Changer la pile du « BIOS » d’un PC

Cette semaine, j’inaugure la chaine You Tube de mon blog en mettant en ligne une vidéo que j’ai faite pour expliquer comment changer la pile du « Bios » d’un ordinateur.

Il arrive parfois sur les vieux ordis récupérés de gauche à droite, qu’au démarrage on tombe sur un écran noir avec un message en anglais qui nous demande d’appuyer sur F1 pour démarrer. Quand on le fait, l’ordinateur démarre mais la date du système est celle de sa mise en service et cela complique pas mal les choses notamment pour naviguer sur Internet. En effet, si la date n’est pas juste, le système des certificats nous empêche d’accéder au web. Appuyer sur F1 et régler la date après chaque démarrage cela est un peu énervant, le problème doit donc être réglé et voici comment.

Je ne suis pas un expert en informatique mais je crois avoir compris que sur la carte mère d’un ordinateur se trouve une pile plate de type CR2032 qui garde certaines informations notamment l’heure et la date du système lorsque l’ordinateur est éteint.

C’est un peu comme la pile de votre radio réveil qui permet de conserver le réglage de l’heure et la programmation de l’alarme en cas de coupure de courant.

Cette pile comme toutes les piles doit être changée lorsqu’elle est usée et que l’ordinateur nous l’indique par un message de type : « appuyer sur F1 pour continuer ».

J’ai donc fait un tuto rapide pour montrer comment le faire. Rien de bien compliqué, il faut juste faire attention de ne pas abimer la carte mère en extrayant la pile (notez comme la mienne a sauté ! 😆 ) et surtout de ne pas oublier d’enlever l’autocollant au verso de la pile (J’ai fait l’erreur la première fois) 🙄

Je me suis appliqué pour le montage reste que la musique libre de droit et mes jingles sont un peu ringards, désolé mais je l’assume ! 😎

L’enfer des scanners

Comme vous le savez peut-être je suis un passionné de photographie argentique avec du film et des produits chimiques (la lumière rouge). Cela ne m’empêche pas de recourir et ce avant tout pour la couleur au scanner pour numériser mes négatifs et positifs. L’archive de ce soir qui a dix ans tout juste revient sur une étape importante de ce processus; le passage à un scanner semi professionnel avec beaucoup de difficultés qui n’allaient que croitre au fil des années.

Dimanche 9 novembre 2008

Soirée diapo

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Il est 23H15 et je termine ma soirée diapo. Je ne parle pas de ces séances où l’on est obligé de supporter les souvenirs des autres mais de la journée et de la soirée qui j’ai passé à installer ce scanner Nikon LS 2000.

Il aura fallut l’aide de plusieurs personnes expertes de mon forum photo ainsi que plus de 50 euros d’achat de matériels divers commandé en grande partie aux USA pour faire marcher ce monstre.

Oui cette machine est un monstre de complexité mais aussi d’efficacité, la diapositive ci-contre a été faite il y a 33 ans par mon père avec son appareil photo tout simple. le cliché a été mal exposé, la mise au point n’a pas vraiment fonctionné à cause du grand soleil et le brut de scan ressemblait à du David Hamilton. Mais pour une diapo de 33 ans je trouve que ça va encore.

Alors voilà ce soir Bébé (moi) vient de faire un pas vers une meilleure numérisation de mes négatifs.

Ce n’est hélas qu’un pas chancelant, j’ai encore tant à apprendre…

 

Quelques semaines plus tard, le joli bébé de la photo décidait de se risquer à démonter et à nettoyer l’objectif du scanner pour obtenir une image encore plus belle. Hélas depuis cette machine ne sert plus beaucoup car le 35mm c’est un peu barbant. Enfin, ça risque de changer et vous saurez pourquoi dans deux semaines ! 😉

Ben-to !!!

bentanime

Certains anime japonais baignent dans une violence parfois assumée et parfois érigée en support de l’exposé d’une problématique. La violence peut aussi être graphique avec des animations à couper le souffle ou alors purement gratuite pour trouver un public.

