Il y a 14 ans, la genèse d’un de mes plus beaux projets éducatifs

Archive du lundi 6 Novembre 2006

Cher Francis,

       Une fois de plus mon travail m’a aidé à sortir ma tête de mes épaules. Aujourd’hui cependant je me demande où était l’éducateur car c’est moi que les enfants ont aidé vu que je planais complètement. Je n’avais même pas remarqué que ma montre était encore à l’heure d’été ! D’où un certain égarement dans la conduite de mes activités.

Il y a aussi deux nouvelles stagiaires qui sont arrivées. 

Stagiaire: définition: des êtres interchangeables très rarement masculins dont le but est de réaliser un stage et qui se font exploiter en remplaçant parfois entièrement un éducateur sans bien sûr être payées. 

Les stagiaires, comme dirait l’autre, ça s’en va et ça revient.  Mais aujourd’hui pour la première fois leur présence m’intéresse.

Je vais en effet réaliser un vieux projet en profitant du fait qu’elles encadrent le temps de récréation. Je vais partir avec quelques enfants qui ont besoin d’exercice pendant une demi heure après le repas et je vais leur demander de prendre des photos argentique avec un de mes vieux appareil. L’intérêt de cet atelier est multiple; bien être, lutte contre le poids, goût de la marche, autonomie en milieu urbain, gestion des dangers, expression artistique, apprentissage de qualités propres à la photographie comme la patience et la  précision et surtout le désir d’offrir à ces enfants la possibilité de nous montrer le monde tel qu’il apparaît à leurs yeux en nous dévoilant leur regards à travers leurs clichés.

C’est pour cela que j’ai choisi de travailler en argentique, je veux qu’ils ressentent la photo qu’ils vont prendre sans avoir à passer par le biais d’une interface numérisée qui volera leur regard.

Et après bien sûr, exposition !!! Chouette programme non ?

14 ans plus tard, le bilan de ce projet est très positif, des centaines de photos faites par les enfants et partagées sur le panneau d’affichage ou sur nos deux blogs, trois expositions publiques et une cinquantaine de tirages soignés affichés un peu partout dans l’établissement. Mon projet continuait à prendre de l’ampleur grâce à une collaboration avec les Franca d’une ville d’à coté. Un groupe mêlant les enfants que j’accompagne avec des enfants du groupe Franca avaient fonctionné pendant plusieurs mois et une nouvelle exposition se profilait, mais la suite vous la connaissez… Virus…Confinement… Pause de tous ces beaux projets. 😦

Archive au choix…

Petit rappel : Le vendredi je m’amuse à ressortir les archives du blog que je tenais de 2005 à 2009. A l’époque je programmais moi-même mon site avec des scripts trouvés sur Internet et du coup même si mon blog n’est plus en ligne, il me reste un dossier dans lequel toutes mes pages de cette époque sont stockées en HTML avec leurs fichiers liés.

Le reste, vous le savez bien, c’est que depuis que je me suis remis à bloguer, chaque vendredi je vais piocher dans ces 5 années d’archives pour ressortir sans tricher l’article de la date du jour qui me semble le plus intéressant.

Aujourd’hui pour ce premier jour du second confinement, j’ai hésité entre deux archives, celle de 2007 qui est un coup de gueule un peu prétentieux et celle de 2009 qui n’est qu’un souvenir anecdotique mais plein de tendresse et avec un peu d’humour.

Du coup aujourd’hui je vais mettre les deux en ligne en commençant par l’archive mignonne, comme ça si vous voulez rester sur quelque chose de positif ne lisez pas la suivante qui parle des aspects commerciaux de Noël et de la notion de bonheur.

Bon, et bien c’est parti !

Archive du vendredi 30 octobre 2009

Suivez le guide !

Fujica ST 801 Fujinon 50mm 1,8 Fuji 400, scan de négatif.

Un conseil : Si vous avez un neveu, ne le suivez jamais dans la forêt en lui demandant de vous amener au pied d’une montagne située à trois kilomètres de chez lui. ^^

C’est ce que j’ai compris, hélas trop tard, ce vendredi là lorsque Dimitri 10 ans à qui j’ai demandé de me montrer le sentier qui mène au grand Môle, un moyen sommet de Haute Savoie, m’a fait descendre plusieurs kilomètres d’un sentier escarpé avant de comprendre qu’il ne connaissait pas vraiment le chemin et de se vexer.

