Blessures théâtrales

Archive du dimanche 4 juin 2006

Dimanche 4 Juin

Cher Francis,

       J’ai beaucoup de mal à t’écrire aujourd’hui car les doses massives d’aspirine que j’ingurgite afin de tenter de retrouver la santé pour demain m’assomment. Je vais devoir baisser les doses pour pouvoir prendre le volant demain.  

Alors pour le théâtre, c’était bien, tout le monde a adoré, nous avons déliré sur scène avec le jeu des petits mots à placer dans nos répliques. Moi je devais placer bouse. Alors dans une de mes tirades décrivant un champs j’ai placé bouse de vache. Ca a fait rire le public. 

D’ailleurs j’ai remarqué avec stupeur que les choses qui nous faisaient rire pendant la répétition n’étaient pas drôles pour le public et vice-versa. Il me faudra réfléchir la-dessus.

J’avais pris mes affaires pour passer la nuit sur place mais à la fin du spectacle la tristesse de voir cette belle aventure se terminer, les compliments dithyrambiques que j’ai reçu de la part d’une dizaine de personne ainsi que les volutes de fumées de cigarettes ont eu raison de mon envie de faire la fête avec mes camarades. Mon ingestion passive de tabac avait accéléré l’avancée de mon rhume de cerveau provoquée par une semaine de travail dans des locaux non chauffés. Je savais que si j’étais resté je n’aurais pas été capable de reprendre la route le lendemain matin. J’avais raison.

Je regrette juste de ne pas avoir été capable d’expliquer tout cela à mes comparses de crainte qu’ils ne me forcent à rester. J’apprécie de plus en plus leur compagnie, alors j’aurai sans doute accepté ce qui aurait eu des conséquences très dérangeantes pour tous lorsque je me serais réveillé le lendemain avec plus de 40 de fièvre.

Pour l’instant je suis à 39 C° autant dire que je ne souffre pas trop.

Une tristesse indicible me déchire les entrailles, je repense à mon personnage que j’ai joué sur scène, cet être imaginaire si proche de moi et dont les répliques me hanteront à jamais:

« …je ne vivais plus avec les gens mais à coté d’eux »

 » Si vivre c’est marcher droit vers la mort, autant y courir de suite »

« …Je me demandais si j’étais bien dans la vie et ce que j’y faisais moi spécialement »

Quand je pense que certaines personnes m’ont dit que grâce à ma performance d’acteur elle avaient pu me découvrir autrement, alors qu’en fait je jouais mon vrai moi. Quelle cruelle ironie…

Au terme de cette expérience très difficile pour moi, j’ai tout de même envie d’en tirer quelque chose d’autre que tristesse et regrets. En premier lieu je pense que cette expérience aura fait évolué favorablement les relations entre moi et mes camarades en nous permettant de mieux nous connaître.

Et si j’allais plus loin?

Et si je profitais de la mort d’Alex Roux ( mon personnage dans la pièce) pour tenter une fois pour toute de rompre avec mes blessures du passé? Et si je tirais un trait sur mon ancien moi pour changer en moi et vis à vis des autres et pour ainsi bénéficier une nouvelle identité? 

Chiche !!!

Bon je change la photo de la semaine et je retourne me coucher évacuer le reste de fièvre.

Archive de pubs décalées…

Archive du Dimanche 28 mai 2006

Cher Francis,

       J’ai passé cette journée à la ville, la grande ville de Besançon. J’étais chez ma sœur. A mon arrivée j’ai tout de suite été frappé par un écriteau dans la cage d’ascenseur. 

Sous une plaquette de plastique, une affichette sur laquelle figurait une photo en noir et blanc qui semblait tout droit sortie d’un film de Jacques Tati. On y voyait une petite dizaine de personnes entassées dans un ascenseur avec des expressions faciales marquées par la lassitude.

Sous cette photo une diatribe que je peux hélas citer de mémoire: « Profitez de ce moment dans cette cage d’ascenseur pour parler à vos voisins, vous aurez peut être besoin d’eux un jour »

J’ai trouvé cela incroyable qu’une société d’entretien se mêle de placarder un tel message. Mais au fond le geste reste intéressant. Seul problème chez ma sœur personne ne s’est rendu compte de la présence de l’affichette. En effet les gens préfèrent lors de leurs trajets ascendants ou descendant vérifier leurs coiffures ou leurs maquillages dans la glace plutôt qu’inspecter les murs… Ah vanité, vanité … Autre problème, autre question, les relations entre les personnes dans un même immeuble sont-elles à ce point inexistantes que l’on se mette à faire de la pub pour les voisins?