Mais la violence dans les animes peut aussi, même si c’est beaucoup plus rare, illustrer de façon comique une situation banale dans le but de la caricaturer au point d’en faire une scène épique. Et c’est le cas dans cet anime de 12 épisodes que j’avais beaucoup aimé à sa sortie il y a sept ans déjà.

Là encore cette série tourne autour d’un personnage principal Satô Yô. Ce jeune garçon qui vient d’entrer au lycée mène une vie banale jusqu’au jour où il tente d’acheter un Bento dans une supérette, il se fait assommer et à son réveil il ne reste plus aucun Bento et il ne se rappelle plus de rien sauf qu’il était venu acheter un bento. Plus tard on apprendra que ces plats qui ressemblent un peu à des plateaux repas sous vide ont été raflés part une bande très organisée : les loups. Le commerce de bento est en effet encouragé par le fait qu’en fin de journée, un employé de magasin baptisé le dieu du demi prix, vient mettre un autocollant qui baisse le prix de 50%

Bien loin de baisser les bras, Satô Yô qui est logé à l’internat et qui a un petit budget pour se nourrir (dans son internat seul le petit déjeuner est pris en charge), va alors se rapprocher d’experts en guérilla de supérette pour pouvoir lui aussi profiter de ces promotions. Ce faisant il va rencontrer dans une logique de conquête amoureuse en configuration harem, toute une bande de personnages déjantés qui ne vivent que pour s’approprier des bento à 50%  (pas de « s » aux mots japonais, c’est ma politique).

Cet anime est vraiment très drôle avec des situations concasses et une violence mise en scène et exagérée jusqu’à devenir aussi loufoque qu’irrésistible.

Il suffit de connaitre un peu le Japon pour savoir que le poids des usages et des règles de vie en société interdisent tout bonnement une telle violence de se produire, qui plus est dans un lieu fréquenté par le public comme une supérette. Du coup cet anime transgressif offre sans doute un exutoire appréciable pour tous les japonais s’étant fait rafler un article qu’ils convoitaient devant leurs yeux et ne pouvant rien dire victime du poids des usages et des règles impératives de la société nippone.

Et oui ce n’est pas au Japon qu’il y aura des émeutes pour du nutella moitié prix. 😈

En attendant n’hésitez pas à découvrir cet anime qui vous fera passer de bons moments de détente. Ce n’est pas du grand art, même si il remplit une fonction, mais le transgressif ça peut nous faire du bien à nous aussi ! 😎

Je vous offre le premier épisode en VO st Fr, si vous accrochez le reste est disponible sur daily motion. Enjoy ! 🙂

https://www.dailymotion.com/video/x6uy4yl

 

Back to the eighties !

Entre les déprimes et les trucs glauques, on n’a pas rigolé depuis un bon moment sur ces pages. Du coup je vais tenter de remédier à la sinistrose ambiante en vous faisant découvrir une chaine You Tube bien particulière celle des Maze Brothers.

Une bande de copains qui se tapent des bons délires sauce eighties avec une image transformée pour avoir un rendu VHS.

Fausse pubs, bandes annonces bidons et autres délires sont leur quotidien, alors si vous aimez l’humour décalé foncez découvrir leur chaine ! 😎

Loco Motion

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Aujourd’hui notre président tente de calmer les foules en colère après l’annonce de nouvelles taxes sur les carburants pour automobiles. De mon coté j’ai deux voitures à essence avec de relativement gros moteurs qui consomment beaucoup, je vais donc être fortement impacté par cette nouvelle hausse des prix.

Pourtant je tiens très fort à ma vieille 309 1,9 litre qui est en train de se faire soigner chez le garagiste. Le total des réparations/améliorations monte à plus de 3000 euros. Cela est étrange voire stupide pour une voiture de trente ans mais c’est mon choix car je ne supporte pas l’idée d’acheter des voitures qui du fait de leurs équipements et technologie embarquée ne pourront pas atteindre l’age de ma bonne vieille 309. J’aime aussi ce modèle de voiture pour des raisons à la fois affectives et pratiques, j’aime aussi les voitures qui ont une âme, une histoire, mais toute cela passe au second plan car la vraie raison de cette folie c’est que ma 309, entre elle et moi c’est à la vie ! Je ne l’ai pas choisie c’est elle qui m’a choisi !