J’aurai dû me douter que l’on trouvait rarement des sommets de montagnes en descendant des sentiers… Mais bon je ne voulais pas froisser son jeune égo.

Ce jour là je n’aurai pas eu la chance de monter sur cette montagne et de tester ma nouvelle endurance engendrée par ma perte de poids mais il me reste un bon souvenir et quelques photos dont celle-ci que j’aime beaucoup.

Archive du mardi 30 octobre 2007

Cher Francis,

       Mon remède de cheval m’a aidé à aller beaucoup mieux ce qui me permet de traîner dans la pièce du bas devant mon ordinateur. Il est à présent plus de 22h00. Je viens de passer des heures devant l’écran à contempler des reflets de mon passé à travers des vidéos en ligne. Je pourrais rester ainsi une vie entière. Cependant je ne céderai pas à la tentation de vouloir faire durer les bonnes choses.

 Je ne veux pas me laisser enterrer dans le passé car ce n’est pas ainsi que je trouverai le bonheur.

Mon époque ne cesse cependant de me décourager. Il me suffit d’allumer le poste radio ou de sortir faire une course en ville pour découvrir un nouvel exemple de l’insolente vacuité de la société dans laquelle j’évolue. Ce matin en me rendant à Montbéliard pour aller chercher des photos de vacance miraculeusement retrouvées par le magasin qui les avait égaré, j’ai photographié ces ouvriers en train de mettre en place des décorations de noël dans la rue piétonne. 

Dans les magasins, les armées de jouets attendent patiemment de lancer leurs offensives concertées sur les porte feuille des parents. Ces derniers quant à eux se sont rendus, vaincus par la publicité qui a transformé leurs enfants en zombies consommateurs de vide. Ce n’est pas là non plus que je trouverai le bonheur.

Mais au fait monsieur le marchand, vous préparez noël alors que la Toussaint n’est pas encore passée ?

– Foin de ces repères vieillots, derniers vestiges d’une religion qui se meurt !   Nous sommes ici sur terre pour consommer car le bonheur voyez vous monsieur ça existe ! si si si!  En douze fois sans frais après acceptation du dossier ! Alors laissez nous, nous les gentils marchants vendeurs de bonheur vous donner un nouveau calendrier. Noël ? c’est de novembre à janvier !

Le recul de la religion et l’effondrement de nos valeurs devant l’anomie qui règne en maître, ont permis aux marchands de récupérer les grandes fêtes et de s’en servir pour augmenter leurs profits. Pourtant, préparer Noël en novembre ne me rempli pas le cœur de joie, pas plus que la perspective de convaincre ce qu’il me reste de famille de m’aider à financer l’achat d’un autre objet couvrant un autre de mes besoins putatifs. Le bonheur ne se résume pas à une succession de plaisirs mais réside dans ces rares moments où l’on est en paix avec soi-même. Cependant, nous nous interdisons de nous considérer vraiment heureux dans l’instant car nous attendons toujours une plus-value qui ne viendra jamais, nous courrons ainsi après le  » grand Bonheur » qui ne peut être atteint vu qu’il s’agit d’un idéal.

C’est cette perpétuelle quête inconsciente qui nous empêche de savourer sur le champs nos petits bouts de bonheurs dissimulés dans nos instants de vie. Ces instants précieux nous ne réalisons les avoir vécu qu’après qu’ils soient passés. 

Nous ne sommes jamais vraiment heureux, tout au plus nous nous rappelons rétrospectivement l’avoir été, un peu.

Puissions-nous saisir à pleines mains ces multiples souvenirs épars afin de nous rappeler que nos morceaux de bonheur ne sont pas une question « d’avoirs » mais avant tout une question « d’être ». Ne laissons donc pas ce système économique moribond nous convaincre du contraire et refusons ses diktats déguisés en bonnes intentions vis à vis des consommateurs. Laissez-nous donc célébrer les fêtes de la Toussaint que vous dédaignez car elles ne sont lucratives que pour les fleuristes. Permettez nous de saisir le rappel de cette fête religieuse pour ouvrir, un peu plus que d’habitude, nos cœurs aux souvenirs de nos proches défunts sans avoir à subir à la même époque vos techniques agressives de marketing de Noël.

