J’ai fait cette photo hier soir dans le pub du village presque désert mais ce cliché est tout sauf anecdotique, il ne s’agit pas d’une dernière bière avant de rentrer. Non cette photo est tout sauf superficielle car elle inaugure une sale période de ma vie qui commence.
Je ne veux pas faire dans le drama ni livrer trop de détails personnels mais je vis avec une mère âgée de 83 ans qui est en perte d’autonomie et je me suis rendu compte de façon brutale hier que certaines personnes de ma famille non seulement ne m’aideront jamais face à cette situation mais sont postées en embuscade pour me tomber dessus et détruire ma vie et celle de leur mère.
Du coup cette bière est la dernière, je vais commencer à faire très attention à mon budget et arrêter dans l’ordre les bières artisanales trop chère dans un pub où je ne trouverais jamais de contact humain, les achats pour mon travail, les cartes pokemon, les films et le matériel que je n’utilise pas car je n’ai plus le cœur à la photo, bref plus aucun plaisir juste quelques habits peu chers à Kiabi et mes masques FFP2.
Je vais aussi vendre beaucoup de choses, à vrai dire tout ce que je peux vendre y compris le matériel que j’avais acheté avec mes sous pour mes projets avec les enfants.
Bref c’est une sale période de ma vie qui commence mais après avoir passé une très mauvaise nuit à ruminer tout ça je suis venu à cette conclusion, pour survivre je dois à présent vivre comme un moine. Mais ne vous en faites pas pour moi avec un peu de philosophie je pourrai peut-être en tirer quelque chose de positif.
Je ne sais as comment ça va tourner ni même si je ne risque pas de faire un coma éthylique pour transformer ce repas de famille en trépas de famille, alors je vais tenter de publier avant minuit mais si c’est pas me cas c’est que ça aura bien déraillé ! 😆
EDIt : il est 21h50, la famille est partie et moi je vais bien.
J’espère que ma strat aussi vu qu’elle est tombée à plat sur le sol… 😯 Non ce n’étais pas une bonne idée de la mettre sur les genoux de ma petite nièce de 6 ans surtout qu’il y avait la copie à 90 euros juste derrière….
J’ai fait cet auto portrait sur le perron de l’établissement hier à 11h30 juste après avoir dit au revoir à ma bassiste, une gamine de 12 ans que j’ai accompagnée pendant 5 ans. Je m’étais promis de ne pas pleurer de rester digne mais non, nous avons chialé tous les deux. Il faut dire que ça fait du bien de se sentir humain.
Et maintenant ?
Et bien maintenant c’est le début de la traversée du désert. Cinq semaines de vacances sans voir personne. Mais ça ne me fait pas peur car en dehors des moments où je dis adieu à un enfant avec lequel j’ai travaillé pendant des années, je ne ressens pas la solitude. J’ai aussi beaucoup de choses à faire à la maison pour gérer divers soucis et si j’ai le temps des projets personnels à concrétiser.
Comme quoi traverser un désert cela peut être une bonne expérience.
Car les déserts sont comme les tempêtes, lorsqu’on les traverse on met du temps à accepter que l’on leur a survécu et dès que l’on en sort on ressent non pas de la joie mais une profonde tristesse, un sentiment de perte. Mais ce qui est mort en nous ce n’est que notre ancien moi devenu aussi inutile que la mue du serpent. S’adapter ou mourir, telle est la loi des animaux des déserts affectifs et autres.
La semaine a été dure voire sombre à certains moments. Le temps s’arrange, le moral aussi alors du coup je contemple cette fleur de nénuphar que j’ai photographiée jeudi et je me dis que je dois rester zen…
C’est bientôt la fin de l’année à l’école et dans la cour de récréation les enfants font des dessins à la craie sur le sol. Hier ils faisaient des expériences en traçant les contours de leurs corps à la craie et ça donné de bien drôles de choses. Du coup vu le climat morose qui plane en ce moment, cette initiative créatrice bien marrante était plus que bienvenue.