Il faut aussi penser à la nouvelle limite de vitesse : 80km/h sur les routes, 50 mais le plus souvent 30 en agglomération.

Du coup je commence à me dire que face à ces nouvelles réalités du monde automobile et pour un type comme moi qui doit faire 50km par jour pour aller au travail, le choix d’une troisième voiture un peu spéciale devient pertinent.

Oui je commence à envisager très sérieusement l’achat d’une 2 chevaux, d’une coccinelle  ou d’une Renault 8, bref une voiture des années 70 sans électronique, donc réparable à peu de frais et à l’infini grâce à une grande offre en pièces détachées (les pièces pour ces modèles emblématiques qui attirent les passionnés sont toujours en fabrication) Un véhicule avec un petit moteur qui consomme moins de 6 litres pour 100 kilomètres et le tout avec une assurance collection qui ne coûte presque rien et qui fait que le contrôle technique n’a lieu que tous les 5 ans. Bref, une voiture attachante avec laquelle je pourrais faire les trajets travail-maison notamment en cas de neige car les pneus étroits des vieilles françaises offrent une adhérence bien supérieure à tous les bidules technologiques. De la technologie je ne garderai que le traitement antirouille et l’allumage électronique.

Alors oui cette idée est un peu folle (loco) mais j’y pense très fort mais il me faudrait faire des essais avec ce type de véhicule pour voir en premier lieu si je tiens dedans.

Si j’en viens à concrétiser cette idée, je rajouterai une dose de militantisme histoire de lancer un nouveau courant philosophico-social : la décroissance vintage !  Je ferai imprimer une banderole à coller sur le pare brise arrière sur laquelle j’écrirai : La route à 80KM, l’essence à bientôt 2 euros le litre, l’assurance et la maintenance de plus en plus chères : voici ma réponse, je roule vintage. 😆

L’insolite chez moi

Cette semaine pas question de se balader sur la planète, car oui si on regarde bien on trouve de l’insolite et du bizarre tout près de nous voire chez nous.

C’est ainsi que vendredi dernier, le 2 novembre je me suis rendu au pub du village pour voir des gens et descendre quelques bières.

Toutefois en arrivant sur place je me suis demandé si je ne devais pas changer l’ordre des propositions : est-ce que j’avais bu et devais-je me contenter de voir les bouteilles ?  Étaient-ce des zombies que je devais descendre ? 😆

 

En y réfléchissant c’est vrai il y avait bien ce panneau dans la rue :

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Du coup, d’un naturel curieux j’ai voulu essayer ce burger histoire de gagner un peu de temps vu que manger des insectes c’est une des étapes prévue sur la route du déclin de l’espèce humaine… Et voici ce que ça a donné :

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Non ce n’est pas du bœuf avec des petits lardons, ce truc qui ressemble à un steak haché est en fait composé de farine de grillons bio élevés dans le Larzac mélangée à de la farine de couleur brune. Les petits trucs posés dessus et dans la mayo ce sont des grillons entiers séchés. Bravo le cuistot impossible de savoir ce qu’est réellement ce burger avant d’avoir mordu dedans.

Car oui le steak de grillon est très mou et se transforme en purée au premier coup de dent tandis que le palais est inondé d’un goût de paille sèche qui remonte jusque dans le nez. Ce n’est pas tout à fait mauvais mais c’est très déconcertant comme expérience. Cependant par respect pour le boulot du cuistot qui est un type vraiment super, je me suis forcé à tout manger !

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J’espère pouvoir refaire un lundi de l’insolite local et personnel comme celui-ci ! 😎

Le vinyle, même fichu c’est utile !

Les disques vinyles reviennent à la mode, le marché de l’occasion est très actif et les meilleurs artistes de notre époque sortent leurs musiques sur galette noire. Moi même j’ai  investi pour acheter une chaine hifi de qualité pour profiter des qualités de ce support musical.