Il est 23h 45, je termine ce message qui ce soir m’a donné toute satisfaction. Je caresse l’espoir de découvrir plus tard que des morceaux de bonheurs étaient glissés entre les touches de mon clavier alors que je le composais.

Treize ans plus tard, mon constat sur l’agressivité économique des fêtes de Noël est hélas encore plus d’actualité, mais loin de moi la volonté de fustiger les petits commerçants qui faute à ce second confinement vont passer de très mauvais moments tandis que les GAFAM vont devenir encore plus puissants, enrichis dans des proportions encore inimaginables, suite aux très nombreux achats en ligne de biens et services qui se feront pour les fêtes.

Vis à vis des fêtes de la Toussaint, suite aux nombreux décès dans mon entourage et à ma culture rurale et religieuse, mon attachement à cette célébration est resté intact avec peut-être une dimension plus positive qui transcende l’idée de mort que l’on associe un peu à tort à cette fête. La Toussaint ce n’est pas seulement poser des fleurs sur la tombe des proches mais pour les vivants c’est aussi le moment d’être « tous un » c’est à dire de nous rendre compte que malgré nos différences nous sommes tous semblables dans nos conditions d’êtres mortels et que nous tendons tous à trouver une partie de bonheur dans nos vies.

Le bonheur, pour moi aujourd’hui reste un idéal, quelque chose que l’on ne peut atteindre vu qu’il signifierait vivre une perpétuelle plénitude ce qui est contraire aux réalités de notre condition d’êtres humains dont le fonctionnement physique et psychologique repose sur le manque. Par contre le petit bonheur qui nous fait tenir chaque jour face aux difficultés et souffrances de nos vies, et bien ce bonheur là existe bel et bien et est simple à atteindre. Il suffit de faire l’exercice qui consiste à trouver dans nos vies de chaque jour des petites miettes de bonheur par exemple dans le sourire d’un enfant, dans la contemplation de la beauté de la nature et bien sûr dans cette nouvelle période de confinement, dans le souvenir des moments passés entre proches saupoudré d’espoir bien réel de bientôt les retrouver en sortant enfin de ce cauchemar en plusieurs épisodes.

Courage à toutes et à tous !

Laurent

Archive en lien avec mon loupé de hier…

Parfois le hasard fait bien les choses, c’est pour cela que je présente aujourd’hui un texte que j’ai écrit le 23 octobre 2008.

Futilités

Je me fait piéger à chaque fois et pourtant je retombe toujours dans la même arnaque. C’est vrai que cela part de bons sentiments et d’une certaine recherche d’harmonie entre les personnes, mais une fois arrivés sur place on se rend compte que l’on n’a pas envie de parler de soi ni à l’autre et surtout pas du vrai « soi » à l’autre. Du coup, pour meubler les silences gênants et dénonciateurs, l’option retenue par tous de façon tacite est de ne parler que de travail. Un sujet neutre qui permet de faire passer le temps sans se mettre en danger en se dévoilant un peu.

Les pots entre collègues c’est vraiment une perte de temps voire une mauvaise expérience quand l’hypocrisie est de mise. En tout cas c’est trop cher payé pour sauver les apparences.

En rentrant chez moi mon téléphone portable sonne et j’entends au bout du fil un ancien ami du temps de la fac de droit, il me propose d’aller voir une avant-première d’un film fantastique très attendu. Mais c’est demain soir et demain soir… rebelote…

Suis-je donc masochiste ?

Non, bien sûr que non, je ne suis que lié par les règles de vie en société et par mon vœux pieux de voir un jour des collègues capable de parler d’autre chose que de travail. je continue de rêver donc, jusqu’au jour où je comprendrai que les collègues ne peuvent être des amis surtout si le futur vient transformer notre sympathique groupe en panier de crabes.