En voyant ce genre de détails j’ai peur pour le tissu social… C’est vrai qu’à force de tirer dessus il va bien finir par se déchirer pour de bon…

Autre lieu plus tard, un multiplex cinéma. Je déteste ce genre de supermarché du cinéma mais bon je ne vais pas partir là dessus sinon on va en avoir pour trois paragraphes sans ponctuation. Le film était une grosse daube qui a massacré au propre comme au figuré mes héros d’enfance et d’aujourd’hui; les flamboyants X-men. Mais bon la encore je ne m’étale pas.

Par contre chose incroyable, impardonnable, inadmissible, un spot de publicité d’une audace malsaine incroyable. Tout commence par un beau paysage de nature verte, un jeune qui se balade avec un arc à poulie, un autre jeune avec un fusil… Un gros plan sur un vol de canard sauvages… 

C’était un spot de publicité fait par les chasseurs de haute Saône et adressé aux jeunes. Il se terminait par une formule que je peux là encore retranscrire de mémoire: « La chasse, pourquoi pas? »

Quand je pense au prix d’un spot de publicité au cinéma je me dis que ces personnes que je méprise doivent vraiment se sentir menacé d’extinction comme les animaux qu’ils buttent joyeusement dans nos campagnes. Quitte à être abrutis ils auraient pu par exemple utiliser un autre slogan plus proche de l’univers du cinéma dans lequel passe leur pub. Genre:

« Vous avez aimé le peuple migrateur ? Vous adorerez venir buter pour de vrai ces jolis canards sauvages, inscrivez-vous à la chasse » Là au moins le message aurait été mieux perçu par le public cible de cette activité sur laquelle je ne m’étendrai pas non plus.

Mais au bout de tout ça, je vais changer la photo de la semaine et cette fois m’étendre pour de bon, mais sur mon lit, car demain commence le marathon final pour notre troupe de théâtre. 

15 ans plus tard, j’ai toujours la même haine des chasseur faute d’en avoir rencontré qui méritent mon respect. Pour le reste la troupe de théâtre dont j’ai fait partie c’était celle très éphémère de ma formation d’éducateur. Encore des souvenirs mi-amers mi-édulcorés. 😎

Sombre archive

Archive du lundi 14 mai 2007

Cher Francis,

       Lorsqu’un bébé vient au monde il sort du ventre de sa mère les poings fermés. Sans doute sait-il de façon instinctive qu’il devra se battre toute sa vie. Moi des gnons j’en ai déjà encaissé pas mal et je sais que ce n’est que le début.

 La vie me fait mal. 

Ces temps dernier mon corps me réclame l’apaisement de toutes les tensions que je lui fait subir mais la seule façon de lui donner satisfaction serait de faire le grand saut. Si la vie c’est marcher tout droit vers la mort, autant y courir de suite… L’idée est tentante surtout en cette période chargée de stress et de désespoir mais je n’y céderai pas. Ce n’est pas la lâcheté qui m’en empêche mais le fait qu’il me reste encore des liens. 

Même si l’un d’entre eux s’est rompu tôt ce matin, instant tragique dans un monde virtuel devenu triste et froid. 

Je vais donc continuer à avancer en faisant semblant de croire à la sincérité des quelques liens que je pense avoir en dehors de celui qui m’unit à ce qui me reste de famille proche. Puis le moment venu lorsque ma grande amie drapée de noir aura fait son œuvre me privant de mes dernières attaches, ou je l’espère de ma propre existence, je serai enfin délivré des tourments inhérents à ma chétive, fugace et insignifiante existence.

Mais là encore avec ma malchance, je te parie que je vais découvrir au moment de mon trépas que la réincarnation existe…

Waouh, je n’allais pas bien du tout à cette époque, c’était avant d’accepter mon sort et d’y découvrir ses avantages c’est pour ça ! Aujourd’hui je vais mieux et j’écris avec moins de points de suspension aussi. 😆

Approche sociologique des vide greniers

Archive du dimanche 7 mai 2006

Dimanche 7 mai

Cher Francis,

       La journée se termine sur un bénéfice de 84 euros. C’est la somme que j’ai réalisée en vendant quelques vieux DVD que j’avais en double ainsi que divers autres objets.