Hélas, parfois il arrive qu’un disque soit dégradé à un tel point qu’on ne puisse plus l’écouter. Il y a aussi le cas des vinyles sans valeur historique ou autre ainsi que les disques qui sont aux antipodes de nos goûts et des goûts de tant d’autres personnes, qu’il est impossible de les donner et encore moins les vendre.

Mais même à ce stade, ce tuto montre qu’avec un peu de créativité on peut faire des tas de choses avec ces vieilles galettes.

Pour ma part je ne ferai jamais ça avec un vinyle ancien comme dans la démonstration, je trouve qu’il s’agit là d’un manque de respect flagrant et éhonté ! 😡

Je dois avouer que je suis un peu hypocrite sur ce coup là, car en y réfléchissant un peu, tous les disques ont une valeur historique. Vu la longévité du support, si nous sauvons les pires albums, nous ferons rire aux éclats les prochaines générations et je pense qu’ils en auront bien besoin.

Chasse au virus

Pour cette nouvelle archive, j’ai choisi de remettre en ligne un article que j’ai écrit le 2 novembre, ça va sans dire, mais le 2 novembre 2006. C’est donc du douze ans d’age ! 😆

A l’époque j’étais très sollicité par des amis et d’autres personnes qui débutaient dans l’Internet et avaient besoin d’aide lorsqu’ils ne comprenaient pas, ne savaient pas ou se trouvaient face à un problème. C’était une époque agréable où j’avais en retour un petit billet, une bouteille, un repas… Mais surtout et avant tout de la reconnaissance au sens philosophico-sociologique du terme c’est à dire le sentiment apaisant et agréable d’être utile à d’autres.

Une grande partie de ce travail consistait à chasser les virus et autres programmes non désirés. Je m’en étais fait une spécialité. Voici donc ce que j’écrivais le 2 novembre 2006 à l’occasion d’une chasse au virus.

Jeudi 2 Novembre 2006

Cher Francis,

       Ce matin je me suis réveillé avec le doux ronronnement de Lazare l’ordinateur installé dans ma chambre et sur ma télévision. Une agréable tiédeur régnait dans la pièce, je compris amusé, que j’avais inventé une nouvelle façon de me chauffer. En effet cet ordinateur est doté d’un processeur très puissant qui dégage beaucoup de chaleur. Le fait d’avoir fonctionné toute la nuit pour terminer un très long travail avait donc élevé la température de la pièce.

Alors voilà, je chauffe à l’Athlon !!!

Après m’être extirpé de ma couette et constatant que ce brave Lazare avait terminé son travail, je décidai de le laisser se reposer. La machine se coupa en moins de 20 secondes et le ronronnement du ventilateur se tut. Ma petite chambre était à présent remplie d’un grand silence.

Lorsque je revins rallumer l’ordinateur de ma chambre je vis tout de suite que quelque chose n’allait pas, des temps de réaction bien trop longs, explorer qui affichait des erreurs critiques, puis très vite de grosses pannes qui me m’empêchait d’ouvrir la moindre application ou fenêtre.

Alors que moi j’en étais sorti, c’était au tour de Lazare de tomber victime d’un virus.

Après de très complexes manipulations je réussis à lancer le programme de gravure de données, j’en profitait pour sauvegarder un maximum de données en commençant par celles sur lesquelles il avait travaillé toute la nuit. Au stade de la vérification du disque ainsi gravé, le programme m’annonce que ce qu’il a copié est différent de ce que je lui ai demandé. 

Forcément !!! un virus n’est qu’un programme qui a pour tache de se multiplier par tous les moyens, il s’était donc reproduit et invité sur le disque que je venais de faire. 