Douze ans plus tard je suis devenu un des crabes du panier mais vu que mes pinces sont acérées on me fout la paix. Les pots ne se font plus que dans le cadre formel des départs de collègues qui quittent la structure, c’est à dire sur le lieu de travail avec peu d’alcool et la hierarchie bien présente. Reste la collègue qui habite dans le même village que moi et son homme qui est un vrai pote et qui m’appelle toujours pour aller boire des binouzes au pub. Et la concernant ce que j’ai écrit au dessus reste d’actualité : crustacé et Workaholic (ce mot est bien plus parlant que sa fausse traduction française (bourreau de travail).

Archive sentimento-naturiste

Archive Du Dimanche 16 octobre

  Cher Francis,

         Encore un dimanche passé à traîner dans la maison… J’érige la paresse en art de vivre glissant du lit à l’ordinateur remplissant ma boite crânienne de milliers d’images et de sons mis au point à l’autre bout de la planète pour cacher aux masses nippones la vacuité de leurs existences.

         Dans ce paisible delirium qui résume mon week-end  je n’ai pas vraiment envie de disserter sauf peut-être pour parler de mon angoisse naissante devant le progressif endormissement de ma grande amie et maîtresse; mère nature.

          En ce dimanche ensoleillé j’ai passé de longs moments à regarder impuissant le spectacle des feuilles qui tombent, de la canopée qui brunit, des grands rapaces migrateurs qui se rassemblent au dessus de ma chère montagne, profitant des derniers courants ascendants de cette chaude journée pour planer au cœur de l’azur avec une grâce inégalée. Plus proche de moi la grande épeire de mon balcon dévore avec appétit la mouche que je lui ai balancé dans sa toile. Mon admiration pour ces créature me laisse imaginer sur ce qui lui tient lieu de visage, une reconnaissance, un sourire complice. Elle semble me dire tout en boulottant sa moumouche « merci gars file moi en une autre !! » Ce splendide arachnide est trop primitif pour se rendre compte que sa vie va se terminer dans deux semaines lors des prochaines gelées.

       Et oui Francis! Ainsi va la vie en ce triste automne. Pour le naturaliste que je suis cette période est constituée d’une succession de deuils de plus ou moins grande ampleur. Des deuils qui demandent un travail d’acceptation et d’intériorisation afin de laisser entrer en moi la promesse d’un nouveau printemps dont la chaleur m’accompagnera tout au long de l’hiver.

Et le deuil de la moumouche que j’ai balancé à ma copine? ben je vais contacter mon assurance afin que ses 247 asticots puissent avoir une bourse d’étude…

Ce soir au moment de rédiger mon blog et de fouiller dans mes archives du 16 octobre, j’ai trouvé ce texte tout bête. 15 ans plus tard je rigole en me relisant, c’est tellement moi tout ça… J’aime toujours autant les araignées (que j’observe là où elles vivent sans les mettre en terrarium je précise) et je continue à observer la nature et ses cycles ainsi que hélas, ses symptômes de plus en plus criants. Mais bon c’est vendredi alors restons optimistes. 😉

L’ambition en archive

Archive du 9 octobre 2007

Cher Francis, 

       Une fois de plus je rentre très tard du travail. Cette fois c’était pour la réunion du conseil de la vie sociale. J’ai porté mon joli costume que j’exhibe sans vergogne sur la photo ci-dessus.

En même temps cette journée a été marquée par une découverte importante, le salaire d’un chef de service. Du coup j’ai envie d’arrêter de faire l’andouille et de plaisanter pour avoir une chance d’arriver un jour à une telle position voire au delà. Pour l’instant mes collègues et supérieurs m’ont bloqué au poste de plaisantin, de boute-en-train. Il faut dire que mes facéties les y ont aidé grandement. Mais comme ces derniers disparaissent petit à petit il me reste peut être une nouvelle chance de faire bonne impression avec des personnes différentes surtout au niveau des cadres. Mais est-ce vraiment ce que je désire? faire du papier et ne plus être avec les enfants? L’argent est-il devenu ma seule priorité? D’un autre coté, gagner 1300 euros après neufs ans d’efforts constants ne suffit plus à me motiver à aller plus loin.