Car oui, la météo n’est pas la seule responsable de ce sentiment de tristesse et de désespoir qui rode autour de moi ces derniers jours.
Les enfants absents sans raisons valables et pour qui je me fais du souci, les perspectives d’avenir et surtout la quasi certitude que le spectacle musical sur lequel les enfants ont travaillé ne pourra pas être présenté correctement suite à l’absence de ma bassiste fait que j’ai perdu toute ma motivation. La gamine avait travaillé très dur pendant des mois et était toute contente de montrer ce qu’elle savait faire mais non, il faut lui faire faire une visite d’établissement pile poil le jour du concert !
C’est ainsi, les projets, le bien être des enfants sont toujours secondaires, ce qui passe toujours avant c’est le fonctionnement des groupes. Et pas besoin de me faire la remarque, non, aucune négociation sur le sujet n’est possible…
Le 16 juillet je vais donc entrer dans un été sans âme avec des tas de choses à faire mais pas une seule de vraiment plaisante. Bon, il me restera toujours ma musique ! 😎
Une fois de plus en lançant cette semaine thématique je ne m’attendais ni à trouver quelque chose de cohérent pour l’archive du vendredi ni encore moins que mon actualité m’offre un sujet cadrant parfaitement avec ce thème de la musique et le sens que je voulais lui donner.
Mais voilà, en rentrant du pub hier où j’ai dégusté de délicieux karaage de poulet et une poutine (oui c’est bizarre comme menu mais là n’est pas le sujet), et bien je découvrais que le livreur d’Amazon était venu me déposer un colis alors que je ne me souvenais pas avoir commandé quoique ce soit…
Mais une fois les effets cumulés du repas et de la pinte d’IPA dissipés, je me suis souvenu avoir reçu un mail qui m’annonçait que j’allais recevoir le vinyle collector du nouvel album de Hiatus Kaiyote un groupe australien qui existe depuis 2011. J’avais déjà parlé ici de cet album en partageant la vidéo du titre Red room et vu que j’avais craqué, je l’avais acheté en précommande pour être sûr d’en avoir un exemplaire.
Ce matin c’est donc le moment de déballer.
Double carton et à l’intérieur cette merveille :
Des autocollants, un livret avec les paroles, un superbe vinyle blanc/gris, et six photos genre polaroid. Et après ça on me demande pourquoi j’achète des vinyles au lieu d’acheter des CD. Quitte à faire le choix de plus en plus illogique d’avoir la musique que l’on aime sur support matériel, autant choisir un objet à la fois riche et beau, non ?
Je ne vais pas faire un article sur ce groupe que j’ai découvert il y a peu mais juste dire que la « jazz vibe » et le son de la basse bien présent sur certains morceaux me fait le plus grand bien et colle de plus en plus avec l’évolution de mes goûts musicaux.
Avant de vous mettre la vidéo de la chanson phare de l’album voudrais tout de même traduire le petit mot écrit par la chanteuse du groupe sur le livret des paroles :
L’histoire de l’origine de l’album Mood Valiant (d’humeur vaillante)
Lorsque j’étais petite, ma mère trimballait ses six sauvageons dans deux voitures, il s’agissait de deux breaks « Valiant Safary » vintage modèle 1967 (une voiture vendue par Chrysler Australie). L’un était blanc et l’autre noir. D’habitude elle conduisait le blanc mais les jours où elle voulait nous faire comprendre qu’il ne fallait pas l’emmerder elle prenait le noir. Je l’appelais la batmobile. Une mère célibataire a ses trucs pour s’assurer que ses bébés restent bien sages ahah.