Et c’est ainsi que commença un marathon de plusieurs heures pour lutter contre cette maladie, si cela se serait passé devant la télévision j’aurai pu parler de téléthon…

D’abord réparer explorer pour lancer une page, puis tenter les multiples sites de désinfection en ligne panda, bit defender, kaspersky, house call trend, avast… Tous ont leurs solutions en ligne mais  leurs scanners se bloquent lorsqu’il s’approchent de la bestiole qui dévore les tripes de mon pauvre Lazare qui, averti de leurs échecs répété, se fige m’obligeant à le redémarrer sans cesse.

Et en attendant le virus continue de détruire mon registre, j’éteins et je rallume la machine tout en corrigeant à chaque fois le registre de démarrage, je supprime quelques logiciels espions avec un outil que j’installe pour l’occasion et au bout de toutes ces manipulations le ménage est enfin fait autour de la grotte de la créature.

Je l’entend geindre entre deux tours de ventilateur, elle sait qu’elle est acculée et que son heure approche. Méfiance, c’est dans ces moments là que les virus sont les plus dangereux…

A ce stade j’ai essayé toutes les solutions en ligne des grands logiciels antivirus et aucun n’a réussi à faire sortir la bête de la tanière qu’elle s’est crée dans le système de mon pauvre Lazare. 

La mort dans l’âme je décide de formater le disque dur. Les commandes ne répondent pas suite au blocage d’explorer, la commande par exécution semble fonctionner quand à elle. C’est donc avec tristesse et résignation que je me vois appuyer sur la souris pour lancer le formatage c’est à dire effacer tout le disque. Et là surprise, le virus occupe le disque dur et m’empêche de lancer cette opération. La bête s’accroche à la vie…

Chose étrange impossible de redémarrer Lazare en mode sans échec pour contourner ce problème.

Alors que faire? transplanter un autre disque dur ? Non!  Cet ordinateur compte de nombreux programmes complexes onéreux et rares qui ne peuvent être réinstallés facilement.

Je me retrouve donc au bord du désespoir, j’imagine la bestiole immonde sortir de son trou avec sa marmaille pour continuer de détruire mes données avec un plaisir sans cesse renouvelé.

C’est alors qu’il me vient une idée, je repense à ce logiciel allemand gratuit si efficace que j’utilisais avant de faire évoluer Lazare. Pour des raisons mystérieuses une des barrettes de mémoire de l’ordinateur empêche ce logiciel de fonctionner. Je décide donc de lobotomiser un peu Lazare pour installer ce programme.

Mon nouvel allié bénévole entre dans mon système prend ses aises et à mon signal commence son travail. Au bout de quelques minutes de poursuite, le brave chevalier accule la bête, il s’agissait d’un ver un trojan nommé W32bumblebee. (un nom proche du mot anglais qui veut dire bourdon) Je hurle de joie, la bête quand à elle panique, elle n’a pas put encore se reproduire et sent sa fin proche. Le héros se tourne vers moi et me demande dans la langue de Shakespeare s’il doit emprisonner le virus ou mettre fin à son existence. Tue la !!! Un épée virtuelle s’abat et dans un dernier râle la créature s’éteint.

Encore une heure pour réparer tous les dommages et Lazare retrouve sa grande forme.

Une fois de plus il est passé très près de la mort… J’ai eu raison de l’appeler ainsi.

Au terme de cette chasse je repense à ce virus qui s’est si bien battu et qui sans le vouloir a sauvé mon ordinateur en bloquant mes tentatives pour effacer son disque dur. Un virus a beau être un simple programme celui-ci s’est vraiment comporté de façon étrange presque comme un être vivant luttant pour sa survie. Je repense aussi à tout ce qui est en jeu lorsqu’une de mes machines tombe malade, et surtout au fait que ce soit un programme gratuit qui ai réussi à sauver ma machine là où les solutions payantes avaient prouvé leur incapacité à le faire.

Alors Francis, j’adresse tous mes remerciements au valeureux chevalier teutonique ANTIVIR.

Une fille d’enfer

jigok

Aujourd’hui, jour de la Toussaint une fête qui quoi qu’on en dise nous rappelle avant tout notre condition de mortels, le moment est plus que bien choisi pour vous présenter cet anime : Jigoku Shoujo

Cet anime sombre et angoissant a connu pour l’instant quatre saisons et, comme c’est souvent le cas pour les animes populaires, une adaptation en drama.