A suivre donc…

Mouhais là c’est vite vu, 13 ans plus tard je suis éducateur diplômé avec un salaire de 1780 euros nets par mois et sans aucune envie de me retrouver dans un bureau à faire des papiers. Je m’éclate bien trop dans mon travail pour ça ! :mrgreen:

Archive ésotérique (ou presque)

Archive du mardi 2 octobre 2007

Cher Francis,

       Voici bientôt deux heures que je suis devant mon ordinateur et je n’ai toujours pas trouvé de sujets pour le message d’aujourd’hui. J’ai tenté de chercher de l’inspiration en me baladant sur Internet, mais je n’ai rien trouvé qui puisse résonner avec mon ressenti de ces derniers jours.

Je n’ai pas non plus envie de te parler de moi et de mon travail, du moins pas tout de suite car les choses doivent se décanter dans mon esprit fatigué par le travail et les nuits grises. ( Pour faire une nuit grise, il faut prendre une nuit blanche et imaginer que l’on a tout de même dormi quatre heures)

Ah bon… Si! j’ai bien une chose à te raconter, une chose bien étrange et ce, même selon mes standards. Figure-toi que l’un des enfants du catéchisme a réussi à me faire presque peur. 

Il y a quelques heures, alors que nous étions en train de parler, ce garçonnet âgé de 11 ans, se tut brusquement et me regarda fixement avant de dire d’une voix à la fois réjouie et inquiète: ah ça y est ! Je la vois enfin !

Alors que je lui demandai de me donner des explications, le jeune garçon m’expliqua qu’il était capable de percevoir comme un halo autour de la tête des gens, une sorte de fumée circulaire dont la couleur n’est jamais la même. Dans mon cas il verrait du jaune. Curieusement ses camarades ne se moquèrent pas de lui, cependant après l’avoir écouté je lui demandai d’arrêter de parler de ça.

       Bien entendu mon esprit encore imbibé des lectures de livres concernant le paranormal n’a fait qu’un tour. Cet enfant serait-il capable de voir les auras ? L’aura est selon les croyances des temps anciens une sorte de halo de lumière émanant des champs d’énergies vitales et entourant chaque être vivant, la couleur variant selon les personnes. Il existe même un appareil photo spécial inventé par un nommé Kirian qui est capable de prendre des clichés de ce phénomène. Les spécialistes du paranormal avancent d’ailleurs que les jeunes enfants voient les auras de façon presque naturelle grâce à leurs regards périphériques car leur vision centrale est peu développée.

       Alors que penser ? Comme Fox Mulder j’ai envie de dire: « I want to believe » mais d’un autre coté je sais que toutes ces histoires d’auras reposent sur des principes de médecine chinoise traditionnelle (les couleurs d’énergies des organes du corps) montés en mayonnaise par une bande de charlatans. D’autre part comment ce gamin aurait-il eu accès à de telles connaissances sur le paranormal. Son imaginaire ?

En faisant des recherches sur le sens de la couleur jaune dans les phénomènes d’auras j’ai découvert que cette teinte était celle que l’on apercevait autour des personnes qui ont une âme d’enfant, plein de joie et d’humour, très ouverts vis à vis des autres.  Le Jaune serait lié à la bile et à l’énergie vitale, cette couleur marquerait chez les personnes l’éveil, l’inspiration, l’intelligence et la créativité le tout dans une joie de vivre communicative et teintée d’humour partagé… Les jaunes auraient aussi des tendances à fuir ou à éluder les problèmes ainsi que les engagements trop contraignants, ceci expliquant qu’ils préfèrent rester célibataires!

J’arrête là car la suite est encore plus troublante et proche de ma personnalité, et ce, en bien et en mal. 

Je ne sais pas si cet enfant voit vraiment les auras ni même si il existe une part de vérité dans ces théories ésotériques. Cependant une chose reste sûre, c’est que je ne me permettrai pas d’en parler avec lui vu que ce phénomène, réel ou non, ne peut qu’interférer avec son développement psychique et son épanouissement.