Mais ce qui a été le plus enrichissant dans cette journée a bien sûr été comme tu peux t’en douter, l’observation des personnes et de leurs comportements. 

En effet, j’ai passé mon dimanche à admirer le manège des acheteurs-vendeurs s’affairant autour de leurs affaires tout en modifiant leurs conduites habituelles afin de réaliser leurs objectifs. 

C’est ainsi que j’ai vu de nombreux maghrébins arriver sur la place de ce village et se faire entreprendre par les vendeurs. Cependant ces personnes n’achètent pas comme les français. Les hommes et les femmes vont chacun de leur coté, ils ne peuvent acheter sans marchander et ne sont intéressés par des objets de la vie courante.

Sans vouloir être pessimiste, je pense que le comportement de ces acheteurs est en général interprété d’un point de vue ethnocentrique et osons le dire raciste.

En effet, allez faire comprendre aux gens dans un village qui vote à plus de 40% front national que sur un vide grenier les couples maghrébins se séparent pour être plus efficaces et non parce qu’ils considèrent leurs femmes indignes de les accompagner. Impossible non plus de leur ouvrir les yeux sur le fait que marchander n’est pas une mesquinerie mais une tradition pleine de sens et de considération pour la personne avec laquelle on contracte. Pour ce qui est de leurs choix d’achats les villageois ont compris qu’ils cherchaient des objets de la vie courante pour les utiliser chez eux, cependant peu d’entre eux doivent comprendre que dans un cadre plus large, ce qui pour eux n’est qu’un hobby dominical est pour les familles maghrébines un besoin vital.

Au final si on ajoute à ces incompréhensions l’agacement des vendeurs face aux talents d’acheteurs déployés par ces personnes, le constat de la journée n’est pas bon pour les relations entre les communautés. Ce dimanche aura au moins eu le mérite de les rassembler…physiquement. 

Mais sur le fond ce fut tout de même un moment riche pour chacun même si dans un sens je regrette que le vendeur d’à coté ne commence vraiment à exister que lorsque l’on range les affaires. 

C’est à ce moment que le gars qui vendait en face de moi réussi après avoir bu une bouteille entière de vin blanc alsacien, à rassembler le courage nécessaire pour me parler.

– « Z’avez presque touut venduuuu? vindiou ! pour combiiiiien ? barf moua hj’ai fais 150 euros !!! »

Moi qui croyais faire un vide grenier pour me faire un peu d’argent et pour rencontrer les gens dans un cadre particulier… En fait c’était une compétition à l’insu de mon plein gré comme dirait l’autre…

Sinon pour en finir avec ces histoire de vide grenier je voudrais te confesser que j’ai eu un plaisir pervers à exposer  mes goûts pour la première fois à travers les objets que je vendais. Voir le visage dégoutté et effrayé des personnes du village qui croyaient me connaître en découvrant certains de mes DVD, ou faire blêmir d’effroi les femmes en leur expliquant que si je revends ce microscope de gamin c’est que j’en ai à présent un vrai pour mes recherches en arachnologie…

Vivement le prochain vide-grenier en septembre !!!

Archive satyrique

Archive du mardi 30 avril 2008

La fable du corbeau et du lapin

Cher Francis,

       Afin de finir ce joli mois d’avril dans la bonne humeur, j’éviterai d’aborder les sujets qui fâchent ou ceux qui inquiètent.

Ce soir je préfère te livrer une gentille petite fable patronale qui circule sur Internet :

Le corbeau et le lapin

Le corbeau sur un arbre perché
Ne foutait rien de la journée.
Le lapin voyant le corbeau
L’interpella et lui dit aussitôt:
Moi aussi, comme toi, puis-je m’asseoir
Et ne rien foutre du matin jusqu’au soir?
Le corbeau lui répondit de sa branche:

Bien sûr, ami à la queue blanche,
Dans l’herbe verte tu peux te coucher
Et ainsi de la vie profiter.
Blanc lapin s’assit alors par terre,
Et sous l’arbre resta à ne rien faire,
Tant et si bien qu’un renard affamé,
Voyant ainsi le lapin somnoler,
S’approcha du rongeur en silence,
Et d’une bouchée en fit sa pitance
 
Moralité :
Pour rester assis à ne rien branler
Il vaut mieux être très haut placé…

Encore une archive photo…

Archive du vendredi 23 avril 2010

Le printemps en pente raide

Le Seagull (Mon Rolleiflex chinois), me donne d’assez bons résultats. j’ai fait cette photo au moins 5 fois avant de trouver le bon cadrage, la bonne composition, la bonne exposition.