L’histoire tourne autour du fantôme d’une jeune fille Enma Aï, qui vivait dans le Japon médiéval et qui a été donnée en sacrifice car ses pouvoirs étranges inquiétaient les villageois. Alors oui déjà là c’est du lourd et ça ne va pas s’arranger. Enma Aï est accompagnée dans son travail par des personnages fantomatiques comme elle et dotés de pouvoirs étranges et angoissants. Au fil des épisodes on découvrira que chacun d’eux  a vécu une terrible tragédie du temps de leur vivant.

Chaque épisode met en scène un peu la même histoire, la même trame qui tourne autour d’une idée forte : la vengeance. Un personnage subit des outrages et ou des violences d’un niveau que seuls les sadiques nippons peuvent atteindre. (A ce titre cet anime montre avec réalisme et sans exagérer toute la violence de la société japonaise moderne avec entre autres choses le problème du harcèlement scolaire). Poussée à bout, la victime va se brancher sur un site internet à minuit et demander l’aide de la Jigoku Shoujo (la jeune fille de l’enfer). Celle-ci apparait alors et explique les règles : la victime va pouvoir envoyer son ou sa tortionnaire en enfer au moment qu’elle choisira (elle choisit ce moment en dénouant un fil rouge autour d’une poupée de paille donnée par Jigokou Shoujo) mais elle devra payer en allant elle-même en enfer une fois sa vie achevée.

Et c’est là que tout s’emballe, entre les erreurs de la victime, les vengeances des proches de la personne envoyée en enfer et les autres revers, la haine ne cesse de monter jusqu’à faire baigner cet anime dans une atmosphère lourde angoissante et surtout extrêmement malaisante. Car oui, c’est certain, cet anime a le don de nous mette face à notre propre part d’ombre et surtout à la haine que nous avons en nous pour certaines autres personnes. 😈 Il faut aussi avouer que l’on ne peut qu’éprouver un certain plaisir lors des scènes où le ou la méchante de l’histoire est envoyé(e) en enfer avec une mise en scène terrifiante orchestrée par les valais d’Enma Aï le tout accompagnée par une musique à la fois sombre et triomphante.

Une des saisons s’achève d’une façon terrifiante; les proches des personnes envoyées en enfer envoient leurs victimes en enfer et sont eux même envoyés en enfer par d’autres et ce jusqu’à ce qu’il ne reste plus personne de vivant dans la ville où se déroule cette histoire. Cette conclusion d’une violence vertigineuse montre à quel point la vengeance n’apporte aucune solution et ne fait que créer plus de souffrances.

Sur le fond cet anime pose une réflexion très intéressante sur la nature humaine et sur les conséquences de nos petites haines du quotidien. En effet à chaque épisode la victime a une chance de tout arrêter d’interrompre cet engrenage de haine et de violence en trouvant d’autres solutions pour résoudre ses problèmes, mais à chaque fois elle fait le choix de céder à ses émotions. Du coup les événements s’enchainent et chaque épisode se termine sur des tragédies multiples qui auront des ramifications sans fin. La vengeance exercée par la victime cause la perte de cette dernière et va impacter la vie de plusieurs autres personnes à commencer par les innocents qui sont toujours les plus exposés. Cet anime a donc une valeur profondément morale même si on regrette qu’aucune voie de salut ne soit visible. Après avoir regardé les quatre saisons et une bonne partie du drama, je ne me rappelle pas avoir vu un seul dénouement vraiment heureux. Cela fait de cette œuvre un univers sombre et pessimiste où règne la violence physique et morale sous toutes ses formes et où l’espoir est exempt. Bref, un anime terriblement réaliste et objectif vis à vis de la nature humaine et de l’avenir de notre espèce.

Il y a encore beaucoup de choses à raconter sur cet anime mais une fois de plus je conseille de ne pas trop enchainer les épisodes car le sentiment de malaise finit par déboucher sur une véritable nausée.