13 ans plus tard rien à ajouter ci ce n’est que je n’avais pas oublié cet épisode étrange, une petite parenthèse déstabilisante qui aujourd’hui encore m’aide à rêver un peu à un monde moins rationnel… :mrgreen:

Archive tragi-funeste

En septembre 2008 après avoir parlé chaque jour à Francis un interlocuteur imaginaire, j’avais décidé de m’affranchir de ce personnage et de passer à une autre formule de blog mais pour ça je devais bien sûr l’enterrer et faire son éloge funèbre.

Francis, né et mort pour le blog de Watanuki. Repose en Paix Francis !

Jeudi 25 septembre 2008

Cher Francis,

       Nous y voilà enfin. Cela fait aujourd’hui exactement trois ans que ce blog a été ouvert. C’était le dimanche 25 septembre 2005 à plus de minuit.

Quelques jours plus tard je te tirai du néant pour faire de toi mon interlocuteur privilégié. M’adresser à toi était une façon sympathique de parler pour nos visiteurs qui dans leur grande majorité sont des amis voire des proches.

En trois ans tu as tout découvert de moi, mes cotés sombres, mes coups de gueule digne d’un comptoir de bar, mes moments de détresse, de doute, de peur comme les plus beaux jours de ma vie ( L’obtention de mon diplôme d’état, l’arrivée de ma nouvelle vieille 309…).

Alors aujourd’hui pour fêter les trois ans de ce portail blog et son relatif succès, j’ai envie de te faire le plus beau cadeau qu’il soit possible de te faire, le plus beau don que l’on puisse faire par amitié, le don de la mort !

Aucune protestation ? Pas de dernière volonté ? Non ! Bien sûr tu es resté presque muet pendant trois ans donc ce n’est pas quelques instants avant de périr que tu vas commencer à l’ouvrir ! Et bien voilà à « 3 » tu n’existera plus que dans les archives !

1,

2,

3 !!!

Et oui ! vous ne rêvez pas ! A partir de demain mes messages ne commenceront plus par « cher Francis » mais auront un titre.

Cela faisait longtemps que je voulais libérer Francis et faire travailler mon imagination pour trouver des titres mais à chaque fois je trouvais une bonne raison de ne pas le faire. Je profite donc de cet anniversaire d’aujourd’hui pour le faire.

J’ai aussi changé quelques détails sur le portail, je voulais tout changer mais je n’ai rien trouvé de satisfaisant pour opérer une totale révolution. Je me suis donc contenté de supprimer la page « mes textes » et de réécrire ma biographie en l’actualisant un peu.

La rubrique « Itube » existe toujours mais en attendant de trouver un concept et les fonds pour acheter un caméscope ou appareil photo numérique, je ne ferai que reprendre des vidéos de You Tube pour vous les présenter chaque dimanche en expliquant mon choix.

Francis est mort, quelques convulsions post-mortem secouent encore sa carcasse numérique… Repose en paix vieil ami et vive le blog de Watanuki !

Archive acqueuse

Vendredi 18 septembre 2009

Histoire d’eaux

J’en avais déjà entendu parler et je caressai l’espoir un peu fou de tenter moi aussi un jour cette expérience. j’étais cependant bien loin de penser que ma première fois allait avoir lieu dans cet hôtel de Saône et Loire et pourtant elles étaient bien là à m’attendre dans une vitrine. Comme le montre la photo je veux bien sûr parler des bouteilles d’eau de luxe. (rien d’autre, hélas)

Ces précieux flacons de contenance très variable et ne dépassant jamais les 75cl, viennent du monde entier avec tout de même une nette domination des pays du nord. Les prix sont ridiculement injustifiés; le pire étant la bouteille « bling » en photo au centre vendue au restaurant 45 euros les 60cl !

En ce qui me concerne j’ai gouté puis savouré une eau minérale gazeuse venue de Finlande, une bouteille à 12 euros qui m’a permis de comprendre ce qu’est vraiment une eau minérale de haute qualité et à en apprécier la saveur. J’avais déjà découvert la saveur de l’eau minérale Carola servie en bouteille de verre, c’est à dire sans le goût très discret mais identifiable du plastique, mais là, l’écart s’est encore creusé.

