de ma part d’espérer un SMS de leur part en réponse aux miens ?

M’avoir tant donné pour me laisser face à une solitude encore plus forte hantée de questions lancinante que je me pose à moi-même : (Genre : Est-ce moi qui les ai déçu ?)…

Les collègues de travail et les autres passionnés que je contacte par Internet (qui merci à eux gardent actives les braises de ma passion photographique), sont importants mais en dehors d’une visite ou une rencontre, ce n’est pas avec eux que je pourrai m’amuser dans le monde réel.

Je suis donc à un carrefour de ma petite vie insignifiante.Dois-je retourner à la solitude tempérée par les collègues de travail et les amis sur Internet car dans le fond ceux qui me connaissent dans la vie réelle finissent par m’abandonner ( sans doute car je ne suis pas intéressant), ou dois-je tenter de varier mes activités, me lancer dans de nouveaux hobbies pour trouver d’autres cercles sociaux auxquels me rattacher ?

Au final tout va dépendre de l’image que j’ai de moi, et là vu comme elle est dépréciée je pense que la solitude redeviendra mon refuge. Au fond cela ne m’étonne pas vraiment, j’ai si peu à offrir et besoin de tant de choses de la part des autres…

Alors retour à ma petite solitude que je vis très bien tout en sachant qu’elle m’empêche de me réaliser et surtout de me dépasser. Peut-être que cela n’est pas une grande perte pour le monde, mais de mon coté je resterai nostalgique de ces moments où j’étais presque humain.