Reste à faire un bon tirage sous l’agrandisseur et là ça risque d’être long et compliqué.

Enfin bref des semaines pour aboutir à une image désirée.

C’est cette démarche qui fait que l’argentique sera toujours inégalée sur le plan de l’investissement humain.

Et c’est pour le plaisir que cela m’apporte que je désire aller encore plus loin dans ma pratique amateur de ce noble art porteur de tant de précieuses valeurs.

Archive photo

Archive du vendredi 16 avril 2010

Anonyme

Bonjour monsieur, je peux vous prendre en photo ? Ben oui… clic clac et voilà.
Seagull et Trix 320

Je me souviens très bien de cette photo et surtout des circonstances autour de la prise de vue. Je me souviens des trous de boulettes de ce grand fumeur aujourd’hui décédé qui passait tant de temps sur ce banc au village. Je me souviens ne jamais lui avoir demandé son nom. 🙄 J’avais utilisé cet appareil chinois, copie du Rolleiflex avec un objectif bas de gamme qui fait des photos très sympas grâce à un bokeh tournoyant à pleine ouverture. Le plus rigolo c’est que j’avais fait un tirage de cette photo avant de mettre cette photo sur le mur de ma salle d’activité au travail. Mon chef de service qui est aussi un ami était passé me voir et était tombé sous le choc en voyant la photo, cet homme était son grand oncle ! Le hasard a rendu cela possible tout comme le fait que 11 ans plus tard Corinne s’étonne sur le fait qu’un américain sur Facebook ait trouvé mon article qui parle d’un fait divers le concernant. 😆 Je vous le dis, le hasard n’existe pas ! C’est pas pour rien que cette affirmation qui est comme un mantra pour moi soit devenu le slogan de ce blog. :mrgreen:

Ces objets qui nous possèdent

Bon tout d’abord histoire de rassurer tout le monde, j’ai fait mon test COVID ce matin et je suis négatif. Mes collègues et les enfants aussi, la gamine qui était porteuse s’est elle aussi débarrassée du virus, elle est négative (test PCR) depuis mardi. 😎

Bon et à présent avant de reprendre mes exercices à la basse, je reprends donc la thématique habituelle des vendredis de mon blog avec cet article qui date du mercredi 9 avril 2008.

Mercredi 9 avril 2008

Cher Francis,

       Dans ma vie de tous les jours, j’utilise comme tout un chacun, divers objets différents auxquels j’accorde plus ou moins d’importance.

Cependant il existe deux objets qui m’ont marqué de façon si forte et si durable que j’en ai pleuré le jour de leur perte. Je m’étais juré de les retrouver tous les deux .

Aujourd’hui c’est chose faite.

Ma 309 GT crème se repose dans le garage bien au sec pendant que sur l’étagère de ma chambre se pavane un splendide Fujica STX 1N. Un appareil photo très ordinaire et de qualité très moyenne aux yeux d’un vrai photographe mais vital pour moi.

C’était à la fin des années 90. J’aidais l’association  de solidarité Roumanie à la préparation de feu notre grand vide grenier, lorsque je découvris dans un pile d’objets offerts pour la vente une sacoche contenant un vieil appareil photo avec toute une série d’objectifs. Amusé à l’idée de jouer aux paparazzi, j’achetais le tout à un prix très bas.

Ce robuste appareil entièrement manuel était muni d’une cellule que je devais manipuler savamment pour trouver les bons réglages de lumière et la mise au point se faisait en tournant l’objectif jusqu’à ce que l’image devienne nette. 

Cet appareil m’a ainsi permis de prendre des clichés magnifiques, des portraits plein de lumière et des paysages très bien rendus.

J’aimais tant cet appareil que je le prenais de plus en plus souvent avec moi. Je commençais donc à l’amener sur mon lieu de travail et avec l’autorisation de mon supérieur à photographier les enfants de près ou alors de loin avec le téléobjectif. 

Ces photos étaient merveilleuses et sont encore exposées dans pas mal d’endroits de l’établissement.