Car oui une eau est et reste de l’eau mais comparé à la San Pelegrino qui accompagne mon régime, cette bouteille avait un arôme tout à fait différent. C’est en remarquant cela et en me surprenant pour la première fois à découvrir les saveurs de l’eau que j’ai réalisé que les bars à eau ne sont pas forcément des aberrations et que j’avais envie de retenter l’expérience.

Entre les exigences de mon régime et ma curiosité naturelle, je crois avoir trouvé là un nouveau centre d’intérêt. Mais je ferai attention à ne pas dépenser trop d’argent dans cette petite quête, juste de quoi étancher ma curiosité et accessoirement ma soif!

Archive du petit désastre

Continuez comme ça ! Et bien non hélas…Pourquoi ? Et bien parce que hier 11 septembre j’ai vraiment fait n’importe quoi… J’ai oublié de publier sur mon blog comme je l’ai fait chaque jour depuis 699 jours ! Moi qui comptait atteindre mille jours de publications ininterrompues pour voir si cela allait avoir un impact et bien c’est grillé. 😥

Alors un grand merci à Fred qui m’a rappelé au pub à 21h00 alors que j’allais rentrer chez moi pour écrire le billet du vendredi 11 septembre. Je suis rentré chez moi à 2h24 après une soirée (nuit) hélas trop sympa. 😆

Au final pas besoin de se mentir, ce plantage c’est mon échec, ma faute et au bout du compte je m’en fiche un peu… Donc passons… Dimanche j’aurai droit à la mention « bravo vous avez publié depuis deux jours »… 🙄

Archive du vendredi 11 septembre 2009

Le chiffre du jour


Le chiffre du jour est 98, ce chiffre c’est mon poids mesuré aujourd’hui tout habillé chez mon médecin qui surveille mon régime.

Mine de rien, vu que j’étais parti à 125, c’est plus de 27 kilos que j’ai perdu depuis mars. je n’ai plus faim, plus d’envie de manger des choses sucrées et quand je remange normalement, je ne regagne pas les kilos.

Mon poids est donc stabilisé et ma santé un peu améliorée. je ne sais pas ce que cela aura pour conséquence sur mon espérance de vie et je ne cherche pas à la savoir.

Par contre je dois encore perdre trois kilos d’ici un mois et je ne sais pas si je vais y arriver. Bien que je n’ai pas très faim, le manque de nourriture provoque en moi une grande fatigue.

Tout ça pour vivre encore un peu plus longtemps sur cette boule de boue à l’agonie…

Archive aviaire

Archive du mardi 4 septembre 2007

Cher Francis,       
Aujourd’hui en rentrant chez moi mon regard a été attiré par une boule de plume posée devant la porte fenêtre de ma maison. Après avoir garé ma brave Toshiyuki dans l’allée du garage je me suis approché pour découvrir un magnifique petit oiseau. Constatant la posture assise du volatile je compris qu’il n’était pas mort mais qu’il s’était payé le double vitrage en plein vol.
Je décidai de lui venir en aide avant que mon siamois ne s’occupe de lui.
Après avoir constaté l’absence de fractures et le fait que la bestiole semblait revenir à elle après son choc, je décidai de l’emmener dehors sur mon grand prunier seul arbre restant inaccessible à mon chat.
En le posant sur la plus haute branche mon petit ami à plumes m’a gratifié d’un joli spectacle de grimpette à la verticale. En ce moment je pense qu’il doit avoir repris ses forces et son vol.
Ah oui le nom, c’est vrai on veut toujours savoir ce genre de détails… Et bien il s’agissait d’une sittelle torchepot; un petit passereau à la queue courte et carrée qui a une incroyable facilité pour descendre des arbres la tête en bas.
Le nom « torchepot » provient du fait qu’elle réduit les entrées des cavités qu’elle utilise pour faire ses nids à l’aide de terre leur donnant un aspect de poterie…

Une petite aventure qui fait toujours un joli souvenir…

13 ans plus tard après une rentrée difficile, ça fait pas mal de bien de relire ce genre de petit instant de bonheur préservé dans mes archives et si vous trouvez vous aussi cela agréable et bien du coup c’est encore mieux ! 😎