Elle était extrêmement cool
Cet album a été profondément émouvant car nous avons tout enregistré sauf les voix avant ma bataille contre le cancer du sein, une maladie qui m’a fait perdre ma mère. Cet album se veut comme un rappel de se conduire honnêtement et selon des valeurs tant que vous êtes encore vivants, et le fait d’avoir réussi contre toute attente à le terminer et à le partager avec vous, signifie énormément pour moi. La vie veut que vous lui donniez de la vie en retour de ce qu’elle vous a apporté. Réfléchissez-y aussi fort que vous le pouvez tant que c’est encore possible. Nous espérons que cet album trouvera sa place dans vos émotions et vos expériences de vie. Nous espérons qu’il vous aide à vous sentir vaillant(e).
Ce matin était un peu spécial. Une association a offert à deux des enfants que nous accompagnons un vol en montgolfière. Sur ma proposition, la candidature de ma bassiste a été retenue, et hop à six heures du matin la voici qui décolle dans cette belle montgolfière rouge et blanche tandis que son camarade de l’autre groupe voyage dans l’autre.
C’est une très belle expérience pour les enfants, de mon coté j’espère pouvoir montrer une vidéo qui tient la route avec les multiples photos et segments vidéos que je vais ramasser ça et là.
Bref, une belle façon de terminer mon travail avec cette jeune fille. Ah non en fait il va aussi y avoir notre concert rock du 6 juillet prochain ! Elle est prête car elle a travaillé son endurance à la basse et peut jouer sa ligne cependant toute la chanson. Et même si ça loupe ce n’est pas grave tant qu’elle est heureuse de cette expérience comme de celle de la montgolfière ça me va très bien ! 😎
L’heure du couvre feu a sonné et Bastien range sa cuisine après le coup de feu de hier soir. Entre le beau temps et le foot à la TV qui génère des fêtes entre amis, il a réalisé 82 couverts en une soirée avec une petite stagiaire pour l’aider. Bravo à eux deux car cet exploit demande beaucoup d’organisation et de ténacité.
Cette photo est aussi là comme rappel de ces moments magiques passés hier à discuter politique jusqu’au matin avec des gens pas très brillants, chauvins de la mauvaise façon mais vu que ce sont les gars du village on leur pardonne tout! Et puis dans cette ambiance de vie retrouvée personne ne veut se fâcher avec personne.
Quant à moi j’aimerai bien que mon organisme me pardonne mes excès de hier! Cette petite fête aurait été aussi agréable en buvant de la limonade, mais voilà, la tentation dipsomaniaque et la pulsion auto destructrice sous-jacente sont trop fortes pour moi et les autres.
C’était hier juste avant un orage mémorable. Mon prof de basse est venu pour le cours avec dans ses mains cette petite basse qu’il m’a proposée à petit prix pour mon projet avec les enfants. C’est une basse 3/4 pour petites mains (enfants et adultes à petites mains) mais d’un niveau de qualité très au dessus de celui de la basse « Encore » achetée en Angleterre. J’ai tout de suite craqué pour ce bel instrument et payé mon prof.
Alors bienvenue à la petite dernière et ce dans tous les sens du terme.
Car oui je ne rachèterai plus d’instruments pour mon projet avec les enfants au travail puisque je ne suis pas sûr du tout de pouvoir reconduire cette activité très spéciale l’année prochaine faute de place et surtout de soutiens voire tout simplement de volonté.
Il y aura toujours un placard plein d’instruments dans la salle dans laquelle je travaille et je vais acheter un nouveau crochet pour cette belle basse, mais les mercredis avec la musique à fond je pense que c’est râpé…
En même temps, je me connais, je sais que je vais me battre, trouver des solutions, faire des écrits pour faire changer les mentalités, je suis éducateur, je veux être dans une vraie d’apprentissage de la musique et pas animer un groupe d’enfants plus en difficulté en leur faisant taper sur des tambours et en applaudissant de façon hypocrite à chaque fois qu’ils font un son…
Non je veux être sincère avec les enfants, avec la musique et avant tout avec moi-même.