J’étais comme possédé par le démon de la photo, je prenais même des clichés pendant les temps de réunion. Mes collègues me le firent remarquer et je décidais de ne plus emmener cet appareil au travail.

Une nuit, un voleur s’introduisit dans l’établissement en brisant une fenêtre. Se coupant avec les tessons, il éventra le luxueux fauteuil de la secrétaire pour s’en faire un pansement avant de voler diverses choses dont notre appareil photo.

Grâce à ce voleur je suis depuis installé sur une jolie chaise (je l’ai récupérée et réparée moi même) mais à cause de lui et de ma trop grande et stupide gentillesse, l’histoire se termina mal pour moi.

Le jeudi nous avions prévu de faire une sortie à Belfort, j’avais besoin de l’appareil de l’établissement pour faire des photos pour illustrer notre site qui allait connaître un certain succès par la suite.

Cette situation me servit d’alibi pour ramener mon Fujica sur mon lieu de travail.

Et pendant la sortie une jeune fille dont j’étais le référent se jeta sur moi pour me faire un câlin et fit tomber de mes mains mon précieux appareil qui se fracassa sur les pavés froids et indifférents de cette ville.

Je ne voulais pas flancher devant la pauvre gamine toute embarrassée, mais le soir en rentrant je me souviens avoir versé quelques larmes. Aucune indemnité possible ( appareil trop vieux) même chose au niveau des assurances. Mais qu’importe l’argent, ce que je voulais c’était retrouver cet appareil. Depuis ce jour j’ai cherché partout avec ténacité jusqu’à ce que je le retrouve enfin.

Dimanche soir ma sœur a acheté pour moi aux enchères sur Ebay un autre Fujica mais d’un modèle un peu différent pour moins de trente euros. Je lui ai demandé de me rendre ce service car cet appareil est vendu avec trois objectifs différents et une série impressionnante d’accessoires adaptables sur tous les FUJICA dont le mien.

Dans le même temps mon frère m’annonce qu’il me fait don de son canon EOS 620 d’un autre boîtier et d’un objectif motorisé !!!

J’ai encore mon Minolta srt 303 et un Kiev et le vieil appareil de mon père.

C’est donc une pluie d’appareils photos qui me tombe dessus !!!

Mais peu importe Mon cœur ne bat que pour mon Fujica STX 1 N.

La suite dans les jours qui viennent. Je compte bien scanner des clichés que je vais prendre cette semaine.

Les vacances commencent bien pour non, non ? ^^

13 ans plus tard, après une folie qui m’a poussé à accumuler des centaines d’appareils photo argentique, à monter mon labo et à me lancer dans le grand format jusqu’au 8×10 (négatif de 25x20cm), j’ai rationalisé mon arsenal tout en restant toujours aussi passionné.

Le Fujica STX 1N reste mon appareil de cœur, j’en ai d’ailleurs utilisé un pour un projet complétement fou, faire le tour du monde en l’envoyant à des volontaire du forum de photo argentique que je fréquente depuis bientôt 20 ans. Chaque volontaire devait faire un portrait. L’appareil a ainsi fait plusieurs pays d’Europe avant de partir pour le Japon et de faire escale au Canada. Là il a été perdu pendant presque deux ans, j’ai alors relancé un autre appareil, les deux Fujica (pas de « s » aux noms japonais c’est ma politique) me sont revenus avec des petits cadeaux et deux films desquels j’ai tiré une cinquantaine de portraits.

Tout cela a servi pour une exposition photo avec mon collectif (photo ci-dessous). C’était un moment très sympa et j’ai bien envie de relancer l’idée !

Archive du présent

Comme je l’avais deviné, les tests COVID faits hier à l’école ont amené de mauvaises nouvelles. Une de mes gamine est positive. Contrairement à mes collègues je porte toujours un masque FFP2 et je ne mange pas à la cantine je garde mon masque pour servir les enfants, je ne suis donc pas cas contact mais je vais tout de même faire un test cette semaine. J’ai un rendez-vous vendredi matin pour reprendre le travail le lundi suivant pendant trois jours avant 10 jours de vacances. Un de nos enfants étant positif, je suis en vacances cette semaine. Mais quelles vacances… Bon, ce soir mes pensées vont à la gamine qui pleurait et qui était terrorisée. Je vais téléphoner au père dès mardi histoire de savoir si elle va bien elle et sa famille.